Archive for the ‘Agression’ Category

Thrasymaque et Simon sur les armes. (Partie I I)

octobre 16, 2006


Thrasymaque : Auriez-vous l’obligeance de reprendre avec moi, je vous prie, notre discussion de tantôt ?
Simon : Naturellement, maître.
Thrasymaque : Je vous remercie. Pour ne rien vous cacher, je crois déceler une faille dans le raisonnement que vous y’avez tenu.
Simon : Une faille ?
Thrasymaque : Ne suppose-t-il pas un usage des armes autres que le meurtre sauvage ?
Simon : Précisément.
Thrasymaque : Lequel ?
Simon : La légitime défense.
Thrasymaque : A la bonne heure. Mais contre qui ou quoi ?
Simon : Contre toute violence, tout crime exercés à mon encontre, qu’ils soit légaux ou illégaux d’ailleurs.
Thrasymaque : Comment cela ?
Simon : La liberté de porter ou de posséder des armes à feu découle, outre de la liberté de propriété, de la liberté de se défendre face à un agresseur.
Thrasymaque : Elle permet surtout au agresseurs d’être armés.
Simon : Cela ne change rien ne ce qui les concerne, ils trouveront quoiqu’il arrive un moyen de se procurer des armes par des trafics mafieux ou le marché noir-du moins tant qu’il subsistera la moindre liberté- laissant les honnêtes gens dépourvus à leur mercie, l’effet dissuasif de ces armes entre les mains des citoyens brillant par son absence. Sans oublier que seuls les individus les plus vigoureux seront à même de remporter un combat à armes blanches ou mains nues, ce que vous qualifiez, si je ne m’abuse, de « Loi du plus fort ».
Thrasymaque : J’en doute.
Simon : L’ Amérique nous offre pourtant un bel exemple.
Thrasymaque : Allons donc.
Simon : Vous n’ignorez pas que les dirigeants américains ont quelque peu malmené l’idéal des Pères Fondateurs, au point que les Etats et communes ont adopté au cours du 20eme siècle pas moins de vingt mille textes visant à contrôler voire proscrire le port ou la propriété d’armes à l’instar de New-York.
Thrasymaque : Eh bien, je vous avoue que je l’ignorais.
Simon : Je poursuis. En 1977, seuls huit Etats accordaient à leurs citoyens le droit de porter des armes dissimulées. De 1977 à 1992 dix autres Etats américains ont à leur instar libéralisé le port d’arme. Or, on observa une baisse significative des meurtres ( -7,7%, -20% en ce qui concerne la Floride de 1987 à 1992), des viols ( -5,3%) et des agressions violentes (-7,0%) d’après les conclusions de John Lott, directeur d’études à l’Université de Chicago, selon une analyse de 54000 données criminologiques de 3 054 communes (à lire dans More Guns, Less Crime, Chicago, University of Chicago Press, 1998).
Thrasymaque : Soit, soit.
Simon : En restons-nous là ?
Thrasymaque : Non pas. Qu’appelez-vous la violence légale ?
Simon : La violence autorisée ou exercée par des structures «politiques », légiférant et dirigeant la vie des citoyens.
Thrasymaque : Une illustration, peut-être ?
Simon : La Shoah, la colonisation, le goulag, la Terreur lors de la Révolution, la répression politique… En faire la revue tient de l’inconcevable tant ces crimes sont légions.

Thrasymaque : Certes.
Simon : Or, l’Histoire si cruelle soit-elle ne nous enseigne-t-elle pas que ces régimes mortifères ont toujours trait à la prohibition des armes, et tout spécialement des armes à feu ?
Thrasymaque : Eh bien…
Simon : Pouvez-vous ne serait-ce que concevoir un Etat autoritaire ou totalitaire sans cette prohibition ?
Thrasymaque : Assurément non.
Simon : Nous sommes donc en mesure affirmer sans se trouver péremptoires que la libre propriété des armes permet de se protéger de l’arbitraire du pouvoir ?
Thrasymaque : Je vous l’accorde.
Simon : Ainsi, car le droit de posséder et porter les armes, loin de rendre les truands plus puissants, relève du droit d’auto-défense, garant efficace de l’ensemble de nos libertés face aux atteintes faites à notre personne ou à notre propriété et ce, que les malfrats soient d’essence individuelle ou institutionnelle, en dépourvoir quiconque s’avère la pire des incitations au crime à son encontre, un risque effroyable que l’on fait courir au nom d’une sacro-sainte et soi-disant « sécurité publique » sans aucune légitimité réelle.

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Thrasymaque et Simon sur les armes. (Partie I )

septembre 19, 2006


Simon : Cher maître, pourrions-nous aborder le délicat sujet des armes ?
Thrasymaque : Avec grand plaisir, jeune homme. Quoique, à la réflexion, je n’imagine pas que vous ayez un point de vue si différent du mien.
Simon : Je crains que vous ne vous avanciez trop.
Thrasymaque : Comment cela ?
Simon : La vérité vraie est que je souhaite la légalisation ainsi que la libre-circulation des armes à feu.
Thrasymaque : Jeune homme, vous déraisonnez. Voudriez-vous un retour au Far-West en France, ou à la violence meurtrière que l’on trouve en Amérique même encore de nos jours ?
Simon : Ne s’agit-il pas là d’un phénomène –trop souvent exagéré, stigmatisé en Europe- intrasèque aux Etats-Unis ? Vous en conviendrez aisément, je crois, en observant la situation en Suisse ou au Canada dont les nombres d’homicides avoisinent le notre (aux alentours de 1 pour 100 000 habitants et par an, [chiffres variant selon les années]) malgré une politique nettement moins prohibitive.
Thrasymaque : Sans doute, mais les Français ne sont ni les Suisses ni les Canadiens.
Simon : Ils ne sont pas plus les Américains que je sache.
Thrasymaque : Je vous le concède.
Simon : Et par là-même que la légalisation des armes à feu ne signifie pas inexorablement une violence exacerbée?
Thrasymaque : Ma foi, vous m’y obligez. Pour autant, il me semble que l’une des particularités peu sympathiques de ces ustensiles consiste à donner la mort sinon à meurtrir son prochain.
Simon : Il vous semble bien, maître Thrasymaque. De même qu’un couteau ou une voiture ou que la plupart des objets autour de nous dont un usage peut s’avérer létal, en quelques sortes. Or, vous ne préconisez nullement leur proscription.
Thrasymaque : Vous ne prenez pas en compte la fonction première ni des uns ni des autres.
Simon : Permettez-moi alors de vous poser cette question fort naïve au demeurant : qu’est-ce que la fonction première d’un objet?
Thrasymaque : Celle qui motive l’achat ou l’acquisition, naturellement.
Simon : Si je vous suis, la fonction première d’un objet diffère suivant les cas. Subrepticement, nous sommes passés de la fonction première d’un objet générique -id est « la voiture », « le pistolet », « le couteau »- à celui d’un objet précis appartenant à l’individu X qui en use de la manière M.
Thrasymaque : Soit.
Simon : En même temps, un autre individu Y propriétaire du même type d’objet peut en faire l’usage N.
Thrasymaque : Je le conçois.
Simon : Si le véhicule, le couteau ou même les mains de X sont utilisés sans mettre en danger la vie de quiconque (vous pouvez envisager une voiture « écologique » si cela vous chante), et que parallèlement Y s’en sert pour massacrer la moitié du pays, vous viendrait-il à l’idée de saisir le véhicule, le couteau de X puis de lui trancher les mains?
Thrasymaque : Non, c’est là un châtiment inique qu’il ne mérite pas.
Simon : Maintenant, remplaçons le couteau par une arme à feu, le raisonnement reste le même.
Thrasymaque : Je dois bien l’admettre.
Simon : Ainsi, puisque nous avons vu ensemble que l’usage particulier que font certains individus de leur propriété ne joue aucun rôle sur la légitimité même de la propriété, on ne saurait s’opposer à la légalisation des armes à feu sans nier ne serait-ce que le droit fondamental de propriété privée.

Liberté Chérie Aix-Marseille menacée par mails..

mai 30, 2006

Hat tip: Ronny Ktorza.

