Archive for the ‘Islam’ Category

Ce fameux Islam "modéré" (Jean-François Revel)

février 3, 2008


Les deux mois qui ont suivi le déclenchement de la guerre islamo-terroriste contre la démocratie en général et les Etats-Unis en particulier auront été un banc d’essai fort intéressant et révélateur, puisque l’on a vu s’exacerber au cours de cette période les phobies et les mensonges de l’anti-américanisme traditionnel et du néototalitarisme.
Le plus épais de ces mensonges consiste, de la part des musulmans, à justifier l’islamo-terroriste en attribuant à l’Amérique une hostilité ancienne et générale à leur encontre. Or, dans le passé lointain ou proche, les Etats-Unis ont sans comparaison possible beaucoup moins nui aux pays musulmans que le Royaume-Uni, la France ou la Russie. Ces puissances européennes les ont souvent conquis, occupés, voire opprimés pendant des dizaines d’années et parfois plus d’un siècle. Les Américains n’ont en revanche jamais colonisé de pays musulman. Ils ne sont pas davantage hostiles à l’Islam en tant que tel aujourd’hui. Tout au contraire, leurs interventions en Somalie, en Bosnie, au Kosovo, de même que leurs pressions sur le gouvernement macédonien ont eu ou ont pour objet de défendre des minorités islamiques. J’ai rappelé plus haut qu’ils ne sont pas non plus la cause historique de l’émergence d’Israël, due à l’antisémitisme des Européens. La coalition de vingt-huit pays à laquelle ils ont fourni l’essentiel de sa force militaire contre l’armée irakienne en 1991 ne visait pas Saddam Hussein en tant que musulman, elle le visait en tant qu’agresseur. Cette coalition fut d’ailleurs formée à la demande de l’Arabie Séoudite, inquiète de la menace que représentait pour elle et pour tous les émirats le dictateur de Bagdad. On peut donc souligner qu’en l’occurence les Etats-Unis et leurs alliés ont défendu, là encore, un petit pays musulman, puisque l’Irak est en théorie laïc et puisque Saddam massacre volontiers à l’arme chimique les chiites du sud de son pays et les Kurdes du nord, eux aussi musulmans. Il est donc curieux que les musulmans américanophobes ne voient aucun inconvénient à ce que l’Irak, dont la population est majoritairement musulmane, attaque d’autres musulmans, l’Iran d’abord en 1981, puis le Koweït en 1990, selon les procédés de l’impérialisme belliciste le plus primitif. Aussi bien, en Algérie, depuis 1990, ce sont des musulmans qui massacrent d’autres musulmans. Combien il est étrange que les prétendus défenseurs des peuples musulmans n’en soient nullement scandalisés !
Les musulmans pourraient aussi éventuellement se rappeler qu’en 1956 ce sont les Etats-Unis qui ont arrêté l’offensive militaire anglo-franco-israélienne contre l’Egypte, dite « expédition de Suez ».
Un deuxième mensonge a été cultivé après le 11 septembre 2001, c’est le mythe d’un islam tolérant et modéré. Ce mythe est partagé en deux volets. Le premier relève de l’histoire des religions et de l’exégèse des textes sacrés. C’est l’affirmation selon laquelle le Coran enseignerait la tolérance et ne contiendrait aucun verset autorisant la violence l’usage de la violence contre les non-musulmans ou contre les apostats. Malheureusement, cette légende lénifiante ne résiste pas au plus sommaire examen du Livre saint de l’islam, qui fourmille, au contraire, de passaes faisant obligation aux croyants d’exterminer les infidèles. Dans les discussions à ce sujet, ravivées de plus belle après les attentats, de nombreux commentateurs rappelèrent cette vérité, en citant force versets l’illustrant et la démontrant sans contestation possible. Je citerai, entre autress, le livre de Jacques Rollet, Religion et Politique (1) ou encore l’article de Ibn Warraq, « L’Islam, une idéologie totalitaire » (2). Ibn Warraq est un Indo-Pakistanais, auteur d’un livre retentissant intitulé Pourquoi je ne suis pas musulman (3). Depuis la publication de son livre, il doit vivre caché (comme, depuis 1989, Salman Rushdie, l’auteur des Versets sataniques, ou la Bangladaise Taslima Nasreen, qui osa protester, en 1993, contre la condition des femmes en pays d’islam). Repéré, Ibn Warraq se ferait abattre par ses infiniments tolérants ex-coreligionnaires. Il transcrit un chapelet édifiant de sourates coraniques, par exemple celle-ci (sourate IV, verset 76): « Tuez les idolâtres partout ou vous les trouverez. » C’est d’ailleurs le pieux devoir que n’ont pas manqué d’accomplir les bons musulmans barbus qui, le dimanche 28 octobre 2001, à Bahawalpur, au Pakistan, firent irruption avec des mitraillettes dans un temple protestant où se déroulait l’office, tuèrent le pasteur et seize fidèles (quatre enfants, sept femmes et cinq hommes) auxquels s’ajoutèrent plusieurs dizaines de blessés graes, dont une fillette de deux ans. Il y’a, noyés parmis cent quarante millions de musulmans, environ deux milions de chrétiens pakistanais, catholiques ou protestants, qui ne peuvent évidemment être, ni de près ni de loin, fautifs des méfaits que les fous d’Allah imputent à l’Occident. C’est donc bien et uniquement en qualité d’infidèles que ces victimes innocentes ont été assassinées. D’ailleurs, Ben Laden venait de lancer le mot d’ordre: « Tuez les chrétiens !  » Il a été entendu. Peu après, il a tourné sa prunelle meurtrière contre Kofi Annan, le secrétaire général de l’ONU, qualifié par lui de « criminel ». A propos de « victimes innocentes », il ne m’est pas revenu que la gauche européenne ait versé beaucoup de pleurs sur ces chrétiens pakistanais.
Ce qui dicte la vision du monde des musulmans, c’est que l’humanité entière doit respecter les impératifs de leur religion, alors qu’ils ne doivent eux-mêmes aucun respect aux religions des autres, puisqu’ils deviendraient alors des renégats méritant l’exécution immédiate. La « tolérance » musulmane est à sens unique. Elle est celle que les musulmans exigent pour eux seuls et qu’ils ne déploient jamais envers les autres. Soucieux de se montrer tolérant, le pape a autorisé, encouragé même, l’édification d’une mosquée à Rome, ville où est enterré Saint Pierre. Mais il ne saurait être question de contruire une église à La Mecque, ni nulle part en Arabie Saoudite, sous peine de profaner la terre de Mahomet. En octobre 2001, des voix islamiques, mais aussi occidentales, ne cessèrent d’inviter l’Administration américaine à suspendre les opérations militaires en Afghanistan durant le mois du ramadan, qui allait commencer à la mi-novembre. Guerre ou pas guerre, la décence – disaient les bien-intentionnés – impose certains égards pour les fêtes religieuses de tous. Belle maxime, sauf que les musulmans s’en tiennent pour les seuls exemptés. En 1973, l’Egypte n’a pas hésité à attaquer Israël le jour même du Kippour, la plus importante fête religieuse juive, guerre qui est restée dans l’histoire précisément sous l’appellation la « guerre du Kippour ».
Le deuxième volet du mythe de l’islam tolérant consiste à soutenir hautement que le gros des populations musulmanes désapprouve le terrorisme, et au premier rang l’immense majorité des musulmans résidents ou citoyens des pays démocratiques d’Europe ou d’Amérique. Les muphtis ou recteurs des principales mosquées en Occident se sont fait une spécialité de ces assurances suaves. Après chaque déferlement d’attentats meurtriers, par exemple en France en 1986 et en 1995, ou après la fatwa ordonnant de tuer Salman Rushdie en 1989 ou Taslima Nasreen en 1993 pour « blasphème », ils n’ont pas leurs pareils pour garantir que les communautés religieuses dont ils ont la charge spirituelle sont foncièrement modérées. Dans les milieux politiques et médiatiques, on leur emboîte avec empressement le pas, tant la crainte nous étrangle de passer pour racistes en constatant simplement les faits. Comme le dit encore Ibn Warraq, « la lâcheté des Occidentaux m’effraie autant que les islamistes (4). »
Ainsi, le quotidien Le Parisien-Aujourd’hui, dans son numéro du 12 septembre 2001, publie un reportage sur l’atmosphère de liesse qui a régné durant toute la soirée du 11 dans le XVIIIe arrondissement de Paris, où vit une importante communauté musulmane. « Ben Laden, il va tous vous niquer ! On a commencé par l’Amérique, après ce sera la France. » Tel était le type de propos « modérés » adressés aux passants dont le faciès semblait indiquer qu’ils n’étaient pas maghrébins. Ou encore : « Je vais faire la fête ce soir car je ne vois pas ces actes [les attentats de New York et de Washington] comme une entreprise criminelle. C’est un acte héroïque. Ca va donner une leçon aux Etats-Unis. Vous, les Français, on va tous vous faire sauter. »
Ce reportage du Parisien n’a eu d’équivalent dans aucun autre organe de la presse écrite et fut passé sous silence par la quasi-totalité des médias. En tout cas, auditeur assidu, chaque matin, des diverses revues de presse radiophoniques, je ne l’ai entendu mentionner dans aucune d’entre elles, sauf erreur, ce 12 septembre.
Malgré l’imprécision des statistiques, on considère que la population vivant en France compte entre quatre et cinq millions de musulmans. C’est la communauté musulmane la plus nombreuse d’Europe, suivie, loin derrière, par celles d’Allemagne et de Grande-Bretagne. Si « l’immense majorité » de ces musulmans était modérée, comme le prétendent les muphtis et leurs suiveurs médiatico-politiques, il me semble que cela se verrait un peu plus. Par exemple, après les bombes de 1986 puis de 1995, à Paris, qui tuèrent plusieurs dizaines de Français et en blessèrent bien davantage, il aurait bien pu se trouver, sur quatre millions et demi de musulmans, dont une bonne part avait la nationalité française, quelques milliers de « modérés » pour organiser une manifestation et défiler de la République à la Bastille ou sur la Canebière. Nul n’en a jamais vu l’ombre.
En Espagne, des manifestations rassemblant jusqu’à cent mille personnes ont souvent eu lieu en 2001 pour honnir les assassins de l’ETA militaire. Elles se sont déroulées non seulement dans l’ensemble du pays, mais au Pays basque même, où les manifestants pouvaient craindre des représailles, quoique les partisans des terroristes y fussent effectivement très minoritaires, comme l’ont encore prouvé les élections régionales de novembre 2000.
Si, au rebours, les musulmans modérés en France osent si peu se manifester, la raison n’en serait-elle pas qu’ils savent que ce sont eux les minoritaires au sein de leur communauté et non les extrémistes ? Voilà pourquoi ils sont modérés… avec modération. Il en va de même en Grande-Bretagne, où l’on vit, en 1989, les musulmans, pour la plupart d’origine pakistanaise, se déchaîner pour hurler à la mort contre Salman Rushdie, mais où l’on ne vit aucun d’entre eux protester contre ces cris barbares. Après le 11 septembre, tel porte-parole qualifié des musulmans britanniques, El Misri, définit les attentats contre les World Trade Center comme des actes de « légitime défense ». Tel autre, Omar Bakri Mohammed, lança une fatwa ordonnant de tuer le président du Pakistan, coupable d’avoir pris positionen faveur de George Bush contre Ben Laden (5). Chacun a eu beau tendre l’oreille, personne n’a entendu la moindre foule « modérée » islamo-britannique protester dans les rues contre ces appels au meurtre, parcqu’il n’en existe aucune, pas plus qu’il n’y a de foule « modérée » islamo-française. La notion que « l’immense majorité » des musulmans fixés en Europe serait modérée se révèle n’être qu’un rêve, ce qui fut mis spectaculairement en lumière durant les deux mois qui suivirent les attentats contre les Etats-Unis.

