Archive for the ‘Axe des salopards’ Category

Sortez vos pétoires!

août 3, 2007


Nathalie Ménigon, sorcière rouge et terroriste à ses heures au sein d’Action Directe est désormais libre. La Gueuse reconnait les siens, qu’elle crève et ses séides avec. Ou plutôt qu’on abatte la Gueuse comme la bolchévique. Hop. Je rembourse les balles pour la seconde, promis.

Canal+: OGM pour Organisme Grossièrement Manipulateur.

février 13, 2007

La cyber-horde bêlante, beuglante s’émeut, s’embrase depuis quelques temps sur le sort réservé à un fameux reportage « censuré » par les khmers hertziens Canal+ (en novlang d’intoxiqué: « diffusé le 15 novembre 2005« ), au sujet d’un Organisme Génétiquement Modifié mis sur le marché malgré sa toxicité révélée au péril de leur vie par les « courageux » plumitifs.
Je ne saurais que vous inviter à visionner ce reportage ici [bientôt sur ftp], non seulement pour constater que les méthodes Canal+ ne changent pas (on se souvient, la larme à l’oeil, de la fameuse interview de Bush coupée [bientôt sur FTP])

Peu sujet à l’idôlatrerie du petit écran, votre serviteur s’est ainsi intéressé à l’un des protaganistes oublié de l’affaire du « Monsanto 863 », le toxicologue Gérard Pascal, lequel a accepté de nous faire part de ces deux documents:

L’historique du dossier du maïs MON 863 : vision de l’intérieur de la CGB* par l’un des acteurs au cœur de la question
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*Commission du génie biomoléculaire
1)- Le 27 mai 2003, la CGB a examiné le dossier déposé auprès des autorités allemandes d’un maïs MON 863 de Monsanto et a donné le 27 juin un avis dans lequel elle estimait impossible de se prononcer sans disposer du rapport complet de l’étude de toxicité à 90 jours chez le rat, dont elle n’avait reçu qu’un court résumé ;
2)- Ces données ont été fournies par la commission et le 28 octobre 2003, la CGB les a discutées sur la base de mon rapport d’analyse qui mettait en évidence un certain nombre de différences significatives entre le lot d’animaux « lignée parentale » non transgénique et le lot MON 863. J’ai en particulier insisté sur une hypotrophie rénale et un nombre plus important d’anomalies histologiques au niveau du rein dans le lot MON 863. Sans conclure à un risque quelconque, la CGB a demandé des explications.
3)- Après une rencontre avec des représentants de Monsanto, dont leur toxicologue américain, pour être certains d’être bien compris dans nos questions, Monsanto nous a fourni des explications sans données nouvelles, qui ne nous ont pas convaincus, ce que nous leur avons fait savoir dans un avis daté du 25 juin 2004 qui confirmait notre position d’octobre 2003, en même temps que des suggestions sur les compléments dont nous souhaitions disposer,.
4)- Répondant à nos suggestions, Monsanto nous a donc ensuite communiqué une expertise indépendante, réalisée par des anatomo-pathologistes de renom, dont l’un est le spécialiste mondial de la pathologie du rein du rat de laboratoire. Cette expertise faisait ressortir que les anomalies observées sur le rein des rats du lot MON 863 étaient de même nature que celles observées dans le lot témoin, même si elles étaient un peu plus nombreuses, mais pas statistiquement significativement, et qu’elles étaient identiques à celles observées traditionnellement chez le rat de laboratoire. Cette expertise a été « contre-expertisée » par un expert Français, le Pr. A. Parodi, ancien directeur de l’ENV d’Alfort : mêmes conclusions. Dans sa séance du 14 septembre 2004, la CGB s’est donc déclarée satisfaite pour ce qui concernait les aspects anatomo-pathologiques au niveau du rein, mais a souligné qu’elle n’avait toujours pas reçu de réponse satisfaisante pour ce qui concernait le poids des reins.
5)- De nouveaux éléments ont été fournis par Monsanto : les résultats de deux études à 90 jours chez le rat, réalisées avec deux hybrides (MON 863 X NK 603 et MON 863 X MON 810 X NK 603) renfermant l’événement de transformation MON 863. Dans ces études dont le protocole était rigoureusement identique à celui de l’étude pratiquée avec le MON 863, aucune différence entre lots témoins et lots transgéniques n’a été observée. Le poids des reins de tous les animaux se trouvaient dans la fourchette de poids des petits reins des animaux du lot MON 863 de l’essai précédent. Nous avons donc conclu finalement au manque de signification biologique et toxicologique des effets observés lors des séances de la CGB des 9 et 23 novembre 2004.