Les membres de ce comité ont chacun reçu un mail du type suivant:

> —————————- Message original —————————-
Objet: FW: Vue aérienne pagesjaunes : ************************** 13290
AIX EN PROVENCE De: « *************** »
Date: Mar 30 mai 2006 14:46
À: ronny.kortza@liberte-cherie.com
ronny.ktorza@liberte-cherie.com
————————————————————————–

>>From: le comité local d’AL
>>Reply-To: ************@hotmail.fr
>>To:
>>CC:
>>Subject: Vue aérienne pagesjaunes : ********************* 13290 AIX
> EN PROVENCE
>>Date: Mon, 29 May 2006 19:13:16 +0200

Bonjour,

le comité local d »AL [*********@hotmail.fr] vous a envoyé le lien
pour accéder à une vue aérienne sélectionnée sur pagesjaunes.fr, ***********************13290 AIX EN PROVENCE, accompagné d »un message
personnel.

———————————————————————————
> on sait où
t »habites

———————————————————————————

Pour accéder à cette vue aérienne, cliquez sur le lien suivant :
http://www.mappy.com/1/c/tbf/***************************

Avec pagesjaunes.fr, Demandez c »est trouvé !

Ce message vous a été envoyé du site http://www.pagesjaunes.fr par
*********@hotmail.fr.

_________________________________________________________________
Retrouvez tout en un clin d’oeil avec la barre d’outil MSN Search !
http://desktop.msn.fr/

le tout envoyé à partir de la boïte mail du responsable local.

Hacking, menaces, vols, violences,.. voilà le quotidien du militant libéral..

EDIT: Nous avons même le nom des coupables: Alternative Libertaire Aix

Compte-rendu du rassemblement anti-blocage du dimanche 9 avril

mai 24, 2006

(avec du retard)

L’association Liberté Chérie organisait ce dimanche un rassemblement apolitique et bien entendu pacifique sur la Place du Capitole en vue de dénoncer les blocages autoritaires des universités toulousaines. Petit succès puisqu’une centaine de personnes nous ont rejointe, en particulier grâce aux tractages et au réseau développé sur internet.

Néanmoins, nous avons à déplorer encore une fois qu’une centaine de voyous ont bafoué notre liberté d’expression. Accompagnant leurs invectives habituelles au point d’en devenir insignifiantes de jets d’œufs, de farines, de tomates, de fruits, ces descendants spirituels des nervis mussoliniens ont tenté de nous intimider et ce devant les caméras de télévision.

Non contents d’occuper les établissements scolaires ou de bloquer la circulation, nos adversaires refusent de laisser le droit à leurs détracteurs de s’exprimer.

Plus grave, un groupe d’une trentaine de personnes a suivi un des manifestant anti-blocage qui avait « osé » filmer leur comportement pitoyable. Une fois à l’abri des regards indiscrets, ils l’ont encerclé, molesté puis ils se sont emparés de la caméra pour ensuite fuir courageusement!

L’association Liberté Chérie condamne fermement ces actes et reste plus que jamais déterminée à lutter pour la liberté que ce soit d’elle d’étudier librement sans avoir à souffrir des blocus soviétiques ou celle de manifester librement !

Les photos, passages télés et radio viendront bientôt.

février 6, 2006

Vert de rage Session II- Caricatures.
Le 30 septembre 2005, un journal danois [merci jc durbant pour la coquille ;)], le Jyllands-Posten (150 000 exemplaires par jour) osait publier douze caricatures de Mahomet. Il subit rapidement les pressions des autorités musulmanes du pays, en particulier de la société islamique du Danemark. Comme on le sait, ces caricatures, ou plutôt ces représentations (montrant le prophète pédophile dans des situations qui ne sont pas à son avantage: bombe sur la tête, cimetère à la main, ..) relèvent du blasphème dans la religion islamique. Oui, c’est idiot. Enfin, les religions n’ont jamais cherché à figurer au côté de l’humanisme, de l’individualisme ou du libéralisme dans la bibliothèque de la raison intelligente. Des manifestations ont lieu devant les bureaux du quotidien et deux des dessinateurs recoivent dès mi-octobre des menaces de mort. Le même mois, une dizaine d’ambassadeurs demandent un entretien au premier ministre danois pour qu’il intervienne. Ils ne recevront pas raison. Un groupe terroriste inconnu, les Brigades glorieuses en Europe du Nord menacent alors de commettre des attentats au Danemark. En novembre le Liban et l’Egypte étudient les sanctions pouvant être prises à l’encontre du Danemark tandis que, selon Nawa-i-waqt, un responsable du groupe islamique Jamaat-i-Islami offrait 500 000 roupies pour la tête de chaque dessinateur. Remarquez, ça ne fait que 7150 euros, ça reste négligeable pour des infidèles ayant commis un tel blasphème et l’organisation a démenti. Le Jyllands-Posten fut suivi le 10 janvier 2006 par le magazine norvégien et chrétien Magazinet. Ainsi, fin janvier, le monde musulman commence à grogner, à organiser des manifestations pour protester contre cet outrage ô combien insultant. Pardon, il ne s’agit pas d’un outrage mais d’un blasphème. Oulala, comme ça me fait peur. Dans le goulag gaulois, France-Soir s’offre un coup de pub visant à remonter dans les ventes (qui ont augmenté de 15% depuis au passage) et décide de publier à son tour les douze caricatures dans son édition du premier février.

Le soir même, le président et directeur de la publication du quotidien, Jacques Lefranc était limogé par le propriétaire du titre, le franco-égyptien Raymond Lakah. Le journal aura été interdit dans la plupart des pays arabes par les autorités. Le lendemain, les illuminés palestiniens investissent les locaux de l’UE, profèrent des menaces (pour changer). Ahurissant tant de conneries religieuses. Vous en voulez encore? Le 3 fevrier, des manifestations réunissent des milliers de fascistes verts dans divers pays où la cérémonie de crémation de drapeau connait un franc succès y compris en Angleterre, le Jihad Islamique tire une roquette contre des civils israéliens dans le but de « défendre le prophète » (cher monsieur le Jihadiste, auriez-vous l’obligeance de me préciser le rapport entre des caricatures publiées en Europe et des civils israéliens?). Le 4 fevrier, les ambassades norvégienne, danoise, suédoise et chilienne ( là, on a envie de rire un coup) sont incendiées par la populace à Damas. Rappelons que ceci est synonyme d’une déclaration de guerre à l’encontre de ces pays, d’autant plus que l’implication du régime syrien est certaine. A Londres, les pancartes brandies par des fantômes de femmes enfermées dans leur burkhas énoncent des slogans de plus en plus violents: « Be prepared for the real holocaust », “I Love al-Qaeda”, “Whoever insults a prophet, kill him.”, “Britain you will pay – 7/7 is on its way.”, “Behead those who insult Islam.”, “Free speech go to hell.” (The Sun ) alors que deux responsables de journaux ayant publié les caricatures de journaux sont arrêtés en Jordanie.



Le 5 février, à Beyrouth, quinze mille personnes prennent d’assaut le consulat du Danemark puis s’en prennent à l’eglise Saint-Maron, des Palestiniens armés défilent devant le centre culturel français. Pendant ce temps, le MRAP porte plainte contre France-Soir pour la caricature représentant le pédophile une bombe sur la tête.

Les premiers morts de l’affaire sont décédés dimanche 5 fevrier pendant les manifestations au Liban (un), puis lundi 6 fevrier en Afghanistan (trois) et Somalie (un).
[Je continuerai la série quand il y’aura du nouveau.]

Il me semble essentiel de noter plusieurs points. Tout d’abord, l’interdiction de représenter Mahomet ne constitue un blasphème que pour les musulmans, dont ne sont pas les caricaturistes danois et que même s’ils en faisaient partie, le droit religieux ne doit en aucune manière intervenir à l’encontre des droits fondamentaux. Si Paul veut manger du porc, doit-on lui interdire? Si Elodie ne souhaite pas mettre de voile ou de grillage, doit-on la forcer? Ou la battre?Ou la lapider? Certainement pas. Il en est de même pour les caricatures. A moins que tous les musulmans souhaitent imposer la chariah au dar el harb, débat autant glissant que non pertinent (du moins je l’espère). Ensuite, cette règle ne résulte que d’une interprétation du Coran (contrairement à l’éradication des infidèles au passage) bâtie sur un verset contreversé autant que peu respecté dans les faits puisqu’on retrouve des portraits de Mahomet en particulier en Iran (par exemple une minature datant de 1315 dans Jami Al-Tawarikh, manuscript de Rashid Al-Din ou l’Apocalypse de Mahomet écrit en Afghanistan).

