Archive for the ‘Esclavagisme’ Category

Un entretien avec le médecin (Verly)

novembre 7, 2008

Ma pauvre femme est toujours à l’hôpital. Le médecin m’a engagé à espacer mes visites le plus possible, pour lui éviter des causes de surexcitation. Lorsque j’arrive, elle se jette passionnément dans mes bras, comme si je venais d’échapper à quelque grand péril, et quand je la quitte, ce sont chaque fois des scènes de désespoir. Quand je suis parti, elle est en proie à une agitation extrême, que suit une sorte de prostration; elle pense sans cesse à moi, à ses enfants, à son père, s’imagine que nous sommes exposés à toutes sortes de persécutions et de dangers et s’affole à l’idée qu’elle ne nous reverra plus. Son esprit ne s’est pas encore remis des ébranlements successifs causés par la fuite de François et d’Aline et par la mort de notre petite Marie.
J’étais si inquiet de son état que, hier, j’ai voulu prendre à ce sujet l’avis de notre vieux médecin, qui la soigne depuis notre mariage et connait très bien son tempérament. Il venait de voir un jeune suicidé et était tout attristé de n’avoir point réussi à le rappeler à la vie.
– Désolé de ne pouvoir vous satisfaire, mon brave Martin, me dit-il. Voyez il est cinq heures : j’ai dépassé la limite maxima de ma journée de travail, et jusqu’à demain matin, il ne m’est plus permis, malgré la meilleure volonté du monde, de faire acte professionnel. J’ai déjà été dénoncé trois fois par de jeunes confrères réprimandés, eux, pour n’avoir pas justifié de l’emploi régulier de leurs huit heures, et j’ai été sévèrement puni pour surproduction. Une nouvelle récidive pourrait entraîner pour moi les conséquences les plus graves.
Je m’abstins donc d’insister, et nous nous mîmes à causer de choses étrangères au sujet qui m’intéressait. Il me reparla de la visite qu’il venait de faire et de la multiplication vraiment effrayante des suicides depuis la socialisation de notre pays.
– Votre jeune homme était probablement un amoureux désespéré? observais-je.
– Non. Dans le nombre des suicides, il en est assurément qui ont pour cause des chagrins d’amour. La politique ne peut rien changer à cela : il y a toujours eu et il y aura toujours des amants rebutés et des femmes délaissées. L’amour ne se décrète pas plus que la fidélité. Mais l’espèce d’épidémie qui va croissant de jour en jour à une autre origine. J’ai été médecin militaire, vous savez, et j’ai eu l’occasion d’observer des cas analogues au régiment. J’ai vu des jeunes gens de bonne constitution, qui ne se plaignaient ni de l’ordinaire, ni de l’uniforme, ni de la chambrée, se détruire simplement parce qu’ils ne pouvaient s’habituer à la discipline qui leur était imposée et à la monotonie de la vie de caserne.
– Ces jeunes soldats avaient pourtant la perspective d’en être quittes après deux ou trois ans et de recouvrer alors leur entière liberté?
– Parfaitement. Mais la nostalgie ne raisonne pas. Eh bien ! nous nous trouvons ici en présence de cas identiques, aggravé par le défaut total d’espérances. Les restrictions apportées à la liberté personnelle, l’étroite prison morale dans laquelle l’individu se trouve enfermé par l’organisation socialiste de la production et de la consommation, la notion de la perpétuité de cette existence terne et moutonnière qu’aucune initiative ni aucun effort de volonté ne peuvent améliorer, ont diminué dans une telle proportion le charme de la vie, qu’un certain nombre de citoyens en sont arrivés à considérer le suicide comme le seul moyen d’échapper à une destinée intolérable pour eux.

Hippolyte Verly, in Les socialistes au pouvoir

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Inter fæces et urinam

septembre 26, 2007

Pour mémoire (celle qui flanche)…
Alain, Émile-Auguste Chartier dit, écrivain et philosophe radical-socialiste
« Pour ma part j’espère que l’Allemagne vaincra ; car il ne faut pas que le général de Gaulle l’emporte chez nous. Il est remarquable que la guerre revient à une guerre juive, c’est-à-dire une guerre qui aura des milliards et aussi des Judas Macchabée. » (Alain, Journal III, B. N. p. 122 — cité par Philippe Burin, La Dérive fasciste, 1933-1945. Le Seuil, Paris, 1996.)

August Bebel, leader du parti social-démocrate allemand:
« la social-démocratie allemande est une sorte d’école préparatoire du militarisme » (cité dans La Route de la Servitude, Hayek)

Léon Blum, homme politique socialiste français:
« Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d’attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture. » (discours tenu en 1925 à la Chambre des députés)

Edward Hallett Carr, théoricien socialiste anglais:
« La nationalisation de la pensée a partout marché de pair avec la nationalisation de l’industrie. » (cité dans La Route de la Servitude, Hayek)

Friedrich Engels, théoricien socialiste allemand:
« En dehors des Polonais, des Russes et peut-être des Slaves de Turquie, aucune nation slave n’a d’avenir car il manque à tous les autres slaves les bases historiques, géographiques, politiques et industrielles qui sont nécessaires à l’indépendance et à la capacité d’exister. Des nations qui n’ont jamais eu leur propre histoire, qui ont à peine atteint le degré le plus bas de la civilisation, ne sont pas capables de vie et ne peuvent jamais atteindre la moindre indépendance » (Neue Rheinische Zeitung, 1849)