CONCLUSION :
Il me semble difficile d’accuser la CGB de légèreté dans l’examen de ce dossier puisque nous avons mis plus d’un an, avec des évaluations successives de plus en plus focalisées, avant d’arriver à une conclusion analogue à celle d’autre comités d’experts comme ceux de l’AFSSA et de l’EFSA, qui, à mon sens, s’étaient prononcés un peu rapidement. Mais je ne prétendrai pas à l’objectivité, ayant été en première ligne dans cette affaire.

Paris le 16 mars 2006

Gérard PASCAL

Analyse critique des articles de V.E . Prescott et al.(1), de l’équipe de M.Malatesta (2) et de l’équipe de Traavik (3)

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1) – Article de Prescott et al., “Transgenic expression of bean α-amylase inhibitor in peas results in altered structure and immunogenicity”(1) :

Le titre de l’article lui-même apporte une explication des résultats observés. L’expression du gène du facteur inhibiteur de l’α-amylase (aAI) du haricot, hôte naturel, dans le pois, conduit à la synthèse d’une protéine dont la structure est modifiée en raison de modifications post-traductionnelles, en particulier pour ce qui concerne la glycosylation.
La nouvelle protéine a chez la souris, un effet immunogène (elle induit une réponse anticorps IgG) et adjuvant (elle augmente la réponse immunitaire aux autres protéines), mais elle ne conduit pas à la synthèse d’IgE qui démontrerait clairement la capacité de cette protéine à induire des allergies (hypersensibilité immédiate). Des réponses du même type ont été enregistrées avec par exemple des protéines Cry, sans qu’on ait pu conclure à l’existence d’un risque allergène (j’ai des références).
En définitive, il convenait de s’assurer que si le dossier d’un tel OGM, le pois porteur du gène de l’aAI, arrivait devant une commission comme la CGB, les questions soulevées par l’article australien auraient été discutées. La réponse est oui, à n’en pas douter :
– La différence de structure entre la protéine exprimée dans le haricot et celle exprimée dans le pois aurait été détectée, en particulier les différences de glycosylation puisque, des informations sur ce point sont maintenant systématiquement demandées;
– Un risque potentiel d’allergénicité aurait été détecté lors de l’exercice de comparaison de séquences avec celles des protéines toxiques et allergènes connues, systématiquement demandée par la CGB. Ceci a d’ailleurs été le cas avec l’aAI du pois transgénique (fait par une équipe suédoise). Cette aAI présente une analogie modérée avec une agglutine d’arachide considérée comme allergène. De plus, des aAI de céréales sont connues comme allergènes.
Plusieurs signaux d’alarme se seraient donc allumés en mettant en œuvre l’approche de la CGB, qui est celle de nombreux comités scientifiques (AFSSA, EFSA, principes et lignes directrices de la FAO/OMS …). Ces alarmes auraient conduit soit à un rejet du dossier, soit à des demandes d’études plus complètes pour mieux approcher le niveau du risque allergène chez l’homme de cette aAI du pois transgénique, selon l’approche recommandée par l’EFSA ou la FAO/OMS.
L’intérêt du modèle animal utilisé par l’équipe australienne ainsi que celui d’autres modèles cellulaires, est cependant l’objet d’une évaluation d’un groupe de travail de l’EFSA sur l’évaluation de l’allergénicité des OGM.