Bref, ce qui choque serait la violence, la forme des représentations en question. On pourrait alors penser que c’est plus la peinture de Mahomet en tueur dont naît la colère. Ce serait ignorer tout de sa peu glorieuse biographie: le prophète a saintement massacré dans toute la péninsule arabique des tribus juives et réprimé religieusement à Médine. Autrement dit, Mahomet est un assassin. Ce à quoi nous pourrions rajouter pédophile si on se réfère au sort peu enviable de Aïsha déflorée à l’âge de neuf ans. Un personnage peu recommandable en vérité. En toute logique, on ne peut reprocher aux dessinateurs de ne peindre que la vérité. Dernière hypothèse que l’on avancera: ces dessins attentent à la dignité envers les musulmans. Ah, voilà une idée qu’elle est bonne. En fait, pas du tout: en vertu de quoi caricaturer un leader, un dieu, un roi ou je ne sais quoi peut être considéré comme une insulte à ses adeptes? Hm? Etrange. Et puis les huluberlus à pancarte réclament le respect de leur vedette du cimetère, non pas que l’on mette fin à cet ignoble racisme atroce typiquement occidental. Il n’ya que les bobos pour imaginer cela. N’oublions pas non plus que dans ce domaines les publications musulmanes ne sont pas les dernières à publier des petits mickeys satyriques ouvertement racistes. Néanmoins, je suis libéral et j’estime que même les racistes ont droit à la parole: bien que le spectacle des boneheads défilant avec des croix celtiques me coûte, instaurer un délit d’opinion n’est pas pour me plaire. J’y reviendrais un peu plus loin. Reste la provocation. A fond: « ça met de l’huile sur le feu », « les dessinateurs savaient à quoi s’attendre », « ce n’est pas bien malin », « il n’y avait pas de raisons pour le faire ». Les trois premières remarques, arguments fallacieux s’il en est, conduisent sans autre forme de procès à « les Résistants n’avaient qu’à ne pas combattre l’occupant s’ils ne veulent pas finir pendus », « les dissidents chinois doivent s’attendre à finir en prison, après tout ils l’ont bien cherché les coquins », « sacré Massoud, il n’a eu que ce qu’il méritait ». La dernière remarque n’a pas plus de valeur: les raisons qui poussent les gens à agir ne présentent aucun interêt si ce n’est pour eux. Seul m’interesse ce que l’on a le droit de faire ou pas. A ce sujet, je reprends justement mes explications sur la liberté d’expression: il n’y a pas à proprement parler d’agression, l’ intégrité ou la proprieté des individus ne sont pas bafouées. En conséquence, l’interdire ou la limiter serait reconnaitre qu’il y’a des crimes sans victimes, une bien curieuse conception du Droit en vérité en totale contradiction avec le bon sens le plus élémentaire. Ainsi, déclarer que « La religion la plus con, c’est quand même l’islam. Quand on lit le Coran, on est effondré… effondré ! » (Houellebeq dans un entretien à Lire, septembre 2001) ne nuit réellement à personne. Si cela n’est pas pour plaire aux musulmans, subissent-ils un préjudice effectif? Evidemment non. De même l’imprécation « Mort aux Juifs » a-t-elle une incidence sur la vie ou la proprieté de qui que ce soit?
C’est au nom de la liberté d’expression que je vais lancer à mon tour quelques phrases blasphématrices dans l’unique but de provoquer, la liberté ne s’usant que si on ne s’en sert pas:

Mahomet est un assassin, un pillard et un pédophile.
L’ islam est une idéologie violente et incohérente. (notez que j’emploie un i minuscule)
L’ imam Ali est un abruti de première.
Dieu n’existe pas et Mahomet n’est pas son prophète.

les caricatures sont dispos ici
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Je vous invite à signer cette pétition en soutien au Jyllands-Posten. cliquez ici

février 6, 2006

Vert de rage Session II- Caricatures.
Le 30 septembre 2005, un journal danois [merci jc durbant pour la coquille ;)], le Jyllands-Posten (150 000 exemplaires par jour) osait publier douze caricatures de Mahomet. Il subit rapidement les pressions des autorités musulmanes du pays, en particulier de la société islamique du Danemark. Comme on le sait, ces caricatures, ou plutôt ces représentations (montrant le prophète pédophile dans des situations qui ne sont pas à son avantage: bombe sur la tête, cimetère à la main, ..) relèvent du blasphème dans la religion islamique. Oui, c’est idiot. Enfin, les religions n’ont jamais cherché à figurer au côté de l’humanisme, de l’individualisme ou du libéralisme dans la bibliothèque de la raison intelligente. Des manifestations ont lieu devant les bureaux du quotidien et deux des dessinateurs recoivent dès mi-octobre des menaces de mort. Le même mois, une dizaine d’ambassadeurs demandent un entretien au premier ministre danois pour qu’il intervienne. Ils ne recevront pas raison. Un groupe terroriste inconnu, les Brigades glorieuses en Europe du Nord menacent alors de commettre des attentats au Danemark. En novembre le Liban et l’Egypte étudient les sanctions pouvant être prises à l’encontre du Danemark tandis que, selon Nawa-i-waqt, un responsable du groupe islamique Jamaat-i-Islami offrait 500 000 roupies pour la tête de chaque dessinateur. Remarquez, ça ne fait que 7150 euros, ça reste négligeable pour des infidèles ayant commis un tel blasphème et l’organisation a démenti. Le Jyllands-Posten fut suivi le 10 janvier 2006 par le magazine norvégien et chrétien Magazinet. Ainsi, fin janvier, le monde musulman commence à grogner, à organiser des manifestations pour protester contre cet outrage ô combien insultant. Pardon, il ne s’agit pas d’un outrage mais d’un blasphème. Oulala, comme ça me fait peur. Dans le goulag gaulois, France-Soir s’offre un coup de pub visant à remonter dans les ventes (qui ont augmenté de 15% depuis au passage) et décide de publier à son tour les douze caricatures dans son édition du premier février.

Le soir même, le président et directeur de la publication du quotidien, Jacques Lefranc était limogé par le propriétaire du titre, le franco-égyptien Raymond Lakah. Le journal aura été interdit dans la plupart des pays arabes par les autorités. Le lendemain, les illuminés palestiniens investissent les locaux de l’UE, profèrent des menaces (pour changer). Ahurissant tant de conneries religieuses. Vous en voulez encore? Le 3 fevrier, des manifestations réunissent des milliers de fascistes verts dans divers pays où la cérémonie de crémation de drapeau connait un franc succès y compris en Angleterre, le Jihad Islamique tire une roquette contre des civils israéliens dans le but de « défendre le prophète » (cher monsieur le Jihadiste, auriez-vous l’obligeance de me préciser le rapport entre des caricatures publiées en Europe et des civils israéliens?). Le 4 fevrier, les ambassades norvégienne, danoise, suédoise et chilienne ( là, on a envie de rire un coup) sont incendiées par la populace à Damas. Rappelons que ceci est synonyme d’une déclaration de guerre à l’encontre de ces pays, d’autant plus que l’implication du régime syrien est certaine. A Londres, les pancartes brandies par des fantômes de femmes enfermées dans leur burkhas énoncent des slogans de plus en plus violents: « Be prepared for the real holocaust », “I Love al-Qaeda”, “Whoever insults a prophet, kill him.”, “Britain you will pay – 7/7 is on its way.”, “Behead those who insult Islam.”, “Free speech go to hell.” (The Sun ) alors que deux responsables de journaux ayant publié les caricatures de journaux sont arrêtés en Jordanie.



Le 5 février, à Beyrouth, quinze mille personnes prennent d’assaut le consulat du Danemark puis s’en prennent à l’eglise Saint-Maron, des Palestiniens armés défilent devant le centre culturel français. Pendant ce temps, le MRAP porte plainte contre France-Soir pour la caricature représentant le pédophile une bombe sur la tête.

Les premiers morts de l’affaire sont décédés dimanche 5 fevrier pendant les manifestations au Liban (un), puis lundi 6 fevrier en Afghanistan (trois) et Somalie (un).
[Je continuerai la série quand il y’aura du nouveau.]

Il me semble essentiel de noter plusieurs points. Tout d’abord, l’interdiction de représenter Mahomet ne constitue un blasphème que pour les musulmans, dont ne sont pas les caricaturistes danois et que même s’ils en faisaient partie, le droit religieux ne doit en aucune manière intervenir à l’encontre des droits fondamentaux. Si Paul veut manger du porc, doit-on lui interdire? Si Elodie ne souhaite pas mettre de voile ou de grillage, doit-on la forcer? Ou la battre?Ou la lapider? Certainement pas. Il en est de même pour les caricatures. A moins que tous les musulmans souhaitent imposer la chariah au dar el harb, débat autant glissant que non pertinent (du moins je l’espère). Ensuite, cette règle ne résulte que d’une interprétation du Coran (contrairement à l’éradication des infidèles au passage) bâtie sur un verset contreversé autant que peu respecté dans les faits puisqu’on retrouve des portraits de Mahomet en particulier en Iran (par exemple une minature datant de 1315 dans Jami Al-Tawarikh, manuscript de Rashid Al-Din ou l’Apocalypse de Mahomet écrit en Afghanistan).