« Pour nous, les conditions économiques déterminent tous les phénomènes historiques, mais la race elle-même est une donnée économique… » (lettre adressée à Borgius, 1894)

Charles Fourier, théoricien socialiste:
« 3,ooo Juifs distribuant de la fausse monnaie, excitant les valets à voler leurs maîtres , les fils à voler leurs pères. » (Le Nouveau Monde Industriel et Sociétaire ou les Séries Passionnées, Préface)

« La nation juive n’est pas civilisée, elle est patriarcale, n’ayant point de souverain, n’en reconnaissant aucun en secret, et croyant toute fourberie louable, quand il s’agit de tromper ceux qui ne pratiquent pas sa religion. Elle n’affiche pas ses principes, mais on les connaît assez.
Un tort plus grave chez cette nation, est de s’adonner exclusivement au trafic, à l’usure, et aux dépravations mercantiles… »(Ibidem, 6éme section : Analyse de la Civilisation, CH. XLVIII Caractères de dégénération de la 3éme phase)

 » Tout gouvernement qui tient aux bonnes moeurs devrait y astreindre les Juifs, les obliger au travail productif, ne les admettre qu’en proportion d’un centième pour le vice; une famille marchande pour cent familles agricoles et manufacturières; mais notre siècle philosophe admet inconsidérément des légions de Juifs, tous parasites, marchands, usuriers, etc :
Lorsqu’on aura reconnu, (et cela ne tarderait guères,) que la saine politique doit s’attacher à réduire le nombre de marchands, pour les amener à la concurrence véridique et solidaire, on aura peine à concevoir l’impéritie de cette philosophie qui appelle à son secours une race toute improductive, mercantile et patriarcale, pour raffiner les fraudes commerciales déjà intolérables.  » (Ibidem, 6éme section : Analyse de la Civilisation, CH. XLVIII Caractères de dégénération de la 3éme phase)

Jean Genet, écrivain de gauche
« On me dit que l’officier allemand qui commanda le carnage d’Oradour avait un visage assez doux,plutôt sympathique. Il a fait ce qu’il a pu – beaucoup – pour la poésie. Il a bien mérité d’elle. Mes morts rarement osent exprimer ma cruauté. J’aime et respecte cet officier. » (Pompes funèbres, p. 262)

« Il est naturel que cette piraterie, le banditisme le plus fou qu’était l’Allemagne hitlérienne provoque la haine des braves gens, mais en moi l’admiration profonde et la sympathie. Quand un jour, je vis derrière un parapet tirer sur les Français les soldats allemands, j’eus honte soudain de n’être pas avec eux, épaulant mon fusil et mourant à leurs côtés «  (Idem)

« La Gestapo Française contenait ces deux éléments fascinants : la trahison et le vol. Qu’on y ajoutât l’homosexualité, elle serait étincelante, inattaquable. »
(Journal du voleur, Jean Genet, éd. Gallimard, coll. Folio, 1949 ISBN 2-07-036493-3, p. 167)

«  »Le peuple juif, bien loin d’être le plus malheureux de la terre, – les Indiens des Andes vont plus au fond dans la misère et l’abandon – comme il a fait croire au génocide alors qu’en Amérique, des Juifs, riches ou pauvres, étaient en réserve de sperme pour la procréation, pour la continuité du peuple  » élu « , enfin grâce à une métamorphose savante mais prévisible, le voilà tel qu’il se préparait depuis longtemps : un pouvoir temporel exécrable, colonisateur comme on ne l’ose plus guère, devenu l’Instance Définitive qu’il doit à sa longue malédiction autant qu’à son élection.

Dans ce pouvoir exécrable il s’enfonce tellement loin qu’on peut se demander, une fois de plus dans son histoire, s’il ne veut pas, méritant l’unanime condamnation, retrouver son destin de peuple errant, humilié, au pouvoir souterrain. Il s’est, cette fois, trop exposé dans la lumière terrible des massacres qu’il a cessé de subir mais qu’il inflige, et il veut retrouver l’ombre d’autrefois pour redevenir, supposant l’avoir été, le  » sel de la terre « .

Mais alors quelle démarche !

L’Union soviétique, les pays arabes, aussi veules soient-ils, en refusant d’intervenir dans cette guerre, auraient donc permis à Israël d’apparaître enfin aux yeux du monde et en plein soleil, comme un dément parmi les nations ?  »
(Quatre heures à Chatila)


Eduard Heimann, socialiste chrétien allemand:

« L’hitlérisme se proclame à la fois vraie démocratie et vrai socialisme et la terrible vérité est qu’il y’a un grain de vérité dans ces prétentions […] Mais un fait se dresse avec une parfaite clarté dans ce brouillard: Hitler n’a jamais prétendu représenter le vrai libéralisme. Le libéralisme a donc le privilège d’être la doctrine la plus détestée par Hitler » Social Research, volume VIII n°4 novembre 1941, cité dans la Route de la Servitude (Hayek)

Adolf Hitler, chancelier allemand national-socialiste:

« Fondamentalement, le national-socialisme et le marxisme sont la même chose »
discours en 1941, cité dans La Route de la Servitude (Hayek) et The Bulletin of International News(volume XVIII n°5)

« Ce n’est pas l’Allemagne qui va devenir bolchevique mais le bolchevisme qui se transformera en une sorte de national-socialisme. En plus il y a plus de liens qui nous unissent au bolchevisme que d’éléments qui nous en séparent. Il y a par-dessus tout, un vrai sentiment révolutionnaire, qui est vivant partout en Russie sauf là où il y a des Juifs marxistes. J’ai toujours fait la part des choses, et toujours enjoint que les anciens communistes soient admis dans le parti sans délai. Le petit-bourgeois socialiste et le chef syndical ne feront jamais un national-socialiste, mais le militant communiste, oui. » (propos adressé à Hermann Rauschning en 1934)


« L’ère de l’individualisme est révolue. Il nous faut maintenant entrer dans l’ère du socialisme, mais sans révolution. »
(cité par Jean-Francois Revel)

« Nous sommes socialistes, nous sommes les ennemis du système économique capitaliste actuel d’oppression des économiquement faibles, avec ses salaires injustes, avec son évaluation inconvenante de l’être humain par sa richesse et sa propriété au lieu de la responsabilité et la performance, et nous sommes tous déterminés à détruire ce système coûte que coûte. » (discours du 1er mai 1927 devant le Parti National Socialiste des Travailleurs Allemands)

Jean Jaurès, homme politique socialiste:
« Dans les villes, ce qui exaspère le gros de la population française contre les Juifs, c’est que, par l’usure, par l’infatigable activité commerciale et par l’abus des influences politiques, ils accaparent peu à peu la fortune, le commerce, les emplois lucratifs, les fonctions administratives, la puissance publique . «  (1er mai 1895, Dépêche de Toulouse, La question juive en Algérie, cité dans De la question berbère au dilemme kabyle, paru chez L’Harmattan, 2004, p.36, Maxime Ait Kaki.)

 » En France, l’influence politique des Juifs est énorme mais elle est, si je puis dire, indirecte. Elle ne s’exerce pas par la puissance du nombre, mais par la puissance de l’argent. Ils tiennent une grande partie de de la presse, les grandes institutions financières, et, quand ils n’ont pu agir sur les électeurs, ils agissent sur les élus. Ici, ils ont, en plus d’un point, la double force de l’argent et du nombre. » (Idem)

Karl Marx, théoricien socialiste:
« Dès que la société parvient à supprimer l’essence empirique du judaïsme, le trafic de ses conditions, le Juif est devenu impossible,parce que sa conscience n’a plus d’objet, parce que la base subjective du judaïsme, le besoin pratique, s’est humanisée, parce que le conflit a été supprimé entre l’existence individuelle et sensible de l’homme et son essence générique. »

 » Le Juif s’est émancipé d’une manière juive, non seulement en se rendant maître du marché financier, mais parce que, grâce à lui et par lui, l’argent est devenu une puissance mondiale, et l’esprit pratique juif l’esprit prati­que des peuples chrétiens. Les Juifs se sont émancipés dans la mesure même où les chrétiens sont devenus Juifs. »

« Quel est le fond profane du judaïsme ? Le besoin pratique, la cupidité. Quel est le culte profane du Juif ? Le trafic. Quel est son Dieu ? L’argent » et le communisme est « l’organisation de la société qui ferait disparaître les conditions du trafic et aurait rendu le juif impossible » in Sur la Question Juive(1843)

Ludwig von Mises, économiste libéral:
« Huit des dix points (du Manifeste du Parti communiste de Marx et Engels) ont été exécutés par les nazis avec un radicalisme qui aurait enchanté Marx. Seuls deux points n’ont pas encore été complètement adoptés par les nazis, à savoir l’expropriation de la propriété foncière et l’affectation de la rente foncière aux dépenses de l’Etat (point n°1 du Manifeste) et l’abolition de l’héritage (point n°3). Cependant, leurs méthodes de taxation, leur planisme agricole et leur politique concernant la limitation des fermages vont chaque jour dans le sens du marxisme. »
in Omnipotent Government, The Rise of the Total State and Total War

« Il n’est pas nécessaire de s’attarder sur ce que les nazis avaient réalisé en ce domaine. Ils avaient réussi à éliminer entièrement de la conduite des entreprises la recherche du profit. L’entreprise libre avait disparu dans l’Allemagne nazie. Il n’y avait plus d’entrepreneurs. Ceux qui avaient été entrepreneurs étaient réduits au rôle de Betriebsführer (directeur d’établissement). Ils ne pouvaient diriger comme ils l’entendaient ; ils étaient tenus d’obéir sans réserve aux ordres venus du Bureau Central d’Organisation de la Production, le Reichswirtschaffsministerium, et des organismes qui lui étaient rattachés pour chaque branche et pour chaque région. L’État ne se contentait pas de fixer les prix et les taux d’intérêt à verser et à réclamer, le niveau de la production et les méthodes à utiliser pour la production ; il attribuait un revenu défini à tout directeur d’établissement, le transformant ainsi pratiquement en un fonctionnaire salarié. Pareil système n’avait, à part l’emploi de quelques termes, rien de commun avec le capitalisme et l’économie de marché. C’était simplement le socialisme de type allemand, la Zwangwirtschaff. Il ne différait du modèle russe, système de nationalisation intégrale, étendue à toutes les usines, que dans le domaine technique. Et c’était, évidemment, au même titre que le système russe, un type d’organisation sociale purement autoritaire. » (in La Bureaucratie)


