Archive for the ‘Etatisme’ Category

Amazon et surréalisme syndical

novembre 25, 2007

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Aujourd’hui, votre droit à la livraison gratuite est menacé. Le Syndicat de la Librairie Française (SLF) a intenté une action en justice contre Amazon, et contre d’autres libraires sur le Net, visant à nous faire renoncer à la gratuité des frais de port sur les livres. Amazon.fr ne pense pas que cette action aille dans l’intérêt des lecteurs, ni d’ailleurs dans celui des auteurs et écrivains. Aussi allons-nous continuer à défendre vigoureusement votre droit à bénéficier de la livraison gratuite.

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Xavier Garambois
Directeur Général

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Le Camp de la Mort de Tolérance

août 18, 2007

Du socialisme, du sang et des armes (variations sur l’avenir du libéralisme)

août 13, 2007

Je vis les vacances les plus ternes, les plus dénuées d’interêt de mon existence. Ne pouvait me permettre de partir, je me retrouve cloîtré devant mon PC, la connection wi-fi paradoxalement seul fil me reliant à la vie extérieure. Je souffre, mais certainement pas de la solitude, je n’ai aucun goût pour la Cité post-moderne, grouillant de petits bourgeois et de godelureaux dépravés, sicaires populaires de la modestie dans la honte et du jouir. Tout ceci dans une atmosphère de station estivale pour pourceaux d’Epicure. Abject. Non, je rêve tout simplement de grands espaces, à perte de vue, sans quiconque pour souiller la féérie de l’harmonie, de la grandeur et de la séreinité. A la manière d’une toile de Friedrich.
Presque deux mois donc pour acquérir une certitude: On ne sauvera pas le libéralisme en France, ni même la France et nous ne devons plus perdre notre temps pour y parvenir. Après cinquante ans de la Gueuse n°5 (du Coco Chanel, certainement) et d’un Etat gangréné par le socialo-marxisme jusqu’à s’en faire le porte-parole dans les salles de classe et les universités, la chienlit soviétique parvient à ses fins: la mort de l’esprit de liberté. Oh, bien entendu, la stratégie mise en place délibérement par le PCF et la CGT avec la bénédiction de De Gaulle à la sortie de la Seconde Guerre Mondiale semble vaine désormais que l’URSS s’est officiellement effondrée (afin de mieux renaître sous le patronage du tchékiste Poutine). Loin de moi l’idée de vous effrayer outre-mesure mais prenons le temps d’observer en détail la situation qui se présente à nos pupilles innocentes: un Etat tentaculaire, pieuvre mafieuse aux ramifications insoupçonnées, corrompu et autoritaire, des syndicats et activistes qui ont abandonné la lutte des classes pour la « justice sociale »-motif parait-il suffisant pour pousser des agriculteurs écolos au suicide et paralyser un pays quoiqu’un peu vague, je doute que quiconque ne souhaite tant savoir ce qu’il recouvre-, des médias détenus par des trusts et regurgitant la même bienpensance et une classe politique univoque: l’on se doit d’aider les pauvres, faire des sacrifices, redonner du prestige à l’Etat, combiner le social et l’efficacité, développer durablement, le tout dans une ambiance festive, dynamique profondément ancré dans les valeurs républicaines. Naturellement, la gauche ne nous avait pas habitué à autre chose depuis la Révolution mais la dépravation de la droite… Cela ne porte pas de nom. Je n’ose à ce point de mon exposé évoquer la politique étrangère. Mon interêt pour la politique connait deux raisons, le goût pour l’éthique, la méthaphysique et plus encore la crainte des dictatures. Le syndrôme Munich 1938 fait donc figure à mes yeux de prélude à l’horreur des charniers. Néo-conservateur il y’a encore quelques années et ayant grandi sous Mitterand puis Jospin, je ne doutais pas à 17 ans de la responsabilité historique de la gauche, anti-américaine, soutien inconditionnel des bourreaux khmers, des mollahs iraniens et j’espèrais une sortie par la droite du tunnel munichois. J’ignorais tout de la pensée libérale, des turpitudes de la droite gouvernementale et de ce qu’il adviendrait du second quinquennat