Archive for the ‘Communisme’ Category

Une Histoire de Foi

août 15, 2008


“Alors !” dit Bolshekov. Il regarda Piotr de bas en haut. “Vous ne connaissez vraiment rien de l’Histoire, absolument rien ?”

Piotr hocha la tête.

“Bien, cela peut être traité simplement en vous donnant une liste de livres à lire. Mais je vais résumer les grandes lignes, pour que vous ayez des bases de départ. Notre Histoire, comme notre calendrier, est divisée en deux parties: Avant Marx, et Après Marx. Par exemple,” – il pointa du doigt le calendrier sur le mur – “nous sommes en L’An de Marx 282, ce qui signifie 282 années après Sa naissance. Vous aviez certainement au moins appris ça à l’école communiste avant d’avoir huit ans !”

Piotr hocha à nouveau la tête.

“Mais c’est la vieille division. Nos auteurs récents divisent l’Histoire en trois grandes périodes: L’Antiquité, l’Âge Sombre (NDT: ‘âge sombre’ est le terme littéral pour ‘moyen-âge’ en anglais), et l’Histoire Moderne. L’Antiquité est toute la période dont on ne sait pratiquement rien et qui a précédé ce qui est ironiquement appelé dans l’Âge Sombre la Révolution Industrielle. Bien sûr ce n’était pas une révolution du tout ; c’était une contre-révolution. L’Âge Sombre commence avec la naissance du capitalisme. Il y quelques différences suivant les historiens quant à l’exacte année où l’Âge Sombre a commencé. Certains la situent à 95 Av.M., ce qui était l’année durant laquelle un bourgeois du nom d’Adam Smith est né ; d’autres la placent à 42 Av.M., qui est l’année d’apparition d’un livre de cet Adam Smith. Ce livre donna naissance à, et fournit un système élaboré d’excuses pour, l’idéologie capitaliste.”

“Quel était le titre de ce livre ?”

“On ne sait plus ; mais j’y reviendrai dans un moment. L’Âge Sombre représente toute la période de la naissance du capitalisme jusqu’à son éradication finale à la suite d’une série de guerres froides ou ouvertes entre environ 150 Ap.M. et le triomphe final du communisme en 184 Ap.M.”

“Donc l’Histoire moderne, Votre Altesse – l’histoire depuis le triomphe final et complet du communisme – aura tout juste un siècle d’ici deux ans ?”

“Correct. Maintenant nous n’allons pas entrer dans les détails de la longue série complexe de guerres qui a mené au renversement final du capitalisme. La Russie Soviétique, bien sûr, a mené les forces du communisme. Les forces du capitalisme se rassemblaient principalement autour de ce que nous appelons maintenant les Etats Désunis, qui n’avait cessé de perdre des alliés, de l’intérieur comme de l’extérieur. Mais vous trouverez tout ça dans vos livres d’histoire, dont je vous ferai une liste avant que vous ne partiez.”

Il prit une note sur un petit carnet devant lui.

“Pourtant je dois vous révéler” continua-t-il, “la raison centrale du succès du communisme. Nous étions partis avec, apparemment, tous les désavantages possibles. L’ennemi avait de meilleures armes, l’avantage technologique, une plus grande production, plus de ressources. Et pourtant nous l’avons battu à la fin parce que nous avions l’arme formidable qui leur manquait. Nous avions la Foi ! Foi en notre Cause ! Une Foi qui n’a à aucun moment faibli ou hésité ! Nous savions que nous avions raison ! Raison sur tout ! Nous savions qu’ils avaient tort ! Tort sur tout !”

Bolshekov s’était mis à crier. Il s’arrêta un instant comme pour laisser tout cela être absorbé.

“L’ennemi n’a jamais eu vraiment de foi dans le capitalisme,” poursuivit-il. “Ils ont commencé avec très peu, et l’ont rapidement perdu. Ceux qui avaient adopté l’évangile du communisme étaient prêts à mourir pour lui ; mais personne n’était disposé à mourir pour le capitalisme. Cela aurait été une sorte de farce. Finalement, le mieux que nos ennemis trouvèrent à dire en faveur du capitalisme c’est que ce n’était pas le communisme ! Même eux ne semblaient pas penser que le capitalisme avait la moindre vertu positive. Et ils se contentaient de dénoncer le communisme. Mais leur façon de contrer le communisme était de l’imiter. Ils faisaient hommage au capitalisme et à ce qu’ils appelaient l’entreprise privée ou libre entreprise – plus personne ne sait ce que ces termes signifiaient – mais chaque ‘réforme’ qu’ils mirent en place comme ‘réponse’ au communisme était un pas de plus dans la direction du communisme. À chaque réforme qu’ils adoptaient l’individu avait moins de pouvoir et l’Etat toujours plus. Petit à petit le contrôle des individus sur les ressources et les biens leur a été retiré ; petit à petit cela fut envahi par l’Etat. Au début ce n’était pas la ‘propriété’ mais simplement le droit de décision qui fut accaparé par l’Etat. Mais ces idiots qui essayaient de ‘réformer’ le capitalisme n’ont pas vu que le pouvoir de décision, le pouvoir de disposer, était l’essence de la ‘propriété’. Donc ils ont retiré aux individus, étape par étape, le pouvoir de décider de leurs propres prix, ou de décider ce qu’il fallait produire et en quelle quantité, ou de louer ou cesser de louer du travail à volonté, ou de décider des termes de leurs contrats. Graduellement leurs gouvernements ont décidé de toutes ces choses, mais morceau par morceau, au lieu de le faire en un seul grand saut logique. C’était amusant de les voir imiter servilement les Plans Quinquennaux communistes avec leurs propres ‘Plans quadriannuels’. Ceux-ci étaient, évidemment, comme les nôtres, des planifications d’Etat. Aussi incroyable que cela puisse paraître, ces gens semblaient vraiment croire que les appeler ‘quadriannuels’ au lieu de ‘quinquennaux’ empêcherait quiconque de reconnaître le plagiat. En fait, certains d’entre eux étaient trop stupides pour même savoir ce qu’ils étaient en train de copier.”

Il s’arrêta pour se verser un verre d’eau.

“Bref, étape par étape le monde capitaliste a accepté les principes de base du communisme – que l’individu, livré à lui-même, est avide, brutal, stupide et irresponsable ; que ‘l’individualisme’ et la ‘liberté’ sont de simples euphémismes pour la loi de la jungle ou la domination du plus fort – en d’autres termes, des euphémismes pour l’anarchie – et que seul l’Etat a la responsabilité, seul l’Etat a la sagesse, seul l’Etat peut être juste, seul l’Etat peut faire usage du pouvoir. Ils acceptèrent ces principes, mais manquaient du courage ou de la clarté de les suivre jusqu’à leur conclusion logique. Ils n’avaient pas le courage de voir que l’individu, parce qu’il n’est responsable devant personne, doit être privé de tout pouvoir, et que l’Etat, l’Etat qui représente tout le monde, doit être le seul dépositaire de tout le pouvoir, le seul décisionnaire, le seul juge de sa propre-”

Il se ressaisit. “Je ne comptais pas rentrer dans ces détails tout de suite. Mais est-ce si surprenant que le monde capitaliste a perdu ? Est-ce si surprenant qu’il n’a cessé de perdre ses alliés à l’intérieur comme à l’extérieur ? Savez-vous ce que les chefs politiciens américains ont fait à un moment ? Ils ont envoyé d’énormes sommes d’argent pour essayer d’acheter le reste du monde pour qu’il ne devienne pas communiste ! Ils pensaient qu’ils pouvaient acheter de la foi avec des dollars !”