2) – Articles de l’équipe de M. Malatesta (2) :

Je n’ai pas de compétences particulières pour juger de la qualité de la méthodologie employée pour les cinq études dont les résultats sont publiés dans des revues de biologie cellulaire, d’anatomie ou d’histochimie qui semblent disposer de comité de lecture (pas certain pour European Journal of Histochemistry).
Première publication (J. Anat. 2002) : 12 souris femelles dans chaque lot sont nourries avec un régime standard pour animaux de laboratoire renfermant 14% de soja témoin ou transgénique tolérant au glyphosate. Les animaux sont sacrifiés lorsqu’ils sont âgés respectivement de 1, 2, 5, ou 8 mois soit 3 animaux par point et par lot. Il n’y a pas de différence structurale des cellules acineuses pancréatiques chez les animaux ayant consommé l’OGM, mais une diminution de la quantité de zymogène après un mois, qui disparaît ensuite. Les variations semblent aléatoires en fonction du temps. Il y a aussi une diminution de l’α-amylase dans les tissus du pancréas mais pas de variation de l’α-amylase sérique. Pas d’hypothèse explicative.
Deuxième publication (Cell Structure and Function, 2002) : des souris femelles gravides reçoivent les mêmes régimes que dans l’essai précédent. La suite n’est pas claire. Soit 12 petits de chaque lot continuent au même régime que leurs mères et 12 changent de régime, pour chaque lot de mères, ce qui donnerait au total 24 jeunes souris dans chaque groupe, ou c’est seulement 12 petits dans chaque lot qui continuent sur le même régime que la mère (ce qui semble le plus vraisemblable). Les animaux sont sacrifiés à l’âge de 1, 2, 5 et 8 mois, ce qui correspond à 3 ou 6 souris par lot et par point selon le protocole. La consommation de l’OGM conduit à des modifications d’aspect des noyaux hépatocytaires interprétées comme l’indice d’un métabolisme accru. Il n’y a cependant pas de modifications des protéines hépatiques majeures, pas plus que des organites cytoplasmiques. Pas d’hypothèses explicatives.
Troisième publication (European Journal of Histochemistry, 2003) : deux lots de souris gravides consommant toujours les mêmes régimes ont donné naissance à des petits ; 12 femelles dans chaque groupe ont continué à recevoir le régime de leur mère. Elles ont été sacrifiées à l’âge de 1, 2, 5, ou 8 mois. Ici il est clair qu’il y avait donc 3 souris par groupe et par point. La consommation de l’OGM conduit à des modifications fines de structure du noyau des cellules acineuses pancréatiques qui impliqueraient en particulier une baisse du trafic moléculaire entre noyau et cytoplasme. Ces résultats seraient en accord avec ceux précédemment publiés. Pas d’hypothèse explicative.
Quatrième publication (European Journal of Histochemistry, 2004) : même protocole que le précédent sauf qu’il n’y a pas de sacrifice à 1 mois et que les petits mis en expérience sont des mâles. La consommation de l’OGM conduit au niveau des testicules, à des modifications (par exemple, augmentation des granules de périchromatine) transitoires (à 2 et 5 mois mais plus à 8) dans les cellules de Sertoli et les cellules germinales. Cette fois, il est suggéré que ces effets pourraient être dus à des résidus de glyphosate sur le soja trangénique qui, puisque tolérant, a été traité au champ ( ?!).
Dernière publication (European Journal of Histochemistry, 2005) : protocole identique sauf que ce sont seulement 12 jeunes souris qui sont conservées, soit 6 par groupe, témoin ou transgénique, nourries jusqu’à l’âge de 3 mois avec le régime de leur mère et dont on échange le régime ensuite pendant 1 mois, pour juger de la réversibilité des différences observées au niveau du noyau des hépatocytes. Les résultats montrent que les différences déjà observées sont réversibles, mais aussi qu’elles sont rapidement (1 mois) inductibles. Cette fois, à l’hypothèse de la responsabilité de résidus de glyphosate sur le soja OGM, s’ajoute celle d’une modification des teneurs en phytooestrogènes.
Une critique majeure, valable pour tous les articles, doit être faite : la nature des sojas témoin et transgénique n’est absolument pas précisée. Pour le soja transgénique, la seule précision apportée est une référence à un article de Padgette et al. de 1995, décrivant le développement d’une lignée de soja tolérant au glyphosate et le principe utilisé ; mais quelle est la lignée utilisée ici dans les expérimentations ? A-t-elle vraiment été traitée au glyphosate, à quelle dose, quels sont les résidus de glyphosate et de ses métabolites ? Quels sont les niveaux de présence des phytooestrogènes, desquels ?
Quelle est la lignée témoin, quelle composition ? Si on fait des hypothèses sur les explications des résultats enregistrés alors que l’on peut les vérifier puisqu’on dispose des sojas témoin et transgénique, pourquoi ne pas le faire ?
Le travail est peut être bien fait mais ininterprétable : il n’aurait jamais été publié dans des revues de toxicologie et/ou de nutrition. La première chose à faire est de caractériser le matériel avec lequel on travaille ! Les références sont de plus orientées (par exemple références multiples à Pustzai et à Schubbert et al., des citations comme « some authors have investigated the potential passage of a part of the modified genome through the gut », sans que les critiques , publiées, de ces articles ne soient évoquées).
Je ne commenterai pas le nombre d’animaux par groupe et par âge au sacrifice !