de Chirac. Sans doute aurais-je pu finir sarkozyste, me rendant aux dîners de l’UMP pour glorifier, genoux à terre, les icônes du Saint Patron et rendre grâce à de pseudos-valeurs pour entrepreneur crasseux ou étudiant en école de commerce: l’ordre, l’autorité, la nation, la république (encore)… J’aurais pu saluer une vente de missiles Milan à un tyran libyen ou je ne sais quelle mesure liberticide prise par ce gouvernement de criminels en puissance. Mais je ne crois plus en la légitimité de l’Etat, je ne crois plus au politique, je ne crois plus en l’altruisme et au sacrifice comme vertus suprêmes, je ne crois avant tout plus au compromis. Plus maintenant. La logique n’en accepte aucun et la liberté encore moins. Oeuvrent dans mon sens les tristes expériences des Lib-dems anglais, du Parti Libéral suisse dont les dirigeants vont jusqu’à ignorer l’existence des libertariens, du Mouvement Réformateur belge « dans le voisinage du PS » dixit Louis Michel ou du projet mort-né d’Alternative Libérale, gonflé au violet flashy, dont l’on ne peut pardonner la main tendue aux sociaux-démocrates jusqu’à rejoindre Bayrou. Aucun ne peut se prévaloir d’une victoire de nos idées ou de la liberté, ni même de la moindre faille dans la matrice socialiste. Tout ceci malgré les mises en garde insistantes des libéraux historiques et libertariens. Comprenons-nous: les libéraux ne pourront jamais remporter quelque bataille politique que ce soit pour une raison évidente: le libéralisme est une philosophie anti-politique. Un libéral ne peut accepter aucun poste, aucune magistrature, aucun cabinet, aucun siège sans se compromettre ni se renier. Et accessoirement diviser, rabaisser la communauté libérale aux yeux de l’opinion publique. L’on ne peut entraver indéfiniment la socialisation inéxorable d’un Etat: l’Humanité sacrifie toujours davantage au Moloch. Par obstination, mysticisme, calcul politique ou stupidité crasse.
Reste à établir une stratégie claire, sans concession ni corruption, sans déni de la réalité. Puisque nous ne pouvons sauver la France, précipitons sa chute. S’abstenir devient dès lors inutile, nous devons voter socialiste, pousser ces ordures à bout, les forcer dans leurs retranchements aussi loin que nous le pourrons. Ceci lors des élections, des sondages d’opinion. Il s’agit de leur accorder notre confiance pour pourrir ce pays délibérement. Fabius ou Mélenchon y parviendront aisément en quelques années, pour peu qu’ils s’adjoignent le parangon du mauvais goût Lang et l’ idiot Montebourg. Enfin, même sans eux, au point où nous en sommes… Quelques années durant lesquelles nous ne relâcherons aucune effort d’activisme, de médiatisation, de publicité, d’agitation, de subversion, sur internet comme ailleurs. En parallèle et discrètement, il convient de se préparer pour la suite des évèments: acquérir des armes, pléthore d’armes, déménager près des frontières et particulièrement près des zones montagneuses. La guerrilla (ainsi ce sera clair pour chacun) s’y avéra indubitablement plus aisée à mener: davantage de caches naturelles, des frontières pour se protéger, des réseaux de contre-bande à organiser (je pense notamment aux armes en vente quasi-libre chez nos amis suisses, et au nombre conséquent de libertariens helvétiques prêts à nous rejoindre)… Montani semper liberi comme le veut la devise du Montana. Naturellement, l’on ne peut rêver d’une reconquista complète. Nous nous contenterons de déclarer indépendants les territoires contrôlés par nos milices. Pas de négociation. Une Révolution à l’Américaine. Des hommes libres contre les Red Coats, des miliciens aux idéaux les plus nobles contre une vermine bestiale. Je ne puis garantir la parfaite réussite d’un tel plan, je le concède volontiers et je ne prétendrais pas que vous n’avez que vos chaînes à perdre. Mais je n’en conçois pas d’autres à l’heure actuelle et les caciques tièdes peuvent bien me hurler leurs anathèmes ou leurs poncifs éculés, nonobstant leur modération et leur respect du processus démocratique, leur avenir est d’ores et déjà condamné. Je ne tiens pas à ce que le mien le soit.