“Et qu’est-il arrivé ?”

“Qu’espérez-vous qu’il eût pu arriver ? Les autres pays bourgeois ont compris que la façon la plus simple d’obtenir de l’argent des Etats Désunis était de subodorer qu’ils pourraient devenir communistes s’ils n’en recevaient pas. Et rapidement ils se sont mis à croire que la seule raison pour laquelle ils ne devenaient pas communistes, c’était pour rendre service aux Etats Désunis, et que leur seule raison de s’armer contre nous n’était pas leur propre préservation, mais encore une fois pour faire plaisir aux Etats Désunis ! Si l’Amérique bourgeoise voulait des armes, se sont-ils dit, elle n’a qu’à payer pour les avoir ! Et ils utilisèrent le reste des fonds américains, de toute façon, pour financer des programmes socialistes – en d’autres termes, pour avancer sur la voie vers le communisme !”

Il sourit, puis redevint sérieux tout à coup. “Est-ce si surprenant que bien qu’ils aient parvenu à corrompre quelques espions parmi nous, nous avions des légions d’espions bénévoles parmi eux – des gens qui nous donnaient l’information avec joie, de leur plein gré ; des gens que nous n’avions pas à payer ; des gens qui ‘trahissaient leur pays’, pour reprendre la phrase de condamnation que les nations capitalistes avaient essayé d’adopter – des gens qui trahissaient leur pays dans l’exultation, par sens du devoir, parce que leurs pays avaient tort, et parce qu’ils servaient une meilleure cause, la cause de l’humanité !”

Piotr était impressionné par la passion et la conviction de cet homme.

“Bien, j’espère que vous me pardonnez, si je me laisse emporter loin du sujet.”

“Non, non,” fit Piotr; “tout cela est précisément ce que j’ai besoin d’apprendre. Mais puis-je poser une question ? Pourquoi alors est-ce que les pays bourgeois ont combattu le communisme ?”

“Ils se sont battus contre le communisme parce qu’ils étaient ‘contre’ le communisme. C’était la seule chose sur laquelle ils parvenaient à s’entendre. Mais ils ne savaient pas ce qu’ils défendaient. Tout le monde était pour quelque chose de différent. Personne n’avait le courage de défendre un capitalisme qui répondait vraiment aux principes de base du capitalisme. Chacun avait son propre plan pour un capitalisme ‘réformé’. Ils pouvaient endiguer le communisme, pensaient-ils, uniquement s’ils parvenaient à ‘corriger les abus’ ; mais tous leurs plans pour corriger ces abus étaient des étapes vers le communisme et le socialisme. Ils se sont entredéchirés pour décider jusqu’où ils devaient aller sur le chemin du communisme pour ‘vaincre’ le communisme, jusqu’où ils devaient embrasser les idées communistes pour détruire les idées communistes. Je sais que ça paraît incroyable, mais je vous assure que c’est vrai.”

“Mais n’y avait-il personne pour avoir foi dans le capitalisme ?”

“Pas dans le sens où tout le monde de notre côté avait foi et a encore foi aujourd’hui dans le communisme. Les plus forts d’entre nos ennemis étaient à moitié convaincus de leur propre cause. Ils se contentaient de s’excuser de leur capitalisme. Ils disaient que le capitalisme, avec toutes ses failles – et ils étaient en compétition féroce pour voir qui lui trouverait le plus de failles – que le capitalisme avec toutes ses failles était probablement juste aussi bien qu’on puisse espérer raisonnablement – et ainsi de suite. Et donc nous les avons anéanti.”

Bolshekov fit un rapide mouvement du plat de la main, comme coupant des têtes invisibles.

Henry Hazlitt in Time will run back

Merci à
Jesrad

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Une Histoire de Foi ( Henry Hazlitt )

août 15, 2008


“Alors !” dit Bolshekov. Il regarda Piotr de bas en haut. “Vous ne connaissez vraiment rien de l’Histoire, absolument rien ?”

Piotr hocha la tête.

“Bien, cela peut être traité simplement en vous donnant une liste de livres à lire. Mais je vais résumer les grandes lignes, pour que vous ayez des bases de départ. Notre Histoire, comme notre calendrier, est divisée en deux parties: Avant Marx, et Après Marx. Par exemple,” – il pointa du doigt le calendrier sur le mur – “nous sommes en L’An de Marx 282, ce qui signifie 282 années après Sa naissance. Vous aviez certainement au moins appris ça à l’école communiste avant d’avoir huit ans !”

Piotr hocha à nouveau la tête.

“Mais c’est la vieille division. Nos auteurs récents divisent l’Histoire en trois grandes périodes: L’Antiquité, l’Âge Sombre (NDT: ‘âge sombre’ est le terme littéral pour ‘moyen-âge’ en anglais), et l’Histoire Moderne. L’Antiquité est toute la période dont on ne sait pratiquement rien et qui a précédé ce qui est ironiquement appelé dans l’Âge Sombre la Révolution Industrielle. Bien sûr ce n’était pas une révolution du tout ; c’était une contre-révolution. L’Âge Sombre commence avec la naissance du capitalisme. Il y quelques différences suivant les historiens quant à l’exacte année où l’Âge Sombre a commencé. Certains la situent à 95 Av.M., ce qui était l’année durant laquelle un bourgeois du nom d’Adam Smith est né ; d’autres la placent à 42 Av.M., qui est l’année d’apparition d’un livre de cet Adam Smith. Ce livre donna naissance à, et fournit un système élaboré d’excuses pour, l’idéologie capitaliste.”

“Quel était le titre de ce livre ?”

“On ne sait plus ; mais j’y reviendrai dans un moment. L’Âge Sombre représente toute la période de la naissance du capitalisme jusqu’à son éradication finale à la suite d’une série de guerres froides ou ouvertes entre environ 150 Ap.M. et le triomphe final du communisme en 184 Ap.M.”

“Donc l’Histoire moderne, Votre Altesse – l’histoire depuis le triomphe final et complet du communisme – aura tout juste un siècle d’ici deux ans ?”