3) – Article de l’équipe de Traavik (3):

Il s’agit de la démonstration de la capacité du promoteur 35S du virus de la mosaïque du chou-fleur (d’utilisation quasi universelle dans les plantes GM) de s’exprimer dans des cellules de mammifères et de conduire à l’expression de gènes dans ces cellules. Le modèle est celui de cellules Caco-2, cellules cancéreuses colique d’origine humaine, dans lesquelles le promoteur 35S a été capable de conduire à l’expression des gènes rapporteurs gjp et luc introduits simultanément.
Bien que soulignant le caractère artificiel du modèle (ce que je ne manque jamais de faire, car les Caco-2 sont des cellules cancéreuses), les auteurs évoquent le risque qu’il pourrait alors y avoir si ce promoteur pouvait traverser intact la barrière intestinale de l’homme et s’incorporer dans ses cellules intestinales et alors interférer avec l’expression de gènes. Ils prennent cependant soin de préciser que l’on n’a jamais mis en évidence la captation du promoteur 35S intact dans les cellules de quelque espèce que ce soit. Au cours de l’article, il est fait référence plusieurs fois à un article (4) de mes collègues de l’INRA, M. Tapfer et L.M. Houdebine, laissant entendre qu’ils ont les mêmes préoccupations qu’eux. Me doutant bien que ça n’était pas le cas, j’ai analysé leur article puis interrogé L.M. Houdebine. Voici sa réponse « Je connais l’article des norvégiens. Il ne contient rien de plus que ce que nous avons publié. Les conclusions des norvégiens sont erronées et ils nous font dire le contraire de ce que nous avons dit ». M. Tepfer vient d’ailleurs d’écrire à l’éditeur à ce sujet.

Références :
(1) – Prescott V.E., Campbell P.M., Moore J.M. et al., (2005), Transgenic expression of bean α-amylase inhibitor in peas results in altered structure and immunogenicity, J. Agric. Food Chem., 53, 9023-9030;
(2) – Malatesta M., Caporaloni C., Rossi L. et al., (2002), Ultrastructural analysis of pancreatic acinar cells from mice fed on genetically modified soybean, J. Anat., 201, 409-415;
– Malatesta M., Caporaloni C., Gavaudan S. et al., (2002), Ultrastructural morphometrical and immunocytochemical analysis of hepatocyte nuclei from mice fed on genetically modified soybean, Cell Structure and function, 27, 173-180;
– Malatesta M., Biggiogera M., Manuali E. et al., (2003), Fine ultrastructural analysis of pancreatic acinar cell nuclei from mice fed on genetically modified soybean, European Journal of Histochemistry, 47, 385-388;
– Vecchio L., Cisterna B., Malatesta M. et al., (2004), Ultrastructural analysis of testes from mice fed on genetically modified soybean, European Journal of Histochemistry, 48, 449-454;
– Malatesta M., Baldelli B., Battistelli S. Et al., (2005), Reversibility of hepatocyte nuclear modifications in mice fed on genetically modified soybean, European Journal of Histochemistry, 49, 237-241.
(3) – Myhre M.R:, Fenton K.A. Eggert J., Nielsen K.M., Traavik T., The 35S CaMV plant virus promoter is active in human enterocyte-like cells, (2006), Eur. Food Res. Technol., 222, 185-193.
(4) – Tepfer M., Gaubert S., Leroux-Coyau M., Prince S., Houdebine L.M., (2004), Transient expression in mammalian cells of transgenes transcribed from the Cauliflower mosaic virus 35S promoter, Environ. Biosafety Res., 3, 91-97.

