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L’ Iran, l’ Islam ……. Et les « élections » Ce …

juin 27, 2005

L’ Iran, l’ Islam ……. Et les « élections »

Ce samedi 25 Juin 2005 avaient lieu sous le regard plus ou moins attentif des médias du monde entier des élections présidentielles en Iran. Pour la première fois, on eut droit à un deuxième tour opposant le « modéré » Rafsanjani à l’ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad. Mais dans la réalité, tout ceci ne constitue qu’une vaste farce sur laquelle je reviendrais un peu plus tard.

L’Iran appartient à ces pays qui n’ont jamais connu la démocratie de leur existence. Pendant des siècles, au fil de l’histoire et des invasions, les dynasties et les empires se succèdent : Kassites, Mèdes, Achéménides, Séleucides, le Califat, invasion des Seldjoukides et des Mongols, puis plusieurs dynasties : Ilkhanians, Timourides, Safavides, Afchars, Zands et Qajars à l’orée du XXieme siècle. Comme on peut le voir, son instabilité politique ne date pas d’aujourd’hui.
Le siècle qui vient de s’écouler n’est pas en reste. En 1906, la Révolution Constitutionnelle établit une monarchie constitutionnelle toujours dirigée par les Qajars. On découvre du pétrole en 1908. En 1925 Reza Khan, alors premier ministre organise un coup d’ état, s’autoproclame Chah (ou Shah) et fonde la dynastie Pahlavi. Durant son règne, il organise la modernisation du pays en bâtissant des universités, des Chemins de fer ; on observe un début d’industrialisation. Compromis avec les nazis, Reza est obligé d’abdiquer en faveur de son fils Mohammad Reza Chah Pahlavi en 1941. Suite à un désaccord sur la gestion du pétrole et des problèmes institutionnels, le Shah est renversé par son premier ministre nationaliste Mohammad Mossadegh (fortement anti-britannique ) et doit s’exiler quelques jours avant de revenir au pouvoir aidé par la CIA et le MI6.

Il instaure alors un régime autoritaire, supprime le multipartisme, et combat les religieux musulmans . D’un autre côté, il s’attaque à l’élite aristocratique en redistribuant des terrains à 4 millions de fermiers, de mesures sont prises : droit de vote des femmes, alphabétisation.. C’est ce qu’on appelle la Révolution Blanche. L’Iran devient alors un pays prospère grâce à la manne pétrolière. A l’exil de l’Ayatollah Khomeyni, ecclésiastique chiite en Irak, des émeutes éclatent et sont sévèrement réprimées par la Savak. En 1978, Jimmy Carter, alors président des USA demande au Shah de libéraliser son pays. C’est le moment où les libéraux comme Chapour Baktiar sont appelés pour sauver le régime. La même année, l’Irak expulse Khomeyni qui trouve refuge en France. L’Ayatollah dispose ainsi des médias occidentaux pour rallier à lui les diverses oppositions au Shah. Ainsi le 16 Janvier 1979, Mohammad Reza Chah Pahlavi quitte le pouvoir pour laisser la place le 11 février à Khomeyni.

Un référendum est organisé et on instaure la République Islamique le 1er avril. Outre la date, le score de 98% pour le « oui » laisse planer des doutes sur la régularité de ce vote. Les fondamentalistes instituent la loi islamique, réduisent à néant les progrès sur les droits de la femme, continuent la censure, imposent le culte du chef. La torture et les abus aux Droits de l’Homme deviennent monnaie courante. On se rappelle de la crise des otages américains qui devait durer 444 jours et se solder par un échec de l’opération de sauvetage par les troupes US. La guerre Iran-Irak sur fond de crise pétrolière soudera le peuple iranien autour de son leader charismatique jusqu’en 1987. A la mort de Khomeyni en 1989, l’ Ayatollah Ali Hoseini- Khamenei est désigné comme Guide de la Révolution. Depuis le pays n’a que peu bougé de sa torpeur nazislamiste sous les présidences de Rafsandjani et Khatami.

Le système politique de la République Islamique d’Iran se base sur la loi coranique. Le Guide Suprême supervise le pays. Le pouvoir exécutif appartient au président de la République, chef d’un gouvernement composé de 20 ministres. Le Parlement composé de 290 députés élus pour 4 ans sous le contrôle du Conseil des Gardiens de la Constitution (qui peuvent repousser un candidat) exerce le pouvoir législatif. Cependant, le Conseil des Gardiens de la Constitution pouvant s’opposer aux lois, le pouvoir du Parlement se trouve fortement réduit.
Le Conseil de Discernement composé des 3 chefs du pouvoir des 6 clercs du Conseil des Gardiens et de 25 membres désignés par le Guide a pour tâche de ratifier les lois. Le Président de la République dont la candidature doit être approuvée par le Conseil des Gardiens de la Révolution (6 mollah et 6 juristes nommés par le Guide Suprême) est élu pour 4 ans avec deux mandats successifs possibles.

Pour cette partie je tiens à remercier jurispolis dont le site me fut d’une grande aide : http://www.jurispolis.com/dt/mat/dt_ir.htm

Le droit iranien se fonde sur le droit musulman, la Constitution de 1979, les us et coutumes, les principe révolutionnaires et les lois votées par le Parlement (autrement dit indirectement promulguées par le Guide Suprême)

Voici quelques extraits que j’ai sélectionnés dans la Constitution de la République Islamique d’Iran :

Premier principe :
Le gouvernement de l’Iran est une République Islamique que le peuple iranien, sur la base de sa foi séculaire dans le règne du droit et de la justice du Coran, a adopté à la suite de sa révolution victorieuse sous la direction de la Haute Autorité Spirituelle du Grand Ayatollah Imam Khomeiny lors du référendum du dix et du onze Farvardine mille trois cent cinquante-huit de l’Hégire solaire, correspondant au premier et au deux Djamadi Al-oula de l’année mille trois cent quatre-vingt-dix-neuf de l’Hégire lunaire (30 et 31 mars 1979), à une majorité de 98,2% de l’ensemble des personnes ayant le droit de vote.