“Correct. Maintenant nous n’allons pas entrer dans les détails de la longue série complexe de guerres qui a mené au renversement final du capitalisme. La Russie Soviétique, bien sûr, a mené les forces du communisme. Les forces du capitalisme se rassemblaient principalement autour de ce que nous appelons maintenant les Etats Désunis, qui n’avait cessé de perdre des alliés, de l’intérieur comme de l’extérieur. Mais vous trouverez tout ça dans vos livres d’histoire, dont je vous ferai une liste avant que vous ne partiez.”

Il prit une note sur un petit carnet devant lui.

“Pourtant je dois vous révéler” continua-t-il, “la raison centrale du succès du communisme. Nous étions partis avec, apparemment, tous les désavantages possibles. L’ennemi avait de meilleures armes, l’avantage technologique, une plus grande production, plus de ressources. Et pourtant nous l’avons battu à la fin parce que nous avions l’arme formidable qui leur manquait. Nous avions la Foi ! Foi en notre Cause ! Une Foi qui n’a à aucun moment faibli ou hésité ! Nous savions que nous avions raison ! Raison sur tout ! Nous savions qu’ils avaient tort ! Tort sur tout !”

Bolshekov s’était mis à crier. Il s’arrêta un instant comme pour laisser tout cela être absorbé.

“L’ennemi n’a jamais eu vraiment de foi dans le capitalisme,” poursuivit-il. “Ils ont commencé avec très peu, et l’ont rapidement perdu. Ceux qui avaient adopté l’évangile du communisme étaient prêts à mourir pour lui ; mais personne n’était disposé à mourir pour le capitalisme. Cela aurait été une sorte de farce. Finalement, le mieux que nos ennemis trouvèrent à dire en faveur du capitalisme c’est que ce n’était pas le communisme ! Même eux ne semblaient pas penser que le capitalisme avait la moindre vertu positive. Et ils se contentaient de dénoncer le communisme. Mais leur façon de contrer le communisme était de l’imiter. Ils faisaient hommage au capitalisme et à ce qu’ils appelaient l’entreprise privée ou libre entreprise – plus personne ne sait ce que ces termes signifiaient – mais chaque ‘réforme’ qu’ils mirent en place comme ‘réponse’ au communisme était un pas de plus dans la direction du communisme. À chaque réforme qu’ils adoptaient l’individu avait moins de pouvoir et l’Etat toujours plus. Petit à petit le contrôle des individus sur les ressources et les biens leur a été retiré ; petit à petit cela fut envahi par l’Etat. Au début ce n’était pas la ‘propriété’ mais simplement le droit de décision qui fut accaparé par l’Etat. Mais ces idiots qui essayaient de ‘réformer’ le capitalisme n’ont pas vu que le pouvoir de décision, le pouvoir de disposer, était l’essence de la ‘propriété’. Donc ils ont retiré aux individus, étape par étape, le pouvoir de décider de leurs propres prix, ou de décider ce qu’il fallait produire et en quelle quantité, ou de louer ou cesser de louer du travail à volonté, ou de décider des termes de leurs contrats. Graduellement leurs gouvernements ont décidé de toutes ces choses, mais morceau par morceau, au lieu de le faire en un seul grand saut logique. C’était amusant de les voir imiter servilement les Plans Quinquennaux communistes avec leurs propres ‘Plans quadriannuels’. Ceux-ci étaient, évidemment, comme les nôtres, des planifications d’Etat. Aussi incroyable que cela puisse paraître, ces gens semblaient vraiment croire que les appeler ‘quadriannuels’ au lieu de ‘quinquennaux’ empêcherait quiconque de reconnaître le plagiat. En fait, certains d’entre eux étaient trop stupides pour même savoir ce qu’ils étaient en train de copier.”

Il s’arrêta pour se verser un verre d’eau.

“Bref, étape par étape le monde capitaliste a accepté les principes de base du communisme – que l’individu, livré à lui-même, est avide, brutal, stupide et irresponsable ; que ‘l’individualisme’ et la ‘liberté’ sont de simples euphémismes pour la loi de la jungle ou la domination du plus fort – en d’autres termes, des euphémismes pour l’anarchie – et que seul l’Etat a la responsabilité, seul l’Etat a la sagesse, seul l’Etat peut être juste, seul l’Etat peut faire usage du pouvoir. Ils acceptèrent ces principes, mais manquaient du courage ou de la clarté de les suivre jusqu’à leur conclusion logique. Ils n’avaient pas le courage de voir que l’individu, parce qu’il n’est responsable devant personne, doit être privé de tout pouvoir, et que l’Etat, l’Etat qui représente tout le monde, doit être le seul dépositaire de tout le pouvoir, le seul décisionnaire, le seul juge de sa propre-”

Il se ressaisit. “Je ne comptais pas rentrer dans ces détails tout de suite. Mais est-ce si surprenant que le monde capitaliste a perdu ? Est-ce si surprenant qu’il n’a cessé de perdre ses alliés à l’intérieur comme à l’extérieur ? Savez-vous ce que les chefs politiciens américains ont fait à un moment ? Ils ont envoyé d’énormes sommes d’argent pour essayer d’acheter le reste du monde pour qu’il ne devienne pas communiste ! Ils pensaient qu’ils pouvaient acheter de la foi avec des dollars !”

“Et qu’est-il arrivé ?”

“Qu’espérez-vous qu’il eût pu arriver ? Les autres pays bourgeois ont compris que la façon la plus simple d’obtenir de l’argent des Etats Désunis était de subodorer qu’ils pourraient devenir communistes s’ils n’en recevaient pas. Et rapidement ils se sont mis à croire que la seule raison pour laquelle ils ne devenaient pas communistes, c’était pour rendre service aux Etats Désunis, et que leur seule raison de s’armer contre nous n’était pas leur propre préservation, mais encore une fois pour faire plaisir aux Etats Désunis ! Si l’Amérique bourgeoise voulait des armes, se sont-ils dit, elle n’a qu’à payer pour les avoir ! Et ils utilisèrent le reste des fonds américains, de toute façon, pour financer des programmes socialistes – en d’autres termes, pour avancer sur la voie vers le communisme !”

Il sourit, puis redevint sérieux tout à coup. “Est-ce si surprenant que bien qu’ils aient parvenu à corrompre quelques espions parmi nous, nous avions des légions d’espions bénévoles parmi eux – des gens qui nous donnaient l’information avec joie, de leur plein gré ; des gens que nous n’avions pas à payer ; des gens qui ‘trahissaient leur pays’, pour reprendre la phrase de condamnation que les nations capitalistes avaient essayé d’adopter – des gens qui trahissaient leur pays dans l’exultation, par sens du devoir, parce que leurs pays avaient tort, et parce qu’ils servaient une meilleure cause, la cause de l’humanité !”

Piotr était impressionné par la passion et la conviction de cet homme.

“Bien, j’espère que vous me pardonnez, si je me laisse emporter loin du sujet.”

“Non, non,” fit Piotr; “tout cela est précisément ce que j’ai besoin d’apprendre. Mais puis-je poser une question ? Pourquoi alors est-ce que les pays bourgeois ont combattu le communisme ?”