1. Grasset, 2001. Voir les propos de cet auteur dans Le Point du 21 septembre 2001, n°1514.
2. Marianne, 24 septembre 2001.
3. L’Âge d’homme, 1999.
4. Le Figaro Magazine, 6 octobre 2001. Qu’on me permette de renvoyer sur ce point à mon livre Le Regain démocratique, op.cit., chapitre XIIe: « Démocratie islamique ou islamo-terrorisme ? « 
5. Voir « Londres, les forcenés de l’Islam », Le Point, 2 novembre 2001, n° 1520.

Jean-François Revel, in L’Obsession anti-américaine

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Les (brèves) pensées du jour

avril 2, 2007


.Deux nouveaux liens:
Quitter la sécu
Boubouland

.En Iran, peu avares en progressisme spirituel, les Juifs suivent désormais les… enseignements de Jesus. (hat tip Lagrette)

« In obedience to the instructions of Jesus, in the new Iranian year, which has been declared year of national unity and Islamic solidarity, Iranian Jews voice their readiness to defend all national interests of Iranians and to observe the guidelines set by Supreme Leader (Ayatollah Seyed Ali Khamenei) for the sake of strengthening national unity and solidarity in the fight against present-day pharaohs, » the message said.

Nous n’en doutons pas (ou si peu).

.La mansuétude ou la véhémence extrèmes des lois à l’égard de la canaille, de la vermine ne manquent de vous surprendre? N’avez-vous donc pas encore saisis qu’ils agissent ainsi en concurrent protégeant sa part de marché ou compagnon de lutte corporatiste?

Par ailleurs, je suis fier de décerner le MRAP d’or (avec palme de la tolérance) au forum redstar09 dont on saluera la sagacité, la vigilance citoyenne digne de la regrettée Tcheka. Une bienpensance à l’épreuve de la rationnalité.

Pour une Shoah festive et citoyenne

mars 19, 2007

Attention: cette note se veut écrite au second degré. Merci d’adresser vos courriers indignés à dieudonne@nsdap.org

Monsieur le Président,
Mesdames, mesdemoiselles et messieurs les députés,
Mesdames, mesdemoiselles et messieurs les représentants des communautés musulmane, gay, beur, transexuelle, unijambiste et caissière en grande surface,

Lorsque je pris la décision d’intervenir devant vous en ce mois de Brumaire, nombreux parmis mes amis me pressèrent de renoncer, craignant que j’eusse à subir votre sanction par ce présent discours. Je tiens à les rassurer: peu importe. Si le cas se présente le gouvernement dissoudra l’Assemblée et le projet sera adopté par décret, au nom du Peuple (la paix soit sur le Peuple) et pour son bien. Je reprends.
Nul n’ignore depuis la réforme de l’Education Nationale entreprise il y’a de cela une dizaine d’année que les fondements de la France résident dans le socialisme: Egalité, Solidarité, Etat. Telle est la devise de notre République, telle est le cri du Peuple français. Hélas, il pèse sur nous mille dangers, les grèves -à la barbe de l’interdiction que nous avons édictée!- des syndicats félons, le marché noir, la montée en puissance d’une dissidence active à mater dans le sang, à écraser comme l’on écrase un moustique jaune contre un mur et les manoeuvres louches des impérialistes américains à quelques encablures de nos côtes.
Cependant, oui, j’ai confiance dans nos chances de broyer le réactionnariat capitaliste. Pourquoi? L’ensemble de ces phénomènes, de ces menaces ne sont le fait que d’un seul et unique péril auquel la République Populaire Bovéénne se voit confrontée, comme s’y virent confrontée la République Française, l’Etat Français ou nos monarchies: le sionisme, cette engeance biblique, cette méta-idéologie d’Eretz Israel la maudite. Quel est le fond profane du sionisme ? Le besoin pratique, la cupidité. Quel est le culte profane du sioniste ? Le trafic. Quel est son Dieu ? L’argent. Les sionistes se caractèrisent dès lors par des formes déterminées de délit : escroquerie, fausseté, calomnie et, surtout, usure. Il ne s’agit pas d’un simple courant d’idée mais d’une race à éradiquer. On ne guérit pas du sionisme, on le devient par sa mère et on le transmet à ses enfants, par les gènes spécifiques qui expliquent les traits communs physiques que cette canaille partage, tous autant significatifs de son état de déliquescence: le nez excessivement allongé, les cheveux bruns bouclés ou roux, un teint hâlé ou livide, le dos courbé par sa fortune. On pourrait gloser des heures sur le sioniste, sur les réseaux qu’il entretient à travers le monde, aux USA et en Israel, sur ces pseudo-intellectuels sionistes Rand, Finkielkraut, Friedman, et leurs séides complotant contre nous. Pas une décade ou sans-culottides ne passent sans que les exploits de cette vermine ne fasse les grands titres de la presse. « Refus sioniste de la nationalisation des entreprises! », « Un terroriste sioniste abat le directeur du Comité de Salut Public! », « Le sionisme international finance la fronde des blogs! ». Hélas, je ne puis m’adonner des heures à une telle revue. Votre temps est précieux et le mien aussi, comme est précieux le temps d’un de ces glorieux jihadistes palestiniens sur le champs de bataille à Gaza ou Jerusalem. Je lance devant vous et devant le Peuple (la paix soit sur lui), le visage contemplant humblement l’urne où reposent les cendres de José Bové, cet appel: éradiquons le sionisme!
Et je n’entends pas par là « prohibons la méta-idéologie propre au sioniste » mais « éradiquons les sionistes » en marchant main dans la main avec nos frères des Républiques Islamiques d’Iran, d’Irak, de Lybie pour un monde enfin à visage humain. Car la République Populaire Bovéenne ne peut souffrir de ces bacilles tuberculeux, de ces anticorps, nous livrerons le même combat que Pasteur et Koch: l’annihilation absolu de la pègre sioniste.Nous n’avons aucune velléité de jouer les antisionistes sentimentaux, prudes, candides, commettant un attentat ici et un pogrom là. Oui, Sion, écoute! Nos cœurs sont dorénavant remplis d’une détermination inexorable d’attaquer le mal à sa base et de l’extirper de sa racine à ses branches. Pour atteindre notre but, tous les moyens seront justifiés, même une alliance avec le diable. Car notre survie même l’exige, nous demeurerons résolus à achever l’extermination méthodique, industrielle mais toujours festive de la racaille sioniste. République Populaire Bovéenne, ne tremble plus et redresse fièrement la tête! Ne crains plus ton échec, nul sioniste ne pourra désormais entraver ton ascension vers l’Eden prolétarien et les lendemains qui chantent!

Pour la République, pour le Peuple, pour le Socialisme!

février 6, 2006

Vert de rage Session II- Caricatures.
Le 30 septembre 2005, un journal danois [merci jc durbant pour la coquille ;)], le Jyllands-Posten (150 000 exemplaires par jour) osait publier douze caricatures de Mahomet. Il subit rapidement les pressions des autorités musulmanes du pays, en particulier de la société islamique du Danemark. Comme on le sait, ces caricatures, ou plutôt ces représentations (montrant le prophète pédophile dans des situations qui ne sont pas à son avantage: bombe sur la tête, cimetère à la main, ..) relèvent du blasphème dans la religion islamique. Oui, c’est idiot. Enfin, les religions n’ont jamais cherché à figurer au côté de l’humanisme, de l’individualisme ou du libéralisme dans la bibliothèque de la raison intelligente. Des manifestations ont lieu devant les bureaux du quotidien et deux des dessinateurs recoivent dès mi-octobre des menaces de mort. Le même mois, une dizaine d’ambassadeurs demandent un entretien au premier ministre danois pour qu’il intervienne. Ils ne recevront pas raison. Un groupe terroriste inconnu, les Brigades glorieuses en Europe du Nord menacent alors de commettre des attentats au Danemark. En novembre le Liban et l’Egypte étudient les sanctions pouvant être prises à l’encontre du Danemark tandis que, selon Nawa-i-waqt, un responsable du groupe islamique Jamaat-i-Islami offrait 500 000 roupies pour la tête de chaque dessinateur. Remarquez, ça ne fait que 7150 euros, ça reste négligeable pour des infidèles ayant commis un tel blasphème et l’organisation a démenti. Le Jyllands-Posten fut suivi le 10 janvier 2006 par le magazine norvégien et chrétien Magazinet. Ainsi, fin janvier, le monde musulman commence à grogner, à organiser des manifestations pour protester contre cet outrage ô combien insultant. Pardon, il ne s’agit pas d’un outrage mais d’un blasphème. Oulala, comme ça me fait peur. Dans le goulag gaulois, France-Soir s’offre un coup de pub visant à remonter dans les ventes (qui ont augmenté de 15% depuis au passage) et décide de publier à son tour les douze caricatures dans son édition du premier février.