Deuxième Principe
La République Islamique est un système basé sur la foi en :
1 – Un Dieu unique (« Il n’y a de dieu que Dieu »), l’exclusivité de sa souveraineté, son pouvoir exclusif de légiférer et la nécessité de se soumettre à ses commandements.
2 – La Révélation divine et son rôle fondamental dans l’énonciation des Lois.
3 – La Résurrection et son rôle constructif dans la marche évolutive de l’être humain vers Dieu.
4 – La Justice de Dieu dans la Création et dans ses commandements.
5 – l’Imamat, sa direction permanente et son rôle fondamental dans la poursuite de la Révolution de l’Islam.
6 – la Dignité, la valeur suprême de l’être humain et sa liberté empreinte de sa responsabilité envers Dieu, qui, par le moyen :
a) de l’effort constant des « Faghih » réunissant toutes les conditions requises, conformément au Livre et à la tradition des Immaculés (Que la paix de Dieu soit avec eux),
b) de l’utilisation des sciences et des techniques et des expériences développées de l’humanité, et des efforts en vue dus faire progresser,
c) du rejet de toute forme d’oppression et de soumission à l’oppression, de domination et de sujétion,
assure l’équité, la justice et l’indépendance politique, économique, sociale et culturelle ainsi que la solidarité nationale.

Quatrième Principe
L’ensemble des Lois et règlements civils, pénaux, financiers, économiques, administratifs, culturels, militaires, politiques et autres doit être basé sur les préceptes islamiques. Ce principe prime sur le caractère général et absolu de tous les principes de la Loi constitutionnelle et des autres Lois et règlements, l’appréciation de cette prescription incombe aux jurisconsultes religieux du Conseil des Gardiens.

Dixième Principe
Dès lors que la famille est l’unité de base de la société islamique, tous les Lois et règlements ainsi que les planifications la concernant, doivent être élaborés en vue de faciliter l’organisation de la famille, de veiller à sa pureté et à l’affermissement des liens familiaux, sur la base du droit et de la morale islamique.

Treizième Principe
Les Iraniens zoroastriens, juifs et chrétiens sont reconnus comme les seules minorités religieuses qui, dans les limites de la Loi, sont libres d’accomplir leurs rites religieux et, quant au statut personnel et à l’éducation religieuse, agissent en conformité avec leur liturgie.

Cinquante-sixième Principe
La souveraineté absolue sur le monde et sur l’homme est celle de Dieu et c’est Lui qui a rendu l’homme maître de son destin social. Nul ne peut priver l’homme de ce droit divin ou le mettre au service des intérêts d’un individu ou d’un groupe particulier, et la Nation exerce ce droit accordé par Dieu, par les moyens énoncés dans les principes suivants

Soixante et unième Principe
Le pouvoir judiciaire est exercé par les tribunaux judiciaires qui doivent être constitués selon les préceptes islamiques et veiller au règlement des litiges, à la protection des droits publics, au développement et à l’application de la justice et au respect des ordres divins.

Cent soixante-quinzième Principe
Au sein de la Radio et Télévision de la République Islamique d’Iran, la liberté d’expression et la diffusion des idées doivent être assurées dans le respect des préceptes islamiques et des intérêts du pays.
La nomination et la révocation du Président de la « Radio-Télévision de la République Islamique d’Iran » incombent au Guide, et un conseil composé des représentants du Président de la République, du Chef du pouvoir judiciaire et de l’Assemblée Consultative Islamique (chacun deux personnes) exercera un contrôle sur cette Organisation.
La loi détermine la ligne de conduite, le mode de gestion de l’Organisation et le contrôle exercé sur elle.

C’est déjà effarant.

Pendant des siècles, la Charria a été plus ou moins appliquée en Iran à travers les ouvrages des docteurs en droit musulman appelés fiqh. La Révolution Constitutionnelle a essayé de réduire le rôle de l’Islam dans la loi et ouvre la porte au droit occidental. Après la Révolution de 1979, la Charria revient dans le droit pénal (alors qu’elle n’avait été appliquée réellement que dans le droit civil). Je ne vous ferais pas de commentaire sur la charria, juste vous rappeler qu’il s’agit là d’un des systèmes les plus primitifs et les plus liberticides qui existent dans le monde : port du hijab, lois portant sur la sexualité de citoyens et encore plus celle des citoyennes…..

Quelques faits qui sont arrivés ces derniers mois en Iran :
AFP, Téhéran, 27 avril 2005- Le commandant de la police de la province de Téhéran, le général Reza Zareïe, a annoncé une nouvelle campagne contre celles qui se prennent pour des « mannequins », a rapporté mercredi la presse iranienne.

AFP, Téhéran, 12 juin 2005 – La police iranienne est intervenue vigoureusement dimanche après-midi dans un rassemblement interdit de femmes à Téhéran et a arrêté au moins deux d’entre elles, ont constaté des journalistes de l’AFP.
20 minutes, 15 juin 2005 – Le Conseil des gardiens de la révolution iranienne a finalement dit « non ». Non à l’assouplissement de la loi sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG) pourtant approuvé le 12 avril par 127 des 217 députés siégeant au Parlement. Organe ultraconservateur, le Conseil a donc une fois de plus, le 9 mai, opposé son veto aux avancées proposées par le Parlement.
Iran Focus, Téhéran, 24 juin 2005 – Lors de la visite de Mohammad Khatami ce matin au QG de l’élection du ministère de l’Intérieur à Téhéran, la protection rapprochée du président sortant et les agents de sécurité de ministère de l’intérieur ont pris à partie des journalistes qui voulaient couvrir l’événement et les ont copieusement tabassés.
Iran Focus, Téhéran, 23 juin 2005– Un tribunal de la ville sainte de Qom a condamné un journaliste à 91 jours de prison pour avoir insulté le président sortant et le chef du Conseil de discernement des intérêts de l’Etat, a rapporté une agence de presse officielle iranienne.
Iran Focus, Téhéran, 8 juin 2005 – Dans le domaine des châtiments cruels et inhumains, la théocratie au pouvoir en Iran bat tous les records. Amputations, fouet, humiliations, lapidation et défénestration. Cette fois, il s’agit d’arracher les yeux. Ce n’est pas du tout exceptionnel.

