Archive for the ‘Chavez’ Category

Bernard Cassen, le salopard On le voit partout, o…

septembre 25, 2005

Bernard Cassen, le salopard
On le voit partout, on l’entend tous les jours. Des tribunes du Monde Diplomatique qu’il dirige aux Forums Sociaux Européens en passant par les réunions d’ATTAC dont il est l’un des fondateurs, vous ne pouvez pas le manquer. Une telle omniprésence a quelque chose de gênant quant on sait qui est Bernard Cassen. Certaines mauvaises langues pourraient même se demander comment ce surhomme arrive à assurer ses cours à l’Institut d’Etudes Européennes de l’Université Paris VIII (hein, quoi, ATTAC serait infiltré dans les facs ?). J’ai vainement tenté de me documenter sur les horaires de cours. Impossible. J’espère que les élèves n’ont pas trop à le supporter.
Foncièrement antilibéral (peur qu’on lui vole son pouvoir, que les gens réfléchissent par eux-mêmes, sans doute), il n’hésite pas à utiliser tous les moyens fumistes, le mensonge éhonté ne le dérange pas outre-mesure. Lors du débat sur la Constitution Européenne, il a souligné un passage provenant de la Déclaration des Droits de l’Homme (article17) « La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité. » . La seconde partie de la phrase trop collectiviste a été oubliée pour le « bien commun »..Terrible ! Comment ? Mais voyons, quel ultra-libéralisme odieux ! Toujours dans ce débat, il crie au complot patronal, qui tire les marrons du feu ou déclare « la Constitution, c’est la fin de l’IVG, du divorce, de la laïcité » Natürlich.. Ce n’est là qu’un exemple de la méthode Cassen. Vous en voulez un deuxième ? Lorsque Tariq Ramadan, invité régulier du Forum Social Europén a fustige « des intellectuels juifs français, jusqu’alors considérés comme des penseurs universitaires » qui « ont commencé à développer des analyses orientées par un souci communautaire, en tant que juifs ou nationalistes, en tant que défenseurs d’Israël », la gauche française s’est divisée en anti-Ramadan (j’apprécie les gens honnêtes même de gauche) ou pro-Ramadan (oui, le combat anti-sioniste, blablabla). Bernard Cassen, en homme à qui on ne la fait pas, « soupçonne une opération pour détourner l’attention du vrai sujet : l’antilibéralisme ». Gonflé, quand même.
Le complot impérialiste, il y croit dur comme fer. A un point tel qu’il refuse de parler anglais. L’ouverture des alters me frappera toujours. Car, à moins d’apprendre les 6703 langues du monde, je ne vois pas comment communiquer avec un étranger.
Pourtant, s’il y’a complot, on est en droit de s’interroger qui en est l’instigateur. Cassen obtient régulièrement des subventions conséquentes pour ses FSE de la mairie de Paris, du département, de la région.. bref tout y passe. Après tout, ce n’est que l’argent du contribuable occidental forcément riche et pourri.
En revanche, Cassen adore les non-Occidentaux, en particulier deux amis à lui : Fidel Castro et Hugo Chavez. Le Point a eu le courage de rappeler ce que bon nombre de libéraux savaient depuis un bon moment dans son numéro du 18 Aout 2005. Notre Sous-Commandant Cassen ne manque pas d’éloge vis-à-vis de ses deux grands leaders de la Révolution humanistes respectueux des libertés. J’avais réalisé un article il y’a quelques temps sur Hugo Chavez montrant que ce personnage n’est pas des plus recommandables. Cassen qui visblement n’a jamais entendu le nom d’Ulises Bernal Pérez voit le bolivariste d’un œil plus que favorable : «C’est un homme exceptionnel. Un grand dirigeant ». Quelle enthousiasme. La confiance règne entre les deux hommes à un point tel que Chavez lui réclame souvent des conseils (à propos d’un licenciement dans une compagnie pétrolière d’Etat) « Il avait viré 17 000 traîtres (sur 42 000 salariés). Il m’a demandé ce que j’en pensais. Je lui ai dit en rigolant “Vires-en plus”. » Quant à Castro, le léchage d’arrière-train reste de mise à travers notamment de petites phrases comme« Fidel est très populaire à Cuba. S’il y avait une élection, il serait élu à 80 % ». Une réelle amitié lie les deux hommes depuis des années. Cassen se fout pas mal des crimes de Castro, du totalitarisme. Il a toujours soutenu Fidel, le soutient et le soutiendra encore longtemps dans son vomi verbal aussi bien que dans ses actions. Il tape sur les opposants, glorifie les « progrès sociaux », relativise les problèmes des Droits de l’Homme. J’espère qu’il est inutile de rappeler ici les exactions du régime castriste. Le triste sire de l’immondice n’arrête pas là ses complicités. Dans ses articles, sa condescendance envers les régimes totalitaires rendrait jaloux de dégout de la liberté un rédacteur du Rodong Shinmun.
Par ailleurs, ce dégoût de la liberté s’exprime parfaitement dans sa gestion tyrannique d’ ATTAC dont il n’est plus que le président d’honneur après une polémique qui failli mettre fin à l’organisation.