“Ils se sont battus contre le communisme parce qu’ils étaient ‘contre’ le communisme. C’était la seule chose sur laquelle ils parvenaient à s’entendre. Mais ils ne savaient pas ce qu’ils défendaient. Tout le monde était pour quelque chose de différent. Personne n’avait le courage de défendre un capitalisme qui répondait vraiment aux principes de base du capitalisme. Chacun avait son propre plan pour un capitalisme ‘réformé’. Ils pouvaient endiguer le communisme, pensaient-ils, uniquement s’ils parvenaient à ‘corriger les abus’ ; mais tous leurs plans pour corriger ces abus étaient des étapes vers le communisme et le socialisme. Ils se sont entredéchirés pour décider jusqu’où ils devaient aller sur le chemin du communisme pour ‘vaincre’ le communisme, jusqu’où ils devaient embrasser les idées communistes pour détruire les idées communistes. Je sais que ça paraît incroyable, mais je vous assure que c’est vrai.”

“Mais n’y avait-il personne pour avoir foi dans le capitalisme ?”

“Pas dans le sens où tout le monde de notre côté avait foi et a encore foi aujourd’hui dans le communisme. Les plus forts d’entre nos ennemis étaient à moitié convaincus de leur propre cause. Ils se contentaient de s’excuser de leur capitalisme. Ils disaient que le capitalisme, avec toutes ses failles – et ils étaient en compétition féroce pour voir qui lui trouverait le plus de failles – que le capitalisme avec toutes ses failles était probablement juste aussi bien qu’on puisse espérer raisonnablement – et ainsi de suite. Et donc nous les avons anéanti.”

Bolshekov fit un rapide mouvement du plat de la main, comme coupant des têtes invisibles.

Henry Hazlitt in Time will run back

Merci à
Jesrad

Le drôle de jeu des intellectuels communistes (Claude Roy)

mars 14, 2008


On parlait encore très peu de psychodrames à la fin de cette année 1951. J’arrivai chez Claire, vers minuit, le soir de la Saint-Sylvestre, venant d’une fête « de famille », au réveillon de mon autre « famille », chez Pierre Courtade. Tout le monde était gai. Tout le monde était très ivre. « C’est toi qu’on attendait ! » dirent mes camarades. On m’expliqua la jeu. Jean Duvignaud disait alors que chaque époque invente « son » genre littéraire: les Grecs, la tragédie ; la Renaissance, le sonnet ; l’âge classique, les cinq actes en vers avec trois unités, etc. L’âge « socialiste » avait inventé « son » genre: le procès de Moscou. C’est au procès que les réveillonneurs, ayant un peu bu, avaient décidé de jouer. On n’attendait qu’un accusé. Donc que moi. Roger Vailland était déjà le procureur, Courtade le défenseur commis d’office. Je n’avais qu’à prendre place dans le box des inculpés. Je me débattis en vain, puis me soumis au jeu. Le réquisitoire fut implacable: j’étais coupable d’infractions à dix articles du Code : sabotage de la lutte idéologique, intelligence avec l’ennemi culturel, complot avec les espions cosmopolites, haute trahison philosophique, etc. Comme je voulus discuter au cours de l’interrogatoire, procureur, avocat, témoins à charge se fâchèrent. La plaidoirie de mon avocat fut terrible : j’avais droit aux circonstances atténuantes, c’est-à-dire qu’on me délivre du fardeau de la vie aussi promptement que possible. L’alcool aidant, la bouffonnerie devenait cauchemar, la parodie blessure. Au moment du verdict (la mort, bien entendu), deux femmes de l’assistance, dont la mienne, entrèrent en crise de nerfs. Tout le monde criait, pleurait, cherchait de l’alcali dans l’armoire à pharmacie, trempait des serviettes dans l’eau froide. Procureur, avocat, accusé se penchaient sur les convulsionnaires. J’étais le seul sans doute à ne pas être ivre. Je n’étais pas le seul à me sentir honteux.
Je n’en doute plus aujourd’hui: nous étions fous. Il y’ a peut-être un moment de l’esprit où la folie atténue les responsabilités. Mais, avant d’en arriver là, bien souvent l’aliéné n’est pas que quelqu’un que sa démence décharge du fardeau d’être responsable, mais celui qui choisit la folie pour échapper au nœud qui l’étrangle, mais qu’il n’ose pas trancher.
Notre aliénation n’était que la conséquence d’une aliénation historique. Nous rationalisions et intériorisions une démence plus générale.

Claude Orland dit Claude Roy, in Nous

L’Idée (Giancarclo de Cataldo)

décembre 29, 2007

Même si avec le professeur Grosse Tête, ça s’était terminé comme on sait, le bruit qu’ils penchaient vers la droite s’était répandu dans les quartiers. Aussi, du soir au matin, ils se retrouvèrent assiégés par une foule de cour de récré, des grands gamins aux cheveux très courts, aux chandails griffés et aux paroles sanguinaires dans des bouches qui sentaient encore le lait. Ils faisaient semblant de les rencontrer par hasard au bar de Franco et dans les autres lieux où ils avaient l’habitude de se réunir, comme à l’EUR ou à Fiumicino. Ils saisissaient n’importe quel prétexte pour s’immiscer dans la conversation, exhibaient comme des trophées de guerre des armes volées à la Brigade politique ou aux pandores, se lancaient dans des descriptions sanglantes d’entreprises vraies ou présumées. Quelques-uns avaient déjà vraiment connu le baptême du feu : à l’heure de la gueule de bois, s’ils s’en tiraient, ils s’empresseraient de retourner en courant dans les jupes de maman.
Quelques autres, comme Sellerone, s’étaient pointés avec la belle idée d’endoctriner les voyous, sur le modèle du Professeur. Le Libanais lui avait concédé une demi-heure d’audience un après-midi où il était particulièrement de bonne humeur: deux heures auparavant, avec le Dandy et Nembo Kid, ils avaient enfin décidé de prendre en location la fameuse villa de l’Olgiata. Et paix au Froid, à force de trop se laisser aller à suivre ses états d’âme, on risquait de poireauter jusqu’à, genre , « Pâcques ou à la Trinité ». Sellerone, une espèce de sous-intello un peu teigneux qui venait des Castelli et déblatérait sur les Maîtres et la Tradition, s’efforçait de leur expliquer que « tous les hommes qu’ils avaient supprimés » avaient été « justement sacrifiés à l’Idée ». A part que le Libanais doutait sérieusement que ce minable ait jamais « supprimé » qui que ce soit, cette histoire de l’Idée commençait à faire vraiment chier.
– Mais bon, l’Idée, l’Idée… mais qu’est-ce que t’as gagné, à cette Idée ?
– L’Idée n’est pas un bénéfice, Libanais. L’Idée est exactement le contraire du bénéfice. L’Idée abhorre le bénéfice. Chaque bénéfice est de l’usure, et l’usure est un truc des Juifs…
– ‘Tends un peu que je comprenne: tu veux être pauvre ?
– Pauvre d’argent, peut-être, mais riche de gloire. Et de Tradition !
A les entendre discuter, un groupe s’était formé. Et quand le Libanais balança sa vanne, il y’eut un grand gros rire:
– Mais alors, t’es communiste !