Iran Focus, Téhéran, 7 juin 2005 – Un groupe d’Iraniens a été condamné à de lourdes peines, allant de la mort à l’amputation, en passant par le fouet et la prison. Ils sont accusés de vol à main armée, selon le journal Kayhan publié hier.
Iran Focus, Téhéran, 4 juin 2005 – Mojtaba Sami’i Nejad, auteur du blog « Moi non plus » a été condamné à deux ans de prison par la 13e chambre de tribunal révolutionnaire, accusé d’insulte au guide suprême
Iran Focus, Téhéran, 18 mai 2005– Un tribunal de Téhéran a condamné une jeune femme à une double peine de mort, la pendaison pour l’homicide de son voisin et la lapidation pour adultère, rapporte la presse iranienne, notamment le journal Etemad, aujourd’hui.

Tout ceci se passe de commentaires sur la situation iranienne.

Je reviens donc sur ce qui s’est passé ces derniers jours pour les présidentielles iraniennes.
La campagne fut d’une nullité affligeante, donnant lieu à une surenchère démagogique où les candidats s’affrontent à coup de slogans (par exemple « éradication de la pauvreté » ) qu’ on retrouve dans tous les discours. Les programmes sont mis de côté, seul les voix comptent et pour cela on est prêt à tout.
Nous avons pu assister à une véritable mascarade qui n’a d’ailleurs dupé personne (et là je dois avouer que je suis plutôt heureux de la réaction des médias occidentaux). Les candidats à la présidentielle devaient, comme je l’ai écrit plus haut, recevoir l’accréditation du Conseil des Gardiens de la Révolution, un filtre pour empêcher toute candidature potentiellement réformatrice aux ordres du Guide Suprême. Si 1008 candidats ont échoué, 8 ont passé cette épreuve avec plus ou moins de facilité (plutôt moins pour les réformateurs Moïn et Alizadeh) : 3 conservateurs (Qalibaf, Larijani, Ahmadinejad), 2 conservateurs « pragmatiques » (Rafsandjani, Rezaei) et 3 réformateurs (Alizadeh, Karroubi, Moïn).
Ghalibaf, après avoir servi dans l’Armée pendant la guerre Iran-Irak, a commandé les forces de l’ordre où on a pu voir son talent dans la répression des médias et des intellectuels.

Pour attirer des voix, il a essayé d’ adopter la campagne de Tony Blair outre-Manche. Ali Ardeshir Laridjani était considéré comme le favori des groupes ultra-conservateurs grâce à son travail de propagande à la tête de la radio et de la télévision de la République Islamique. Ahmadinejad fut le maire de Téhéran. Rafsandjani avait l’habitude des présidentielles puisqu’il a déjà été élu par deux fois. Homme avisé, il prônait une certaine ouverture à l’Occident même si ses précédents mandats se sont avérés des échecs par la faute de conservateurs. Rezaie ancien commandant du Corps des Gardiens de la Révolution a finalement abandonné. Alizadeh, ancien vice-président et chargé de la Fédération des Sports Amateurs, et Karroubi, président du Parlement réformiste ne jouissaient pas d’une notorieté suffisante. Mostapha Moïn était, quant à lui, l’ancien ministre de l’Education.
D’après plusieurs journaux que j’ai lu sur la toile ou sur le papier (par exemple tsr.ch ou Courrier International), il ressortait que les candidats les plus sérieux étaient Rafsandjani, Larijani, Ghalibaf, et Moïn.
Or, au premier tour, qui arriva en tête ??Rafsandjani et…Ahmadinejad. On peut déjà être surpris mais après tout, les dernières présidentielles en France ont aussi été pleines de surprises. Les électeurs avaient donc le choix entre des petites pierres et des grosses pierres pour la lapidation des femmes, entre une petite et une grosse bombe atomique, entre couper la main et un bras aux voleurs, entre la prison et la mort pour les dissidents… Notons aussi que Karroubi a devancé Moïn contre tous les pronostics.
Hélas, les résultats du second tour tombés samedi soir ont été un choc : les nazislamistes avaient remporté la victoire.


Déjà des voix s’élèvent pour dénoncer un bourrage des urnes par les ultras. Moïn et son équipe parlent d’une somme de 15.5 millions de dollars destinée à faire « sortir un candidat de l’urne ».Rafsandjani pointe du doigt le Conseil des Gardiens.
Nous sommes donc face à une crise grave en Iran : les nazislamistes au pouvoir ont déjà rejeté toute volonté de négociation sur le nucléaire et tous liens avec les USA.
Il est plus que temps que l’Occident agisse pour montrer que nous ne sommes pas dupes des mensonges des mollahs et que nous sommes à l’écoute de la détresse des Iraniens trahis par leurs maîtres encore une fois.

Simon Aubert

Méthodologie étatiste pour éradiquer une espèce animale

juin 20, 2005

1) Un méga-projet, une méga-bureaucratie.

S’ il est plusieurs moyens pour éradiquer les espèces animales, celui-ci se révèle particulièrement efficace pour porter un premier coup à l’ ennemi. Il consiste en la mise en place de méga-projets, de méga-bureaucraties, comme seul l’ Etat est capable d’ en imaginer. C’est le meuilleur moyen pour créer des déséquilibres majeurs et irréversibles. Il peut consister aussi bien en le détournement de rivières (comme ce fut le cas pour l’ asséchement de la mer d’ Aral), qu’ en l’ instauration d’ une Politique Agricole Commune (PAC), récompensant la pollution par l’ entremise de subventions sans cesse accrues. Mais les idées ne manquent pas chez les hommes de l’ Etat quand il s’ agit de nuire gravement à l’ environnement, et l’ on ne saurait en faire une liste exhaustive. Une politique de la ville créant d’ immenses cités grises peut aussi se révéler particulièrement efficace.

2) Un régime de propriété publique.

Mais la meuilleure solution, infaillible celle-là, et grâce à laquelle l’ élimination des espèces est garantie à court ou moyen terme, c’ est le recours à un régime de propriété publique. Cela consiste à dire que chacun peut utiliser comme il l’ entend la ressource (le cas exemplaire est celui du poisson) et que la collectivité en supporte les coûts et la responsabilité (en réalité l’ irresponsabilité). On a donc ici un moyen extraordinairement efficace d’ erradication des espèces par l’ Etat puisqu’il est de l’ intérêt de chacun d’ abuser des ressources. Et les hommes de l’ Etat peuvent même, par un habile travail de désinformation, rejeter la responsabilité sur certains individus ou entreprises, quand bien même ceux-ci ne font que s’ adapter au cadre juridique qui leur est proposé. Et cette méthode marche pour de très nombreuses espèces, des poissons aux tortues, des éléphants aux tigres, mais elle est également applicable aux végétaux, et c’ est précisément ce que le gouvernement socialiste de Lula est en train de faire au Brésil pour détruire la forêt amazonienne.