Le soir même, le président et directeur de la publication du quotidien, Jacques Lefranc était limogé par le propriétaire du titre, le franco-égyptien Raymond Lakah. Le journal aura été interdit dans la plupart des pays arabes par les autorités. Le lendemain, les illuminés palestiniens investissent les locaux de l’UE, profèrent des menaces (pour changer). Ahurissant tant de conneries religieuses. Vous en voulez encore? Le 3 fevrier, des manifestations réunissent des milliers de fascistes verts dans divers pays où la cérémonie de crémation de drapeau connait un franc succès y compris en Angleterre, le Jihad Islamique tire une roquette contre des civils israéliens dans le but de « défendre le prophète » (cher monsieur le Jihadiste, auriez-vous l’obligeance de me préciser le rapport entre des caricatures publiées en Europe et des civils israéliens?). Le 4 fevrier, les ambassades norvégienne, danoise, suédoise et chilienne ( là, on a envie de rire un coup) sont incendiées par la populace à Damas. Rappelons que ceci est synonyme d’une déclaration de guerre à l’encontre de ces pays, d’autant plus que l’implication du régime syrien est certaine. A Londres, les pancartes brandies par des fantômes de femmes enfermées dans leur burkhas énoncent des slogans de plus en plus violents: « Be prepared for the real holocaust », “I Love al-Qaeda”, “Whoever insults a prophet, kill him.”, “Britain you will pay – 7/7 is on its way.”, “Behead those who insult Islam.”, “Free speech go to hell.” (The Sun ) alors que deux responsables de journaux ayant publié les caricatures de journaux sont arrêtés en Jordanie.



Le 5 février, à Beyrouth, quinze mille personnes prennent d’assaut le consulat du Danemark puis s’en prennent à l’eglise Saint-Maron, des Palestiniens armés défilent devant le centre culturel français. Pendant ce temps, le MRAP porte plainte contre France-Soir pour la caricature représentant le pédophile une bombe sur la tête.

Les premiers morts de l’affaire sont décédés dimanche 5 fevrier pendant les manifestations au Liban (un), puis lundi 6 fevrier en Afghanistan (trois) et Somalie (un).
[Je continuerai la série quand il y’aura du nouveau.]

Il me semble essentiel de noter plusieurs points. Tout d’abord, l’interdiction de représenter Mahomet ne constitue un blasphème que pour les musulmans, dont ne sont pas les caricaturistes danois et que même s’ils en faisaient partie, le droit religieux ne doit en aucune manière intervenir à l’encontre des droits fondamentaux. Si Paul veut manger du porc, doit-on lui interdire? Si Elodie ne souhaite pas mettre de voile ou de grillage, doit-on la forcer? Ou la battre?Ou la lapider? Certainement pas. Il en est de même pour les caricatures. A moins que tous les musulmans souhaitent imposer la chariah au dar el harb, débat autant glissant que non pertinent (du moins je l’espère). Ensuite, cette règle ne résulte que d’une interprétation du Coran (contrairement à l’éradication des infidèles au passage) bâtie sur un verset contreversé autant que peu respecté dans les faits puisqu’on retrouve des portraits de Mahomet en particulier en Iran (par exemple une minature datant de 1315 dans Jami Al-Tawarikh, manuscript de Rashid Al-Din ou l’Apocalypse de Mahomet écrit en Afghanistan).

Bref, ce qui choque serait la violence, la forme des représentations en question. On pourrait alors penser que c’est plus la peinture de Mahomet en tueur dont naît la colère. Ce serait ignorer tout de sa peu glorieuse biographie: le prophète a saintement massacré dans toute la péninsule arabique des tribus juives et réprimé religieusement à Médine. Autrement dit, Mahomet est un assassin. Ce à quoi nous pourrions rajouter pédophile si on se réfère au sort peu enviable de Aïsha déflorée à l’âge de neuf ans. Un personnage peu recommandable en vérité. En toute logique, on ne peut reprocher aux dessinateurs de ne peindre que la vérité. Dernière hypothèse que l’on avancera: ces dessins attentent à la dignité envers les musulmans. Ah, voilà une idée qu’elle est bonne. En fait, pas du tout: en vertu de quoi caricaturer un leader, un dieu, un roi ou je ne sais quoi peut être considéré comme une insulte à ses adeptes? Hm? Etrange. Et puis les huluberlus à pancarte réclament le respect de leur vedette du cimetère, non pas que l’on mette fin à cet ignoble racisme atroce typiquement occidental. Il n’ya que les bobos pour imaginer cela. N’oublions pas non plus que dans ce domaines les publications musulmanes ne sont pas les dernières à publier des petits mickeys satyriques ouvertement racistes. Néanmoins, je suis libéral et j’estime que même les racistes ont droit à la parole: bien que le spectacle des boneheads défilant avec des croix celtiques me coûte, instaurer un délit d’opinion n’est pas pour me plaire. J’y reviendrais un peu plus loin. Reste la provocation. A fond: « ça met de l’huile sur le feu », « les dessinateurs savaient à quoi s’attendre », « ce n’est pas bien malin », « il n’y avait pas de raisons pour le faire ». Les trois premières remarques, arguments fallacieux s’il en est, conduisent sans autre forme de procès à « les Résistants n’avaient qu’à ne pas combattre l’occupant s’ils ne veulent pas finir pendus », « les dissidents chinois doivent s’attendre à finir en prison, après tout ils l’ont bien cherché les coquins », « sacré Massoud, il n’a eu que ce qu’il méritait ». La dernière remarque n’a pas plus de valeur: les raisons qui poussent les gens à agir ne présentent aucun interêt si ce n’est pour eux. Seul m’interesse ce que l’on a le droit de faire ou pas. A ce sujet, je reprends justement mes explications sur la liberté d’expression: il n’y a pas à proprement parler d’agression, l’ intégrité ou la proprieté des individus ne sont pas bafouées. En conséquence, l’interdire ou la limiter serait reconnaitre qu’il y’a des crimes sans victimes, une bien curieuse conception du Droit en vérité en totale contradiction avec le bon sens le plus élémentaire. Ainsi, déclarer que « La religion la plus con, c’est quand même l’islam. Quand on lit le Coran, on est effondré… effondré ! » (Houellebeq dans un entretien à Lire, septembre 2001) ne nuit réellement à personne. Si cela n’est pas pour plaire aux musulmans, subissent-ils un préjudice effectif? Evidemment non. De même l’imprécation « Mort aux Juifs » a-t-elle une incidence sur la vie ou la proprieté de qui que ce soit?
C’est au nom de la liberté d’expression que je vais lancer à mon tour quelques phrases blasphématrices dans l’unique but de provoquer, la liberté ne s’usant que si on ne s’en sert pas:

Mahomet est un assassin, un pillard et un pédophile.
L’ islam est une idéologie violente et incohérente. (notez que j’emploie un i minuscule)
L’ imam Ali est un abruti de première.
Dieu n’existe pas et Mahomet n’est pas son prophète.

les caricatures sont dispos ici
http://atheisme.org/mahomet1.jpeg

http://atheisme.org/mahomet2.jpg

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Je vous invite à signer cette pétition en soutien au Jyllands-Posten. cliquez ici

février 6, 2006

Vert de rage Session II- Caricatures.
Le 30 septembre 2005, un journal danois [merci jc durbant pour la coquille ;)], le Jyllands-Posten (150 000 exemplaires par jour) osait publier douze caricatures de Mahomet. Il subit rapidement les pressions des autorités musulmanes du pays, en particulier de la société islamique du Danemark. Comme on le sait, ces caricatures, ou plutôt ces représentations (montrant le prophète pédophile dans des situations qui ne sont pas à son avantage: bombe sur la tête, cimetère à la main, ..) relèvent du blasphème dans la religion islamique. Oui, c’est idiot. Enfin, les religions n’ont jamais cherché à figurer au côté de l’humanisme, de l’individualisme ou du libéralisme dans la bibliothèque de la raison intelligente. Des manifestations ont lieu devant les bureaux du quotidien et deux des dessinateurs recoivent dès mi-octobre des menaces de mort. Le même mois, une dizaine d’ambassadeurs demandent un entretien au premier ministre danois pour qu’il intervienne. Ils ne recevront pas raison. Un groupe terroriste inconnu, les Brigades glorieuses en Europe du Nord menacent alors de commettre des attentats au Danemark. En novembre le Liban et l’Egypte étudient les sanctions pouvant être prises à l’encontre du Danemark tandis que, selon Nawa-i-waqt, un responsable du groupe islamique Jamaat-i-Islami offrait 500 000 roupies pour la tête de chaque dessinateur. Remarquez, ça ne fait que 7150 euros, ça reste négligeable pour des infidèles ayant commis un tel blasphème et l’organisation a démenti. Le Jyllands-Posten fut suivi le 10 janvier 2006 par le magazine norvégien et chrétien Magazinet. Ainsi, fin janvier, le monde musulman commence à grogner, à organiser des manifestations pour protester contre cet outrage ô combien insultant. Pardon, il ne s’agit pas d’un outrage mais d’un blasphème. Oulala, comme ça me fait peur. Dans le goulag gaulois, France-Soir s’offre un coup de pub visant à remonter dans les ventes (qui ont augmenté de 15% depuis au passage) et décide de publier à son tour les douze caricatures dans son édition du premier février.

Le soir même, le président et directeur de la publication du quotidien, Jacques Lefranc était limogé par le propriétaire du titre, le franco-égyptien Raymond Lakah. Le journal aura été interdit dans la plupart des pays arabes par les autorités. Le lendemain, les illuminés palestiniens investissent les locaux de l’UE, profèrent des menaces (pour changer). Ahurissant tant de conneries religieuses. Vous en voulez encore? Le 3 fevrier, des manifestations réunissent des milliers de fascistes verts dans divers pays où la cérémonie de crémation de drapeau connait un franc succès y compris en Angleterre, le Jihad Islamique tire une roquette contre des civils israéliens dans le but de « défendre le prophète » (cher monsieur le Jihadiste, auriez-vous l’obligeance de me préciser le rapport entre des caricatures publiées en Europe et des civils israéliens?). Le 4 fevrier, les ambassades norvégienne, danoise, suédoise et chilienne ( là, on a envie de rire un coup) sont incendiées par la populace à Damas. Rappelons que ceci est synonyme d’une déclaration de guerre à l’encontre de ces pays, d’autant plus que l’implication du régime syrien est certaine. A Londres, les pancartes brandies par des fantômes de femmes enfermées dans leur burkhas énoncent des slogans de plus en plus violents: « Be prepared for the real holocaust », “I Love al-Qaeda”, “Whoever insults a prophet, kill him.”, “Britain you will pay – 7/7 is on its way.”, “Behead those who insult Islam.”, “Free speech go to hell.” (The Sun ) alors que deux responsables de journaux ayant publié les caricatures de journaux sont arrêtés en Jordanie.



Le 5 février, à Beyrouth, quinze mille personnes prennent d’assaut le consulat du Danemark puis s’en prennent à l’eglise Saint-Maron, des Palestiniens armés défilent devant le centre culturel français. Pendant ce temps, le MRAP porte plainte contre France-Soir pour la caricature représentant le pédophile une bombe sur la tête.

Les premiers morts de l’affaire sont décédés dimanche 5 fevrier pendant les manifestations au Liban (un), puis lundi 6 fevrier en Afghanistan (trois) et Somalie (un).
[Je continuerai la série quand il y’aura du nouveau.]