Giancarclo de Cataldo, in Romanzo Criminale

Un Mois de Mai à Rome (Giancarclo de Cataldo)

décembre 26, 2007


Mai s’était abattu sur Rome avec toute la violence de son printemps incandescent. Mais c’était un étrange mois de mai. Triste. Dans une ville suspendue au milieu d’une angoisse insonorisée, comme sous la neige de polystyrène. Dans une ville finie sous un de ces reliquaires de verre où les vieux conservent l’image de la Madone. Ou d’un Christ au coeur sanglant et au visage d’Aldo Moro. Scialoja rêvait d’Aldo Moro. Des millions d’Italiens rêvaient d’Aldo Moro. Les collègues rêvaient d’Aldo Moro. Ils rêvaient de connaître la même fin que les cinq martyrs de la via Fani*. Les collègues haïssaient les communistes bellicistes, parce que les brigadistes tuaient au nom du communisme. Les collègues haïssaient les socialistes, partisans de la négociation, du « geste humanitaire unilatéral », parce qu’avec la canaille, on ne traite pas. Les collègues haïssaient les chrétiens-démocrates, leur expérience millénaire de martyre: ils priaient lèvres tremblantes et paupières baissées et se lavaient les mains comme au temps de Ponce Pilate. Les collègues n’avaient de respect que pour le vieux pape qui avait prié à genoux « les hommes des Brigades rouges ». Pendant ce temps, ils graissaient leurs armes. Si je dois aller dans l’autre monde, je veux en emmener avec moi un bon paquet, de ces connards de rouges. Il y’avait une atmosphère de guerre.

Giancarclo de Cataldo, in Romanzo Criminale

L’Enfer de Pitesti (Virgil Ierunca)

octobre 21, 2007


La Securitate, police politique roumaine, a utilisé lors des interrogatoires les méthodes « classiques » de torture: passage à tabac, coups sur la plante des pieds et suspension par les pieds, tête en bas. A Pitesti, la cruauté des tortures a dépassé de loin ces méthodes:
Toute la gamme-possible et impossible-des supplices fut pratiquée: diverses parties du corps étaient brûlées à la cigarette; des prisonniers avaient les fesses nécrosées, leur chair tombait comme celle des lépreux; on en forçait d’autres à avaler toute une gamelle d’excréments et, quand ils vomissaient, on leur rentrait leur vomissure dans la gorge.
L’imagination délirante de Turcanu se déchaînait tout particulièrement contre les étudiants croyants qui refusaient de renier Dieu. Certains étaient « baptisés » tous les matins de la façon suivante: on leur plongeait la tête dans la tinette pleine d’urine et de matières fécales, tandis que les autres détenus psalmodiaient autour de la formule du baptême. Pour que le supplicié ne se noie pas, on lui sortait la tête de temps en temps et on le laissait brièvement respirer avant de la lui replonger dans le magma. L’un de ces « baptisés », qui avait été systématiquement torturé de la sorte, avait acquis un automatisme qui dura deux mois environ: tous les matins, il allait de lui-même plonger la tête dans le baquet, à la grande joie des rééducateurs.
Quant aux séminaristes, Turcanu les obligeait à officier dans les messes noires qu’il mettait en scène, surtout pendant la semaine sainte, le soir de Pâcques. Certains faisaient les chantres, les autres les prêtres. Le texte de la liturgie de Turcanu était évidemment pornographique, il paraphrasait de manière démoniaque l’original. La Sainte Vierge était appelée « la grande putain » et Jésus « le connard qui est mort sur la croix ». Le séminariste qui jouait le rôle du prêtre devait se déshabiller complètement, on l’enveloppait dans un drap maculé d’excréments et on lui accrochait au cou un phallus confectionné avec du savon et la mie de pain et saupoudré de DDT. En 1950, lors de la nuit de Pâcques, les étudiants en cours de rééducation eurent à passer devant un tel « prêtre », à baiser le phallus et à dire: « Christ est ressuscité. »

Virgil Ierunca in Pitesti

Inter fæces et urinam

septembre 26, 2007

Pour mémoire (celle qui flanche)…
Alain, Émile-Auguste Chartier dit, écrivain et philosophe radical-socialiste
« Pour ma part j’espère que l’Allemagne vaincra ; car il ne faut pas que le général de Gaulle l’emporte chez nous. Il est remarquable que la guerre revient à une guerre juive, c’est-à-dire une guerre qui aura des milliards et aussi des Judas Macchabée. » (Alain, Journal III, B. N. p. 122 — cité par Philippe Burin, La Dérive fasciste, 1933-1945. Le Seuil, Paris, 1996.)

August Bebel, leader du parti social-démocrate allemand:
« la social-démocratie allemande est une sorte d’école préparatoire du militarisme » (cité dans La Route de la Servitude, Hayek)

Léon Blum, homme politique socialiste français:
« Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d’attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture. » (discours tenu en 1925 à la Chambre des députés)

Edward Hallett Carr, théoricien socialiste anglais:
« La nationalisation de la pensée a partout marché de pair avec la nationalisation de l’industrie. » (cité dans La Route de la Servitude, Hayek)

Friedrich Engels, théoricien socialiste allemand:
« En dehors des Polonais, des Russes et peut-être des Slaves de Turquie, aucune nation slave n’a d’avenir car il manque à tous les autres slaves les bases historiques, géographiques, politiques et industrielles qui sont nécessaires à l’indépendance et à la capacité d’exister. Des nations qui n’ont jamais eu leur propre histoire, qui ont à peine atteint le degré le plus bas de la civilisation, ne sont pas capables de vie et ne peuvent jamais atteindre la moindre indépendance » (Neue Rheinische Zeitung, 1849)

« Pour nous, les conditions économiques déterminent tous les phénomènes historiques, mais la race elle-même est une donnée économique… » (lettre adressée à Borgius, 1894)

Charles Fourier, théoricien socialiste:
« 3,ooo Juifs distribuant de la fausse monnaie, excitant les valets à voler leurs maîtres , les fils à voler leurs pères. » (Le Nouveau Monde Industriel et Sociétaire ou les Séries Passionnées, Préface)

« La nation juive n’est pas civilisée, elle est patriarcale, n’ayant point de souverain, n’en reconnaissant aucun en secret, et croyant toute fourberie louable, quand il s’agit de tromper ceux qui ne pratiquent pas sa religion. Elle n’affiche pas ses principes, mais on les connaît assez.
Un tort plus grave chez cette nation, est de s’adonner exclusivement au trafic, à l’usure, et aux dépravations mercantiles… »(Ibidem, 6éme section : Analyse de la Civilisation, CH. XLVIII Caractères de dégénération de la 3éme phase)