3) Se donner bonne conscience.

Même s’ il n’ en est rien, l’ Etat est censé agir pour l’ intérêt général, pour le « bien de tous ». Après avoir usé méthodiquement de tous leurs pouvoirs pour faire disparaître la faune, les hommes de l’ Etat se doivent de retrouver une bonne conscience puisque leur seul horizon – l’ élection – approche à grands pas. Quoi de mieux pour cela que de beaux mots et le rejet de la faute sur un innocent, mais un innocent faible (après tout, c’est plus simple). En ce qui concerne les belles paroles, tout est très simple, il suffit par exemple de décréter quelques animaux « en voie de disparition ». Cela ne change rien puisque la demande persiste (l’ ivoire pour les éléphants, l’ écaille pour les tortues,…), mais l’ offre continue de décliner puisque le braconnage tente de répondre à la demande. Plus personne n’ a intérêt à protéger les animaux puisque les débouchés ont disparu (viande, bibelot d’ ivoire,…). Le seul véritable avantage de cette mesure est personnel : des points marqués par le ministre dans l’ opinion. Quant à l’ ennemi faible qu’ il incombe de trouver, rien de plus simple. Le « libéralisme » ou la « mondialisation » conviennent à merveille. Ce sont déjà deux prétextes fort fréquemment utilisés pour expliquer tous les maux. Bien que la cause du problème soit l’ absence de libéralisme (des projets étatiques et un régime de propriété publique), le tapage médiatique et l’ action de quelques lobbies fait le reste. Ca y est, le tour est joué, le libéralisme est le responsable en dernier ressort, il faut lutter contre et, au passage, renforcer le pouvoir de l’ Etat, ce qui nous entraine dans un cercle vicieux. Toujours plus d’ Etat, toujours plus de désastres !

Epuisement des stocks de poissons : Libéralisons !

juin 19, 2005

Certains raisonnements écologistes peuvent paraître hautement paradoxaux. Prenons l’ exemple de l’ épuisement des stocks de poisson en mer (dans les étangs privés, il n’ y a aucun problème). Celui-ci est fort souvent imputé indifféremment à la « mondialisation ultralibérale », au « capitalisme débridé » ou au « contexte général de surproduction ». Mais alors, si ces accusations étaient justifiées, comment expliquer que les vaches ne se soient pas déjà éteintes, puisque l’ humanité en consomme quotidiennement. Comment expliquer aussi que le blé n’ ait pas encore disparu alors qu’il contribue à fabriquer la farine de centaines de millions d’ humains ?
Les sophismes écologistes et altermondialistes ne doivent donc évidemment pas être pris au sérieux, si l’ on remarque qu’ils ne prennent en compte que ce que l’ on voit. Mais on ne peut omettre ce qu’on ne voit pas (comme l’ expliquait avec une grande maestria Frédéric Bastiat au XIX°s pour l’ économie). En effet : on tue un animal, c’est ce qu’on voit ; on aura auparavant tout fait pour préserver ses petits ou sa ponte, c’est ce que l’ on ne voit pas.
Ainsi, la réponse à notre problème ne réside pas dans des réglementations ou des restrictions d’ accès à la ressource (en l’ occurence le poisson), mais dans son régime de propriété. Les vaches ou le blé sont des propriétés privées, tandis que les poissons en mer sont des propriétés publiques jusqu’ à leur capture. Ces derniers font donc logiquement l’ objet d’ une pêche intensive : en effet, tout exploitant ne supporte que les coûts privés (essence du bateau, entretien du filet, main d’ oeuvre,…) et non les coûts sociaux que constituent la raréfaction de la ressource. Il est donc de l’ intérêt de chacun de surexploiter la mer, quitte à jeter les poissons par la suite. Nous sommes aux antipodes du capitalisme ; nous baignons encore une fois dans un domaine où l’ Etat fait preuve d’ irresponsabilité sous couvert de gestion à long terme.
Une solution authentiquement libérale consisterait à introduire des droits de propriété clairement définis sur l’ ensemble des ressources halieutiques (c’est à dire de la pêche). Les exploitants et les pêcheurs seraient ainsi responsabilisés et toute surpêche se traduirait par une perte pour la pêcherie qui n’ aurait pas intérêt à les multiplier. La méthode la plus simple pour établir des droits de propriété est certainement la mise en place de quotas individuels transférables (QIT), c’ est à dire l’ instauration de droits à pêcher un certain nombre de poissons. Le nombre de QIT émis sera déterminé par l’ organisme le plus capable (une commission d’ experts problablement) et entériné par l’ Etat. Ces quotas doivent aussi être transférables pour permettre à chacun l’ accès au marché. On aura ainsi la création d’ un contexte concurrentiel ou chacun sera incité à baisser le coût de la pêche pour son quota (ce qui se traduit notamment par une utilisation moins intensive des chalutiers).
La politique européenne de la pêche mise en place en 1983 est un cuisant échec. En revanche, quelques exemple montrent la viabilité et l’ efficacité des solutions libérales. C’est le cas de l’ Islande où les stocks de poisson se reconstituent progressivement depuis l’ instauration des quotas. De très nombreuses espèces – le hareng, la morue et l’ espadon par exemple – sont menacées à court terme si l’ on rechigne à appliquer les solutions libérales.