Le 27 février 2006

Gérard PASCAL

Ignacio Ramonet, le salopard Journaliste d’origi…

décembre 29, 2005

Ignacio Ramonet, le salopard

Journaliste d’origine espagnole, docteur en sémiologie (la science des signes) Ignacio Ramonet dirige le Monde Diplomatique depuis 1991 dont on connaît les idées nauséabondes. Il prend constamment la défense de la veuve et de l’orphelin tiers-mondistes menacés par le cruel diable néo (ou ultra c’est selon) libéral américain, sans se gêner pour écrire des grossièretés évidentes. On notera par exemple dans un article d’octobre 2001 (L’adversaire) « L’attitude des dirigeants et des médias occidentaux, leur surenchère proaméricaine ne doivent pas nous masquer la cruelle réalité. » , ou en mai 1999 (Le gâchis ) pour expliquer les positions de l’OTAN « la Serbie, outre son ultranationalisme criminel, refuse d’adopter le modèle néolibéral qu’exige la mondialisation. », ou encore (in Violences mâles, 2004) que la première cause de mortalité chez les femmes de 16 à 44 ans en Europe était la violence conjugale (mensonge éhonté) sans oublier son obsession à mettre sur le dos des occidentaux chaque attentat de la nébuleuse islamique et à défendre les intégristes mahométans. Les envolées propagandistes de l’individu constituent son fond de commerce et je ne pourrais toutes les citer, on trouvera facilement plus choquants. De même, je ne reprendrais pas tous les sophismes du personnage.
Ramonet publie en 1997 dans les colonnes de l’Immonde Diplodocus un article intitulé « Désarmer les marchés » où l’on apprend entre autres que « La mondialisation financière a d’ailleurs créé son propre Etat. », que l’OMC, le FMI, l’OCDE et la Banque mondiale sont à la solde du capital, que « La taxation des revenus financiers est une exigence démocratique minimale » ou encore que « La liberté totale de circulation des capitaux déstabilise la démocratie ». Décidément, je dois avouer ma stupidité, je n’entend rien à ces propos. La conclusion donne néanmoins lieu à la naissance d’une association bien connue, ATTAC, aujourd’hui principal relais de la bienpensanse collectif-solidarité-citoyen-prechi-precha. Eh oui, pour Ramonet et sa clique, tout le danger vient de la globalisation (« « La mondialisation libérale est une ordure » dixit Ignario), que ce soit la crise argentine ou les dégâts sur l’environnement. Le discours très démagogique (sous couvert d’éducation populaire) de l’association convient parfaitement aux «Intelligents» peu soucieux d’honnêteté intellectuelle.
La presse a soulevé il y’a quelques temps un épineux problème pour le sieur Ramonet : ses liens privilégies avec Fidel Castro, le boucher cubain. Habitué de l’île, il n’a de cesse de vanter le régime au cours de ses articles en rejetant peu habilement la faute sur le dos de….. Washington. La tactique fonctionne néanmoins assez misérablement sur ce coup, le régime cubain a trop exilé, torturé, tué pour pouvoir encore cacher les cadavres sous le tapis du blocus (alors qu’il s’agit, rappelons-le d‘un embargo). En 2002, on voit Ignario à la Foire Internationale du Livre de la Havane dans un lieu qui servit quelques années auparavant de prison (le Morro, aujourd’hui le théâtre Karl Marx). Assis à côté du fasciste local, il déblatère pendant quatre longues heures sur le « Délicieux despotisme » (à propos des Etats-Unis, évidemment) devant cinq milles moutons préalablement contrôlés à trois reprises. Castro demande que l’on imprime dix milles puis quatre-vingt-dix milles exemplaire de « Propagandes silencieuses », le navet de Ramonet. Et vlan, par ici la monnaie ! Quelques mois plus tard le dictateur accordait à Rapasnet une interview de plus de sept heures « Moi Fidel Castro – Conversations avec Ignacio Ramonet » où le bouffon altermondialiste cire les pompes du Leader maximo. Le DVD de la rencontre tourné par Axel Ramonet (le linge sale en famille, n’est-ce pas ?) coûte la bagatelle de 30 euros…alors qu’il n’a presque rien coûté à réaliser et que ses protagonistes se battent contre le « léviathan marché ». Et revlan, par ici la monnaie !
Le parangon de vertu solidariste s’estime cependant être un modèle puisqu’il fonde en 2003 l’Observatoire des Médias dans le but de dénoncer la main-mise des capitalistes sur la presse.. cet observatoire a formulé trois propositions : la modification de la loi sur la propriété des médias par des entreprises bénéficiant de commandes publiques, la création d’une taxe sur la publicité pour le pluralisme (l’idée fixe de Ramonet visiblement), le remplacement du financement publicitaire du secteur audiovisuel public par d’autres ressources (ben tiens… une taxe je suppose ??). Il faut bien garder à l’esprit que jamais cet observatoire ne remettra en doute les médias au service des Etats, et encore moins des « démocraties socialistes ». En bref, une nouvelle arme de propagande dirigée par un professionnel de la désinformation.