Make Mine Freedom!

mai 3, 2007

Impôts, Famille, Patrie : le programme de Ségol-haine Royal ?

juin 12, 2006

Mercredi 31 Mai se tenait un spectacle pour le moins intéressant : une députée, présidente de région, présidentiable socialiste se laissait aller à des déclarations surprenantes dans la ville de Bondy, jadis haut lieu du brigandage, aujourd’hui territoire privilégié de la racaille-violence .
Jugez-en plutôt ce que propose mademoiselle Ségolène Royal, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, pour lutter contre la délinquance : une « mise sous tutelle des allocations familiales » accompagnée d’ »encadrement à dimension militaire » des jeunes délinquants. Boudiou! Les cris de vierge violée des éléphants péhestiques ou les sarcasmes des paléo-marxistes n’arriveront pas à faire reculer Ségol-haine. Malgré les accusations de sarkozysation du débat, la compagne de François Hollande persiste et signe deux jours plus tard. Et chacun de commenter, comme il se doit, cette soi-disant révolution dans un programme de gauche, des communistes à Carl Lang en passant par Sarkozy, le MRAP et il faut s’émouvoir de ne pas lire un communiqué de l’Amicale des Anciens Chasseurs Charentais dans le canard local. Reconnaissons-le : Royal a eu l’intelligence, sinon ses conseillers, de s’exprimer sur un sujet qui tient au cœur des Français. Est-ce un bon choix pour autant ? Elle risque fort de perdre les voix des bobos caviaristes sans conquérir l’électorat propre à Sarkozy, culturellement « à droite ». Pari risqué à plus d’un titre donc et je ne me prononcerais pas sur ses chances.
Mais Ségolène Royal en tant que femme politique se doit de nous amuser. Le Parisien nous apprend sur son site internet que le deuxième fils du couple Hollande-Royal, Julien, 19 ans, a été interpellé par la police à 3 heures du matin dans la nuit de vendredi à samedi [2-3juin 2006], suite à des bris de luminaires et dégradation de panneaux de signalisation. Malheureusement, le ridicule ne tue plus.
Il n’en reste pas moins que le tintamarre de notre chienlit politique a de quoi étonner plus d’une personne dotée de bon sens. Punir un délinquant n’a rien de choquant, c’est un gage de bonne santé de réagir avec véhémence contre le simili Jihad de la 6T. En revanche, personne ne semble s’émouvoir des autres propositions de la miss Royal, laquelle est en train de rédiger son programme -enfin, de le faire confectionner par les internautes du site http://www.desirsdavenir.org/, vaste (Einstein serait d’avis de considérer que la longueur que l’on donne à un texte est relative à l’ennui qu’il procure) brouillon imbitable-. A l’heure où l’on s’attend à un Damien Dizuit chanter sur les barricades estudiantines « 20 % pour la peur, 20 % pour la haine, 20% pour l’horreur, 20% pour Ségol-Haine « , de quels yeux voir le spécimen d’énarque femelle en question ?
La miss se réclame fréquemment de Tony Blair et soutient activement Michèle Bachelet, figures d’un socialisme soit disant désarchaïquisé. Derrière cet apparent courage ne se cache en réalité que la sociale-démocratie conservatrice, ennemie sournoise de nos libertés. Si l’on peut prendre le parti d’en rire quand on entend de la bouche royale que « Le CDI, c’est le droit – fondamental pour tout être humain – à la sécurité d’un salaire et à la dignité d’un métier. « , mes zygomatiques demeurent au repos le plus morne à la lecture de ce qui suit : opposition au mariage homo, syndicat obligatoire, opposition à la légalisation de la prostitution ( pas de chance, François) et service civique obligatoire. Gageons que la nouvelle kochluche, forte de cette négation de la souveraineté des individus sur leurs corps, rétablisse sous peu l’esclavage statolâtre en bonne et due forme. Là se trouve la finalité du socialisme: sous des prétextes sociaux, planistes écrirait Hayek, asservir l’individu.