Ce vendredi 10 Juin 2005 avait lieu un débat organ…

juin 18, 2005

Ce vendredi 10 Juin 2005 avait lieu un débat organisé par des élèves de l’ICAM (Institut Catholique des Arts et Métiers) à Toulouse. Il s’agissait de traiter la problématique suivante : « Quelles stratégies les entreprises françaises peuvent-elles
adopter pour vivre la mondialisation ? » . Cinq intervenants devaient participer : Jacques De Guenin, Mr Chassint, Mr Geoffroy, Mme Azam, Mr Taghizad.
Gaël Monin, étudiant à l’IST (la branche formation en alternance de l’ICAM), et iniateur du projet, proche de Liberté Chérie, avait informé Claire et Michel Sauer, responsables du comité Toulouse, qui m’ont tenu au courant par mail. Le sujet m’a plu et la perspective de rencontrer enfin des membres de LC et Mr de Guenin dont j’avais entendu beaucoup de bien me décidèrent.
Je mis ma plus belle chemise- c’est-à-dire la seule que j’avais- et me dirigeai vers l’avenue de Grande-Bretagne avec la précieuse aide de mon plan Mappy (une remarque au passage, il serait souhaitable qu’il indique le nom de toutes les rues et pas seulement « prendre à gauche » ou « prendre à droite », ça m’aurait évité quelques petits soucis). Je suis arrivé avec un quart d’heure d’avance dans une ICAM déserte. Dans la salle immense préposée à la table ronde, il n’y avait que des étudiants en costume trois-pièces et cravate (là je me suis dis que je déparais un peu avec mon jean, ma chemise Billabong et mes Vans) plus une personne que je reconnus comme étant Jacques de Guenin. Un des étudiants m’accueillit, voyant mon hésitation. Par chance, c’était Gaël Monin, très sympa d’ailleurs. Après avoir un peu discuté, il repartit vaquer à ses occupations : l’organisation, la logistique. Pour un peu, on se serait cru à une Grande messe de Total ou de l’UMP : salle de projection avec écran géant, sonorisation digne d’un cinéma, des PC portables en-veux-tu-en-voilà… Je vis arriver Messieurs Chassint et Geoffroy.A 17H30, heure à laquelle le débat devait commencer, il manquait deux intervenants. J’en ai profité pour faire la connaissance des trois membres de LC présents. Un quart d’heure plus tard, Mme Azam arriva enfin selon sa conception personnelle de la ponctualité. Un des jeunes organsateurs nous fit part de l’absence de Mr Taghizad.
La table ronde pouvait donc commencer avec une interview d’une sommité (dont je n’ai retenu ni le nom ni la fonction) à propos du textile chinois qui permit de mettre en place la problématique. Les règles du jeu furent fixées par l’animateur du débat : temps de parole limité, ne pas couper, questions du public à la fin.. Il fut demandé aux participants de se présenter, d’expliquer leurs expérience professionnelles. Monsieur Goeffroy est le PDG de Lim-France, travaille pour plusieurs sociétés dans des activités diverses. Il est aussi l’ancien président de l’ICAM. Il m’a semblé à première vue assez sympathique, un peu sarcastique sur les bords. Monsieur Chassint, un autodidacte, est entré dans la vie à 14 ans comme carrossier ; il est aujourd’ui le gérant de SCPC Chassint Peinture, une entreprise de peintre our matéiel de haute-technologie (entre autres pour l’aéronautique) et le trésorier de Mecanic Vallee, un groupe de réflexion réunissant des responsable de l’industrie mécanique de la région, sympathique très « patron sorti de la France d’en bas, resté proche du peuple ». Mme Azam, quant à elle, est vice-présidente du comité scientifique d’ATTAC (Association pour la Taxation des Transactions et l’Aide Citoyenne), maître de conférence en économie à l’Université du Mirail (Toulouse). Si le comité scientifique est composé d’économistes et de sociologues (le président, je crois, enseigne la sociologie), je me demande où ils mettent leurs spécialistes des OGM ou de la pollution. En tout cas, elle correspondait à l’image que je m’en faisais : sûre d’elle, un peu méprisante, pincée, hautaine.. Jacques De Guenin, enfin, ingénieur des Mines, a travaillé chez le pétrolier Exxon et PSA (Peugeot-Citroen). Il est aussi engagé dans le milieu libéral, maire et député Démocratie Libérale des Landes, président du Cercle Frédéric Bastiat et rédacteur de nombreux articles et ouvrages. Je m’étais préalablement renseigné sur lui et je n’ai pas été déçu : il est de ces gens qui forcent la sympathie, l’admiration et le respect sans pour autant se prendre au sérieux et sans manquer d’une touche d’humour.
On aborda ensuite le délicat problème des délocalisations où l’on put juger de l’expérience des deux dirigeants d’entreprise présents. Monsieur Geoffroy a reconnu avoir délocalisé en Chine, au Maroc et dans d’autres pays, en rajoutant d’ailleurs qu’il s’était investi dans des actions plus « solidaires », « citoyennes » en soutenant des projets de création d’entreprise et des micro-crédits. Monsieur Chassint, quant à lui, a appliqué une autre stratégie : le maintien des emplois en France en se focalisant sur des niches du marché grâce à la haute-technologie dont nous disposons. C’est l’idée que tente de promouvoir son groupe de réflexion. Ayant visité les pays d’Europe de l’Est, in ne prévoit pas pour l’instant de délocaliser : ce ne sera que l’ultime solution pour sauver son entreprise. Evidemment l’ATTACante a essayé de montrer sans convaincre personne le sort funeste des populations qui allaient être employées (tiens, en France, on se bat pour créer des emplois et là-bas ce serait désastreux ?? étrange). De Guenin lui rappela qu’au contraire cela allait de paire avec l’emploi, la richesse, la fin de la précarité et la transmission du savoir. Il va sans dire qu’il m’a paru plus convaincant mais je ne saurais affirmer si tel a été le cas pour l’ensemble du public.
La suite de la discussion devint un peu plus floue. Monsieur Geoffroy insista qu’il fallait « remettre les français au travail », Chassint sur la pauvreté du Tiers-Monde et sur son amour de la Mère Patrie. Madam Azam nous sortit l’habituel discours alter-mondialiste prônant l’ « économie sociale et solidaire » (comprenez ultra-taxée) et dénonçant la paupérisation du Tiers-monde due, bien entendu, à un soit-disant néolibéralisme, citant au passage une étude du FMI ou de la Banque Mondiale. Ce fut un geste maladroit et les cinq militants de LC que nous étions (Claire Sauer étant arrivée entre-temps) attendaient la réponse de De Guenin. Elle fut cinglante : « Madame, nous n’avons pas du lire le même rapport car celui que vous citez classait les pays en fonction de leur participation dans le commerce mondiale. Ce sont ceux qui participent le moins qui se sont appauvris ». J’avoue avoir esquissé un sourire radieux à la vue de l’ATTACante déconfite. Il en profité pour critiquer d’autres maux français : le taux d’imposition en prenant un exemple concret (un patron qui paye 1400€ un employé qui ne touche que 940€) et la lourdeur du Code du Travail ( il a sortit de son sac l’intégrale des texte légaux à connaître et les a empilé aux grand rire du publique- voilà un combat facile à remporter pour nous je crois).
On aborda alors le sujet de la Recherche. Geoffroy vitupérant les chercheurs français qui quittent leurs pays « simplement pour de l’argent » (là, il m’a semblé surtout défendre ses intérêts en fait). Chassint me parut plus intéressant en mettant en avant des complexes types Silicon Valley ou Sophia-Antipolis qui permettront selon lui d’offrir aux chercheurs ce qu’ils souhaitent et un cadre de vie agréable même si le salaire ne sera pas au rendez-vous. Azam joua son rôle de harpie bourdivine-gauchiste en défendant les chercheurs du public qui ne gagneraient que 3000€ (trois fois le Smic et sécurité de l’emploi aurait-elle du rajouter si elle était un tant soit peu honnête) alors que Jacques De Guenin déplorait le manque de lien entre les organismes de recherches (CNRS entre autres) et les Universités en prenant l’exmple des USA.
Il y’eut ensuite deux questions du public une sur surla recherche et une autre sur les délocalisations et un bilan du débat. Nous fûmes conviés à un pot de l’amitié. Je peux ainsi m’entretenir un peu avec Jacques De Guenin à propos de LC, il nous a félicité pour nos succès et encouragé pour nos actions futures soulignant l’importance du combat que nous devions mener. J’ai apprécié le fait qu’il me parle presque comme à un ami , un proche.. il faut avouer qu’il connaissait tous les autres membres de LC depuis longtemps, c’était donc en quelques sortes la famille qui s’agrandit.