Il me semble essentiel de noter plusieurs points. Tout d’abord, l’interdiction de représenter Mahomet ne constitue un blasphème que pour les musulmans, dont ne sont pas les caricaturistes danois et que même s’ils en faisaient partie, le droit religieux ne doit en aucune manière intervenir à l’encontre des droits fondamentaux. Si Paul veut manger du porc, doit-on lui interdire? Si Elodie ne souhaite pas mettre de voile ou de grillage, doit-on la forcer? Ou la battre?Ou la lapider? Certainement pas. Il en est de même pour les caricatures. A moins que tous les musulmans souhaitent imposer la chariah au dar el harb, débat autant glissant que non pertinent (du moins je l’espère). Ensuite, cette règle ne résulte que d’une interprétation du Coran (contrairement à l’éradication des infidèles au passage) bâtie sur un verset contreversé autant que peu respecté dans les faits puisqu’on retrouve des portraits de Mahomet en particulier en Iran (par exemple une minature datant de 1315 dans Jami Al-Tawarikh, manuscript de Rashid Al-Din ou l’Apocalypse de Mahomet écrit en Afghanistan).

Bref, ce qui choque serait la violence, la forme des représentations en question. On pourrait alors penser que c’est plus la peinture de Mahomet en tueur dont naît la colère. Ce serait ignorer tout de sa peu glorieuse biographie: le prophète a saintement massacré dans toute la péninsule arabique des tribus juives et réprimé religieusement à Médine. Autrement dit, Mahomet est un assassin. Ce à quoi nous pourrions rajouter pédophile si on se réfère au sort peu enviable de Aïsha déflorée à l’âge de neuf ans. Un personnage peu recommandable en vérité. En toute logique, on ne peut reprocher aux dessinateurs de ne peindre que la vérité. Dernière hypothèse que l’on avancera: ces dessins attentent à la dignité envers les musulmans. Ah, voilà une idée qu’elle est bonne. En fait, pas du tout: en vertu de quoi caricaturer un leader, un dieu, un roi ou je ne sais quoi peut être considéré comme une insulte à ses adeptes? Hm? Etrange. Et puis les huluberlus à pancarte réclament le respect de leur vedette du cimetère, non pas que l’on mette fin à cet ignoble racisme atroce typiquement occidental. Il n’ya que les bobos pour imaginer cela. N’oublions pas non plus que dans ce domaines les publications musulmanes ne sont pas les dernières à publier des petits mickeys satyriques ouvertement racistes. Néanmoins, je suis libéral et j’estime que même les racistes ont droit à la parole: bien que le spectacle des boneheads défilant avec des croix celtiques me coûte, instaurer un délit d’opinion n’est pas pour me plaire. J’y reviendrais un peu plus loin. Reste la provocation. A fond: « ça met de l’huile sur le feu », « les dessinateurs savaient à quoi s’attendre », « ce n’est pas bien malin », « il n’y avait pas de raisons pour le faire ». Les trois premières remarques, arguments fallacieux s’il en est, conduisent sans autre forme de procès à « les Résistants n’avaient qu’à ne pas combattre l’occupant s’ils ne veulent pas finir pendus », « les dissidents chinois doivent s’attendre à finir en prison, après tout ils l’ont bien cherché les coquins », « sacré Massoud, il n’a eu que ce qu’il méritait ». La dernière remarque n’a pas plus de valeur: les raisons qui poussent les gens à agir ne présentent aucun interêt si ce n’est pour eux. Seul m’interesse ce que l’on a le droit de faire ou pas. A ce sujet, je reprends justement mes explications sur la liberté d’expression: il n’y a pas à proprement parler d’agression, l’ intégrité ou la proprieté des individus ne sont pas bafouées. En conséquence, l’interdire ou la limiter serait reconnaitre qu’il y’a des crimes sans victimes, une bien curieuse conception du Droit en vérité en totale contradiction avec le bon sens le plus élémentaire. Ainsi, déclarer que « La religion la plus con, c’est quand même l’islam. Quand on lit le Coran, on est effondré… effondré ! » (Houellebeq dans un entretien à Lire, septembre 2001) ne nuit réellement à personne. Si cela n’est pas pour plaire aux musulmans, subissent-ils un préjudice effectif? Evidemment non. De même l’imprécation « Mort aux Juifs » a-t-elle une incidence sur la vie ou la proprieté de qui que ce soit?
C’est au nom de la liberté d’expression que je vais lancer à mon tour quelques phrases blasphématrices dans l’unique but de provoquer, la liberté ne s’usant que si on ne s’en sert pas:

Mahomet est un assassin, un pillard et un pédophile.
L’ islam est une idéologie violente et incohérente. (notez que j’emploie un i minuscule)
L’ imam Ali est un abruti de première.
Dieu n’existe pas et Mahomet n’est pas son prophète.

les caricatures sont dispos ici
http://atheisme.org/mahomet1.jpeg

http://atheisme.org/mahomet2.jpg

http://atheisme.org/mahomet3.jpg
http://atheisme.org/mahomet4.jpg
http://atheisme.org/mahomet5.jpg
http://atheisme.org/mahomet6.jpg
http://atheisme.org/mahomet7.jpg
http://atheisme.org/mahomet8.jpg
http://atheisme.org/mahomet9.jpg
http://atheisme.org/mahomet10.jpg
http://atheisme.org/mahomet11.jpg
http://atheisme.org/mahomet12.jpg

Je vous invite à signer cette pétition en soutien au Jyllands-Posten. cliquez ici

février 6, 2006

Vert de rage Session II- Caricatures.
Le 30 septembre 2005, un journal danois [merci jc durbant pour la coquille ;)], le Jyllands-Posten (150 000 exemplaires par jour) osait publier douze caricatures de Mahomet. Il subit rapidement les pressions des autorités musulmanes du pays, en particulier de la société islamique du Danemark. Comme on le sait, ces caricatures, ou plutôt ces représentations (montrant le prophète pédophile dans des situations qui ne sont pas à son avantage: bombe sur la tête, cimetère à la main, ..) relèvent du blasphème dans la religion islamique. Oui, c’est idiot. Enfin, les religions n’ont jamais cherché à figurer au côté de l’humanisme, de l’individualisme ou du libéralisme dans la bibliothèque de la raison intelligente. Des manifestations ont lieu devant les bureaux du quotidien et deux des dessinateurs recoivent dès mi-octobre des menaces de mort. Le même mois, une dizaine d’ambassadeurs demandent un entretien au premier ministre danois pour qu’il intervienne. Ils ne recevront pas raison. Un groupe terroriste inconnu, les Brigades glorieuses en Europe du Nord menacent alors de commettre des attentats au Danemark. En novembre le Liban et l’Egypte étudient les sanctions pouvant être prises à l’encontre du Danemark tandis que, selon Nawa-i-waqt, un responsable du groupe islamique Jamaat-i-Islami offrait 500 000 roupies pour la tête de chaque dessinateur. Remarquez, ça ne fait que 7150 euros, ça reste négligeable pour des infidèles ayant commis un tel blasphème et l’organisation a démenti. Le Jyllands-Posten fut suivi le 10 janvier 2006 par le magazine norvégien et chrétien Magazinet. Ainsi, fin janvier, le monde musulman commence à grogner, à organiser des manifestations pour protester contre cet outrage ô combien insultant. Pardon, il ne s’agit pas d’un outrage mais d’un blasphème. Oulala, comme ça me fait peur. Dans le goulag gaulois, France-Soir s’offre un coup de pub visant à remonter dans les ventes (qui ont augmenté de 15% depuis au passage) et décide de publier à son tour les douze caricatures dans son édition du premier février.

Le soir même, le président et directeur de la publication du quotidien, Jacques Lefranc était limogé par le propriétaire du titre, le franco-égyptien Raymond Lakah. Le journal aura été interdit dans la plupart des pays arabes par les autorités. Le lendemain, les illuminés palestiniens investissent les locaux de l’UE, profèrent des menaces (pour changer). Ahurissant tant de conneries religieuses. Vous en voulez encore? Le 3 fevrier, des manifestations réunissent des milliers de fascistes verts dans divers pays où la cérémonie de crémation de drapeau connait un franc succès y compris en Angleterre, le Jihad Islamique tire une roquette contre des civils israéliens dans le but de « défendre le prophète » (cher monsieur le Jihadiste, auriez-vous l’obligeance de me préciser le rapport entre des caricatures publiées en Europe et des civils israéliens?). Le 4 fevrier, les ambassades norvégienne, danoise, suédoise et chilienne ( là, on a envie de rire un coup) sont incendiées par la populace à Damas. Rappelons que ceci est synonyme d’une déclaration de guerre à l’encontre de ces pays, d’autant plus que l’implication du régime syrien est certaine. A Londres, les pancartes brandies par des fantômes de femmes enfermées dans leur burkhas énoncent des slogans de plus en plus violents: « Be prepared for the real holocaust », “I Love al-Qaeda”, “Whoever insults a prophet, kill him.”, “Britain you will pay – 7/7 is on its way.”, “Behead those who insult Islam.”, “Free speech go to hell.” (The Sun ) alors que deux responsables de journaux ayant publié les caricatures de journaux sont arrêtés en Jordanie.



Le 5 février, à Beyrouth, quinze mille personnes prennent d’assaut le consulat du Danemark puis s’en prennent à l’eglise Saint-Maron, des Palestiniens armés défilent devant le centre culturel français. Pendant ce temps, le MRAP porte plainte contre France-Soir pour la caricature représentant le pédophile une bombe sur la tête.

Les premiers morts de l’affaire sont décédés dimanche 5 fevrier pendant les manifestations au Liban (un), puis lundi 6 fevrier en Afghanistan (trois) et Somalie (un).
[Je continuerai la série quand il y’aura du nouveau.]

Il me semble essentiel de noter plusieurs points. Tout d’abord, l’interdiction de représenter Mahomet ne constitue un blasphème que pour les musulmans, dont ne sont pas les caricaturistes danois et que même s’ils en faisaient partie, le droit religieux ne doit en aucune manière intervenir à l’encontre des droits fondamentaux. Si Paul veut manger du porc, doit-on lui interdire? Si Elodie ne souhaite pas mettre de voile ou de grillage, doit-on la forcer? Ou la battre?Ou la lapider? Certainement pas. Il en est de même pour les caricatures. A moins que tous les musulmans souhaitent imposer la chariah au dar el harb, débat autant glissant que non pertinent (du moins je l’espère). Ensuite, cette règle ne résulte que d’une interprétation du Coran (contrairement à l’éradication des infidèles au passage) bâtie sur un verset contreversé autant que peu respecté dans les faits puisqu’on retrouve des portraits de Mahomet en particulier en Iran (par exemple une minature datant de 1315 dans Jami Al-Tawarikh, manuscript de Rashid Al-Din ou l’Apocalypse de Mahomet écrit en Afghanistan).