La bête

mai 24, 2006

La grande fiction de notre temps consiste à croire que le commerce, l’échange et le respect de la proprieté d’autrui constituent des facteurs deshumanisant alors même qu’ils sont spécifiquement humains et inconnus des autres formes de vie. En revanche, l’animal ne connait que la violence, les violations de ses libertés, le vol, toutes choses que l’on retrouve essentiellement pratiqués par les Etats, et autres criminels anti-libéraux. Imagine-t-on un chien jouer en bourse? Un veau entrepreneur? Des fourmis individualistes? Qui d’autre qu’un homme échange sans violence et librement, simplement guidé par la raison??

Grosses boulettes d’Evo Morales : Le président bol…

janvier 20, 2006

Grosses boulettes d’Evo Morales :
Le président bolivien élu le 19 Décembre sous les couleurs du Movimiento Al Socialismo devrait éviter la consommation de la coca qu’il cultive. L’un des alcaloïdes de la plante bien connu dans le show-biz bobo a attaqué profondément les circonvolutions de l’encéphale de la nouvelle idole de l’alter-mafia grand croisé de la « lutte anti-impérialiste et anti-libérale » . Enième bouffon incapable que présentent les marxistes en Amérique Latine, Morales a acquis sa popularité en défendant les cocaleros puis pour ses positions marxistes sur l’économie (nationalisation des compagnies gazières et pétrolières)Si on le savait proche de l’apprenti-dictateur Chavez, l’illuminé indigéniste (l’un de ses proches Felipe Quispe pratique un racisme latent vis-à-vis des « Blancs » ou des Juifs) ne manque pas de références parmis les ordures internationales. En voyage à la Havane, il salue en Fidel Castro « le maître, le sage » sans pensées pour les dizaines de milliers de victime du leader maximo. Oubliés Jesus Carreras, les Tostadoras, l’exil des Marielitos ou les pelotons d’execution. A Pekin, l’indien rouge proclame son « respect » de Mao (oui, oui, le Mao! ) et sa volonté d’une « alliance politique et idéologique » avec la République Populaire Chinoise. Rappellons que le nombre de mort dont le régime communiste chinois porte la responsabilité s’élève à 65 millions de morts (estimations entre autres de Jean-Louis Margolin).
Alors que les gratte-papiers s’acharnent à vouloir faire passer Mort-à-l’aise pour un modéré, il serait pertinent d’examiner ces déclarations inacceptables, qui plus est venant d’un Chef d’Etat élu par 54% de la population bolivienne.On ne peut tolérer l’apologie de crimes contre l’Humanité. On ne peut croire que ce populiste a sa place à la tête de la Bolivie. On ne peut pas plus imaginer que Morales est un modéré!