grosso modo les conclusions que J´en ai tiré
1) les alters ne proposent rien du tout à part taxer et interdire..
2) les délocalisations sont une solutions, le choix des niches en est une autre mais moins pérenne car les pays où l´on délocalise accèderont bientôt à nos technologies ( enfin quelques dizaines d´années)
3) que pour rester compétitif il faut baisser les charges, rendre moins pesant les textes et réorganiser notre recherche
Simon Aubert,
Liberté Chérie Toulouse

bon les photos promises ne seront pas là .. désolé

Genevieve Azam
Jacques de Guenin

Meeting à la fac Paul Sabatier (Toulouse): LCR (Be…

juin 18, 2005

Meeting à la fac Paul Sabatier (Toulouse): LCR (Besancenot),JCR..

J’ai appris par une affiche mal collée que notre cher ami et modèle à penser Olivier Besancenot et les jeunes progressistes des JCR (Qui a dit « Jeunes Cons Retrogrades?? » ) tenaient une réunion aux alentours de 12h20 à Paul Sabatier ma fac à Toulouse. Rempli d’une allegresse immense à l’annonce de la venue de notre mentor, je me dirige d’un pas altier vers l’amphi (payé ou donné, les mauvaises langues diront qu’ils l’ont eu gratis, alors que la déontologie de ces jeunes gens les feraient refuser en bloc une telle offre) pour y découvrir un temple dédié au dieu Affiche: une appellant à l’interdiction des licenciements, une autre à l’arrêt de la guerre ( bien sûr on ne precise pas laquelle: il s’agit de condamner toutes les guerres), une encore à la logique inébranlable « Non à la constitution et à Chirac ». Ce ne sont là que quelques exemplaires de ce que j’ai pu observer avec attention. Par une malchance, malencontreuse, on apprit que notre Dieu vivant aurait un peu de retard. J’ en profite pour contempler la salle remplie aux deux tiers de jeunes gens forts mal vêtus, avec des ponchos, des cheveux longs comme Jesus et barbus comme un Ben Laden. Surement des opposants pensais-je (sans doute des intégristes religieux même).. en plus certains osaient porter des Nike et même boire du Coca-cola, cette infâme boisson capitaliste qui asservit le tiers-monde. Et bien tenez-vous : j’ai eu tort.
Un brouhaha populaire se fait alors entendre IL est là!! Olivier Besancenot est là! Mon coeur bat à tout rompre. Une camarade des JCR prend alors la parole pour nous rappeler les dates des héroïques actions menées contre l’oppression ultra-libérale : la mobilisation des lycéens qui connut un véritable bain de sang, le 16 mai qui marquera par son immense portée le refus de la politique menée par , je cite , « Chirac, Raffarin et Sarkozy ». Là je fus outré, on nous ment donc en affirmant que Sarkozy ce fasciste ultra-libéral a quitté le gouvernement. Comme le fait remarquer la jeune communiste éprise de verité pure, c’est la même chose dans le TCE et c’est pour ça qu’il faut adhérer aux valeurs de l’Internationale.
Enfin la parole est donnée à notre Saint Patron qui insiste sur l’inégalité de traitement dont les partisans du Non sont injustement victimes, surtout dans les facs qui voient chaque jour les ouistes s’exprimer. La constitution, nous dit-il, est un torchon ultra-complexe parfois exprimé dans une autre langue (je ne la lirais donc pas, je ne comprend que le français) sombrement ultra-libérale et militariste. C’est pour cela que Saint-Olivier nous appelle à une campagne militaire anti-libéral. Le non dont la france peut être fiere vient de la gauche, clame-t-il avant de nous remettre en mémoire le fait que la directive Bolkenstein est bel et bien comprise dans le TCE (il en a déjà fait la démonstration parait-il et ne nous la repetera pas), au même titre que la politique de l’immonde Raffarin. Insistant sur les articles 26,54, 404 (il faut que je les lise moi-même il ne nous les a pas cité, moi qui ne comprend que le français), il nous montre que le Parlement Européen n’aura aucun droit et ensuite que c’est une constitution décidée uniquement par l’infame Giscard qui aurait fait en sorte que les ressortissants extra-communautaires n’auront plus aucun droit, même pas celui de circuler ou de s’exprimer. Intolérable. La constitution enfin nous montre-t-il prolonge l’asservissement des peuples par la mondialisation libérale alors qu’il faut mettre en place des démocraties basées sur le social.
Il finit par nous rappeler que son non n’est pas celui de l’hyper-facho Lepen et du non-moins fasciste DeVlliers. Arrive enfin le moment des questions dont la premiere fut à propos des alternatives que proposait la LCR. On proposa à l’auteur de la question un brin présomptueux (tout le monde connait les alternatives de la lCR enfin quoi) d’attendre un peu que tout le monde ai posé sa question. Une jeune fille, parfait modèle de la citoyenne engagée pour le bien de l’humanité, nous lit un texte sur un mouvement contestataire qui réclamait la création d’une assemblée constituante; ce fut très intéressant et ceux qu se sont endormis pendant la lecture sont des ânes, surement libéraux. Dans sa bonté eternelle et légendaire, notre cher Olivier consent à répondre à la question du social-traitre après un petit discours sur la nécessité de voter non: ce qu’il préconise ce sont des « critères de convergences sociaux et démocratiques » (j’ai cité tellement c’était bien exprimé)
Je quitte la salle quelques temps après un personnage désobligeant ayant dit qu’il fallait voter oui. je ne resterai pas une minute de plus dans un lieux rempli d’ultra-libéraux.