Bref, ce qui choque serait la violence, la forme des représentations en question. On pourrait alors penser que c’est plus la peinture de Mahomet en tueur dont naît la colère. Ce serait ignorer tout de sa peu glorieuse biographie: le prophète a saintement massacré dans toute la péninsule arabique des tribus juives et réprimé religieusement à Médine. Autrement dit, Mahomet est un assassin. Ce à quoi nous pourrions rajouter pédophile si on se réfère au sort peu enviable de Aïsha déflorée à l’âge de neuf ans. Un personnage peu recommandable en vérité. En toute logique, on ne peut reprocher aux dessinateurs de ne peindre que la vérité. Dernière hypothèse que l’on avancera: ces dessins attentent à la dignité envers les musulmans. Ah, voilà une idée qu’elle est bonne. En fait, pas du tout: en vertu de quoi caricaturer un leader, un dieu, un roi ou je ne sais quoi peut être considéré comme une insulte à ses adeptes? Hm? Etrange. Et puis les huluberlus à pancarte réclament le respect de leur vedette du cimetère, non pas que l’on mette fin à cet ignoble racisme atroce typiquement occidental. Il n’ya que les bobos pour imaginer cela. N’oublions pas non plus que dans ce domaines les publications musulmanes ne sont pas les dernières à publier des petits mickeys satyriques ouvertement racistes. Néanmoins, je suis libéral et j’estime que même les racistes ont droit à la parole: bien que le spectacle des boneheads défilant avec des croix celtiques me coûte, instaurer un délit d’opinion n’est pas pour me plaire. J’y reviendrais un peu plus loin. Reste la provocation. A fond: « ça met de l’huile sur le feu », « les dessinateurs savaient à quoi s’attendre », « ce n’est pas bien malin », « il n’y avait pas de raisons pour le faire ». Les trois premières remarques, arguments fallacieux s’il en est, conduisent sans autre forme de procès à « les Résistants n’avaient qu’à ne pas combattre l’occupant s’ils ne veulent pas finir pendus », « les dissidents chinois doivent s’attendre à finir en prison, après tout ils l’ont bien cherché les coquins », « sacré Massoud, il n’a eu que ce qu’il méritait ». La dernière remarque n’a pas plus de valeur: les raisons qui poussent les gens à agir ne présentent aucun interêt si ce n’est pour eux. Seul m’interesse ce que l’on a le droit de faire ou pas. A ce sujet, je reprends justement mes explications sur la liberté d’expression: il n’y a pas à proprement parler d’agression, l’ intégrité ou la proprieté des individus ne sont pas bafouées. En conséquence, l’interdire ou la limiter serait reconnaitre qu’il y’a des crimes sans victimes, une bien curieuse conception du Droit en vérité en totale contradiction avec le bon sens le plus élémentaire. Ainsi, déclarer que « La religion la plus con, c’est quand même l’islam. Quand on lit le Coran, on est effondré… effondré ! » (Houellebeq dans un entretien à Lire, septembre 2001) ne nuit réellement à personne. Si cela n’est pas pour plaire aux musulmans, subissent-ils un préjudice effectif? Evidemment non. De même l’imprécation « Mort aux Juifs » a-t-elle une incidence sur la vie ou la proprieté de qui que ce soit?
C’est au nom de la liberté d’expression que je vais lancer à mon tour quelques phrases blasphématrices dans l’unique but de provoquer, la liberté ne s’usant que si on ne s’en sert pas:

Mahomet est un assassin, un pillard et un pédophile.
L’ islam est une idéologie violente et incohérente. (notez que j’emploie un i minuscule)
L’ imam Ali est un abruti de première.
Dieu n’existe pas et Mahomet n’est pas son prophète.

les caricatures sont dispos ici
http://atheisme.org/mahomet1.jpeg

http://atheisme.org/mahomet2.jpg

http://atheisme.org/mahomet3.jpg
http://atheisme.org/mahomet4.jpg
http://atheisme.org/mahomet5.jpg
http://atheisme.org/mahomet6.jpg
http://atheisme.org/mahomet7.jpg
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février 6, 2006

Vert de rage Session II- Caricatures.
Le 30 septembre 2005, un journal danois [merci jc durbant pour la coquille ;)], le Jyllands-Posten (150 000 exemplaires par jour) osait publier douze caricatures de Mahomet. Il subit rapidement les pressions des autorités musulmanes du pays, en particulier de la société islamique du Danemark. Comme on le sait, ces caricatures, ou plutôt ces représentations (montrant le prophète pédophile dans des situations qui ne sont pas à son avantage: bombe sur la tête, cimetère à la main, ..) relèvent du blasphème dans la religion islamique. Oui, c’est idiot. Enfin, les religions n’ont jamais cherché à figurer au côté de l’humanisme, de l’individualisme ou du libéralisme dans la bibliothèque de la raison intelligente. Des manifestations ont lieu devant les bureaux du quotidien et deux des dessinateurs recoivent dès mi-octobre des menaces de mort. Le même mois, une dizaine d’ambassadeurs demandent un entretien au premier ministre danois pour qu’il intervienne. Ils ne recevront pas raison. Un groupe terroriste inconnu, les Brigades glorieuses en Europe du Nord menacent alors de commettre des attentats au Danemark. En novembre le Liban et l’Egypte étudient les sanctions pouvant être prises à l’encontre du Danemark tandis que, selon Nawa-i-waqt, un responsable du groupe islamique Jamaat-i-Islami offrait 500 000 roupies pour la tête de chaque dessinateur. Remarquez, ça ne fait que 7150 euros, ça reste négligeable pour des infidèles ayant commis un tel blasphème et l’organisation a démenti. Le Jyllands-Posten fut suivi le 10 janvier 2006 par le magazine norvégien et chrétien Magazinet. Ainsi, fin janvier, le monde musulman commence à grogner, à organiser des manifestations pour protester contre cet outrage ô combien insultant. Pardon, il ne s’agit pas d’un outrage mais d’un blasphème. Oulala, comme ça me fait peur. Dans le goulag gaulois, France-Soir s’offre un coup de pub visant à remonter dans les ventes (qui ont augmenté de 15% depuis au passage) et décide de publier à son tour les douze caricatures dans son édition du premier février.

Le soir même, le président et directeur de la publication du quotidien, Jacques Lefranc était limogé par le propriétaire du titre, le franco-égyptien Raymond Lakah. Le journal aura été interdit dans la plupart des pays arabes par les autorités. Le lendemain, les illuminés palestiniens investissent les locaux de l’UE, profèrent des menaces (pour changer). Ahurissant tant de conneries religieuses. Vous en voulez encore? Le 3 fevrier, des manifestations réunissent des milliers de fascistes verts dans divers pays où la cérémonie de crémation de drapeau connait un franc succès y compris en Angleterre, le Jihad Islamique tire une roquette contre des civils israéliens dans le but de « défendre le prophète » (cher monsieur le Jihadiste, auriez-vous l’obligeance de me préciser le rapport entre des caricatures publiées en Europe et des civils israéliens?). Le 4 fevrier, les ambassades norvégienne, danoise, suédoise et chilienne ( là, on a envie de rire un coup) sont incendiées par la populace à Damas. Rappelons que ceci est synonyme d’une déclaration de guerre à l’encontre de ces pays, d’autant plus que l’implication du régime syrien est certaine. A Londres, les pancartes brandies par des fantômes de femmes enfermées dans leur burkhas énoncent des slogans de plus en plus violents: « Be prepared for the real holocaust », “I Love al-Qaeda”, “Whoever insults a prophet, kill him.”, “Britain you will pay – 7/7 is on its way.”, “Behead those who insult Islam.”, “Free speech go to hell.” (The Sun ) alors que deux responsables de journaux ayant publié les caricatures de journaux sont arrêtés en Jordanie.



Le 5 février, à Beyrouth, quinze mille personnes prennent d’assaut le consulat du Danemark puis s’en prennent à l’eglise Saint-Maron, des Palestiniens armés défilent devant le centre culturel français. Pendant ce temps, le MRAP porte plainte contre France-Soir pour la caricature représentant le pédophile une bombe sur la tête.

Les premiers morts de l’affaire sont décédés dimanche 5 fevrier pendant les manifestations au Liban (un), puis lundi 6 fevrier en Afghanistan (trois) et Somalie (un).
[Je continuerai la série quand il y’aura du nouveau.]

Il me semble essentiel de noter plusieurs points. Tout d’abord, l’interdiction de représenter Mahomet ne constitue un blasphème que pour les musulmans, dont ne sont pas les caricaturistes danois et que même s’ils en faisaient partie, le droit religieux ne doit en aucune manière intervenir à l’encontre des droits fondamentaux. Si Paul veut manger du porc, doit-on lui interdire? Si Elodie ne souhaite pas mettre de voile ou de grillage, doit-on la forcer? Ou la battre?Ou la lapider? Certainement pas. Il en est de même pour les caricatures. A moins que tous les musulmans souhaitent imposer la chariah au dar el harb, débat autant glissant que non pertinent (du moins je l’espère). Ensuite, cette règle ne résulte que d’une interprétation du Coran (contrairement à l’éradication des infidèles au passage) bâtie sur un verset contreversé autant que peu respecté dans les faits puisqu’on retrouve des portraits de Mahomet en particulier en Iran (par exemple une minature datant de 1315 dans Jami Al-Tawarikh, manuscript de Rashid Al-Din ou l’Apocalypse de Mahomet écrit en Afghanistan).