Galileo, le piège utilitariste A la fin des a…

janvier 12, 2006

Galileo, le piège utilitariste

A la fin des années 1970, le Department of Defense américain lançait le projet NAV.S.T.A.R-G.P.S, autrement dit le GPS, un système de positionnement par satellite fonctionnant sur le principe de la triangulation grâce à une constellation de 24 satellites. Révolution dans le monde militaire, le GPS n’offrit pendant de nombreuses années qu’une faible précision aux civils (de l’ordre d’un centaine de mètres). En 2000, Bill Clinton permet une amélioration du service pour atteindre une précision de 20 mètres. Tout ceci, je ne vous le cache pas, financé gracieusement par le contribuable américain, qui, comme en France, n’a pas son mot à dire. Quoiqu’ exceptionnel en soit, ce système n’est pas dénué de problèmes : les signaux peuvent être perturbés (par le relief, l’atmosphère, ..), déviés en ricochant sur une surface, et surtout il est placé sous contrôle de l’armée américaine, laquelle a par là même l’opportunité de dégrader les signaux, voire de les couper.
En réaction à l’apparition du GPS, les militaires soviétiques mettent en route le projet GLONASS, qui aurait du s’appeler GRONAZE tellement ses performances tiennent de celles de la Lada.
Ainsi, il était urgent qu’apparaisse un concurrent au GPS en vue de casser le monopole, apporter un meilleur service tout en étant indépendant de la diplomatie ou des intérêts américains. Une organisation que l’on ne connaît pas très bien, usant de sigles ficelles, l’ Union Européenne (payée par vos impôts) s’acoquine alors avec une autre agence l’ESA (un peu long à expliquer mais vous pouvez être certains qu’il y’a quelques centaines d’euros de votre poche dans ce machin) en vue de bâtir…. Galileo. Boum, dans la gueule des Amerloques! Pas moins de trente satellites gravitant autour de 3 orbites différents ça va impressionner le populo, qui, ébloui par la lumière des étoiles n’a pas eu conscience de s’être fait racketté par les racailles fiscales.
A fonctionnement étatique, gestion complexe : l’UE associée, je viens de l’écrire, avec l’ESA fonde Galileo Joint Undertaking (autrement dit une bonne part de votre fric), qui accorde des concessions à deux consortiums iNavSat (EADS, Thales, Inmarsat) et Eurely (Alcatel, Finmeccanica, AENA, Hispasat) valables jusqu’en 2026. Vous suivez ? Je continue. D’autres pays non européens ont aussi signé des accords de participation : la Chine (pas Taïwan, évidemment mais la République Populaire Chinoise), l’Inde, Israël et l’Ukraine, des discussions étant en cours avec une bonne dizaines d’autres pays. Dans ce capharnaüm, on ne sait plus qui fait quoi ou qui paye. Car, vous vous en doutiez, l’addition est salée : environ 3,4 milliards d’euros (je précise environ, les chiffres ayant tendance à prendre de l’altitude de semaines en semaines) dont une grande partie ( à priori un tiers) proviendra de financement publique.
Vous avouerez une chose étrange néanmoins : pour éviter de dépendre de considérations politico-diplomatiques propres au GPS, d’autres Etats rentrent dans le jeu. Autrement dit, le problème n’est pas résolu, il est simplement camouflé : tant que des Etats contrôleront ces systèmes, nous serons à la merci des appétits des puissants rois de ce monde. Enfin, ce que j’en dis, hein…
D’ailleurs, avons-nous réellement besoin de l’Etat pour Galileo? Les fonctionnaires de l’Education Nationale nous ont formé à penser que celui-ci répondrait à tous nos problèmes, et que Galileo étant utile pour tous, il se devait de le financer, mutualisant tous les efforts possibles (dixit l’étatiste). Le journaliste, privilégié du système, rajoutera que les investissements ne peuvent qu’être pris en charge par l’Etat, aucune société privée ne pouvant se permettre des investissements à long terme.
Clouons déjà le bec à l’homme du canard en lui faisant part de quelques découvertes réalisées par le secteur privé : la roue, l’avion, le DVD, la voiture, le chemin de fer, la carte à puce, la voiture hybride, la pile à hydrogène, … Si ces inventions n’ont en effet pas coûtée trois milliards d’euros de développement, il est à noter qu’il est devenu plus aisé de nos jours de trouver des financements, en particulier grâce au système d’actionnariat. Maintenant, passons à votre cher professeur, jadis perché sur les barricades de la Sorbonne et aujourd’hui lecteur assidu du Monde Diplomatique entre deux réunions syndicales : d’une part il n’est pas sûr que tout le monde profite de Galileo (le contraire est même certain) et d’autre part il me semble que l’action de s’accaparer le bien d’une personne sans son consentement porte un nom : le vol. Que ceci soit le fait d’une ou plusieurs personnes n’y change rien, pas plus que son utilité. Rothbard écrivait à ce propos « Un voleur qui justifierait son vol en expliquant comment il a réellement aidé ses victimes et comment ses dépenses ont stimulé le commerce ne convaincrait personne ; mais quand sa théorie revêt l’apparence d’équations keynésiennes et de références édifiantes à « l’effet multiplicateur », elle emporte davantage la conviction, malheureusement. ». Qui plus est, si l’utilité du système n’est plus à démontrer, qu’il y’a des clients potentiels, en bref qu’il est rentable, je ne vois pas pour quelle raison on nous ponctionne. J’avoue volontiers que bâtir une entreprise de toute pièce dans le spatial relève de l’exploit : elles devront sans doute naître de la privatisation des agences existantes.