Et oui.. je suis la masse moutonne des jeunes à s’…

juin 18, 2005

Et oui.. je suis la masse moutonne des jeunes à s’exprimer sur le net par ce moyen aisé au lieu de faire un site.. ou plutot après avoir essayé de réaliser un site. Plutôt que de perdre du temps à me battre avec du code, j’ai preféré privilégié le contenu plutôt que le contenant.
J’ espère que vous ne m’en voudrez pas.
A travers ce blog, je compte donc publier des textes, des pamphlets, des billets d’humeur en rapport ou non avec l’actualité. Vous vous rendrez vite compte que je suis un libéral (« bouh pas bien, Salh eg0ist »).

Beaucoup d’entre vous me connaissent sous le pseudo Dostix.. cette fois j’ai décidé d’assumer mes posts avec mon vrai nom, ayant passé le stade de l’ado boutonneux qui craint une intrusion de la CIA chez lui (moi je crains plus le KGB de toute façon).

Les besoins de l’ Homme : une digression nécessaire

juin 17, 2005

Les besoins de l’ Homme sont plusieurs fois mentionnés au cours des divers articles de ce blog. Il est par ailleurs fort fréquent de les voir associés aux idées libérales qui seraient donc, par essence, matérialistes et égoïstes. Il importe de rétablir, sur ce point, la vérité. L’ homme n ‘est pas une pâte modelable et transformable à souhait, selon la volonté d’ un gouvernement ou d’ un roi.L’ homme est l’ Homme. Avec ses caractéristiques propres, avec ses qualités et ses défauts, mais il est l’ Homme. Et dès lors, toute idéologie, toute politique qui appelerait à la création d’ un « Homme nouveau » – comme ce fut le cas pour le nazisme ou le communisme – serait elle-même, par essence, contre-nature. Elle ne pourrait être viable à long terme, et menerait de surcroît à d’ effroyables massacres, dûs à l’ acharnement des dirigeants dans une voie impossible. A contrario, le libéralisme – philosophie du respect de la personne humaine, de ses droits et de son individualité – accepte l’ homme tel qu’il est et c’est pour cela qu’il s’ agit de la seule philosophie politique réaliste. Revenons aux besoins de l’ Homme et faisons remarquer – à l’ image de Frédéric Bastiat dans son excellent ouvrage « Harmonies économiques » – que ceux-ci sont inhérents à la personne humaine. L’ Homme a, du simple fait de son existence, un certain nombre de besoins à satisfaire ; et une fois ces derniers satisfaits, d’ autres apparaissent qu’il faut assouvir. Ainsi, l’ homme ayant tué une bête se contentera tout d’ abord de sa chair crue. Par la suite, il la voudra cuite. Une fois cela obtenu, il désirera sauces et épices, puis présentation et service. Bref, les besoins de l’ Homme existent, ils sont immenses voire infinis et sans cesse renouvelés. Et ce n’ est pas le libéralisme qui veut cela, c’est la nature. Le libéralisme se contente de composer avec cette réalité. Ainsi, parler de besoins en viande, en poissons, en légumes, en bois, en matières premières ou en ivoire ne relève pas d’ une rhétorique libérale dont il faudrait se débarasser ; c’est simplement reconnaitre l’ homme tel qu’il est. Dès lors, toute idéologie qui tendrait à réguler ou à modifier ces besoins – comme l’ altermondialisme – serait contre-nature, donc non viable à long terme.