Bref, ce qui choque serait la violence, la forme des représentations en question. On pourrait alors penser que c’est plus la peinture de Mahomet en tueur dont naît la colère. Ce serait ignorer tout de sa peu glorieuse biographie: le prophète a saintement massacré dans toute la péninsule arabique des tribus juives et réprimé religieusement à Médine. Autrement dit, Mahomet est un assassin. Ce à quoi nous pourrions rajouter pédophile si on se réfère au sort peu enviable de Aïsha déflorée à l’âge de neuf ans. Un personnage peu recommandable en vérité. En toute logique, on ne peut reprocher aux dessinateurs de ne peindre que la vérité. Dernière hypothèse que l’on avancera: ces dessins attentent à la dignité envers les musulmans. Ah, voilà une idée qu’elle est bonne. En fait, pas du tout: en vertu de quoi caricaturer un leader, un dieu, un roi ou je ne sais quoi peut être considéré comme une insulte à ses adeptes? Hm? Etrange. Et puis les huluberlus à pancarte réclament le respect de leur vedette du cimetère, non pas que l’on mette fin à cet ignoble racisme atroce typiquement occidental. Il n’ya que les bobos pour imaginer cela. N’oublions pas non plus que dans ce domaines les publications musulmanes ne sont pas les dernières à publier des petits mickeys satyriques ouvertement racistes. Néanmoins, je suis libéral et j’estime que même les racistes ont droit à la parole: bien que le spectacle des boneheads défilant avec des croix celtiques me coûte, instaurer un délit d’opinion n’est pas pour me plaire. J’y reviendrais un peu plus loin. Reste la provocation. A fond: « ça met de l’huile sur le feu », « les dessinateurs savaient à quoi s’attendre », « ce n’est pas bien malin », « il n’y avait pas de raisons pour le faire ». Les trois premières remarques, arguments fallacieux s’il en est, conduisent sans autre forme de procès à « les Résistants n’avaient qu’à ne pas combattre l’occupant s’ils ne veulent pas finir pendus », « les dissidents chinois doivent s’attendre à finir en prison, après tout ils l’ont bien cherché les coquins », « sacré Massoud, il n’a eu que ce qu’il méritait ». La dernière remarque n’a pas plus de valeur: les raisons qui poussent les gens à agir ne présentent aucun interêt si ce n’est pour eux. Seul m’interesse ce que l’on a le droit de faire ou pas. A ce sujet, je reprends justement mes explications sur la liberté d’expression: il n’y a pas à proprement parler d’agression, l’ intégrité ou la proprieté des individus ne sont pas bafouées. En conséquence, l’interdire ou la limiter serait reconnaitre qu’il y’a des crimes sans victimes, une bien curieuse conception du Droit en vérité en totale contradiction avec le bon sens le plus élémentaire. Ainsi, déclarer que « La religion la plus con, c’est quand même l’islam. Quand on lit le Coran, on est effondré… effondré ! » (Houellebeq dans un entretien à Lire, septembre 2001) ne nuit réellement à personne. Si cela n’est pas pour plaire aux musulmans, subissent-ils un préjudice effectif? Evidemment non. De même l’imprécation « Mort aux Juifs » a-t-elle une incidence sur la vie ou la proprieté de qui que ce soit?
C’est au nom de la liberté d’expression que je vais lancer à mon tour quelques phrases blasphématrices dans l’unique but de provoquer, la liberté ne s’usant que si on ne s’en sert pas:

Mahomet est un assassin, un pillard et un pédophile.
L’ islam est une idéologie violente et incohérente. (notez que j’emploie un i minuscule)
L’ imam Ali est un abruti de première.
Dieu n’existe pas et Mahomet n’est pas son prophète.

les caricatures sont dispos ici
http://atheisme.org/mahomet1.jpeg

http://atheisme.org/mahomet2.jpg

http://atheisme.org/mahomet3.jpg
http://atheisme.org/mahomet4.jpg
http://atheisme.org/mahomet5.jpg
http://atheisme.org/mahomet6.jpg
http://atheisme.org/mahomet7.jpg
http://atheisme.org/mahomet8.jpg
http://atheisme.org/mahomet9.jpg
http://atheisme.org/mahomet10.jpg
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http://atheisme.org/mahomet12.jpg

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février 6, 2006

Vert de rage Session II- Caricatures.
Le 30 septembre 2005, un journal danois [merci jc durbant pour la coquille ;)], le Jyllands-Posten (150 000 exemplaires par jour) osait publier douze caricatures de Mahomet. Il subit rapidement les pressions des autorités musulmanes du pays, en particulier de la société islamique du Danemark. Comme on le sait, ces caricatures, ou plutôt ces représentations (montrant le prophète pédophile dans des situations qui ne sont pas à son avantage: bombe sur la tête, cimetère à la main, ..) relèvent du blasphème dans la religion islamique. Oui, c’est idiot. Enfin, les religions n’ont jamais cherché à figurer au côté de l’humanisme, de l’individualisme ou du libéralisme dans la bibliothèque de la raison intelligente. Des manifestations ont lieu devant les bureaux du quotidien et deux des dessinateurs recoivent dès mi-octobre des menaces de mort. Le même mois, une dizaine d’ambassadeurs demandent un entretien au premier ministre danois pour qu’il intervienne. Ils ne recevront pas raison. Un groupe terroriste inconnu, les Brigades glorieuses en Europe du Nord menacent alors de commettre des attentats au Danemark. En novembre le Liban et l’Egypte étudient les sanctions pouvant être prises à l’encontre du Danemark tandis que, selon Nawa-i-waqt, un responsable du groupe islamique Jamaat-i-Islami offrait 500 000 roupies pour la tête de chaque dessinateur. Remarquez, ça ne fait que 7150 euros, ça reste négligeable pour des infidèles ayant commis un tel blasphème et l’organisation a démenti. Le Jyllands-Posten fut suivi le 10 janvier 2006 par le magazine norvégien et chrétien Magazinet. Ainsi, fin janvier, le monde musulman commence à grogner, à organiser des manifestations pour protester contre cet outrage ô combien insultant. Pardon, il ne s’agit pas d’un outrage mais d’un blasphème. Oulala, comme ça me fait peur. Dans le goulag gaulois, France-Soir s’offre un coup de pub visant à remonter dans les ventes (qui ont augmenté de 15% depuis au passage) et décide de publier à son tour les douze caricatures dans son édition du premier février.

Le soir même, le président et directeur de la publication du quotidien, Jacques Lefranc était limogé par le propriétaire du titre, le franco-égyptien Raymond Lakah. Le journal aura été interdit dans la plupart des pays arabes par les autorités. Le lendemain, les illuminés palestiniens investissent les locaux de l’UE, profèrent des menaces (pour changer). Ahurissant tant de conneries religieuses. Vous en voulez encore? Le 3 fevrier, des manifestations réunissent des milliers de fascistes verts dans divers pays où la cérémonie de crémation de drapeau connait un franc succès y compris en Angleterre, le Jihad Islamique tire une roquette contre des civils israéliens dans le but de « défendre le prophète » (cher monsieur le Jihadiste, auriez-vous l’obligeance de me préciser le rapport entre des caricatures publiées en Europe et des civils israéliens?). Le 4 fevrier, les ambassades norvégienne, danoise, suédoise et chilienne ( là, on a envie de rire un coup) sont incendiées par la populace à Damas. Rappelons que ceci est synonyme d’une déclaration de guerre à l’encontre de ces pays, d’autant plus que l’implication du régime syrien est certaine. A Londres, les pancartes brandies par des fantômes de femmes enfermées dans leur burkhas énoncent des slogans de plus en plus violents: « Be prepared for the real holocaust », “I Love al-Qaeda”, “Whoever insults a prophet, kill him.”, “Britain you will pay – 7/7 is on its way.”, “Behead those who insult Islam.”, “Free speech go to hell.” (The Sun ) alors que deux responsables de journaux ayant publié les caricatures de journaux sont arrêtés en Jordanie.



Le 5 février, à Beyrouth, quinze mille personnes prennent d’assaut le consulat du Danemark puis s’en prennent à l’eglise Saint-Maron, des Palestiniens armés défilent devant le centre culturel français. Pendant ce temps, le MRAP porte plainte contre France-Soir pour la caricature représentant le pédophile une bombe sur la tête.

Les premiers morts de l’affaire sont décédés dimanche 5 fevrier pendant les manifestations au Liban (un), puis lundi 6 fevrier en Afghanistan (trois) et Somalie (un).
[Je continuerai la série quand il y’aura du nouveau.]

Il me semble essentiel de noter plusieurs points. Tout d’abord, l’interdiction de représenter Mahomet ne constitue un blasphème que pour les musulmans, dont ne sont pas les caricaturistes danois et que même s’ils en faisaient partie, le droit religieux ne doit en aucune manière intervenir à l’encontre des droits fondamentaux. Si Paul veut manger du porc, doit-on lui interdire? Si Elodie ne souhaite pas mettre de voile ou de grillage, doit-on la forcer? Ou la battre?Ou la lapider? Certainement pas. Il en est de même pour les caricatures. A moins que tous les musulmans souhaitent imposer la chariah au dar el harb, débat autant glissant que non pertinent (du moins je l’espère). Ensuite, cette règle ne résulte que d’une interprétation du Coran (contrairement à l’éradication des infidèles au passage) bâtie sur un verset contreversé autant que peu respecté dans les faits puisqu’on retrouve des portraits de Mahomet en particulier en Iran (par exemple une minature datant de 1315 dans Jami Al-Tawarikh, manuscript de Rashid Al-Din ou l’Apocalypse de Mahomet écrit en Afghanistan).

Bref, ce qui choque serait la violence, la forme des représentations en question. On pourrait alors penser que c’est plus la peinture de Mahomet en tueur dont naît la colère. Ce serait ignorer tout de sa peu glorieuse biographie: le prophète a saintement massacré dans toute la péninsule arabique des tribus juives et réprimé religieusement à Médine. Autrement dit, Mahomet est un assassin. Ce à quoi nous pourrions rajouter pédophile si on se réfère au sort peu enviable de Aïsha déflorée à l’âge de neuf ans. Un personnage peu recommandable en vérité. En toute logique, on ne peut reprocher aux dessinateurs de ne peindre que la vérité. Dernière hypothèse que l’on avancera: ces dessins attentent à la dignité envers les musulmans. Ah, voilà une idée qu’elle est bonne. En fait, pas du tout: en vertu de quoi caricaturer un leader, un dieu, un roi ou je ne sais quoi peut être considéré comme une insulte à ses adeptes? Hm? Etrange. Et puis les huluberlus à pancarte réclament le respect de leur vedette du cimetère, non pas que l’on mette fin à cet ignoble racisme atroce typiquement occidental. Il n’ya que les bobos pour imaginer cela. N’oublions pas non plus que dans ce domaines les publications musulmanes ne sont pas les dernières à publier des petits mickeys satyriques ouvertement racistes. Néanmoins, je suis libéral et j’estime que même les racistes ont droit à la parole: bien que le spectacle des boneheads défilant avec des croix celtiques me coûte, instaurer un délit d’opinion n’est pas pour me plaire. J’y reviendrais un peu plus loin. Reste la provocation. A fond: « ça met de l’huile sur le feu », « les dessinateurs savaient à quoi s’attendre », « ce n’est pas bien malin », « il n’y avait pas de raisons pour le faire ». Les trois premières remarques, arguments fallacieux s’il en est, conduisent sans autre forme de procès à « les Résistants n’avaient qu’à ne pas combattre l’occupant s’ils ne veulent pas finir pendus », « les dissidents chinois doivent s’attendre à finir en prison, après tout ils l’ont bien cherché les coquins », « sacré Massoud, il n’a eu que ce qu’il méritait ». La dernière remarque n’a pas plus de valeur: les raisons qui poussent les gens à agir ne présentent aucun interêt si ce n’est pour eux. Seul m’interesse ce que l’on a le droit de faire ou pas. A ce sujet, je reprends justement mes explications sur la liberté d’expression: il n’y a pas à proprement parler d’agression, l’ intégrité ou la proprieté des individus ne sont pas bafouées. En conséquence, l’interdire ou la limiter serait reconnaitre qu’il y’a des crimes sans victimes, une bien curieuse conception du Droit en vérité en totale contradiction avec le bon sens le plus élémentaire. Ainsi, déclarer que « La religion la plus con, c’est quand même l’islam. Quand on lit le Coran, on est effondré… effondré ! » (Houellebeq dans un entretien à Lire, septembre 2001) ne nuit réellement à personne. Si cela n’est pas pour plaire aux musulmans, subissent-ils un préjudice effectif? Evidemment non. De même l’imprécation « Mort aux Juifs » a-t-elle une incidence sur la vie ou la proprieté de qui que ce soit?
C’est au nom de la liberté d’expression que je vais lancer à mon tour quelques phrases blasphématrices dans l’unique but de provoquer, la liberté ne s’usant que si on ne s’en sert pas:

Mahomet est un assassin, un pillard et un pédophile.
L’ islam est une idéologie violente et incohérente. (notez que j’emploie un i minuscule)
L’ imam Ali est un abruti de première.
Dieu n’existe pas et Mahomet n’est pas son prophète.

les caricatures sont dispos ici
http://atheisme.org/mahomet1.jpeg

http://atheisme.org/mahomet2.jpg

http://atheisme.org/mahomet3.jpg
http://atheisme.org/mahomet4.jpg
http://atheisme.org/mahomet5.jpg
http://atheisme.org/mahomet6.jpg
http://atheisme.org/mahomet7.jpg
http://atheisme.org/mahomet8.jpg
http://atheisme.org/mahomet9.jpg
http://atheisme.org/mahomet10.jpg
http://atheisme.org/mahomet11.jpg
http://atheisme.org/mahomet12.jpg

Je vous invite à signer cette pétition en soutien au Jyllands-Posten. cliquez ici

Vert de rage Session II- Caricatures. Le 30 septe…

février 6, 2006

Vert de rage Session II- Caricatures.
Le 30 septembre 2005, un journal danois [merci jc durbant pour la coquille ;)], le Jyllands-Posten (150 000 exemplaires par jour) osait publier douze caricatures de Mahomet. Il subit rapidement les pressions des autorités musulmanes du pays, en particulier de la société islamique du Danemark. Comme on le sait, ces caricatures, ou plutôt ces représentations (montrant le prophète pédophile dans des situations qui ne sont pas à son avantage: bombe sur la tête, cimetère à la main, ..) relèvent du blasphème dans la religion islamique. Oui, c’est idiot. Enfin, les religions n’ont jamais cherché à figurer au côté de l’humanisme, de l’individualisme ou du libéralisme dans la bibliothèque de la raison intelligente. Des manifestations ont lieu devant les bureaux du quotidien et deux des dessinateurs recoivent dès mi-octobre des menaces de mort. Le même mois, une dizaine d’ambassadeurs demandent un entretien au premier ministre danois pour qu’il intervienne. Ils ne recevront pas raison. Un groupe terroriste inconnu, les Brigades glorieuses en Europe du Nord menacent alors de commettre des attentats au Danemark. En novembre le Liban et l’Egypte étudient les sanctions pouvant être prises à l’encontre du Danemark tandis que, selon Nawa-i-waqt, un responsable du groupe islamique Jamaat-i-Islami offrait 500 000 roupies pour la tête de chaque dessinateur. Remarquez, ça ne fait que 7150 euros, ça reste négligeable pour des infidèles ayant commis un tel blasphème et l’organisation a démenti. Le Jyllands-Posten fut suivi le 10 janvier 2006 par le magazine norvégien et chrétien Magazinet. Ainsi, fin janvier, le monde musulman commence à grogner, à organiser des manifestations pour protester contre cet outrage ô combien insultant. Pardon, il ne s’agit pas d’un outrage mais d’un blasphème. Oulala, comme ça me fait peur. Dans le goulag gaulois, France-Soir s’offre un coup de pub visant à remonter dans les ventes (qui ont augmenté de 15% depuis au passage) et décide de publier à son tour les douze caricatures dans son édition du premier février.

Le soir même, le président et directeur de la publication du quotidien, Jacques Lefranc était limogé par le propriétaire du titre, le franco-égyptien Raymond Lakah. Le journal aura été interdit dans la plupart des pays arabes par les autorités. Le lendemain, les illuminés palestiniens investissent les locaux de l’UE, profèrent des menaces (pour changer). Ahurissant tant de conneries religieuses. Vous en voulez encore? Le 3 fevrier, des manifestations réunissent des milliers de fascistes verts dans divers pays où la cérémonie de crémation de drapeau connait un franc succès y compris en Angleterre, le Jihad Islamique tire une roquette contre des civils israéliens dans le but de « défendre le prophète » (cher monsieur le Jihadiste, auriez-vous l’obligeance de me préciser le rapport entre des caricatures publiées en Europe et des civils israéliens?). Le 4 fevrier, les ambassades norvégienne, danoise, suédoise et chilienne ( là, on a envie de rire un coup) sont incendiées par la populace à Damas. Rappelons que ceci est synonyme d’une déclaration de guerre à l’encontre de ces pays, d’autant plus que l’implication du régime syrien est certaine. A Londres, les pancartes brandies par des fantômes de femmes enfermées dans leur burkhas énoncent des slogans de plus en plus violents: « Be prepared for the real holocaust », “I Love al-Qaeda”, “Whoever insults a prophet, kill him.”, “Britain you will pay – 7/7 is on its way.”, “Behead those who insult Islam.”, “Free speech go to hell.” (The Sun ) alors que deux responsables de journaux ayant publié les caricatures de journaux sont arrêtés en Jordanie.



Le 5 février, à Beyrouth, quinze mille personnes prennent d’assaut le consulat du Danemark puis s’en prennent à l’eglise Saint-Maron, des Palestiniens armés défilent devant le centre culturel français. Pendant ce temps, le MRAP porte plainte contre France-Soir pour la caricature représentant le pédophile une bombe sur la tête.

Les premiers morts de l’affaire sont décédés dimanche 5 fevrier pendant les manifestations au Liban (un), puis lundi 6 fevrier en Afghanistan (trois) et Somalie (un).
[Je continuerai la série quand il y’aura du nouveau.]

Il me semble essentiel de noter plusieurs points. Tout d’abord, l’interdiction de représenter Mahomet ne constitue un blasphème que pour les musulmans, dont ne sont pas les caricaturistes danois et que même s’ils en faisaient partie, le droit religieux ne doit en aucune manière intervenir à l’encontre des droits fondamentaux. Si Paul veut manger du porc, doit-on lui interdire? Si Elodie ne souhaite pas mettre de voile ou de grillage, doit-on la forcer? Ou la battre?Ou la lapider? Certainement pas. Il en est de même pour les caricatures. A moins que tous les musulmans souhaitent imposer la chariah au dar el harb, débat autant glissant que non pertinent (du moins je l’espère). Ensuite, cette règle ne résulte que d’une interprétation du Coran (contrairement à l’éradication des infidèles au passage) bâtie sur un verset contreversé autant que peu respecté dans les faits puisqu’on retrouve des portraits de Mahomet en particulier en Iran (par exemple une minature datant de 1315 dans Jami Al-Tawarikh, manuscript de Rashid Al-Din ou l’Apocalypse de Mahomet écrit en Afghanistan).

Bref, ce qui choque serait la violence, la forme des représentations en question. On pourrait alors penser que c’est plus la peinture de Mahomet en tueur dont naît la colère. Ce serait ignorer tout de sa peu glorieuse biographie: le prophète a saintement massacré dans toute la péninsule arabique des tribus juives et réprimé religieusement à Médine. Autrement dit, Mahomet est un assassin. Ce à quoi nous pourrions rajouter pédophile si on se réfère au sort peu enviable de Aïsha déflorée à l’âge de neuf ans. Un personnage peu recommandable en vérité. En toute logique, on ne peut reprocher aux dessinateurs de ne peindre que la vérité. Dernière hypothèse que l’on avancera: ces dessins attentent à la dignité envers les musulmans. Ah, voilà une idée qu’elle est bonne. En fait, pas du tout: en vertu de quoi caricaturer un leader, un dieu, un roi ou je ne sais quoi peut être considéré comme une insulte à ses adeptes? Hm? Etrange. Et puis les huluberlus à pancarte réclament le respect de leur vedette du cimetère, non pas que l’on mette fin à cet ignoble racisme atroce typiquement occidental. Il n’ya que les bobos pour imaginer cela. N’oublions pas non plus que dans ce domaines les publications musulmanes ne sont pas les dernières à publier des petits mickeys satyriques ouvertement racistes. Néanmoins, je suis libéral et j’estime que même les racistes ont droit à la parole: bien que le spectacle des boneheads défilant avec des croix celtiques me coûte, instaurer un délit d’opinion n’est pas pour me plaire. J’y reviendrais un peu plus loin. Reste la provocation. A fond: « ça met de l’huile sur le feu », « les dessinateurs savaient à quoi s’attendre », « ce n’est pas bien malin », « il n’y avait pas de raisons pour le faire ». Les trois premières remarques, arguments fallacieux s’il en est, conduisent sans autre forme de procès à « les Résistants n’avaient qu’à ne pas combattre l’occupant s’ils ne veulent pas finir pendus », « les dissidents chinois doivent s’attendre à finir en prison, après tout ils l’ont bien cherché les coquins », « sacré Massoud, il n’a eu que ce qu’il méritait ». La dernière remarque n’a pas plus de valeur: les raisons qui poussent les gens à agir ne présentent aucun interêt si ce n’est pour eux. Seul m’interesse ce que l’on a le droit de faire ou pas. A ce sujet, je reprends justement mes explications sur la liberté d’expression: il n’y a pas à proprement parler d’agression, l’ intégrité ou la proprieté des individus ne sont pas bafouées. En conséquence, l’interdire ou la limiter serait reconnaitre qu’il y’a des crimes sans victimes, une bien curieuse conception du Droit en vérité en totale contradiction avec le bon sens le plus élémentaire. Ainsi, déclarer que « La religion la plus con, c’est quand même l’islam. Quand on lit le Coran, on est effondré… effondré ! » (Houellebeq dans un entretien à Lire, septembre 2001) ne nuit réellement à personne. Si cela n’est pas pour plaire aux musulmans, subissent-ils un préjudice effectif? Evidemment non. De même l’imprécation « Mort aux Juifs » a-t-elle une incidence sur la vie ou la proprieté de qui que ce soit?
C’est au nom de la liberté d’expression que je vais lancer à mon tour quelques phrases blasphématrices dans l’unique but de provoquer, la liberté ne s’usant que si on ne s’en sert pas:

Mahomet est un assassin, un pillard et un pédophile.
L’ islam est une idéologie violente et incohérente. (notez que j’emploie un i minuscule)
L’ imam Ali est un abruti de première.
Dieu n’existe pas et Mahomet n’est pas son prophète.

les caricatures sont dispos ici
http://atheisme.org/mahomet1.jpeg

http://atheisme.org/mahomet2.jpg

http://atheisme.org/mahomet3.jpg
http://atheisme.org/mahomet4.jpg
http://atheisme.org/mahomet5.jpg
http://atheisme.org/mahomet6.jpg
http://atheisme.org/mahomet7.jpg
http://atheisme.org/mahomet8.jpg
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février 6, 2006

Vert de rage Session II- Caricatures.
Le 30 septembre 2005, un journal danois [merci jc durbant pour la coquille ;)], le Jyllands-Posten (150 000 exemplaires par jour) osait publier douze caricatures de Mahomet. Il subit rapidement les pressions des autorités musulmanes du pays, en particulier de la société islamique du Danemark. Comme on le sait, ces caricatures, ou plutôt ces représentations (montrant le prophète pédophile dans des situations qui ne sont pas à son avantage: bombe sur la tête, cimetère à la main, ..) relèvent du blasphème dans la religion islamique. Oui, c’est idiot. Enfin, les religions n’ont jamais cherché à figurer au côté de l’humanisme, de l’individualisme ou du libéralisme dans la bibliothèque de la raison intelligente. Des manifestations ont lieu devant les bureaux du quotidien et deux des dessinateurs recoivent dès mi-octobre des menaces de mort. Le même mois, une dizaine d’ambassadeurs demandent un entretien au premier ministre danois pour qu’il intervienne. Ils ne recevront pas raison. Un groupe terroriste inconnu, les Brigades glorieuses en Europe du Nord menacent alors de commettre des attentats au Danemark. En novembre le Liban et l’Egypte étudient les sanctions pouvant être prises à l’encontre du Danemark tandis que, selon Nawa-i-waqt, un responsable du groupe islamique Jamaat-i-Islami offrait 500 000 roupies pour la tête de chaque dessinateur. Remarquez, ça ne fait que 7150 euros, ça reste négligeable pour des infidèles ayant commis un tel blasphème et l’organisation a démenti. Le Jyllands-Posten fut suivi le 10 janvier 2006 par le magazine norvégien et chrétien Magazinet. Ainsi, fin janvier, le monde musulman commence à grogner, à organiser des manifestations pour protester contre cet outrage ô combien insultant. Pardon, il ne s’agit pas d’un outrage mais d’un blasphème. Oulala, comme ça me fait peur. Dans le goulag gaulois, France-Soir s’offre un coup de pub visant à remonter dans les ventes (qui ont augmenté de 15% depuis au passage) et décide de publier à son tour les douze caricatures dans son édition du premier février.

Le soir même, le président et directeur de la publication du quotidien, Jacques Lefranc était limogé par le propriétaire du titre, le franco-égyptien Raymond Lakah. Le journal aura été interdit dans la plupart des pays arabes par les autorités. Le lendemain, les illuminés palestiniens investissent les locaux de l’UE, profèrent des menaces (pour changer). Ahurissant tant de conneries religieuses. Vous en voulez encore? Le 3 fevrier, des manifestations réunissent des milliers de fascistes verts dans divers pays où la cérémonie de crémation de drapeau connait un franc succès y compris en Angleterre, le Jihad Islamique tire une roquette contre des civils israéliens dans le but de « défendre le prophète » (cher monsieur le Jihadiste, auriez-vous l’obligeance de me préciser le rapport entre des caricatures publiées en Europe et des civils israéliens?). Le 4 fevrier, les ambassades norvégienne, danoise, suédoise et chilienne ( là, on a envie de rire un coup) sont incendiées par la populace à Damas. Rappelons que ceci est synonyme d’une déclaration de guerre à l’encontre de ces pays, d’autant plus que l’implication du régime syrien est certaine. A Londres, les pancartes brandies par des fantômes de femmes enfermées dans leur burkhas énoncent des slogans de plus en plus violents: « Be prepared for the real holocaust », “I Love al-Qaeda”, “Whoever insults a prophet, kill him.”, “Britain you will pay – 7/7 is on its way.”, “Behead those who insult Islam.”, “Free speech go to hell.” (The Sun ) alors que deux responsables de journaux ayant publié les caricatures de journaux sont arrêtés en Jordanie.



Le 5 février, à Beyrouth, quinze mille personnes prennent d’assaut le consulat du Danemark puis s’en prennent à l’eglise Saint-Maron, des Palestiniens armés défilent devant le centre culturel français. Pendant ce temps, le MRAP porte plainte contre France-Soir pour la caricature représentant le pédophile une bombe sur la tête.

Les premiers morts de l’affaire sont décédés dimanche 5 fevrier pendant les manifestations au Liban (un), puis lundi 6 fevrier en Afghanistan (trois) et Somalie (un).
[Je continuerai la série quand il y’aura du nouveau.]

Il me semble essentiel de noter plusieurs points. Tout d’abord, l’interdiction de représenter Mahomet ne constitue un blasphème que pour les musulmans, dont ne sont pas les caricaturistes danois et que même s’ils en faisaient partie, le droit religieux ne doit en aucune manière intervenir à l’encontre des droits fondamentaux. Si Paul veut manger du porc, doit-on lui interdire? Si Elodie ne souhaite pas mettre de voile ou de grillage, doit-on la forcer? Ou la battre?Ou la lapider? Certainement pas. Il en est de même pour les caricatures. A moins que tous les musulmans souhaitent imposer la chariah au dar el harb, débat autant glissant que non pertinent (du moins je l’espère). Ensuite, cette règle ne résulte que d’une interprétation du Coran (contrairement à l’éradication des infidèles au passage) bâtie sur un verset contreversé autant que peu respecté dans les faits puisqu’on retrouve des portraits de Mahomet en particulier en Iran (par exemple une minature datant de 1315 dans Jami Al-Tawarikh, manuscript de Rashid Al-Din ou l’Apocalypse de Mahomet écrit en Afghanistan).

Bref, ce qui choque serait la violence, la forme des représentations en question. On pourrait alors penser que c’est plus la peinture de Mahomet en tueur dont naît la colère. Ce serait ignorer tout de sa peu glorieuse biographie: le prophète a saintement massacré dans toute la péninsule arabique des tribus juives et réprimé religieusement à Médine. Autrement dit, Mahomet est un assassin. Ce à quoi nous pourrions rajouter pédophile si on se réfère au sort peu enviable de Aïsha déflorée à l’âge de neuf ans. Un personnage peu recommandable en vérité. En toute logique, on ne peut reprocher aux dessinateurs de ne peindre que la vérité. Dernière hypothèse que l’on avancera: ces dessins attentent à la dignité envers les musulmans. Ah, voilà une idée qu’elle est bonne. En fait, pas du tout: en vertu de quoi caricaturer un leader, un dieu, un roi ou je ne sais quoi peut être considéré comme une insulte à ses adeptes? Hm? Etrange. Et puis les huluberlus à pancarte réclament le respect de leur vedette du cimetère, non pas que l’on mette fin à cet ignoble racisme atroce typiquement occidental. Il n’ya que les bobos pour imaginer cela. N’oublions pas non plus que dans ce domaines les publications musulmanes ne sont pas les dernières à publier des petits mickeys satyriques ouvertement racistes. Néanmoins, je suis libéral et j’estime que même les racistes ont droit à la parole: bien que le spectacle des boneheads défilant avec des croix celtiques me coûte, instaurer un délit d’opinion n’est pas pour me plaire. J’y reviendrais un peu plus loin. Reste la provocation. A fond: « ça met de l’huile sur le feu », « les dessinateurs savaient à quoi s’attendre », « ce n’est pas bien malin », « il n’y avait pas de raisons pour le faire ». Les trois premières remarques, arguments fallacieux s’il en est, conduisent sans autre forme de procès à « les Résistants n’avaient qu’à ne pas combattre l’occupant s’ils ne veulent pas finir pendus », « les dissidents chinois doivent s’attendre à finir en prison, après tout ils l’ont bien cherché les coquins », « sacré Massoud, il n’a eu que ce qu’il méritait ». La dernière remarque n’a pas plus de valeur: les raisons qui poussent les gens à agir ne présentent aucun interêt si ce n’est pour eux. Seul m’interesse ce que l’on a le droit de faire ou pas. A ce sujet, je reprends justement mes explications sur la liberté d’expression: il n’y a pas à proprement parler d’agression, l’ intégrité ou la proprieté des individus ne sont pas bafouées. En conséquence, l’interdire ou la limiter serait reconnaitre qu’il y’a des crimes sans victimes, une bien curieuse conception du Droit en vérité en totale contradiction avec le bon sens le plus élémentaire. Ainsi, déclarer que « La religion la plus con, c’est quand même l’islam. Quand on lit le Coran, on est effondré… effondré ! » (Houellebeq dans un entretien à Lire, septembre 2001) ne nuit réellement à personne. Si cela n’est pas pour plaire aux musulmans, subissent-ils un préjudice effectif? Evidemment non. De même l’imprécation « Mort aux Juifs » a-t-elle une incidence sur la vie ou la proprieté de qui que ce soit?
C’est au nom de la liberté d’expression que je vais lancer à mon tour quelques phrases blasphématrices dans l’unique but de provoquer, la liberté ne s’usant que si on ne s’en sert pas:

Mahomet est un assassin, un pillard et un pédophile.
L’ islam est une idéologie violente et incohérente. (notez que j’emploie un i minuscule)
L’ imam Ali est un abruti de première.
Dieu n’existe pas et Mahomet n’est pas son prophète.

les caricatures sont dispos ici
http://atheisme.org/mahomet1.jpeg

http://atheisme.org/mahomet2.jpg

http://atheisme.org/mahomet3.jpg
http://atheisme.org/mahomet4.jpg
http://atheisme.org/mahomet5.jpg
http://atheisme.org/mahomet6.jpg
http://atheisme.org/mahomet7.jpg
http://atheisme.org/mahomet8.jpg
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