Wilhelm Ostwald, professeur et sympathisant socialiste allemand:

« L’Allemagne désire organiser l’Europe qui est dépourvue jusqu’à présent d’organisation. Je veux vous expliquer le grand secret de l’Allemagne: nous, ou plutôt la race allemande, avons découvert la signification de l’organisation. Pendant que les autres nations vivent encore sous le régime de l’individualisme, nous avons réalisé celui de l’organisation. » (cité dans La Route de la Servitude, Hayek)

Johann Plenge, professeur et théoricien socialiste:
« Il est grand temps de reconnaître que le socialisme doit être une politique de force puisqu’il doit être: organisation. Le socialisme doit prendre le pouvoir; il ne doit jamais s’employer à l’anéantir aveuglément. La question cruciale pour le socialisme en temps de guerre internationale est nécessairement la suivante: quel est le peuple qui doit accéder au pouvoir, pour devenir le chef exemplaire de l’organisation internationale? » in Die Glocke, cité dans La Route de la Servitude (Hayek)

Pierre-Joseph Proudhon, théoricien socialiste (du moins à l’époque de rédaction de ces extraits, il évoluera par la suite):
« Juifs. Faire un article contre cette race qui envenime tout, en se fourrant partout, sans jamais se fondre avec aucun peuple. Demander son expulsion de France, à l’exception des individus mariés avec des Françaises ; abolir les synagogues, ne les admettre à aucun emploi, poursuivre enfin l’abolition de ce culte. Ce n’est pas pour rien que les chrétiens les ont appelés déicides. Le juif est l’ennemi du genre humain. Il faut renvoyer cette race en Asie, ou l’exterminer. » in Carnets (à la date du 26 décembre 1847 à vérifier)

Émile Zola, écrivain et sympathisant socialiste:
« Il y avait là, en un groupe tumultueux, toute une juiverie malpropre, de grasses faces luisantes, des profils desséchés d’oiseaux voraces, une extraordinaire réunion de nez typiques, rapprochés les uns des autres, ainsi que sur une proie, s’acharnant au milieu de cris gutturaux, et comme près de se dévorer entre eux. » (L’Argent, Chapitre 1)

Karl Marx et Friedrich Engels, théoriciens socialistes:
« Ces mesures, bien entendu, seront fort différentes dans les différents pays. Cependant, pour les pays les plus avancés, les mesures suivantes pourront assez généralement être mises en application :

1) Expropriation de la propriété foncière et affectation de la rente foncière aux dépenses de l’Etat.
2) Impôt fortement progressif.
3) Abolition de l’héritage.
4) Confiscation des biens de tous les émigrés et rebelles.
5) Centralisation du crédit entre les mains de l’Etat, au moyen d’une banque nationale, dont le capital appartiendra à l’Etat et qui jouira d’un monopole exclusif.
6) Centralisation entre les mains de l’Etat de tous les moyens de transport.
7) Multiplication des manufactures nationales et des instruments de production; défrichement des terrains incultes et amélioration des terres cultivées, d’après un plan d’ensemble.
8) Travail obligatoire pour tous; organisation d’armées industrielles, particulièrement pour l’agriculture.
9) Combinaison du travail agricole et du travail industriel; mesures tendant à faire graduellement disparaître la distinction entre la ville et la campagne.
10) Education publique et gratuite de tous les enfants. Abolition du travail des enfants dans les fabriques tel qu’il est pratiqué aujourd’hui. Combinaison de l’éducation avec la production matérielle, etc. » in Le Manifeste du Parti Communiste (le résumé en dix points)

Du socialisme, du sang et des armes (variations sur l’avenir du libéralisme)