Bref, ce qui choque serait la violence, la forme des représentations en question. On pourrait alors penser que c’est plus la peinture de Mahomet en tueur dont naît la colère. Ce serait ignorer tout de sa peu glorieuse biographie: le prophète a saintement massacré dans toute la péninsule arabique des tribus juives et réprimé religieusement à Médine. Autrement dit, Mahomet est un assassin. Ce à quoi nous pourrions rajouter pédophile si on se réfère au sort peu enviable de Aïsha déflorée à l’âge de neuf ans. Un personnage peu recommandable en vérité. En toute logique, on ne peut reprocher aux dessinateurs de ne peindre que la vérité. Dernière hypothèse que l’on avancera: ces dessins attentent à la dignité envers les musulmans. Ah, voilà une idée qu’elle est bonne. En fait, pas du tout: en vertu de quoi caricaturer un leader, un dieu, un roi ou je ne sais quoi peut être considéré comme une insulte à ses adeptes? Hm? Etrange. Et puis les huluberlus à pancarte réclament le respect de leur vedette du cimetère, non pas que l’on mette fin à cet ignoble racisme atroce typiquement occidental. Il n’ya que les bobos pour imaginer cela. N’oublions pas non plus que dans ce domaines les publications musulmanes ne sont pas les dernières à publier des petits mickeys satyriques ouvertement racistes. Néanmoins, je suis libéral et j’estime que même les racistes ont droit à la parole: bien que le spectacle des boneheads défilant avec des croix celtiques me coûte, instaurer un délit d’opinion n’est pas pour me plaire. J’y reviendrais un peu plus loin. Reste la provocation. A fond: « ça met de l’huile sur le feu », « les dessinateurs savaient à quoi s’attendre », « ce n’est pas bien malin », « il n’y avait pas de raisons pour le faire ». Les trois premières remarques, arguments fallacieux s’il en est, conduisent sans autre forme de procès à « les Résistants n’avaient qu’à ne pas combattre l’occupant s’ils ne veulent pas finir pendus », « les dissidents chinois doivent s’attendre à finir en prison, après tout ils l’ont bien cherché les coquins », « sacré Massoud, il n’a eu que ce qu’il méritait ». La dernière remarque n’a pas plus de valeur: les raisons qui poussent les gens à agir ne présentent aucun interêt si ce n’est pour eux. Seul m’interesse ce que l’on a le droit de faire ou pas. A ce sujet, je reprends justement mes explications sur la liberté d’expression: il n’y a pas à proprement parler d’agression, l’ intégrité ou la proprieté des individus ne sont pas bafouées. En conséquence, l’interdire ou la limiter serait reconnaitre qu’il y’a des crimes sans victimes, une bien curieuse conception du Droit en vérité en totale contradiction avec le bon sens le plus élémentaire. Ainsi, déclarer que « La religion la plus con, c’est quand même l’islam. Quand on lit le Coran, on est effondré… effondré ! » (Houellebeq dans un entretien à Lire, septembre 2001) ne nuit réellement à personne. Si cela n’est pas pour plaire aux musulmans, subissent-ils un préjudice effectif? Evidemment non. De même l’imprécation « Mort aux Juifs » a-t-elle une incidence sur la vie ou la proprieté de qui que ce soit?
C’est au nom de la liberté d’expression que je vais lancer à mon tour quelques phrases blasphématrices dans l’unique but de provoquer, la liberté ne s’usant que si on ne s’en sert pas:

Mahomet est un assassin, un pillard et un pédophile.
L’ islam est une idéologie violente et incohérente. (notez que j’emploie un i minuscule)
L’ imam Ali est un abruti de première.
Dieu n’existe pas et Mahomet n’est pas son prophète.

les caricatures sont dispos ici
http://atheisme.org/mahomet1.jpeg

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Je vous invite à signer cette pétition en soutien au Jyllands-Posten. cliquez ici

février 6, 2006

Vert de rage Session II- Caricatures.
Le 30 septembre 2005, un journal danois [merci jc durbant pour la coquille ;)], le Jyllands-Posten (150 000 exemplaires par jour) osait publier douze caricatures de Mahomet. Il subit rapidement les pressions des autorités musulmanes du pays, en particulier de la société islamique du Danemark. Comme on le sait, ces caricatures, ou plutôt ces représentations (montrant le prophète pédophile dans des situations qui ne sont pas à son avantage: bombe sur la tête, cimetère à la main, ..) relèvent du blasphème dans la religion islamique. Oui, c’est idiot. Enfin, les religions n’ont jamais cherché à figurer au côté de l’humanisme, de l’individualisme ou du libéralisme dans la bibliothèque de la raison intelligente. Des manifestations ont lieu devant les bureaux du quotidien et deux des dessinateurs recoivent dès mi-octobre des menaces de mort. Le même mois, une dizaine d’ambassadeurs demandent un entretien au premier ministre danois pour qu’il intervienne. Ils ne recevront pas raison. Un groupe terroriste inconnu, les Brigades glorieuses en Europe du Nord menacent alors de commettre des attentats au Danemark. En novembre le Liban et l’Egypte étudient les sanctions pouvant être prises à l’encontre du Danemark tandis que, selon Nawa-i-waqt, un responsable du groupe islamique Jamaat-i-Islami offrait 500 000 roupies pour la tête de chaque dessinateur. Remarquez, ça ne fait que 7150 euros, ça reste négligeable pour des infidèles ayant commis un tel blasphème et l’organisation a démenti. Le Jyllands-Posten fut suivi le 10 janvier 2006 par le magazine norvégien et chrétien Magazinet. Ainsi, fin janvier, le monde musulman commence à grogner, à organiser des manifestations pour protester contre cet outrage ô combien insultant. Pardon, il ne s’agit pas d’un outrage mais d’un blasphème. Oulala, comme ça me fait peur. Dans le goulag gaulois, France-Soir s’offre un coup de pub visant à remonter dans les ventes (qui ont augmenté de 15% depuis au passage) et décide de publier à son tour les douze caricatures dans son édition du premier février.

Le soir même, le président et directeur de la publication du quotidien, Jacques Lefranc était limogé par le propriétaire du titre, le franco-égyptien Raymond Lakah. Le journal aura été interdit dans la plupart des pays arabes par les autorités. Le lendemain, les illuminés palestiniens investissent les locaux de l’UE, profèrent des menaces (pour changer). Ahurissant tant de conneries religieuses. Vous en voulez encore? Le 3 fevrier, des manifestations réunissent des milliers de fascistes verts dans divers pays où la cérémonie de crémation de drapeau connait un franc succès y compris en Angleterre, le Jihad Islamique tire une roquette contre des civils israéliens dans le but de « défendre le prophète » (cher monsieur le Jihadiste, auriez-vous l’obligeance de me préciser le rapport entre des caricatures publiées en Europe et des civils israéliens?). Le 4 fevrier, les ambassades norvégienne, danoise, suédoise et chilienne ( là, on a envie de rire un coup) sont incendiées par la populace à Damas. Rappelons que ceci est synonyme d’une déclaration de guerre à l’encontre de ces pays, d’autant plus que l’implication du régime syrien est certaine. A Londres, les pancartes brandies par des fantômes de femmes enfermées dans leur burkhas énoncent des slogans de plus en plus violents: « Be prepared for the real holocaust », “I Love al-Qaeda”, “Whoever insults a prophet, kill him.”, “Britain you will pay – 7/7 is on its way.”, “Behead those who insult Islam.”, “Free speech go to hell.” (The Sun ) alors que deux responsables de journaux ayant publié les caricatures de journaux sont arrêtés en Jordanie.



Le 5 février, à Beyrouth, quinze mille personnes prennent d’assaut le consulat du Danemark puis s’en prennent à l’eglise Saint-Maron, des Palestiniens armés défilent devant le centre culturel français. Pendant ce temps, le MRAP porte plainte contre France-Soir pour la caricature représentant le pédophile une bombe sur la tête.

Les premiers morts de l’affaire sont décédés dimanche 5 fevrier pendant les manifestations au Liban (un), puis lundi 6 fevrier en Afghanistan (trois) et Somalie (un).
[Je continuerai la série quand il y’aura du nouveau.]