L’ingérence des Etats relève d’une erreur grossière de jugement économique (résultat de dizaines d’années de keynesianisme utilitariste) sans oublier un souci de propagande pro-Toulouse, pro-Europe et fondamentalement étatiste. Pour autant, je n’imagine pas un instant que mon analyse connaisse un grand succès dans un monde où le vol trouve grâce au yeux de certains s’il peut les servir.

Tunisie, Internet, et la nouvelle campagne des cyb…

octobre 14, 2005

Tunisie, Internet, et la nouvelle campagne des cyber-dissidents « Fock, Yezzi ».

Indépendante depuis 1956, la Tunisie apparaît à première vue comme une jolie petite république démocratique du Maghreb, forte de son rôle dans la lutte mondiale contre l’islamisme.

Hélas, force nous est de constater qu’il en est tout autrement. Si effectivement les dirigeants tunisiens ont bien combattu l’islamisme ( suppression du droit islamique, émancipation des femmes..), le pays n’en est pas pour autant un modèle de respect des droits et libertés individuelles.

En 1987, après le putsch médical du général Zine El-Abidine Ben Ali (en vue de renverser Bourguiba, dont le règne de 29 ans se terminait avec une crise majeure en toile de fond), nombreux sont ceux qui ont cru à un renouveau : fin de la présidence à vie, limitation du mandat présidentiel à trois, reconnaissance de nombreux partis, libéralisation de l’économie.… Cela ne durera pas, les vieux démons ont rapidement repris leurs droits :en 1994, Ben Ali est le seul candidat à sa succession ; en 1999 où deux autres candidats se présentent il est élu à 99,6% (vous avez dit « bizarre » ? comme c’est étrange..); en 2002 il réforme la constitution en vue de pouvoir être élu jusqu’en 2014 ; en 2004, il réalise malgré la candidature de trois opposants 94,48% des suffrages.

Pour assurer son pouvoir et combattre l’opposition, le président tunisien n’a de cesse de bafouer les Droits de l’Homme et en particulier celui d’expression. Les ONG telles que TMG (Groupe d’Observation de la Tunisie) ou Reporter Sans Frontières ont publié des rapports alarmants sur la situation.

Internet n’est pas à l’écart de cette répression sauvage. Il faut savoir que la Tunisie a entrepris depuis le milieu des années 90 une vaste campagne de développement de ce media, en particulier pour des raisons économiques : 500 000 internautes sur 10 millions d’habitants font de ce pays le leader maghrébin en terme d’ utilisateurs. Les fournisseurs d’accès se sont multipliés (une dizaine dont la moitié sont privés) ainsi que les Publinets, des cybercafés publiques.

Les dissidents tunisiens muselés par la censure dans la presse classique ont rapidement investi cet espace de liberté en publiant un grand nombre de sites (dont les fameux Kalima et TUNeZINE).

Malheureusement le pouvoir tunisien a su s’adapter très rapidement à cette nouvelle menace (si, si, parfaitement une menace !), en mettant en place une véritable cyber-police. La mission de celle-ci consiste à bloquer, fermer, répertorier les sites jugés dangereusement subversifs. Les fournisseurs d’accès appartenant tous à des personnes proches du gouvernement (dont la propre fille de Ben Ali) ont pour obligation de signer un contrat stipulant que l’utilisation d’internet doit se limiter « à des fins scientifiques, technologiques, commerciales, strictement en rapport avec les activités des clients ». Autrement dit, un usage plus que restreint. Le simple fait de consulter un site dissident peut vous conduire en prison Les Publinets sont soumis à une surveillance big-brothesque et le gouvernement tunisien a diminué considérablement les autorisations pour ouvrir un cyber-café. En vertu de cette censure démesurée, des centaines de cyber-militants ont été arrêtés par la police. On cite régulièrement le cas de Zouhair Yahyaoui qui, après avoir subi la torture, a donné les codes d’accès à son site.

Les dissidents tunisiens sont contraints de se cacher, d’utiliser des techniques informatiques pour ne pas se faire repérer sur la toile, d’ héberger leur site à l’étranger, voire de s’exiler.