C’est ce genre de personne qui pille l’argent des contribuables pour leur propagande personnelle, qui enseigne à nos étudiants sous couvert « d’éducation populaire », qui possède la confiance des ministères ( lettre d’ATTAC n° 45, ne vous étonnez plus de nos ratés)et qui contrôle les grands mouvements « sociaux ». Des individus comme Cassen mettent non seulement notre liberté en danger mais, encore plus grave, ils protègent des tyrans pour le puéril objectif de combattre l’anti-impérialisme américain néo-libéral (zut j’ai oublié juif et franc-maçon dans la liste).

Il serait temps de voir clair, Cassen est un salopard.

Peut-on haïr Chavez ? La semaine dernière la décla…

août 31, 2005

Peut-on haïr Chavez ?
La semaine dernière la déclaration de l’évangéliste Pat Robertson a provoqué un véritable tollé. Celui-ci a en effet déclaré à propos d’Hugo Chavez « Take him down » , ce qui a laissé penser aux médias que celui-ci appelait à tuer le dirigeant vénézuélien. L’homme de dieu a démenti « Is it right to call for assassination? No, and I apologize for that statement. I spoke in frustration that we should accommodate the man who thinks the U.S. is out to kill him ». Ca n’a pas empêché l’opinion internationale de s’émouvoir : on en voudrait à la peau du gentil président tant aimé par son peuple !. En réalité, Pat Robertson a juste exprimé son point de vue et non celui de la Maison Blanche qui s’est empressé de condamner ses propos « Ce n’est pas la politique du gouvernement des Etats-Unis. Nous ne partageons pas ses opinions » a déclaré Sean McCormack, le porte-parole du Département d’Etat. Chavez a même annoncé que son gouvernement allait engager des poursuites contre Pat Robertson.
Une question se pose néanmoins : qui est Hugo Chavez Frias ?? L’ami des pauvres répondent en cœur les « hommes de la norme ». J’ai préféré aller plus loin dans le raisonnement, n’ayant pas une sympathie extrême pour les présidents qui exercent en uniforme. Il s’agit donc d’un militaire de carrière fanatique de Bolivar qui crée en 1983 le Mouvement Révolutionnaire Bolivarien 200, très « socialiste » et populiste. En 1992, il tente deux coups d’Etat qui échouent et finit en prison jusqu’en 1994. Il est élu en 1998 à la tête du Mouvement pour la Cinquième République avec 56% des voix en orientant sa campagne sur le thème « je suis le fléau de l’oligarchie et le héros des pauvres » (on voit déjà le coté populiste du personnage). Il décida alors de mettre en place une nouvelle constitution que les 131 députés, la plupart sans expérience politique, eurent à peine trois mois pour rédiger. Maintenant, il gouverne la « République Bolivarienne du Venezuela » (rions un coup), le sénat est dissous …. Si le oui à la constitution ravit 71,4 % des voix, il faut bien se rendre compte que seul 55% de la population s‘est déplacée aux urnes. Amusons-nous un peu à lire la constitution bolivarienne du Venezuela (traduite par le cercle bolivarien de Paris) :