Tunisie, Internet, et la nouvelle campagne des cyb…

octobre 14, 2005

Tunisie, Internet, et la nouvelle campagne des cyber-dissidents « Fock, Yezzi ».

Indépendante depuis 1956, la Tunisie apparaît à première vue comme une jolie petite république démocratique du Maghreb, forte de son rôle dans la lutte mondiale contre l’islamisme.

Hélas, force nous est de constater qu’il en est tout autrement. Si effectivement les dirigeants tunisiens ont bien combattu l’islamisme ( suppression du droit islamique, émancipation des femmes..), le pays n’en est pas pour autant un modèle de respect des droits et libertés individuelles.

En 1987, après le putsch médical du général Zine El-Abidine Ben Ali (en vue de renverser Bourguiba, dont le règne de 29 ans se terminait avec une crise majeure en toile de fond), nombreux sont ceux qui ont cru à un renouveau : fin de la présidence à vie, limitation du mandat présidentiel à trois, reconnaissance de nombreux partis, libéralisation de l’économie.… Cela ne durera pas, les vieux démons ont rapidement repris leurs droits :en 1994, Ben Ali est le seul candidat à sa succession ; en 1999 où deux autres candidats se présentent il est élu à 99,6% (vous avez dit « bizarre » ? comme c’est étrange..); en 2002 il réforme la constitution en vue de pouvoir être élu jusqu’en 2014 ; en 2004, il réalise malgré la candidature de trois opposants 94,48% des suffrages.

Pour assurer son pouvoir et combattre l’opposition, le président tunisien n’a de cesse de bafouer les Droits de l’Homme et en particulier celui d’expression. Les ONG telles que TMG (Groupe d’Observation de la Tunisie) ou Reporter Sans Frontières ont publié des rapports alarmants sur la situation.

Internet n’est pas à l’écart de cette répression sauvage. Il faut savoir que la Tunisie a entrepris depuis le milieu des années 90 une vaste campagne de développement de ce media, en particulier pour des raisons économiques : 500 000 internautes sur 10 millions d’habitants font de ce pays le leader maghrébin en terme d’ utilisateurs. Les fournisseurs d’accès se sont multipliés (une dizaine dont la moitié sont privés) ainsi que les Publinets, des cybercafés publiques.

Les dissidents tunisiens muselés par la censure dans la presse classique ont rapidement investi cet espace de liberté en publiant un grand nombre de sites (dont les fameux Kalima et TUNeZINE).