Il me semble essentiel de noter plusieurs points. Tout d’abord, l’interdiction de représenter Mahomet ne constitue un blasphème que pour les musulmans, dont ne sont pas les caricaturistes danois et que même s’ils en faisaient partie, le droit religieux ne doit en aucune manière intervenir à l’encontre des droits fondamentaux. Si Paul veut manger du porc, doit-on lui interdire? Si Elodie ne souhaite pas mettre de voile ou de grillage, doit-on la forcer? Ou la battre?Ou la lapider? Certainement pas. Il en est de même pour les caricatures. A moins que tous les musulmans souhaitent imposer la chariah au dar el harb, débat autant glissant que non pertinent (du moins je l’espère). Ensuite, cette règle ne résulte que d’une interprétation du Coran (contrairement à l’éradication des infidèles au passage) bâtie sur un verset contreversé autant que peu respecté dans les faits puisqu’on retrouve des portraits de Mahomet en particulier en Iran (par exemple une minature datant de 1315 dans Jami Al-Tawarikh, manuscript de Rashid Al-Din ou l’Apocalypse de Mahomet écrit en Afghanistan).

Bref, ce qui choque serait la violence, la forme des représentations en question. On pourrait alors penser que c’est plus la peinture de Mahomet en tueur dont naît la colère. Ce serait ignorer tout de sa peu glorieuse biographie: le prophète a saintement massacré dans toute la péninsule arabique des tribus juives et réprimé religieusement à Médine. Autrement dit, Mahomet est un assassin. Ce à quoi nous pourrions rajouter pédophile si on se réfère au sort peu enviable de Aïsha déflorée à l’âge de neuf ans. Un personnage peu recommandable en vérité. En toute logique, on ne peut reprocher aux dessinateurs de ne peindre que la vérité. Dernière hypothèse que l’on avancera: ces dessins attentent à la dignité envers les musulmans. Ah, voilà une idée qu’elle est bonne. En fait, pas du tout: en vertu de quoi caricaturer un leader, un dieu, un roi ou je ne sais quoi peut être considéré comme une insulte à ses adeptes? Hm? Etrange. Et puis les huluberlus à pancarte réclament le respect de leur vedette du cimetère, non pas que l’on mette fin à cet ignoble racisme atroce typiquement occidental. Il n’ya que les bobos pour imaginer cela. N’oublions pas non plus que dans ce domaines les publications musulmanes ne sont pas les dernières à publier des petits mickeys satyriques ouvertement racistes. Néanmoins, je suis libéral et j’estime que même les racistes ont droit à la parole: bien que le spectacle des boneheads défilant avec des croix celtiques me coûte, instaurer un délit d’opinion n’est pas pour me plaire. J’y reviendrais un peu plus loin. Reste la provocation. A fond: « ça met de l’huile sur le feu », « les dessinateurs savaient à quoi s’attendre », « ce n’est pas bien malin », « il n’y avait pas de raisons pour le faire ». Les trois premières remarques, arguments fallacieux s’il en est, conduisent sans autre forme de procès à « les Résistants n’avaient qu’à ne pas combattre l’occupant s’ils ne veulent pas finir pendus », « les dissidents chinois doivent s’attendre à finir en prison, après tout ils l’ont bien cherché les coquins », « sacré Massoud, il n’a eu que ce qu’il méritait ». La dernière remarque n’a pas plus de valeur: les raisons qui poussent les gens à agir ne présentent aucun interêt si ce n’est pour eux. Seul m’interesse ce que l’on a le droit de faire ou pas. A ce sujet, je reprends justement mes explications sur la liberté d’expression: il n’y a pas à proprement parler d’agression, l’ intégrité ou la proprieté des individus ne sont pas bafouées. En conséquence, l’interdire ou la limiter serait reconnaitre qu’il y’a des crimes sans victimes, une bien curieuse conception du Droit en vérité en totale contradiction avec le bon sens le plus élémentaire. Ainsi, déclarer que « La religion la plus con, c’est quand même l’islam. Quand on lit le Coran, on est effondré… effondré ! » (Houellebeq dans un entretien à Lire, septembre 2001) ne nuit réellement à personne. Si cela n’est pas pour plaire aux musulmans, subissent-ils un préjudice effectif? Evidemment non. De même l’imprécation « Mort aux Juifs » a-t-elle une incidence sur la vie ou la proprieté de qui que ce soit?
C’est au nom de la liberté d’expression que je vais lancer à mon tour quelques phrases blasphématrices dans l’unique but de provoquer, la liberté ne s’usant que si on ne s’en sert pas:

Mahomet est un assassin, un pillard et un pédophile.
L’ islam est une idéologie violente et incohérente. (notez que j’emploie un i minuscule)
L’ imam Ali est un abruti de première.
Dieu n’existe pas et Mahomet n’est pas son prophète.

les caricatures sont dispos ici
http://atheisme.org/mahomet1.jpeg

http://atheisme.org/mahomet2.jpg

http://atheisme.org/mahomet3.jpg
http://atheisme.org/mahomet4.jpg
http://atheisme.org/mahomet5.jpg
http://atheisme.org/mahomet6.jpg
http://atheisme.org/mahomet7.jpg
http://atheisme.org/mahomet8.jpg
http://atheisme.org/mahomet9.jpg
http://atheisme.org/mahomet10.jpg
http://atheisme.org/mahomet11.jpg
http://atheisme.org/mahomet12.jpg

Je vous invite à signer cette pétition en soutien au Jyllands-Posten. cliquez ici

Vert de rage Session II- Caricatures. Le 30 septe…

février 6, 2006

Vert de rage Session II- Caricatures.
Le 30 septembre 2005, un journal danois [merci jc durbant pour la coquille ;)], le Jyllands-Posten (150 000 exemplaires par jour) osait publier douze caricatures de Mahomet. Il subit rapidement les pressions des autorités musulmanes du pays, en particulier de la société islamique du Danemark. Comme on le sait, ces caricatures, ou plutôt ces représentations (montrant le prophète pédophile dans des situations qui ne sont pas à son avantage: bombe sur la tête, cimetère à la main, ..) relèvent du blasphème dans la religion islamique. Oui, c’est idiot. Enfin, les religions n’ont jamais cherché à figurer au côté de l’humanisme, de l’individualisme ou du libéralisme dans la bibliothèque de la raison intelligente. Des manifestations ont lieu devant les bureaux du quotidien et deux des dessinateurs recoivent dès mi-octobre des menaces de mort. Le même mois, une dizaine d’ambassadeurs demandent un entretien au premier ministre danois pour qu’il intervienne. Ils ne recevront pas raison. Un groupe terroriste inconnu, les Brigades glorieuses en Europe du Nord menacent alors de commettre des attentats au Danemark. En novembre le Liban et l’Egypte étudient les sanctions pouvant être prises à l’encontre du Danemark tandis que, selon Nawa-i-waqt, un responsable du groupe islamique Jamaat-i-Islami offrait 500 000 roupies pour la tête de chaque dessinateur. Remarquez, ça ne fait que 7150 euros, ça reste négligeable pour des infidèles ayant commis un tel blasphème et l’organisation a démenti. Le Jyllands-Posten fut suivi le 10 janvier 2006 par le magazine norvégien et chrétien Magazinet. Ainsi, fin janvier, le monde musulman commence à grogner, à organiser des manifestations pour protester contre cet outrage ô combien insultant. Pardon, il ne s’agit pas d’un outrage mais d’un blasphème. Oulala, comme ça me fait peur. Dans le goulag gaulois, France-Soir s’offre un coup de pub visant à remonter dans les ventes (qui ont augmenté de 15% depuis au passage) et décide de publier à son tour les douze caricatures dans son édition du premier février.

Le soir même, le président et directeur de la publication du quotidien, Jacques Lefranc était limogé par le propriétaire du titre, le franco-égyptien Raymond Lakah. Le journal aura été interdit dans la plupart des pays arabes par les autorités. Le lendemain, les illuminés palestiniens investissent les locaux de l’UE, profèrent des menaces (pour changer). Ahurissant tant de conneries religieuses. Vous en voulez encore? Le 3 fevrier, des manifestations réunissent des milliers de fascistes verts dans divers pays où la cérémonie de crémation de drapeau connait un franc succès y compris en Angleterre, le Jihad Islamique tire une roquette contre des civils israéliens dans le but de « défendre le prophète » (cher monsieur le Jihadiste, auriez-vous l’obligeance de me préciser le rapport entre des caricatures publiées en Europe et des civils israéliens?). Le 4 fevrier, les ambassades norvégienne, danoise, suédoise et chilienne ( là, on a envie de rire un coup) sont incendiées par la populace à Damas. Rappelons que ceci est synonyme d’une déclaration de guerre à l’encontre de ces pays, d’autant plus que l’implication du régime syrien est certaine. A Londres, les pancartes brandies par des fantômes de femmes enfermées dans leur burkhas énoncent des slogans de plus en plus violents: « Be prepared for the real holocaust », “I Love al-Qaeda”, “Whoever insults a prophet, kill him.”, “Britain you will pay – 7/7 is on its way.”, “Behead those who insult Islam.”, “Free speech go to hell.” (The Sun ) alors que deux responsables de journaux ayant publié les caricatures de journaux sont arrêtés en Jordanie.