Article 1. La République Bolivarienne du Venezuela est irrévocablement libre et indépendante et fonde son patrimoine moral et ses valeurs de liberté, d’égalité, de justice et de paix internationale, dans la doctrine de Simon Bolivar, le libérateur.
Constituent les droits inaliénables de la Nation l’indépendance, la liberté, la souveraineté, l’immunité, l’intégrité territoriale et l’autodétermination nationale.

Article 69. La République Bolivarienne du Venezuela reconnaît et garantit le droit d’asile et de refuge. Est interdite l’extradition de vénézuéliens et vénézuéliennes.

Je souligne cet article car Chavez avait l’intention d’aller jusqu’à demander l’extradition de Robertson.

Article 87. Toute personne a droit au travail et le devoir de travailler. [….]

Ça vous rappelle personne ??

Article 90. La journée de travail diurne n’excédera pas huit heures ni la semaine de quarante heures. Dans les cas où la loi le permet, le travail de nuit, n’excédera pas six heures journalières, ni les trente cinq heures dans la semaine. Aucun patron ne pourra obliger les travailleurs ou travailleuses, à faire des heures supplémentaires. On tendra progressivement vers la diminution de la journée de travail dans l’intérêt social et de l’environnement qui le détermine et on prendra ce qui est convenable pour une meilleure utilisation du temps libre en faveur du développement physique, spirituel et culturel des travailleurs et travailleuses.

Article 101. L’État garantit l’émission, la réception et la circulation de l’information. Les mass médias ont le devoir de contribuer à la diffusion des valeurs de la tradition populaire et l’œuvre des artistes, écrivains, compositeurs, cinéastes, scientifiques et autres créateurs culturels du pays, hommes ou femmes. Les moyens télévisuels doivent incorporer des sous-titres et une traduction en langage des signes vénézuéliens, pour les personnes ayant des problèmes auditifs. La loi établira les termes et les moyens de ces obligations.
Article 108. Les moyens de communication sociale, publics, privés, doivent contribuer à la formation citoyenne. L’État garantira le service public de radio, télévision et réseau de bibliothèques et d’informatique, afin de permettre l’accès universel à l’information. Les centres éducatifs doivent incorporer les connaissances et l’application des nouvelles technologies, de leurs innovations, selon les dispositions qu’établit la loi.

Contrôle des médias, je vais en reparler pour vous montrer que ce ne sont pas des vains mots.

Article 130. Les Vénézuéliens et vénézuéliennes ont le devoir de faire honneur et de défendre la patrie, ses symboles, ses valeurs culturelles, défendre et protéger la souveraineté, la nationalité, l’intégrité territoriale l’autodétermination et les intérêts de la Nation.

Contrôle de la pensée

Article227. Pour être élu Président ou Présidente de la République, il faut être Vénézuélien (ne) de naissance, ne pas posséder une autre nationalité être âgé(e) de trente ans, être laïc(que) et ne pas avoir été condamné à une peine devenue ferme et définitive et remplir les autres conditions établies par la présente Constitution.

Tiens, ça tombe bien c’est exactement le cas de Chavez, et en plus c’est même précisé « ne pas avoir été condamné à une peine devenue ferme et définitive ».

Article 278. Le Conseil Moral Républicain favorisera toutes les activités pédagogiques orientées vers la connaissance et l’Etude de cette Constitution, l’amour de la patrie, les vertus civiques et démocratiques, et les valeurs transcendantes de la République et l’application et le respect des droits de l’homme.

Gnagnagna

Article 309. L’artisanat et les industries populaires de la Nation, jouissent de la protection particulière de l’Etat, dans le but de préserver son authenticité, et obtenir des facilités de crédit pour promouvoir sa production et sa commercialisation.