août 13, 2007

Je vis les vacances les plus ternes, les plus dénuées d’interêt de mon existence. Ne pouvait me permettre de partir, je me retrouve cloîtré devant mon PC, la connection wi-fi paradoxalement seul fil me reliant à la vie extérieure. Je souffre, mais certainement pas de la solitude, je n’ai aucun goût pour la Cité post-moderne, grouillant de petits bourgeois et de godelureaux dépravés, sicaires populaires de la modestie dans la honte et du jouir. Tout ceci dans une atmosphère de station estivale pour pourceaux d’Epicure. Abject. Non, je rêve tout simplement de grands espaces, à perte de vue, sans quiconque pour souiller la féérie de l’harmonie, de la grandeur et de la séreinité. A la manière d’une toile de Friedrich.
Presque deux mois donc pour acquérir une certitude: On ne sauvera pas le libéralisme en France, ni même la France et nous ne devons plus perdre notre temps pour y parvenir. Après cinquante ans de la Gueuse n°5 (du Coco Chanel, certainement) et d’un Etat gangréné par le socialo-marxisme jusqu’à s’en faire le porte-parole dans les salles de classe et les universités, la chienlit soviétique parvient à ses fins: la mort de l’esprit de liberté. Oh, bien entendu, la stratégie mise en place délibérement par le PCF et la CGT avec la bénédiction de De Gaulle à la sortie de la Seconde Guerre Mondiale semble vaine désormais que l’URSS s’est officiellement effondrée (afin de mieux renaître sous le patronage du tchékiste Poutine). Loin de moi l’idée de vous effrayer outre-mesure mais prenons le temps d’observer en détail la situation qui se présente à nos pupilles innocentes: un Etat tentaculaire, pieuvre mafieuse aux ramifications insoupçonnées, corrompu et autoritaire, des syndicats et activistes qui ont abandonné la lutte des classes pour la « justice sociale »-motif parait-il suffisant pour pousser des agriculteurs écolos au suicide et paralyser un pays quoiqu’un peu vague, je doute que quiconque ne souhaite tant savoir ce qu’il recouvre-, des médias détenus par des trusts et regurgitant la même bienpensance et une classe politique univoque: l’on se doit d’aider les pauvres, faire des sacrifices, redonner du prestige à l’Etat, combiner le social et l’efficacité, développer durablement, le tout dans une ambiance festive, dynamique profondément ancré dans les valeurs républicaines. Naturellement, la gauche ne nous avait pas habitué à autre chose depuis la Révolution mais la dépravation de la droite… Cela ne porte pas de nom. Je n’ose à ce point de mon exposé évoquer la politique étrangère. Mon interêt pour la politique connait deux raisons, le goût pour l’éthique, la méthaphysique et plus encore la crainte des dictatures. Le syndrôme Munich 1938 fait donc figure à mes yeux de prélude à l’horreur des charniers. Néo-conservateur il y’a encore quelques années et ayant grandi sous Mitterand puis Jospin, je ne doutais pas à 17 ans de la responsabilité historique de la gauche, anti-américaine, soutien inconditionnel des bourreaux khmers, des mollahs iraniens et j’espèrais une sortie par la droite du tunnel munichois. J’ignorais tout de la pensée libérale, des turpitudes de la droite gouvernementale et de ce qu’il adviendrait du second quinquennat de Chirac. Sans doute aurais-je pu finir sarkozyste, me rendant aux dîners de l’UMP pour glorifier, genoux à terre, les icônes du Saint Patron et rendre grâce à de pseudos-valeurs pour entrepreneur crasseux ou étudiant en école de commerce: l’ordre, l’autorité, la nation, la république (encore)… J’aurais pu saluer une vente de missiles Milan à un tyran libyen ou je ne sais quelle mesure liberticide prise par ce gouvernement de criminels en puissance. Mais je ne crois plus en la légitimité de l’Etat, je ne crois plus au politique, je ne crois plus en l’altruisme et au sacrifice comme vertus suprêmes, je ne crois avant tout plus au compromis. Plus maintenant. La logique n’en accepte aucun et la liberté encore moins. Oeuvrent dans mon sens les tristes expériences des Lib-dems anglais, du Parti Libéral suisse dont les dirigeants vont jusqu’à ignorer l’existence des libertariens, du Mouvement Réformateur belge « dans le voisinage du PS » dixit Louis Michel ou du projet mort-né d’Alternative Libérale, gonflé au violet flashy, dont l’on ne peut pardonner la main tendue aux sociaux-démocrates jusqu’à rejoindre Bayrou. Aucun ne peut se prévaloir d’une victoire de nos idées ou de la liberté, ni même de la moindre faille dans la matrice socialiste. Tout ceci malgré les mises en garde insistantes des libéraux historiques et libertariens. Comprenons-nous: les libéraux ne pourront jamais remporter quelque bataille politique que ce soit pour une raison évidente: le libéralisme est une philosophie anti-politique. Un libéral ne peut accepter aucun poste, aucune magistrature, aucun cabinet, aucun siège sans se compromettre ni se renier. Et accessoirement diviser, rabaisser la communauté libérale aux yeux de l’opinion publique. L’on ne peut entraver indéfiniment la socialisation inéxorable d’un Etat: l’Humanité sacrifie toujours davantage au Moloch. Par obstination, mysticisme, calcul politique ou stupidité crasse.
Reste à établir une stratégie claire, sans concession ni corruption, sans déni de la réalité. Puisque nous ne pouvons sauver la France, précipitons sa chute. S’abstenir devient dès lors inutile, nous devons voter socialiste, pousser ces ordures à bout, les forcer dans leurs retranchements aussi loin que nous le pourrons. Ceci lors des élections, des sondages d’opinion. Il s’agit de leur accorder notre confiance pour pourrir ce pays délibérement. Fabius ou Mélenchon y parviendront aisément en quelques années, pour peu qu’ils s’adjoignent le parangon du mauvais goût Lang et l’ idiot Montebourg. Enfin, même sans eux, au point où nous en sommes… Quelques années durant lesquelles nous ne relâcherons aucune effort d’activisme, de médiatisation, de publicité, d’agitation, de subversion, sur internet comme ailleurs. En parallèle et discrètement, il convient de se préparer pour la suite des évèments: acquérir des armes, pléthore d’armes, déménager près des frontières et particulièrement près des zones montagneuses. La guerrilla (ainsi ce sera clair pour chacun) s’y avéra indubitablement plus aisée à mener: davantage de caches naturelles, des frontières pour se protéger, des réseaux de contre-bande à organiser (je pense notamment aux armes en vente quasi-libre chez nos amis suisses, et au nombre conséquent de libertariens helvétiques prêts à nous rejoindre)… Montani semper liberi comme le veut la devise du Montana. Naturellement, l’on ne peut rêver d’une reconquista complète. Nous nous contenterons de déclarer indépendants les territoires contrôlés par nos milices. Pas de négociation. Une Révolution à l’Américaine. Des hommes libres contre les Red Coats, des miliciens aux idéaux les plus nobles contre une vermine bestiale. Je ne puis garantir la parfaite réussite d’un tel plan, je le concède volontiers et je ne prétendrais pas que vous n’avez que vos chaînes à perdre. Mais je n’en conçois pas d’autres à l’heure actuelle et les caciques tièdes peuvent bien me hurler leurs anathèmes ou leurs poncifs éculés, nonobstant leur modération et leur respect du processus démocratique, leur avenir est d’ores et déjà condamné. Je ne tiens pas à ce que le mien le soit.