Le 5 février, à Beyrouth, quinze mille personnes prennent d’assaut le consulat du Danemark puis s’en prennent à l’eglise Saint-Maron, des Palestiniens armés défilent devant le centre culturel français. Pendant ce temps, le MRAP porte plainte contre France-Soir pour la caricature représentant le pédophile une bombe sur la tête.

Les premiers morts de l’affaire sont décédés dimanche 5 fevrier pendant les manifestations au Liban (un), puis lundi 6 fevrier en Afghanistan (trois) et Somalie (un).
[Je continuerai la série quand il y’aura du nouveau.]

Il me semble essentiel de noter plusieurs points. Tout d’abord, l’interdiction de représenter Mahomet ne constitue un blasphème que pour les musulmans, dont ne sont pas les caricaturistes danois et que même s’ils en faisaient partie, le droit religieux ne doit en aucune manière intervenir à l’encontre des droits fondamentaux. Si Paul veut manger du porc, doit-on lui interdire? Si Elodie ne souhaite pas mettre de voile ou de grillage, doit-on la forcer? Ou la battre?Ou la lapider? Certainement pas. Il en est de même pour les caricatures. A moins que tous les musulmans souhaitent imposer la chariah au dar el harb, débat autant glissant que non pertinent (du moins je l’espère). Ensuite, cette règle ne résulte que d’une interprétation du Coran (contrairement à l’éradication des infidèles au passage) bâtie sur un verset contreversé autant que peu respecté dans les faits puisqu’on retrouve des portraits de Mahomet en particulier en Iran (par exemple une minature datant de 1315 dans Jami Al-Tawarikh, manuscript de Rashid Al-Din ou l’Apocalypse de Mahomet écrit en Afghanistan).

Bref, ce qui choque serait la violence, la forme des représentations en question. On pourrait alors penser que c’est plus la peinture de Mahomet en tueur dont naît la colère. Ce serait ignorer tout de sa peu glorieuse biographie: le prophète a saintement massacré dans toute la péninsule arabique des tribus juives et réprimé religieusement à Médine. Autrement dit, Mahomet est un assassin. Ce à quoi nous pourrions rajouter pédophile si on se réfère au sort peu enviable de Aïsha déflorée à l’âge de neuf ans. Un personnage peu recommandable en vérité. En toute logique, on ne peut reprocher aux dessinateurs de ne peindre que la vérité. Dernière hypothèse que l’on avancera: ces dessins attentent à la dignité envers les musulmans. Ah, voilà une idée qu’elle est bonne. En fait, pas du tout: en vertu de quoi caricaturer un leader, un dieu, un roi ou je ne sais quoi peut être considéré comme une insulte à ses adeptes? Hm? Etrange. Et puis les huluberlus à pancarte réclament le respect de leur vedette du cimetère, non pas que l’on mette fin à cet ignoble racisme atroce typiquement occidental. Il n’ya que les bobos pour imaginer cela. N’oublions pas non plus que dans ce domaines les publications musulmanes ne sont pas les dernières à publier des petits mickeys satyriques ouvertement racistes. Néanmoins, je suis libéral et j’estime que même les racistes ont droit à la parole: bien que le spectacle des boneheads défilant avec des croix celtiques me coûte, instaurer un délit d’opinion n’est pas pour me plaire. J’y reviendrais un peu plus loin. Reste la provocation. A fond: « ça met de l’huile sur le feu », « les dessinateurs savaient à quoi s’attendre », « ce n’est pas bien malin », « il n’y avait pas de raisons pour le faire ». Les trois premières remarques, arguments fallacieux s’il en est, conduisent sans autre forme de procès à « les Résistants n’avaient qu’à ne pas combattre l’occupant s’ils ne veulent pas finir pendus », « les dissidents chinois doivent s’attendre à finir en prison, après tout ils l’ont bien cherché les coquins », « sacré Massoud, il n’a eu que ce qu’il méritait ». La dernière remarque n’a pas plus de valeur: les raisons qui poussent les gens à agir ne présentent aucun interêt si ce n’est pour eux. Seul m’interesse ce que l’on a le droit de faire ou pas. A ce sujet, je reprends justement mes explications sur la liberté d’expression: il n’y a pas à proprement parler d’agression, l’ intégrité ou la proprieté des individus ne sont pas bafouées. En conséquence, l’interdire ou la limiter serait reconnaitre qu’il y’a des crimes sans victimes, une bien curieuse conception du Droit en vérité en totale contradiction avec le bon sens le plus élémentaire. Ainsi, déclarer que « La religion la plus con, c’est quand même l’islam. Quand on lit le Coran, on est effondré… effondré ! » (Houellebeq dans un entretien à Lire, septembre 2001) ne nuit réellement à personne. Si cela n’est pas pour plaire aux musulmans, subissent-ils un préjudice effectif? Evidemment non. De même l’imprécation « Mort aux Juifs » a-t-elle une incidence sur la vie ou la proprieté de qui que ce soit?
C’est au nom de la liberté d’expression que je vais lancer à mon tour quelques phrases blasphématrices dans l’unique but de provoquer, la liberté ne s’usant que si on ne s’en sert pas:

Mahomet est un assassin, un pillard et un pédophile.
L’ islam est une idéologie violente et incohérente. (notez que j’emploie un i minuscule)
L’ imam Ali est un abruti de première.
Dieu n’existe pas et Mahomet n’est pas son prophète.

les caricatures sont dispos ici
http://atheisme.org/mahomet1.jpeg

http://atheisme.org/mahomet2.jpg

http://atheisme.org/mahomet3.jpg
http://atheisme.org/mahomet4.jpg
http://atheisme.org/mahomet5.jpg
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février 6, 2006

Vert de rage Session II- Caricatures.
Le 30 septembre 2005, un journal danois [merci jc durbant pour la coquille ;)], le Jyllands-Posten (150 000 exemplaires par jour) osait publier douze caricatures de Mahomet. Il subit rapidement les pressions des autorités musulmanes du pays, en particulier de la société islamique du Danemark. Comme on le sait, ces caricatures, ou plutôt ces représentations (montrant le prophète pédophile dans des situations qui ne sont pas à son avantage: bombe sur la tête, cimetère à la main, ..) relèvent du blasphème dans la religion islamique. Oui, c’est idiot. Enfin, les religions n’ont jamais cherché à figurer au côté de l’humanisme, de l’individualisme ou du libéralisme dans la bibliothèque de la raison intelligente. Des manifestations ont lieu devant les bureaux du quotidien et deux des dessinateurs recoivent dès mi-octobre des menaces de mort. Le même mois, une dizaine d’ambassadeurs demandent un entretien au premier ministre danois pour qu’il intervienne. Ils ne recevront pas raison. Un groupe terroriste inconnu, les Brigades glorieuses en Europe du Nord menacent alors de commettre des attentats au Danemark. En novembre le Liban et l’Egypte étudient les sanctions pouvant être prises à l’encontre du Danemark tandis que, selon Nawa-i-waqt, un responsable du groupe islamique Jamaat-i-Islami offrait 500 000 roupies pour la tête de chaque dessinateur. Remarquez, ça ne fait que 7150 euros, ça reste négligeable pour des infidèles ayant commis un tel blasphème et l’organisation a démenti. Le Jyllands-Posten fut suivi le 10 janvier 2006 par le magazine norvégien et chrétien Magazinet. Ainsi, fin janvier, le monde musulman commence à grogner, à organiser des manifestations pour protester contre cet outrage ô combien insultant. Pardon, il ne s’agit pas d’un outrage mais d’un blasphème. Oulala, comme ça me fait peur. Dans le goulag gaulois, France-Soir s’offre un coup de pub visant à remonter dans les ventes (qui ont augmenté de 15% depuis au passage) et décide de publier à son tour les douze caricatures dans son édition du premier février.