Malheureusement le pouvoir tunisien a su s’adapter très rapidement à cette nouvelle menace (si, si, parfaitement une menace !), en mettant en place une véritable cyber-police. La mission de celle-ci consiste à bloquer, fermer, répertorier les sites jugés dangereusement subversifs. Les fournisseurs d’accès appartenant tous à des personnes proches du gouvernement (dont la propre fille de Ben Ali) ont pour obligation de signer un contrat stipulant que l’utilisation d’internet doit se limiter « à des fins scientifiques, technologiques, commerciales, strictement en rapport avec les activités des clients ». Autrement dit, un usage plus que restreint. Le simple fait de consulter un site dissident peut vous conduire en prison Les Publinets sont soumis à une surveillance big-brothesque et le gouvernement tunisien a diminué considérablement les autorisations pour ouvrir un cyber-café. En vertu de cette censure démesurée, des centaines de cyber-militants ont été arrêtés par la police. On cite régulièrement le cas de Zouhair Yahyaoui qui, après avoir subi la torture, a donné les codes d’accès à son site.

Les dissidents tunisiens sont contraints de se cacher, d’utiliser des techniques informatiques pour ne pas se faire repérer sur la toile, d’ héberger leur site à l’étranger, voire de s’exiler.

Afin de faire comprendre au général leur ras-le-bol et se rappeler à son bon souvenir, ces gens ont décidé d’entreprendre à l’occasion du Sommet Mondial pour la Société de l’Information une campagne inédite en Tunisie à travers le site yezzi.org : une cyber-manifestation contre le régime sous le slogan « Yezzi, Fock », ce qui signifie en dialecte tunisien « Ca suffit ». Les cyber-manifestants apparaissent pour la plupart le visage caché, craignant la répression.
Si la loi tunisienne n’empêche pas officiellement les manifestations publiques, la police les répriment néanmoins systématiquement au nom de la sécurité.
Néanmoins, le site a été censuré 18 heures après son lancement et il est maintenant hébergé à l’étranger, hors du pouvoir des sbires de Ben Ali.
Imaginer un seul instant que cette contestation pourrait entraîner la chute du régime relèverait de l’illusoire : il s’agit surtout d’exprimer le mécontentement des Tunisiens mais aussi de faire parler d’eux notamment à l’étranger où l’on ignore royalement la situation.

Ayant entendu parler de cette initiative par deux libéraux tunisiens, Mourad Dridi et Neila Charchour Hachicha (du Parti Libéral Méditerranéen), j’ai décidé de les rejoindre dans leur combat en envoyant moi aussi ma photo. Je vous invite à faire de même.

Ben Ali, Fock, !! Yezzi!! Et tant qu’à faire, va pourrir en enfer!