Afin de faire comprendre au général leur ras-le-bol et se rappeler à son bon souvenir, ces gens ont décidé d’entreprendre à l’occasion du Sommet Mondial pour la Société de l’Information une campagne inédite en Tunisie à travers le site yezzi.org : une cyber-manifestation contre le régime sous le slogan « Yezzi, Fock », ce qui signifie en dialecte tunisien « Ca suffit ». Les cyber-manifestants apparaissent pour la plupart le visage caché, craignant la répression.
Si la loi tunisienne n’empêche pas officiellement les manifestations publiques, la police les répriment néanmoins systématiquement au nom de la sécurité.
Néanmoins, le site a été censuré 18 heures après son lancement et il est maintenant hébergé à l’étranger, hors du pouvoir des sbires de Ben Ali.
Imaginer un seul instant que cette contestation pourrait entraîner la chute du régime relèverait de l’illusoire : il s’agit surtout d’exprimer le mécontentement des Tunisiens mais aussi de faire parler d’eux notamment à l’étranger où l’on ignore royalement la situation.

Ayant entendu parler de cette initiative par deux libéraux tunisiens, Mourad Dridi et Neila Charchour Hachicha (du Parti Libéral Méditerranéen), j’ai décidé de les rejoindre dans leur combat en envoyant moi aussi ma photo. Je vous invite à faire de même.

Ben Ali, Fock, !! Yezzi!! Et tant qu’à faire, va pourrir en enfer!

Les Très Egocentriques Citations et Aphorismes de l’Auteur

septembre 17, 2005

.Leur « morale » implique votre sacrifice: vous ne possédez plus qu’en vue de pourvoir leurs entreprises de spoliation, vous devez renoncer à vos valeurs mêmes si elles ne rencontrent pas celles de la pègre. Devient bon… quoi, au juste? Ce que les autres considèrent comme hautement moral. Selon quel critère? Les leurs, ceux de la canaille statolâtre, ceux des gardiens de stalags ou des esclaves volontaires adeptes de Moloch-Baal. Pourquoi? Car vous avez l’outrecuidance de « vivre en société », que vous « profitez du système ». Et inutile alors de geindre que vous payez déjà les biens de consommation ou les services pour en profiter, cela ne revêt aucune importance à leurs yeux: ils vous signifieront que vous ne déboursez pas suffisamment pour expier ( oui, ceux-la même qui dénoncaient les prix excessifs en régime capitaliste) et que pour finir, vous devez vous soumettre à leur volonté. Votre servitude est leur fin.

.Ainsi, car le droit de posséder et porter les armes, loin de rendre les truands plus puissants, relève du droit d’auto-défense, garant efficace de l’ensemble de nos libertés face aux atteintes faites à notre personne ou à notre propriété et ce, que les malfrats soient d’essence individuelle ou institutionnelle, en dépourvoir quiconque s’avère la pire des incitations au crime à son encontre, un risque effroyable que l’on fait courir au nom d’une sacro-sainte et soi-disant « sécurité publique » sans aucune légitimité réelle.

. Le pouvoir au peuple, hurlez-vous? Le pouvoir à personne. Votre peuple n’est qu’un amas de veaux prêts à égorger le moindre Zarathoustra qui osera se dresser contre leur médiocrité et le socialisme rampant. Rien de plus vulgaire que cette masse et
ses idoles monstrueuses, les Moloch-Baal à qui l’on sacrifie les libre-penseurs

.Nous, les insoumis, ne sommes nullement opposés au sexe entre individus consentants mais nous refusons de nous faire sodomiser par des fonctionnaires à la verge ensanglantée, quand bien même certains y trouveraient un certain plaisir.

Le libéralisme se veut une déontologie, une éthique nécéssaire à l’Homme de la même manière que pour un tableau de maître, il est indispensable de disposer d’un cadre et d’une vitre afin que l’oeuvre ne s’abîme pas et continue à briller.

.Gardez-vous bien d’imaginer que le socialisme vous permettra d’obtenir un toit, il n’offrit jamais que quatre murs, sans même une porte pour s’enfuir.