Le soir même, le président et directeur de la publication du quotidien, Jacques Lefranc était limogé par le propriétaire du titre, le franco-égyptien Raymond Lakah. Le journal aura été interdit dans la plupart des pays arabes par les autorités. Le lendemain, les illuminés palestiniens investissent les locaux de l’UE, profèrent des menaces (pour changer). Ahurissant tant de conneries religieuses. Vous en voulez encore? Le 3 fevrier, des manifestations réunissent des milliers de fascistes verts dans divers pays où la cérémonie de crémation de drapeau connait un franc succès y compris en Angleterre, le Jihad Islamique tire une roquette contre des civils israéliens dans le but de « défendre le prophète » (cher monsieur le Jihadiste, auriez-vous l’obligeance de me préciser le rapport entre des caricatures publiées en Europe et des civils israéliens?). Le 4 fevrier, les ambassades norvégienne, danoise, suédoise et chilienne ( là, on a envie de rire un coup) sont incendiées par la populace à Damas. Rappelons que ceci est synonyme d’une déclaration de guerre à l’encontre de ces pays, d’autant plus que l’implication du régime syrien est certaine. A Londres, les pancartes brandies par des fantômes de femmes enfermées dans leur burkhas énoncent des slogans de plus en plus violents: « Be prepared for the real holocaust », “I Love al-Qaeda”, “Whoever insults a prophet, kill him.”, “Britain you will pay – 7/7 is on its way.”, “Behead those who insult Islam.”, “Free speech go to hell.” (The Sun ) alors que deux responsables de journaux ayant publié les caricatures de journaux sont arrêtés en Jordanie.



Le 5 février, à Beyrouth, quinze mille personnes prennent d’assaut le consulat du Danemark puis s’en prennent à l’eglise Saint-Maron, des Palestiniens armés défilent devant le centre culturel français. Pendant ce temps, le MRAP porte plainte contre France-Soir pour la caricature représentant le pédophile une bombe sur la tête.

Les premiers morts de l’affaire sont décédés dimanche 5 fevrier pendant les manifestations au Liban (un), puis lundi 6 fevrier en Afghanistan (trois) et Somalie (un).
[Je continuerai la série quand il y’aura du nouveau.]

Il me semble essentiel de noter plusieurs points. Tout d’abord, l’interdiction de représenter Mahomet ne constitue un blasphème que pour les musulmans, dont ne sont pas les caricaturistes danois et que même s’ils en faisaient partie, le droit religieux ne doit en aucune manière intervenir à l’encontre des droits fondamentaux. Si Paul veut manger du porc, doit-on lui interdire? Si Elodie ne souhaite pas mettre de voile ou de grillage, doit-on la forcer? Ou la battre?Ou la lapider? Certainement pas. Il en est de même pour les caricatures. A moins que tous les musulmans souhaitent imposer la chariah au dar el harb, débat autant glissant que non pertinent (du moins je l’espère). Ensuite, cette règle ne résulte que d’une interprétation du Coran (contrairement à l’éradication des infidèles au passage) bâtie sur un verset contreversé autant que peu respecté dans les faits puisqu’on retrouve des portraits de Mahomet en particulier en Iran (par exemple une minature datant de 1315 dans Jami Al-Tawarikh, manuscript de Rashid Al-Din ou l’Apocalypse de Mahomet écrit en Afghanistan).

Bref, ce qui choque serait la violence, la forme des représentations en question. On pourrait alors penser que c’est plus la peinture de Mahomet en tueur dont naît la colère. Ce serait ignorer tout de sa peu glorieuse biographie: le prophète a saintement massacré dans toute la péninsule arabique des tribus juives et réprimé religieusement à Médine. Autrement dit, Mahomet est un assassin. Ce à quoi nous pourrions rajouter pédophile si on se réfère au sort peu enviable de Aïsha déflorée à l’âge de neuf ans. Un personnage peu recommandable en vérité. En toute logique, on ne peut reprocher aux dessinateurs de ne peindre que la vérité. Dernière hypothèse que l’on avancera: ces dessins attentent à la dignité envers les musulmans. Ah, voilà une idée qu’elle est bonne. En fait, pas du tout: en vertu de quoi caricaturer un leader, un dieu, un roi ou je ne sais quoi peut être considéré comme une insulte à ses adeptes? Hm? Etrange. Et puis les huluberlus à pancarte réclament le respect de leur vedette du cimetère, non pas que l’on mette fin à cet ignoble racisme atroce typiquement occidental. Il n’ya que les bobos pour imaginer cela. N’oublions pas non plus que dans ce domaines les publications musulmanes ne sont pas les dernières à publier des petits mickeys satyriques ouvertement racistes. Néanmoins, je suis libéral et j’estime que même les racistes ont droit à la parole: bien que le spectacle des boneheads défilant avec des croix celtiques me coûte, instaurer un délit d’opinion n’est pas pour me plaire. J’y reviendrais un peu plus loin. Reste la provocation. A fond: « ça met de l’huile sur le feu », « les dessinateurs savaient à quoi s’attendre », « ce n’est pas bien malin », « il n’y avait pas de raisons pour le faire ». Les trois premières remarques, arguments fallacieux s’il en est, conduisent sans autre forme de procès à « les Résistants n’avaient qu’à ne pas combattre l’occupant s’ils ne veulent pas finir pendus », « les dissidents chinois doivent s’attendre à finir en prison, après tout ils l’ont bien cherché les coquins », « sacré Massoud, il n’a eu que ce qu’il méritait ». La dernière remarque n’a pas plus de valeur: les raisons qui poussent les gens à agir ne présentent aucun interêt si ce n’est pour eux. Seul m’interesse ce que l’on a le droit de faire ou pas. A ce sujet, je reprends justement mes explications sur la liberté d’expression: il n’y a pas à proprement parler d’agression, l’ intégrité ou la proprieté des individus ne sont pas bafouées. En conséquence, l’interdire ou la limiter serait reconnaitre qu’il y’a des crimes sans victimes, une bien curieuse conception du Droit en vérité en totale contradiction avec le bon sens le plus élémentaire. Ainsi, déclarer que « La religion la plus con, c’est quand même l’islam. Quand on lit le Coran, on est effondré… effondré ! » (Houellebeq dans un entretien à Lire, septembre 2001) ne nuit réellement à personne. Si cela n’est pas pour plaire aux musulmans, subissent-ils un préjudice effectif? Evidemment non. De même l’imprécation « Mort aux Juifs » a-t-elle une incidence sur la vie ou la proprieté de qui que ce soit?
C’est au nom de la liberté d’expression que je vais lancer à mon tour quelques phrases blasphématrices dans l’unique but de provoquer, la liberté ne s’usant que si on ne s’en sert pas:

Mahomet est un assassin, un pillard et un pédophile.
L’ islam est une idéologie violente et incohérente. (notez que j’emploie un i minuscule)
L’ imam Ali est un abruti de première.
Dieu n’existe pas et Mahomet n’est pas son prophète.

les caricatures sont dispos ici
http://atheisme.org/mahomet1.jpeg

http://atheisme.org/mahomet2.jpg

http://atheisme.org/mahomet3.jpg
http://atheisme.org/mahomet4.jpg
http://atheisme.org/mahomet5.jpg
http://atheisme.org/mahomet6.jpg
http://atheisme.org/mahomet7.jpg
http://atheisme.org/mahomet8.jpg
http://atheisme.org/mahomet9.jpg
http://atheisme.org/mahomet10.jpg
http://atheisme.org/mahomet11.jpg
http://atheisme.org/mahomet12.jpg

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février 6, 2006

Vert de rage Session II- Caricatures.
Le 30 septembre 2005, un journal danois [merci jc durbant pour la coquille ;)], le Jyllands-Posten (150 000 exemplaires par jour) osait publier douze caricatures de Mahomet. Il subit rapidement les pressions des autorités musulmanes du pays, en particulier de la société islamique du Danemark. Comme on le sait, ces caricatures, ou plutôt ces représentations (montrant le prophète pédophile dans des situations qui ne sont pas à son avantage: bombe sur la tête, cimetère à la main, ..) relèvent du blasphème dans la religion islamique. Oui, c’est idiot. Enfin, les religions n’ont jamais cherché à figurer au côté de l’humanisme, de l’individualisme ou du libéralisme dans la bibliothèque de la raison intelligente. Des manifestations ont lieu devant les bureaux du quotidien et deux des dessinateurs recoivent dès mi-octobre des menaces de mort. Le même mois, une dizaine d’ambassadeurs demandent un entretien au premier ministre danois pour qu’il intervienne. Ils ne recevront pas raison. Un groupe terroriste inconnu, les Brigades glorieuses en Europe du Nord menacent alors de commettre des attentats au Danemark. En novembre le Liban et l’Egypte étudient les sanctions pouvant être prises à l’encontre du Danemark tandis que, selon Nawa-i-waqt, un responsable du groupe islamique Jamaat-i-Islami offrait 500 000 roupies pour la tête de chaque dessinateur. Remarquez, ça ne fait que 7150 euros, ça reste négligeable pour des infidèles ayant commis un tel blasphème et l’organisation a démenti. Le Jyllands-Posten fut suivi le 10 janvier 2006 par le magazine norvégien et chrétien Magazinet. Ainsi, fin janvier, le monde musulman commence à grogner, à organiser des manifestations pour protester contre cet outrage ô combien insultant. Pardon, il ne s’agit pas d’un outrage mais d’un blasphème. Oulala, comme ça me fait peur. Dans le goulag gaulois, France-Soir s’offre un coup de pub visant à remonter dans les ventes (qui ont augmenté de 15% depuis au passage) et décide de publier à son tour les douze caricatures dans son édition du premier février.