Poujade n’est pas mort au Venezuela.

Je pense que le côté populiste est bien visible dans ces articles et c’est en effet ce qui ressort de la présidence de Chavez. Sa stratégie : avoir le soutien « populaire » pour faire taire l’opposition. Les mesures sociales nombreuses n’arrivent cependant pas à cacher la vérité sur le traitement qu’il ressort à ces opposants. D’une certaine manière on peut ainsi constater de visu un des dangers de la démocratie : la mise en danger des droits de la minorité par la volonté de la majorité. Les anti-chavistes sont stigmatisés, montrés du doigt, dénoncés à tout bout de champs comme étant les ennemis du peuple à la solde des impérialistes yankees « pires qu’Hitler » ( il n’a visiblement aucune connaissance de ce que fut le führer..). On assiste à une véritable polarisation de l’opinion publique allant de plus en plus belle. En 2001, des troubles sociaux importants éclatent liant dans la colère patronat et syndicats. L’année d’après, ce sont trois généraux qui demandent la démission puis le fameux coup d’Etat de Carmona.
La censure bat maintenant son plein au Venezuela ainsi que l’atteste le rapport de l’ONG Reporters Sans Frontières pour 2004. Elle place la république bolivarienne 90eme au classement mondial de la liberté de la presse sur 166, soit entre la Sierra Leone et l’Angola, loin derrière ses collègues sud-américains (à l’exception de Cuba, avant-dernier et de la Colombie 134eme). Les violences proviennent autant des sbires du gouvernement que des militants pro-chavistes eux-mêmes. Pour l’année 2004 :5 journalistes interpellés, 57 journalistes agressés, 13 médias attaqués, des lois de plus en plus sévères…. Joli bilan pour celui qui prônait quelques mois avant une « absolue liberté d’expression ».
Chavez a aussi ses amis à l’étranger. Le premier d’entre eux s’appelle Fidel Castro, dictateur depuis 40 ans à Cuba (oui le même pays classé avant dernier pour la liberté de la presse, les grands esprits se rencontrent).De nombreux échanges ont eu lieu entre les deux pays dont celui assez cocasse du pétrole vénézuélien contre 10 000 médecins cubains corvéables à merci (non on ne leur a même pas demandé s’ils étaient d’accord, et certains ont tenté de profiter de la situation pour fuir la prison cubaine avant d’être arrêtés comme Ulises Bernal Pérez). Castro a trouvé là un bon moyen de rentabiliser ses esclaves. Encore mieux, le leader maximo va pouvoir traquer à sa guise les 30 000 dissidents cubains grâce à la « Ley sobre Asistencia Jurídica en Materia Penal » du 22 décembre 2004. Dans la liste des amis de Chavez on retrouve aussi les terroristes des FARC, de l’ELN ou du Hezbollah qui trouvent refuge au Venezuela (l’Alto Apure pour les FARC et l ‘Ile Margarita pour le Hezbollah). Des journalistes ont même surpris Rodriguez Chacin, aujourd’hui ministre de l’Intérieur en train de fournir des munitions aux FARC et celui-ci n’a pas contesté, expliquant même que c’étaient des munitions dont le Venezuela n’avait plus l’utilité. Quand je vous dis que Chavez a le cœur sur la main…..
Comme on ne peut instaurer une dictature sans armée, celle-ci voit sa place grandir et pas seulement dans la vie sociale ( qui pourrait faire penser à une militarisation du travail dangereuse d’ailleurs) : une grande part des anciens putschistes contrôlent maintenant les grands postes de l’administration.

Pour conclure mon petit exposé (j’espère pas trop long), je voudrais souligner le poids de la pensée prémachée qui tente encore de nous imposer l’image d’un Chavez généreux, démocrate, soucieux des droits de l’Homme…. En réalité, Chavez appartient à la série déjà longue des dictateurs d’Amérique du Sud qui n’hésitent pas à museler l’opposition pour asseoir leur pouvoir totalitaire.

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