 » Tout gouvernement qui tient aux bonnes moeurs devrait y astreindre les Juifs, les obliger au travail productif, ne les admettre qu’en proportion d’un centième pour le vice; une famille marchande pour cent familles agricoles et manufacturières; mais notre siècle philosophe admet inconsidérément des légions de Juifs, tous parasites, marchands, usuriers, etc :
Lorsqu’on aura reconnu, (et cela ne tarderait guères,) que la saine politique doit s’attacher à réduire le nombre de marchands, pour les amener à la concurrence véridique et solidaire, on aura peine à concevoir l’impéritie de cette philosophie qui appelle à son secours une race toute improductive, mercantile et patriarcale, pour raffiner les fraudes commerciales déjà intolérables.  » (Ibidem, 6éme section : Analyse de la Civilisation, CH. XLVIII Caractères de dégénération de la 3éme phase)

Jean Genet, écrivain de gauche
« On me dit que l’officier allemand qui commanda le carnage d’Oradour avait un visage assez doux,plutôt sympathique. Il a fait ce qu’il a pu – beaucoup – pour la poésie. Il a bien mérité d’elle. Mes morts rarement osent exprimer ma cruauté. J’aime et respecte cet officier. » (Pompes funèbres, p. 262)

« Il est naturel que cette piraterie, le banditisme le plus fou qu’était l’Allemagne hitlérienne provoque la haine des braves gens, mais en moi l’admiration profonde et la sympathie. Quand un jour, je vis derrière un parapet tirer sur les Français les soldats allemands, j’eus honte soudain de n’être pas avec eux, épaulant mon fusil et mourant à leurs côtés «  (Idem)

« La Gestapo Française contenait ces deux éléments fascinants : la trahison et le vol. Qu’on y ajoutât l’homosexualité, elle serait étincelante, inattaquable. »
(Journal du voleur, Jean Genet, éd. Gallimard, coll. Folio, 1949 ISBN 2-07-036493-3, p. 167)

«  »Le peuple juif, bien loin d’être le plus malheureux de la terre, – les Indiens des Andes vont plus au fond dans la misère et l’abandon – comme il a fait croire au génocide alors qu’en Amérique, des Juifs, riches ou pauvres, étaient en réserve de sperme pour la procréation, pour la continuité du peuple  » élu « , enfin grâce à une métamorphose savante mais prévisible, le voilà tel qu’il se préparait depuis longtemps : un pouvoir temporel exécrable, colonisateur comme on ne l’ose plus guère, devenu l’Instance Définitive qu’il doit à sa longue malédiction autant qu’à son élection.

Dans ce pouvoir exécrable il s’enfonce tellement loin qu’on peut se demander, une fois de plus dans son histoire, s’il ne veut pas, méritant l’unanime condamnation, retrouver son destin de peuple errant, humilié, au pouvoir souterrain. Il s’est, cette fois, trop exposé dans la lumière terrible des massacres qu’il a cessé de subir mais qu’il inflige, et il veut retrouver l’ombre d’autrefois pour redevenir, supposant l’avoir été, le  » sel de la terre « .

Mais alors quelle démarche !

L’Union soviétique, les pays arabes, aussi veules soient-ils, en refusant d’intervenir dans cette guerre, auraient donc permis à Israël d’apparaître enfin aux yeux du monde et en plein soleil, comme un dément parmi les nations ?  »
(Quatre heures à Chatila)


Eduard Heimann, socialiste chrétien allemand:

« L’hitlérisme se proclame à la fois vraie démocratie et vrai socialisme et la terrible vérité est qu’il y’a un grain de vérité dans ces prétentions […] Mais un fait se dresse avec une parfaite clarté dans ce brouillard: Hitler n’a jamais prétendu représenter le vrai libéralisme. Le libéralisme a donc le privilège d’être la doctrine la plus détestée par Hitler » Social Research, volume VIII n°4 novembre 1941, cité dans la Route de la Servitude (Hayek)

Adolf Hitler, chancelier allemand national-socialiste:

« Fondamentalement, le national-socialisme et le marxisme sont la même chose »
discours en 1941, cité dans La Route de la Servitude (Hayek) et The Bulletin of International News(volume XVIII n°5)

« Ce n’est pas l’Allemagne qui va devenir bolchevique mais le bolchevisme qui se transformera en une sorte de national-socialisme. En plus il y a plus de liens qui nous unissent au bolchevisme que d’éléments qui nous en séparent. Il y a par-dessus tout, un vrai sentiment révolutionnaire, qui est vivant partout en Russie sauf là où il y a des Juifs marxistes. J’ai toujours fait la part des choses, et toujours enjoint que les anciens communistes soient admis dans le parti sans délai. Le petit-bourgeois socialiste et le chef syndical ne feront jamais un national-socialiste, mais le militant communiste, oui. » (propos adressé à Hermann Rauschning en 1934)


« L’ère de l’individualisme est révolue. Il nous faut maintenant entrer dans l’ère du socialisme, mais sans révolution. »
(cité par Jean-Francois Revel)

« Nous sommes socialistes, nous sommes les ennemis du système économique capitaliste actuel d’oppression des économiquement faibles, avec ses salaires injustes, avec son évaluation inconvenante de l’être humain par sa richesse et sa propriété au lieu de la responsabilité et la performance, et nous sommes tous déterminés à détruire ce système coûte que coûte. » (discours du 1er mai 1927 devant le Parti National Socialiste des Travailleurs Allemands)

Jean Jaurès, homme politique socialiste:
« Dans les villes, ce qui exaspère le gros de la population française contre les Juifs, c’est que, par l’usure, par l’infatigable activité commerciale et par l’abus des influences politiques, ils accaparent peu à peu la fortune, le commerce, les emplois lucratifs, les fonctions administratives, la puissance publique . «  (1er mai 1895, Dépêche de Toulouse, La question juive en Algérie, cité dans De la question berbère au dilemme kabyle, paru chez L’Harmattan, 2004, p.36, Maxime Ait Kaki.)