L’ asséchement de la mer d’ Aral par les communistes

juin 16, 2005

On pourrait sourire, voire fuir, en entendant la gauche étatiste et moraliste – particulièrement les communistes – donner des leçons de gestion environnementale. Elle est en effet à l’ origine des plus grands désastres écologiques de l’ Histoire. Mais il n’ en est rien, sa parole en France a valeur de vérité et oser s’ y opposer relève bien souvent du masochisme. Un tel constat ne doit pas nous faire oublier la réalité de la gestion collectiviste de l’ environnement. Le cas de l’ asséchement de la mer d’ Aral par les Soviétiques est à cet égard fort évocateur ( d’ autres désastres comparables seront également analysés par la suite ).
La mer d’ Aral est aujourd’hui située entre l’ Ouzbekistan et le Kazakhstan, dans une région quasi-désertique. Elle fut donc au coeur de l’ ex-URSS. C’ est dans les années 1960 que le reflux de la mer a commencé parce que les planificateurs communistes (sensés connaitre le « sens de l’ Histoire » et agir pour le « bien commun ») ont détourné les fleuves Amou Daria et Syr Daria pour irriguer des cultures de coton (en plein désert). La mer d’ Aral n’ étant plus que très faiblement alimentée en eau douce – elle en reçevait dans les années 1980 dix fois moins qu’ en 1950 – et subissant les effets de l’ évaporation notamment, s’ est asséchée rapidement si bien que sa superficie a été divisée par plus de deux et son volume par plus de trois en quelques décennies. La salinité de la région a donc considérablement augmenté (une quantité de sel constante pour un volume réduit) ce qui est à l’ origine de la disparition de toute la faune et la flore, terrestre et maritime, dans la région. Seules deux espèces de poissons semblent survivre péniblement, mais leur avenir est grandement incertain à moyen terme. Le secteur de la pêche a par conséquent été ravagé entrainant une famine pour de très nombreux villages.
Mais ce n’ est pas tout, désormais l’ eau potable de la région contient quatre fois plus de sel par litre que la limite recommandée par l’ OMS (Organisation Mondiale de la Santé). Les conséquences sanitaires qui s’ ensuivent sont catastrophiques et ont longtemps été cachées par les responsables soviétiques, fervents usagers de la désinformation de masse. Un développement considérable des maladies rénales ainsi que des diarrhées a pu être observé. La tuberculose a également atteint un seuil épidémique dans la région de la mer d’ Aral.
Pour finir, signalons que des vallées ou des rivages autrefois fertiles sont désormais vides de toute végétation : la trop forte salinité du sol (le sel s’ est aussi répandu par le vent dans les environs) empèche toute plante de pousser.
Il est donc cocasse d’ entendre les socialistes et les communistes se gargariser sur  » l’ Etat qui peut seul assurer une gestion responsable sur le long terme » (voir sur ce point mon article La gestion de l’ environnement par l’ Etat : le mythe du long terme). C’est exemple nous montre bien qu’il est opportun de dire avec Georges Courteline :  » Savez-vous ce qui arriverait au Sahara si on y installait le communisme ? Pendant cinquante ans rien. Au bout de cinquante ans, pénurie de sable. » Il serait même réaliste de le paraphraser : « Savez-vous ce qui arrive à une mer si on y installe le communisme ? …… ». Les libéraux ont à cet égard été les premiers à dénoncer l’ absurdité des méga-projets, des méga-bureaucraties pour y préférer le respect des initiatives individuelles. Une fois encore, ce ne sont pas les hommes qui sont en cause, mais les systèmes.

Pourquoi y a-t-il plus de vaches que d’ éléphants sur Terre ? ou de la nécéssité de la propriété privée pour sauver l’ environnement.

juin 16, 2005

Lorsque l’ on se penche sur la répartition des animaux par nombre de têtes, un constat frappant s’ impose alors : d’ un coté, les vaches, cochons, poules, chevaux, chats ou chiens. Ce groupe restreint jouit d’ une pérennité de ses effectifs à long terme. Choisissons au hasard la vache. De l’ autre côté, un nombre étonnant d’ espèces – du tigre du Bengale aux aigles royaux en passant par des milliers d’ insectes – sont classées  » en voie de disparition  » et leur présence à la surface du globe à moyen terme est incertaine. Sélectionnons par exemple l’ éléphant d’ Afrique.
Il importe désormais de se demander pourquoi les vaches abondent alors que l’ éléphant d’ Afrique est menacé. Lorsque l’ on pose la question :  » Pourquoi les vaches sont-elles présentes en très grand nombre sur Terre ? « , la réponse parait évidente : « Parce qu’ elles sont utiles à l’ homme ! Pour le lait, pour le cuir, pour la viande ! Parce que les vaches satisfont des besoins humains ! « . Et lorsque l’ on renchérit :  » Et alors pourquoi les éléphants sont-ils sur le point de disparaitre ? « , la réponse fuse :  » Ils sont chassés pour l’ ivoire et la viande ! » . Bref, reformulons : Ils satisfont des besoins humains.
Apparait alors une curieuse contradiction : Si les vaches sont nombreuses, c’ est précisément parce qu’ elles répondent à des besoins de l’ Homme, mais si les éléphants disparaissent, c’ est justement par ce qu’ ils répondent à des besoins de l’ Homme. Là n’ est donc pas la réponse exacte.Il faut chercher ailleurs la juste réponse à ces deux questions en apparence anodines. Le libéral dispose pour cela de quelques précieux outils : la liberté individuelle, la responsabilité individuelle et la propriété privée. C’ est à l’ aide de cette dernière que nous répondrons à notre problématique. Il est en effet une différence fondamentale entre les éléphants et les vaches à l’ égard de la propriété : les vaches sont des propriétés privées. Elles appartiennent à des éleveurs qui se comportent en gestionnaires responsables. Leur intérêt est , certes, d’ exploiter cette ressource que constitue la vache, mais aussi de la protéger et de la renouveler. Leur objectif principal en tant qu’ éleveur est de grossir leur troupeau. Pour cela les éleveurs protègent les troupeaux et les jeunes veaux afin de les faire se reproduire et ainsi assurer la pérennité de l’ espèce.Les éléphants, loins d’ avoir cette chance d’ être une propriété privée, sont gérés par le véritable coupable de leur disparition : l’ Etat. Les éléphants d’ Afrique sont en effet des propriétés publiques. Et la classification  » espèce en voie de disparition  » n’ y fait rien : les besoins des locaux en viande et des occidentaux et des asiatiques en ivoire persistent. C’ est donc l’ intérêt de chacun que de s’ approprier les ressources par le braconnage et de les revendre au marché noir. A l’ inverse d’ un élevage privé, tout le monde est incité à tuer le maximum de bêtes sans le moindre soucis de leur renouvellement. Le bénéfice est total pour les adeptes de cette pratique : les coûts sont supportés par l’ Etat alors que les gains sont privés. C’ est donc bien l’ Etat qui est en cause. Nous sommes aux antipodes du capitalisme selon lequel le propriétaire assure les coûts, mais jouit des bénéfices de son bien . La solution consiste donc à privatiser les animaux. Et ce n’ est pas qu’ une utopie !
Le Zimbabwe à mis en place un tel système : des communautés villageoises ou des familles élargies sont désormais les propriétaires et les gestionnaires responsables de la savane. En 15 ans, le Zimbabwe est passé d’ une situation ou l’ éléphant était menacé à la surabondance. Il en est de même pour bien d’ autres espèces dans ce pays. Nous y reviendrons par la suite.Ce n’ est donc pas la viabilité du capitalisme qui est en cause, mais au contraire une insuffisance de capitalisme se manifestant par l’ ingérence de l’ Etat dans la gestion du patrimoine animal. Seul un capitalisme véritable, basé sur un principe de propriété privée fort, permettra une sauvegarde durable des espèces.

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