Make Mine Freedom!

mai 3, 2007

Néo-despotisme totalitaire et démocratie (Alexis de Tocqueville)

février 17, 2007


Je pense donc que l’espèce d’oppression, dont les peuples démocratiques sont me­na­cés ne ressemblera à rien de ce qui l’a précédée dans le monde ; nos contemporains ne sauraient en trouver l’image dans leurs souvenirs. Je cherche en vain moi-même une expression qui reproduise exactement l’idée que je m’en forme et la renferme ; les anciens mots de despotisme et de tyrannie ne conviennent point. La chose est nou­velle, il faut donc tâcher de la définir, puisque je ne peux la nommer.

Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde : je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d’eux, retiré à l’écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres : ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l’espèce humaine ; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d’eux, mais il ne les voit pas ; il les touche et ne les sent point ; il n’existe qu’en lui-même et pour lui seul, et, s’il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu’il n’a plus de patrie.

Au-dessus de ceux-là s’élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sut leur sort. il est absolu, détaillé, régulier, pré­voyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l’âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance ; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur ; mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre ; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs. principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages, que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ?

C’est ainsi que tous les jours il rend moins utile et plus rare l’emploi du libre arbitre ; qu’il renferme l’action de la volonté dans un plus petit espace, et dérobe peu à peu à chaque citoyen jusqu’à l’usage de lui-même. L’égalité a préparé les hommes à tou­tes ces choses : elle les a disposés à les souffrir et souvent même à les regarder comme un bienfait.

Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l’avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière ; il en couvre la surface d’un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule ; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige ; il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse ; il ne détruit point, il empêche de naître ; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation a n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger.

J’ai toujours cru que cette sorte de servitude, réglée, douce et paisible, dont je viens de faire le tableau, pourrait se combiner mieux qu’on ne l’imagine avec quelques-unes des formes extérieures de la liberté, et qu’il ne lui serait pas impossible de s’établir à l’ombre même de la souveraineté du peuple.

Alexis de Tocqueville in De la démocratie en Amérique, tome II

Néo-despotisme totalitaire et démocratie

février 17, 2007


Je pense donc que l’espèce d’oppression, dont les peuples démocratiques sont me­na­cés ne ressemblera à rien de ce qui l’a précédée dans le monde ; nos contemporains ne sauraient en trouver l’image dans leurs souvenirs. Je cherche en vain moi-même une expression qui reproduise exactement l’idée que je m’en forme et la renferme ; les anciens mots de despotisme et de tyrannie ne conviennent point. La chose est nou­velle, il faut donc tâcher de la définir, puisque je ne peux la nommer.

Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde : je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d’eux, retiré à l’écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres : ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l’espèce humaine ; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d’eux, mais il ne les voit pas ; il les touche et ne les sent point ; il n’existe qu’en lui-même et pour lui seul, et, s’il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu’il n’a plus de patrie.

Au-dessus de ceux-là s’élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sut leur sort. il est absolu, détaillé, régulier, pré­voyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l’âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance ; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur ; mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre ; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs. principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages, que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ?

C’est ainsi que tous les jours il rend moins utile et plus rare l’emploi du libre arbitre ; qu’il renferme l’action de la volonté dans un plus petit espace, et dérobe peu à peu à chaque citoyen jusqu’à l’usage de lui-même. L’égalité a préparé les hommes à tou­tes ces choses : elle les a disposés à les souffrir et souvent même à les regarder comme un bienfait.

Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l’avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière ; il en couvre la surface d’un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule ; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige ; il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse ; il ne détruit point, il empêche de naître ; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation a n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger.

J’ai toujours cru que cette sorte de servitude, réglée, douce et paisible, dont je viens de faire le tableau, pourrait se combiner mieux qu’on ne l’imagine avec quelques-unes des formes extérieures de la liberté, et qu’il ne lui serait pas impossible de s’établir à l’ombre même de la souveraineté du peuple.