 » En France, l’influence politique des Juifs est énorme mais elle est, si je puis dire, indirecte. Elle ne s’exerce pas par la puissance du nombre, mais par la puissance de l’argent. Ils tiennent une grande partie de de la presse, les grandes institutions financières, et, quand ils n’ont pu agir sur les électeurs, ils agissent sur les élus. Ici, ils ont, en plus d’un point, la double force de l’argent et du nombre. » (Idem)

Karl Marx, théoricien socialiste:
« Dès que la société parvient à supprimer l’essence empirique du judaïsme, le trafic de ses conditions, le Juif est devenu impossible,parce que sa conscience n’a plus d’objet, parce que la base subjective du judaïsme, le besoin pratique, s’est humanisée, parce que le conflit a été supprimé entre l’existence individuelle et sensible de l’homme et son essence générique. »

 » Le Juif s’est émancipé d’une manière juive, non seulement en se rendant maître du marché financier, mais parce que, grâce à lui et par lui, l’argent est devenu une puissance mondiale, et l’esprit pratique juif l’esprit prati­que des peuples chrétiens. Les Juifs se sont émancipés dans la mesure même où les chrétiens sont devenus Juifs. »

« Quel est le fond profane du judaïsme ? Le besoin pratique, la cupidité. Quel est le culte profane du Juif ? Le trafic. Quel est son Dieu ? L’argent » et le communisme est « l’organisation de la société qui ferait disparaître les conditions du trafic et aurait rendu le juif impossible » in Sur la Question Juive(1843)

Ludwig von Mises, économiste libéral:
« Huit des dix points (du Manifeste du Parti communiste de Marx et Engels) ont été exécutés par les nazis avec un radicalisme qui aurait enchanté Marx. Seuls deux points n’ont pas encore été complètement adoptés par les nazis, à savoir l’expropriation de la propriété foncière et l’affectation de la rente foncière aux dépenses de l’Etat (point n°1 du Manifeste) et l’abolition de l’héritage (point n°3). Cependant, leurs méthodes de taxation, leur planisme agricole et leur politique concernant la limitation des fermages vont chaque jour dans le sens du marxisme. »
in Omnipotent Government, The Rise of the Total State and Total War

« Il n’est pas nécessaire de s’attarder sur ce que les nazis avaient réalisé en ce domaine. Ils avaient réussi à éliminer entièrement de la conduite des entreprises la recherche du profit. L’entreprise libre avait disparu dans l’Allemagne nazie. Il n’y avait plus d’entrepreneurs. Ceux qui avaient été entrepreneurs étaient réduits au rôle de Betriebsführer (directeur d’établissement). Ils ne pouvaient diriger comme ils l’entendaient ; ils étaient tenus d’obéir sans réserve aux ordres venus du Bureau Central d’Organisation de la Production, le Reichswirtschaffsministerium, et des organismes qui lui étaient rattachés pour chaque branche et pour chaque région. L’État ne se contentait pas de fixer les prix et les taux d’intérêt à verser et à réclamer, le niveau de la production et les méthodes à utiliser pour la production ; il attribuait un revenu défini à tout directeur d’établissement, le transformant ainsi pratiquement en un fonctionnaire salarié. Pareil système n’avait, à part l’emploi de quelques termes, rien de commun avec le capitalisme et l’économie de marché. C’était simplement le socialisme de type allemand, la Zwangwirtschaff. Il ne différait du modèle russe, système de nationalisation intégrale, étendue à toutes les usines, que dans le domaine technique. Et c’était, évidemment, au même titre que le système russe, un type d’organisation sociale purement autoritaire. » (in La Bureaucratie)


Wilhelm Ostwald, professeur et sympathisant socialiste allemand:

« L’Allemagne désire organiser l’Europe qui est dépourvue jusqu’à présent d’organisation. Je veux vous expliquer le grand secret de l’Allemagne: nous, ou plutôt la race allemande, avons découvert la signification de l’organisation. Pendant que les autres nations vivent encore sous le régime de l’individualisme, nous avons réalisé celui de l’organisation. » (cité dans La Route de la Servitude, Hayek)

Johann Plenge, professeur et théoricien socialiste:
« Il est grand temps de reconnaître que le socialisme doit être une politique de force puisqu’il doit être: organisation. Le socialisme doit prendre le pouvoir; il ne doit jamais s’employer à l’anéantir aveuglément. La question cruciale pour le socialisme en temps de guerre internationale est nécessairement la suivante: quel est le peuple qui doit accéder au pouvoir, pour devenir le chef exemplaire de l’organisation internationale? » in Die Glocke, cité dans La Route de la Servitude (Hayek)

Pierre-Joseph Proudhon, théoricien socialiste (du moins à l’époque de rédaction de ces extraits, il évoluera par la suite):
« Juifs. Faire un article contre cette race qui envenime tout, en se fourrant partout, sans jamais se fondre avec aucun peuple. Demander son expulsion de France, à l’exception des individus mariés avec des Françaises ; abolir les synagogues, ne les admettre à aucun emploi, poursuivre enfin l’abolition de ce culte. Ce n’est pas pour rien que les chrétiens les ont appelés déicides. Le juif est l’ennemi du genre humain. Il faut renvoyer cette race en Asie, ou l’exterminer. » in Carnets (à la date du 26 décembre 1847 à vérifier)

Émile Zola, écrivain et sympathisant socialiste:
« Il y avait là, en un groupe tumultueux, toute une juiverie malpropre, de grasses faces luisantes, des profils desséchés d’oiseaux voraces, une extraordinaire réunion de nez typiques, rapprochés les uns des autres, ainsi que sur une proie, s’acharnant au milieu de cris gutturaux, et comme près de se dévorer entre eux. » (L’Argent, Chapitre 1)

Karl Marx et Friedrich Engels, théoriciens socialistes:
« Ces mesures, bien entendu, seront fort différentes dans les différents pays. Cependant, pour les pays les plus avancés, les mesures suivantes pourront assez généralement être mises en application :

1) Expropriation de la propriété foncière et affectation de la rente foncière aux dépenses de l’Etat.
2) Impôt fortement progressif.
3) Abolition de l’héritage.
4) Confiscation des biens de tous les émigrés et rebelles.
5) Centralisation du crédit entre les mains de l’Etat, au moyen d’une banque nationale, dont le capital appartiendra à l’Etat et qui jouira d’un monopole exclusif.
6) Centralisation entre les mains de l’Etat de tous les moyens de transport.
7) Multiplication des manufactures nationales et des instruments de production; défrichement des terrains incultes et amélioration des terres cultivées, d’après un plan d’ensemble.
8) Travail obligatoire pour tous; organisation d’armées industrielles, particulièrement pour l’agriculture.
9) Combinaison du travail agricole et du travail industriel; mesures tendant à faire graduellement disparaître la distinction entre la ville et la campagne.
10) Education publique et gratuite de tous les enfants. Abolition du travail des enfants dans les fabriques tel qu’il est pratiqué aujourd’hui. Combinaison de l’éducation avec la production matérielle, etc. » in Le Manifeste du Parti Communiste (le résumé en dix points)

Sortez vos pétoires!

août 3, 2007


Nathalie Ménigon, sorcière rouge et terroriste à ses heures au sein d’Action Directe est désormais libre. La Gueuse reconnait les siens, qu’elle crève et ses séides avec. Ou plutôt qu’on abatte la Gueuse comme la bolchévique. Hop. Je rembourse les balles pour la seconde, promis.