Le soir même, le président et directeur de la publication du quotidien, Jacques Lefranc était limogé par le propriétaire du titre, le franco-égyptien Raymond Lakah. Le journal aura été interdit dans la plupart des pays arabes par les autorités. Le lendemain, les illuminés palestiniens investissent les locaux de l’UE, profèrent des menaces (pour changer). Ahurissant tant de conneries religieuses. Vous en voulez encore? Le 3 fevrier, des manifestations réunissent des milliers de fascistes verts dans divers pays où la cérémonie de crémation de drapeau connait un franc succès y compris en Angleterre, le Jihad Islamique tire une roquette contre des civils israéliens dans le but de « défendre le prophète » (cher monsieur le Jihadiste, auriez-vous l’obligeance de me préciser le rapport entre des caricatures publiées en Europe et des civils israéliens?). Le 4 fevrier, les ambassades norvégienne, danoise, suédoise et chilienne ( là, on a envie de rire un coup) sont incendiées par la populace à Damas. Rappelons que ceci est synonyme d’une déclaration de guerre à l’encontre de ces pays, d’autant plus que l’implication du régime syrien est certaine. A Londres, les pancartes brandies par des fantômes de femmes enfermées dans leur burkhas énoncent des slogans de plus en plus violents: « Be prepared for the real holocaust », “I Love al-Qaeda”, “Whoever insults a prophet, kill him.”, “Britain you will pay – 7/7 is on its way.”, “Behead those who insult Islam.”, “Free speech go to hell.” (The Sun ) alors que deux responsables de journaux ayant publié les caricatures de journaux sont arrêtés en Jordanie.



Le 5 février, à Beyrouth, quinze mille personnes prennent d’assaut le consulat du Danemark puis s’en prennent à l’eglise Saint-Maron, des Palestiniens armés défilent devant le centre culturel français. Pendant ce temps, le MRAP porte plainte contre France-Soir pour la caricature représentant le pédophile une bombe sur la tête.

Les premiers morts de l’affaire sont décédés dimanche 5 fevrier pendant les manifestations au Liban (un), puis lundi 6 fevrier en Afghanistan (trois) et Somalie (un).
[Je continuerai la série quand il y’aura du nouveau.]

Il me semble essentiel de noter plusieurs points. Tout d’abord, l’interdiction de représenter Mahomet ne constitue un blasphème que pour les musulmans, dont ne sont pas les caricaturistes danois et que même s’ils en faisaient partie, le droit religieux ne doit en aucune manière intervenir à l’encontre des droits fondamentaux. Si Paul veut manger du porc, doit-on lui interdire? Si Elodie ne souhaite pas mettre de voile ou de grillage, doit-on la forcer? Ou la battre?Ou la lapider? Certainement pas. Il en est de même pour les caricatures. A moins que tous les musulmans souhaitent imposer la chariah au dar el harb, débat autant glissant que non pertinent (du moins je l’espère). Ensuite, cette règle ne résulte que d’une interprétation du Coran (contrairement à l’éradication des infidèles au passage) bâtie sur un verset contreversé autant que peu respecté dans les faits puisqu’on retrouve des portraits de Mahomet en particulier en Iran (par exemple une minature datant de 1315 dans Jami Al-Tawarikh, manuscript de Rashid Al-Din ou l’Apocalypse de Mahomet écrit en Afghanistan).

Bref, ce qui choque serait la violence, la forme des représentations en question. On pourrait alors penser que c’est plus la peinture de Mahomet en tueur dont naît la colère. Ce serait ignorer tout de sa peu glorieuse biographie: le prophète a saintement massacré dans toute la péninsule arabique des tribus juives et réprimé religieusement à Médine. Autrement dit, Mahomet est un assassin. Ce à quoi nous pourrions rajouter pédophile si on se réfère au sort peu enviable de Aïsha déflorée à l’âge de neuf ans. Un personnage peu recommandable en vérité. En toute logique, on ne peut reprocher aux dessinateurs de ne peindre que la vérité. Dernière hypothèse que l’on avancera: ces dessins attentent à la dignité envers les musulmans. Ah, voilà une idée qu’elle est bonne. En fait, pas du tout: en vertu de quoi caricaturer un leader, un dieu, un roi ou je ne sais quoi peut être considéré comme une insulte à ses adeptes? Hm? Etrange. Et puis les huluberlus à pancarte réclament le respect de leur vedette du cimetère, non pas que l’on mette fin à cet ignoble racisme atroce typiquement occidental. Il n’ya que les bobos pour imaginer cela. N’oublions pas non plus que dans ce domaines les publications musulmanes ne sont pas les dernières à publier des petits mickeys satyriques ouvertement racistes. Néanmoins, je suis libéral et j’estime que même les racistes ont droit à la parole: bien que le spectacle des boneheads défilant avec des croix celtiques me coûte, instaurer un délit d’opinion n’est pas pour me plaire. J’y reviendrais un peu plus loin. Reste la provocation. A fond: « ça met de l’huile sur le feu », « les dessinateurs savaient à quoi s’attendre », « ce n’est pas bien malin », « il n’y avait pas de raisons pour le faire ». Les trois premières remarques, arguments fallacieux s’il en est, conduisent sans autre forme de procès à « les Résistants n’avaient qu’à ne pas combattre l’occupant s’ils ne veulent pas finir pendus », « les dissidents chinois doivent s’attendre à finir en prison, après tout ils l’ont bien cherché les coquins », « sacré Massoud, il n’a eu que ce qu’il méritait ». La dernière remarque n’a pas plus de valeur: les raisons qui poussent les gens à agir ne présentent aucun interêt si ce n’est pour eux. Seul m’interesse ce que l’on a le droit de faire ou pas. A ce sujet, je reprends justement mes explications sur la liberté d’expression: il n’y a pas à proprement parler d’agression, l’ intégrité ou la proprieté des individus ne sont pas bafouées. En conséquence, l’interdire ou la limiter serait reconnaitre qu’il y’a des crimes sans victimes, une bien curieuse conception du Droit en vérité en totale contradiction avec le bon sens le plus élémentaire. Ainsi, déclarer que « La religion la plus con, c’est quand même l’islam. Quand on lit le Coran, on est effondré… effondré ! » (Houellebeq dans un entretien à Lire, septembre 2001) ne nuit réellement à personne. Si cela n’est pas pour plaire aux musulmans, subissent-ils un préjudice effectif? Evidemment non. De même l’imprécation « Mort aux Juifs » a-t-elle une incidence sur la vie ou la proprieté de qui que ce soit?
C’est au nom de la liberté d’expression que je vais lancer à mon tour quelques phrases blasphématrices dans l’unique but de provoquer, la liberté ne s’usant que si on ne s’en sert pas:

Mahomet est un assassin, un pillard et un pédophile.
L’ islam est une idéologie violente et incohérente. (notez que j’emploie un i minuscule)
L’ imam Ali est un abruti de première.
Dieu n’existe pas et Mahomet n’est pas son prophète.

les caricatures sont dispos ici
http://atheisme.org/mahomet1.jpeg

http://atheisme.org/mahomet2.jpg

http://atheisme.org/mahomet3.jpg
http://atheisme.org/mahomet4.jpg
http://atheisme.org/mahomet5.jpg
http://atheisme.org/mahomet6.jpg
http://atheisme.org/mahomet7.jpg
http://atheisme.org/mahomet8.jpg
http://atheisme.org/mahomet9.jpg
http://atheisme.org/mahomet10.jpg
http://atheisme.org/mahomet11.jpg
http://atheisme.org/mahomet12.jpg

Je vous invite à signer cette pétition en soutien au Jyllands-Posten. cliquez ici

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