Alexis de Tocqueville in De la démocratie en Amérique, tome II

Désobéissance civile sur les rails!

janvier 30, 2007

Car nul ne dispose du droit légitime d’asservir, et ce que l’on nomme cette servitude esclavage, service militaire, civil ou civique, ce blog se dresse face aux entreprises liberticides de nos princes politiques.

A découvrir ici:
Désobéissance civile

Avide avant toute choses de Liberté, votre serviteur à travers ce présent manifeste entend rappeler à ses semblables de toutes origines, de toutes philosophies, de tous niveaux sociaux, que, n’ayant commis aucun crime à l’encontre de qui que ce soit et n’étant redevable à personne, nul ne peut l’asservir au moyen des prétextes les plus inventifs qui soient, pas plus que l’on aurait droit de le tuer, molester ou voler. Nos dirigeants, symboles infâmes de l’autoritarisme placés par la force, celle de la “masse” abjecte ou d’une fraction minoritaire, ne disposent ainsi en aucune façon des individus se trouvant sous leur juridiction illégitime, et ce quoi que prétendent les mystiques du muscle et de l’esprit rampant à leurs bottes.
Désobéissance civile pourquoi? Car, prêts à enfreindre ces règles élémentaires naturelles (déjà bien malmenées il est vrai par la fiscalité social-démocrate conduisant à un statut de semi-esclave), la vermine politique appelle de ses voeux l’instauration d’un Service Civique (ou civil) obligatoire orwellien, voire le rétablissement du service militaire aux relents aussi jacobins qu’archaïques. Nous leur opposerons, à l’instar de ce que préconisait Henry David Thoreau, notre désobéissance civile: une résistance des individus encore pacifique, une résistance des idéaux de liberté endormis, une résistance de combat idéologique: la raison et la cohérence libérales contre les élucubrations des criminels. La désobéissance civile se veut par là le dernier rempart avant cette guerre qui porte, elle aussi, le titre de “civile”.
A mille lieues de la bienpensance, des slogans “solidarité partout” ou “la nation avant tout”, nous ne craignons pas de passer pour des ordures dénuées de toute humanité, incapables du moindre sacrifice pour son prochain ou sa patrie: nous combattons pour la Liberté de tous et empêcherons que nos nations soient encore une fois souillées par l’esclavage.

Du contrat social (John Locke)

janvier 26, 2007


Le contrat social ne doit lier que des individus qui le concluent unanimement entre eux. Ils s’unissent alors en société pour leur conservation, leur sûreté mutuelle, la tranquillité de leur vie, pour jouir paisiblement de ce qui leur appartient en propre, et être mieux à l’abri des insultes de ceux qui voudraient leur nuire et leur faire du mal. Chaque particulier convenant avec les autres de faire un corps politique, sous un certain gouvernement, s’oblige envers chaque membre de cette société de se soumettre à ce qui aura été déterminé par le plus grand nombre et d’y consentir, les autres demeurant selon leur volonté dans l’état de nature par rapport aux premiers. Dans l’état de nature, chaque individu a droit de faire exécuter les lois de la nature et de punir les coupables qui les ont violées.

Cette liberté par laquelle l’on n’est point assujetti à un pouvoir absolu et arbitraire est si nécessaire, et est unie si étroitement avec la conservation de l’homme, qu’elle n’en peut être séparée que par ce qui détruit en même temps sa conservation et sa vie. Or, un homme n’ayant point de pouvoir sur sa propre vie ne peut, par aucun traité, ni par son propre consentement, se rendre esclave de qui que ce soit, ni se soumettre au pouvoir absolu et arbitraire d’un autre, qui lui ôte la vie quand il lui plaira.

La liberté individuelle s’exerce même dans le droit dont dispose chaque individu de choisir sa société. Ceux qui veulent nous persuader que ceux qui sont nés sous un gouvernement y sont naturellement sujets et n’ont plus de droit et de prétention à la liberté de l’état de nature, ne produisent d’autres raisons que celle-ci, savoir que nos pères ayant renoncé à leur liberté naturelle, et s’étant soumis à un gouvernement, se sont mis et ont mis leurs descendants dans l’obligation d’être perpétuellement sujets à ce gouvernement-là. Mais nul ne peut, par aucune convention, lier ses enfants ou sa postérité. Hors d’un contrat donnant-donnant, aucun acte du père ne peut plus ravir au fils la liberté qu’aucun acte d’aucun autre homme peut faire.

John Locke, in Deuxième traité du gouvernement civil (1690)

Du contrat social

janvier 26, 2007


Le contrat social ne doit lier que des individus qui le concluent unanimement entre eux. Ils s’unissent alors en société pour leur conservation, leur sûreté mutuelle, la tranquillité de leur vie, pour jouir paisiblement de ce qui leur appartient en propre, et être mieux à l’abri des insultes de ceux qui voudraient leur nuire et leur faire du mal. Chaque particulier convenant avec les autres de faire un corps politique, sous un certain gouvernement, s’oblige envers chaque membre de cette société de se soumettre à ce qui aura été déterminé par le plus grand nombre et d’y consentir, les autres demeurant selon leur volonté dans l’état de nature par rapport aux premiers. Dans l’état de nature, chaque individu a droit de faire exécuter les lois de la nature et de punir les coupables qui les ont violées.