Bernard Cassen, le salopard On le voit partout, o…

septembre 25, 2005

Bernard Cassen, le salopard
On le voit partout, on l’entend tous les jours. Des tribunes du Monde Diplomatique qu’il dirige aux Forums Sociaux Européens en passant par les réunions d’ATTAC dont il est l’un des fondateurs, vous ne pouvez pas le manquer. Une telle omniprésence a quelque chose de gênant quant on sait qui est Bernard Cassen. Certaines mauvaises langues pourraient même se demander comment ce surhomme arrive à assurer ses cours à l’Institut d’Etudes Européennes de l’Université Paris VIII (hein, quoi, ATTAC serait infiltré dans les facs ?). J’ai vainement tenté de me documenter sur les horaires de cours. Impossible. J’espère que les élèves n’ont pas trop à le supporter.
Foncièrement antilibéral (peur qu’on lui vole son pouvoir, que les gens réfléchissent par eux-mêmes, sans doute), il n’hésite pas à utiliser tous les moyens fumistes, le mensonge éhonté ne le dérange pas outre-mesure. Lors du débat sur la Constitution Européenne, il a souligné un passage provenant de la Déclaration des Droits de l’Homme (article17) « La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité. » . La seconde partie de la phrase trop collectiviste a été oubliée pour le « bien commun »..Terrible ! Comment ? Mais voyons, quel ultra-libéralisme odieux ! Toujours dans ce débat, il crie au complot patronal, qui tire les marrons du feu ou déclare « la Constitution, c’est la fin de l’IVG, du divorce, de la laïcité » Natürlich.. Ce n’est là qu’un exemple de la méthode Cassen. Vous en voulez un deuxième ? Lorsque Tariq Ramadan, invité régulier du Forum Social Europén a fustige « des intellectuels juifs français, jusqu’alors considérés comme des penseurs universitaires » qui « ont commencé à développer des analyses orientées par un souci communautaire, en tant que juifs ou nationalistes, en tant que défenseurs d’Israël », la gauche française s’est divisée en anti-Ramadan (j’apprécie les gens honnêtes même de gauche) ou pro-Ramadan (oui, le combat anti-sioniste, blablabla). Bernard Cassen, en homme à qui on ne la fait pas, « soupçonne une opération pour détourner l’attention du vrai sujet : l’antilibéralisme ». Gonflé, quand même.
Le complot impérialiste, il y croit dur comme fer. A un point tel qu’il refuse de parler anglais. L’ouverture des alters me frappera toujours. Car, à moins d’apprendre les 6703 langues du monde, je ne vois pas comment communiquer avec un étranger.
Pourtant, s’il y’a complot, on est en droit de s’interroger qui en est l’instigateur. Cassen obtient régulièrement des subventions conséquentes pour ses FSE de la mairie de Paris, du département, de la région.. bref tout y passe. Après tout, ce n’est que l’argent du contribuable occidental forcément riche et pourri.
En revanche, Cassen adore les non-Occidentaux, en particulier deux amis à lui : Fidel Castro et Hugo Chavez. Le Point a eu le courage de rappeler ce que bon nombre de libéraux savaient depuis un bon moment dans son numéro du 18 Aout 2005. Notre Sous-Commandant Cassen ne manque pas d’éloge vis-à-vis de ses deux grands leaders de la Révolution humanistes respectueux des libertés. J’avais réalisé un article il y’a quelques temps sur Hugo Chavez montrant que ce personnage n’est pas des plus recommandables. Cassen qui visblement n’a jamais entendu le nom d’Ulises Bernal Pérez voit le bolivariste d’un œil plus que favorable : «C’est un homme exceptionnel. Un grand dirigeant ». Quelle enthousiasme. La confiance règne entre les deux hommes à un point tel que Chavez lui réclame souvent des conseils (à propos d’un licenciement dans une compagnie pétrolière d’Etat) « Il avait viré 17 000 traîtres (sur 42 000 salariés). Il m’a demandé ce que j’en pensais. Je lui ai dit en rigolant “Vires-en plus”. » Quant à Castro, le léchage d’arrière-train reste de mise à travers notamment de petites phrases comme« Fidel est très populaire à Cuba. S’il y avait une élection, il serait élu à 80 % ». Une réelle amitié lie les deux hommes depuis des années. Cassen se fout pas mal des crimes de Castro, du totalitarisme. Il a toujours soutenu Fidel, le soutient et le soutiendra encore longtemps dans son vomi verbal aussi bien que dans ses actions. Il tape sur les opposants, glorifie les « progrès sociaux », relativise les problèmes des Droits de l’Homme. J’espère qu’il est inutile de rappeler ici les exactions du régime castriste. Le triste sire de l’immondice n’arrête pas là ses complicités. Dans ses articles, sa condescendance envers les régimes totalitaires rendrait jaloux de dégout de la liberté un rédacteur du Rodong Shinmun.
Par ailleurs, ce dégoût de la liberté s’exprime parfaitement dans sa gestion tyrannique d’ ATTAC dont il n’est plus que le président d’honneur après une polémique qui failli mettre fin à l’organisation.

C’est ce genre de personne qui pille l’argent des contribuables pour leur propagande personnelle, qui enseigne à nos étudiants sous couvert « d’éducation populaire », qui possède la confiance des ministères ( lettre d’ATTAC n° 45, ne vous étonnez plus de nos ratés)et qui contrôle les grands mouvements « sociaux ». Des individus comme Cassen mettent non seulement notre liberté en danger mais, encore plus grave, ils protègent des tyrans pour le puéril objectif de combattre l’anti-impérialisme américain néo-libéral (zut j’ai oublié juif et franc-maçon dans la liste).

Il serait temps de voir clair, Cassen est un salopard.

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