.Si l’on vous explique que le libéralisme voit l’Homme comme une marchandise, rétorquez qu’il s’agit là de l’évidence même et qu’il n’ya nul besoin d’être libéral pour en arriver à cette conclusion. Qu’est-ce qu’une marchandise sinon une proprieté potentiellement soumise au commerce? Rien. Or, le corps de chaque individu lui appartient en propre – par nature, en quelques sorte-. De là découle la liberté de chacun de faire ce qu’il souhaite de son corps: pratiquer un sport, se nourrir, se droguer, se suicider, se louer, se vendre… Alors, oui, à rebours de ce qu’affirme la bien-pensance, l’Homme est bien une marchandise.

.Le révolutionnaire veut changer la donne, le contre-révolutionnaire, le jeu, dixit Nicolàs Gomez Dàvila. Ce à quoi l’on pourrait rajouter que le libéral refuse le principe même d’un jeu abject dont il n’a jamais accepté les règles et où l’on peut perdre et la liberté, et la vie.

.Le progressisme, gangrénant à l’instar des « sciences sociales » la psychologie, vous a appris à considérer toute velléité hors du « bienpensant ultrasocial » grégaire telle une pathologie, voire telle l’étendard du ralliement au « réactionnariat » capitaliste, l’anté-progressisme par définition, celui qui préexistait et qui subsiste, tant bien que mal, pour le détruire.

.Si l’on peut considérer que le « peuple » existe, il serait fallacieux d’imaginer même que ce peuple possède une volonté propre, car constitué de plusieurs individus, sans homogénéité ou égalité parfaite, si l’on excepte les sociétés totalitaires poussées au paroxysme ou les utopies.

.Bâtir une philosophie imbitable de la coercition générale en la présentant comme « populaire »-un terme censé conférer une légitimité fantasmée à ladite coercition-, tel est le rôle revendiqué par les élites intellectuelles de ce pays, dont le renouveau laisse à désirer.

.Combien de fois ai-je entendu, lu, que si le communisme avait connu cet échec cuisant, qu’on ne pouvait l’appliquer, c’est qu’il suppose l’Homme bon! En réalité, rien n’est plus faux: la doctrine marxiste considère l’individu comme une bête, un vulgaire automate, quantité corvéable autant que maléable à mercie. Or, l’esprit de liberté intrasèque à l’être humain conduit celui-ci à la révolte, à l’insurrection contre le pouvoir autoritaire. De là découle l’impossibilité pratique d’un communisme durable.

.La grande fiction de notre temps consiste à croire que le commerce, l’échange et le respect de la proprieté d’autrui constituent des facteurs deshumanisant alors même qu’ils sont spécifiquement humains et inconnus des autres formes de vie. En revanche, l’animal ne connait que la violence, les violations de ses libertés, le vol, toutes choses que l’on retrouve essentiellement pratiqués par les Etats, et autres criminels anti-libéraux. Imagine-t-on un chien jouer en bourse? Un veau entrepreneur? Des fourmis individualistes? Qui d’autre qu’un homme échange sans violence et librement, simplement guidé par la raison??

.Me sacrifier? Plutôt crever!

.Or, qu’est-ce que le libéralisme ? Je l’ai écrit plus haut, il s’agit d’une philosophie du Droit et de la Liberté prônant la primauté de l’individu et de ses droits. Je résumerai les grands principes en quelques notions : la liberté, la propriété privée, la responsabilité, l’isonomie (l’égalité en Droit), le principe de non-agression (prendre «agression» au sens large), en bref un héritage de la pensée humaniste.

.Le communisme promet des lendemains qui chantent, oui, mais bien davantage des requiems que l’Ode à la Joie.

.Lorsque l’une de ces exécrables loques, vermine bolchevik ou canaille anarchiste, arborant fièrement un maillot Che Guevara vous crache au visage qu’il « n’est pas si favorable que cela à la violence gratuite », entendez par là non la voix du pacifisme mais de la violence payante: vous subissez et vous devez fournir à votre maître de quoi vous asservir.

.Comprenons-nous: les libéraux ne pourront jamais remporter quelque bataille politique que ce soit pour une raison évidente: le libéralisme est une philosophie anti-politique. Un libéral ne peut accepter aucun poste, aucune magistrature, aucun cabinet, aucun siège sans se compromettre ni se renier. Et accessoirement diviser, rabaisser la communauté libérale aux yeux de l’opinion publique.

.Dans « grève », il y’a rêve. Et dans « crève, salope rouge », aussi.

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