Cette liberté par laquelle l’on n’est point assujetti à un pouvoir absolu et arbitraire est si nécessaire, et est unie si étroitement avec la conservation de l’homme, qu’elle n’en peut être séparée que par ce qui détruit en même temps sa conservation et sa vie. Or, un homme n’ayant point de pouvoir sur sa propre vie ne peut, par aucun traité, ni par son propre consentement, se rendre esclave de qui que ce soit, ni se soumettre au pouvoir absolu et arbitraire d’un autre, qui lui ôte la vie quand il lui plaira.

La liberté individuelle s’exerce même dans le droit dont dispose chaque individu de choisir sa société. Ceux qui veulent nous persuader que ceux qui sont nés sous un gouvernement y sont naturellement sujets et n’ont plus de droit et de prétention à la liberté de l’état de nature, ne produisent d’autres raisons que celle-ci, savoir que nos pères ayant renoncé à leur liberté naturelle, et s’étant soumis à un gouvernement, se sont mis et ont mis leurs descendants dans l’obligation d’être perpétuellement sujets à ce gouvernement-là. Mais nul ne peut, par aucune convention, lier ses enfants ou sa postérité. Hors d’un contrat donnant-donnant, aucun acte du père ne peut plus ravir au fils la liberté qu’aucun acte d’aucun autre homme peut faire.

John LOCKE, in Deuxième traité du gouvernement civil (1690)

Impôts, Famille, Patrie : le programme de Ségol-haine Royal ?

juin 12, 2006

Mercredi 31 Mai se tenait un spectacle pour le moins intéressant : une députée, présidente de région, présidentiable socialiste se laissait aller à des déclarations surprenantes dans la ville de Bondy, jadis haut lieu du brigandage, aujourd’hui territoire privilégié de la racaille-violence .
Jugez-en plutôt ce que propose mademoiselle Ségolène Royal, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, pour lutter contre la délinquance : une « mise sous tutelle des allocations familiales » accompagnée d’ »encadrement à dimension militaire » des jeunes délinquants. Boudiou! Les cris de vierge violée des éléphants péhestiques ou les sarcasmes des paléo-marxistes n’arriveront pas à faire reculer Ségol-haine. Malgré les accusations de sarkozysation du débat, la compagne de François Hollande persiste et signe deux jours plus tard. Et chacun de commenter, comme il se doit, cette soi-disant révolution dans un programme de gauche, des communistes à Carl Lang en passant par Sarkozy, le MRAP et il faut s’émouvoir de ne pas lire un communiqué de l’Amicale des Anciens Chasseurs Charentais dans le canard local. Reconnaissons-le : Royal a eu l’intelligence, sinon ses conseillers, de s’exprimer sur un sujet qui tient au cœur des Français. Est-ce un bon choix pour autant ? Elle risque fort de perdre les voix des bobos caviaristes sans conquérir l’électorat propre à Sarkozy, culturellement « à droite ». Pari risqué à plus d’un titre donc et je ne me prononcerais pas sur ses chances.
Mais Ségolène Royal en tant que femme politique se doit de nous amuser. Le Parisien nous apprend sur son site internet que le deuxième fils du couple Hollande-Royal, Julien, 19 ans, a été interpellé par la police à 3 heures du matin dans la nuit de vendredi à samedi [2-3juin 2006], suite à des bris de luminaires et dégradation de panneaux de signalisation. Malheureusement, le ridicule ne tue plus.
Il n’en reste pas moins que le tintamarre de notre chienlit politique a de quoi étonner plus d’une personne dotée de bon sens. Punir un délinquant n’a rien de choquant, c’est un gage de bonne santé de réagir avec véhémence contre le simili Jihad de la 6T. En revanche, personne ne semble s’émouvoir des autres propositions de la miss Royal, laquelle est en train de rédiger son programme -enfin, de le faire confectionner par les internautes du site http://www.desirsdavenir.org/, vaste (Einstein serait d’avis de considérer que la longueur que l’on donne à un texte est relative à l’ennui qu’il procure) brouillon imbitable-. A l’heure où l’on s’attend à un Damien Dizuit chanter sur les barricades estudiantines « 20 % pour la peur, 20 % pour la haine, 20% pour l’horreur, 20% pour Ségol-Haine « , de quels yeux voir le spécimen d’énarque femelle en question ?
La miss se réclame fréquemment de Tony Blair et soutient activement Michèle Bachelet, figures d’un socialisme soit disant désarchaïquisé. Derrière cet apparent courage ne se cache en réalité que la sociale-démocratie conservatrice, ennemie sournoise de nos libertés. Si l’on peut prendre le parti d’en rire quand on entend de la bouche royale que « Le CDI, c’est le droit – fondamental pour tout être humain – à la sécurité d’un salaire et à la dignité d’un métier. « , mes zygomatiques demeurent au repos le plus morne à la lecture de ce qui suit : opposition au mariage homo, syndicat obligatoire, opposition à la légalisation de la prostitution ( pas de chance, François) et service civique obligatoire. Gageons que la nouvelle kochluche, forte de cette négation de la souveraineté des individus sur leurs corps, rétablisse sous peu l’esclavage statolâtre en bonne et due forme. Là se trouve la finalité du socialisme: sous des prétextes sociaux, planistes écrirait Hayek, asservir l’individu.

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