Make Mine Freedom!

mai 3, 2007

Les Très Egocentriques Citations et Aphorismes de l’Auteur

septembre 17, 2005

.Leur « morale » implique votre sacrifice: vous ne possédez plus qu’en vue de pourvoir leurs entreprises de spoliation, vous devez renoncer à vos valeurs mêmes si elles ne rencontrent pas celles de la pègre. Devient bon… quoi, au juste? Ce que les autres considèrent comme hautement moral. Selon quel critère? Les leurs, ceux de la canaille statolâtre, ceux des gardiens de stalags ou des esclaves volontaires adeptes de Moloch-Baal. Pourquoi? Car vous avez l’outrecuidance de « vivre en société », que vous « profitez du système ». Et inutile alors de geindre que vous payez déjà les biens de consommation ou les services pour en profiter, cela ne revêt aucune importance à leurs yeux: ils vous signifieront que vous ne déboursez pas suffisamment pour expier ( oui, ceux-la même qui dénoncaient les prix excessifs en régime capitaliste) et que pour finir, vous devez vous soumettre à leur volonté. Votre servitude est leur fin.

.Ainsi, car le droit de posséder et porter les armes, loin de rendre les truands plus puissants, relève du droit d’auto-défense, garant efficace de l’ensemble de nos libertés face aux atteintes faites à notre personne ou à notre propriété et ce, que les malfrats soient d’essence individuelle ou institutionnelle, en dépourvoir quiconque s’avère la pire des incitations au crime à son encontre, un risque effroyable que l’on fait courir au nom d’une sacro-sainte et soi-disant « sécurité publique » sans aucune légitimité réelle.

. Le pouvoir au peuple, hurlez-vous? Le pouvoir à personne. Votre peuple n’est qu’un amas de veaux prêts à égorger le moindre Zarathoustra qui osera se dresser contre leur médiocrité et le socialisme rampant. Rien de plus vulgaire que cette masse et
ses idoles monstrueuses, les Moloch-Baal à qui l’on sacrifie les libre-penseurs

.Nous, les insoumis, ne sommes nullement opposés au sexe entre individus consentants mais nous refusons de nous faire sodomiser par des fonctionnaires à la verge ensanglantée, quand bien même certains y trouveraient un certain plaisir.

Le libéralisme se veut une déontologie, une éthique nécéssaire à l’Homme de la même manière que pour un tableau de maître, il est indispensable de disposer d’un cadre et d’une vitre afin que l’oeuvre ne s’abîme pas et continue à briller.

.Gardez-vous bien d’imaginer que le socialisme vous permettra d’obtenir un toit, il n’offrit jamais que quatre murs, sans même une porte pour s’enfuir.

.Si l’on vous explique que le libéralisme voit l’Homme comme une marchandise, rétorquez qu’il s’agit là de l’évidence même et qu’il n’ya nul besoin d’être libéral pour en arriver à cette conclusion. Qu’est-ce qu’une marchandise sinon une proprieté potentiellement soumise au commerce? Rien. Or, le corps de chaque individu lui appartient en propre – par nature, en quelques sorte-. De là découle la liberté de chacun de faire ce qu’il souhaite de son corps: pratiquer un sport, se nourrir, se droguer, se suicider, se louer, se vendre… Alors, oui, à rebours de ce qu’affirme la bien-pensance, l’Homme est bien une marchandise.

.Le révolutionnaire veut changer la donne, le contre-révolutionnaire, le jeu, dixit Nicolàs Gomez Dàvila. Ce à quoi l’on pourrait rajouter que le libéral refuse le principe même d’un jeu abject dont il n’a jamais accepté les règles et où l’on peut perdre et la liberté, et la vie.

.Le progressisme, gangrénant à l’instar des « sciences sociales » la psychologie, vous a appris à considérer toute velléité hors du « bienpensant ultrasocial » grégaire telle une pathologie, voire telle l’étendard du ralliement au « réactionnariat » capitaliste, l’anté-progressisme par définition, celui qui préexistait et qui subsiste, tant bien que mal, pour le détruire.

.Si l’on peut considérer que le « peuple » existe, il serait fallacieux d’imaginer même que ce peuple possède une volonté propre, car constitué de plusieurs individus, sans homogénéité ou égalité parfaite, si l’on excepte les sociétés totalitaires poussées au paroxysme ou les utopies.

.Bâtir une philosophie imbitable de la coercition générale en la présentant comme « populaire »-un terme censé conférer une légitimité fantasmée à ladite coercition-, tel est le rôle revendiqué par les élites intellectuelles de ce pays, dont le renouveau laisse à désirer.

.Combien de fois ai-je entendu, lu, que si le communisme avait connu cet échec cuisant, qu’on ne pouvait l’appliquer, c’est qu’il suppose l’Homme bon! En réalité, rien n’est plus faux: la doctrine marxiste considère l’individu comme une bête, un vulgaire automate, quantité corvéable autant que maléable à mercie. Or, l’esprit de liberté intrasèque à l’être humain conduit celui-ci à la révolte, à l’insurrection contre le pouvoir autoritaire. De là découle l’impossibilité pratique d’un communisme durable.

.La grande fiction de notre temps consiste à croire que le commerce, l’échange et le respect de la proprieté d’autrui constituent des facteurs deshumanisant alors même qu’ils sont spécifiquement humains et inconnus des autres formes de vie. En revanche, l’animal ne connait que la violence, les violations de ses libertés, le vol, toutes choses que l’on retrouve essentiellement pratiqués par les Etats, et autres criminels anti-libéraux. Imagine-t-on un chien jouer en bourse? Un veau entrepreneur? Des fourmis individualistes? Qui d’autre qu’un homme échange sans violence et librement, simplement guidé par la raison??

.Me sacrifier? Plutôt crever!

.Or, qu’est-ce que le libéralisme ? Je l’ai écrit plus haut, il s’agit d’une philosophie du Droit et de la Liberté prônant la primauté de l’individu et de ses droits. Je résumerai les grands principes en quelques notions : la liberté, la propriété privée, la responsabilité, l’isonomie (l’égalité en Droit), le principe de non-agression (prendre «agression» au sens large), en bref un héritage de la pensée humaniste.

.Le communisme promet des lendemains qui chantent, oui, mais bien davantage des requiems que l’Ode à la Joie.

.Lorsque l’une de ces exécrables loques, vermine bolchevik ou canaille anarchiste, arborant fièrement un maillot Che Guevara vous crache au visage qu’il « n’est pas si favorable que cela à la violence gratuite », entendez par là non la voix du pacifisme mais de la violence payante: vous subissez et vous devez fournir à votre maître de quoi vous asservir.

.Comprenons-nous: les libéraux ne pourront jamais remporter quelque bataille politique que ce soit pour une raison évidente: le libéralisme est une philosophie anti-politique. Un libéral ne peut accepter aucun poste, aucune magistrature, aucun cabinet, aucun siège sans se compromettre ni se renier. Et accessoirement diviser, rabaisser la communauté libérale aux yeux de l’opinion publique.

.Dans « grève », il y’a rêve. Et dans « crève, salope rouge », aussi.

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