Archive for the ‘Libertarien’ Category

Vous savez que vous êtes libertarien lorsque

juin 22, 2008

1) Vous pensez ou dites quinze fois par jour « Sans ce putain d’Etat socialo-bolchevik, je pourrais… »
2) Vous ne craignez pas spécialement les grosses compagnies ou les trusts, vous avez lu Pascal Salin, non, ce qui vous effraie, c’est l’administration.
3) Vous êtes le seul parmi vos amis à vous attendrir devant un crotale et à envisager l’adoption d’un porc-épic.
4) Vous possédez des armes. Des dizaines, avec des milliers de balles en réserve pour la révolution libertarienne. Ou du moins vous en rêver si vous vivez en Europe.
5) Vous avez appris, via le Wikiberal entre autres, que Tiffany Million était une « registered libertarian » bien avant d’avoir vu ses films. (Id est : pas avant vos 18 ans)
6) Vous avez Lew Rockwell, Frédéric Bastiat, Friedrich Hayek et Ludwig von Mises en « amis » sur Facebook. Et vous n’êtes nullement surpris de les voir vivants.
7) Ni votre famille ni vos amis n’ont la moindre idée de ce que « libertarien » signifie. Malgré les trois dernières années que vous avez passé à leur expliquer.
8) Vous passez votre temps entre : votre travail (pour lequel vous avez signé un contrat montrant votre libre consentement), le web, vos armes et vos bouquins.
9) Vous appelez couramment les policiers « tchékistes », les lois « oukases » (selon le bon conseil de Flaubert), l’Etat « Mafia » ou « cette fameuse organisation criminelle » et la droite « socialiste ». Ce en quoi vous avez parfaitement raison.
10) Vous assistez sporadiquement à des conférences, des meetings libéraux dont seuls vous et vos amis connaissez les intervenants.
11) Vous êtes un inconditionnel de South Park. Notamment de l’épisode « Crève, hippie, crève ».
12) Vous ajoutez très sérieusement « -stan » à la fin des noms de pays : Frankistan, Germanistan… Et probablement « République Populaire de » au début.
13) Vous usez d’un lexique philosophique tel que « Droit naturel », « isonomie », « jusnaturalisme », « légitimité ».. pour justifier chacun de gestes, chacune de vos positions.
14) Vous abhorrez Wikipedia, ou plus précisément la vermine anti-libérale, ce propagandastaffel immonde qui se permet de saccager vos articles sur Ayn Rand et le libre-échange, même si vous rappelez à chacun que le fondateur de Wikipedia est bien un libertarien.

Une traduction très libre en anglais :

You know you’re libertarian when :
1) you say or think twenty times a day : « without that freaking State, I would be able to.. »
2) You’re not afraid of « Big companies » but « Big administrations ».
3) You’re the only one among your friend to find a rattlesnake pretty nice.
4) You own guns. Dozens of guns. Or you dream of it if you live in Europe.
5) You’ve learned that Tiffany Million was a registered libertarian before watching her movies.
6) You have Lew Rockwell, Frederic Bastiat, Friedrich Hayek and Ludwig von Mises in your friends on Facebook. And they’re all alive.
7) Neither your family nor your old friends know what « libertarian » means.
8) You spend your time between : your job, the web, your guns, your books.
9) You call the policeman « Tchekist », the laws « Ukases », the State « Mafia » or « a well-known criminal organization » and a conservative « socialist ». And you know that’s true.
10) You’ve assisted to Libertarian meeting with speakers no one have ever heard of except you and your friends.
11) You watch South Park. Especially « Die, hippie, die ».
12) You put « -stan » at the end of the country : Frankistan, Germanistan. And probably « People’s Republic » at the beginning.
13) You use a lexic such as « natural right », « isonomy », « justnaturalism »,.. to justify everything you do.
14) You hate Wikipedia, or exactly the anti-libertarian Propagandastaffel, even if you claim everywhere that Wikipedia was created by a libertarian.

Adieu Cox and Forkum!

octobre 1, 2007

John Cox et Allen Forkum mettent fin à leur blog, votre serviteur pleure depuis à chaud bouillon ces véritables icônes objectivistes du web.

A lire ici

Du socialisme, du sang et des armes (variations sur l’avenir du libéralisme)

août 13, 2007

Je vis les vacances les plus ternes, les plus dénuées d’interêt de mon existence. Ne pouvait me permettre de partir, je me retrouve cloîtré devant mon PC, la connection wi-fi paradoxalement seul fil me reliant à la vie extérieure. Je souffre, mais certainement pas de la solitude, je n’ai aucun goût pour la Cité post-moderne, grouillant de petits bourgeois et de godelureaux dépravés, sicaires populaires de la modestie dans la honte et du jouir. Tout ceci dans une atmosphère de station estivale pour pourceaux d’Epicure. Abject. Non, je rêve tout simplement de grands espaces, à perte de vue, sans quiconque pour souiller la féérie de l’harmonie, de la grandeur et de la séreinité. A la manière d’une toile de Friedrich.
Presque deux mois donc pour acquérir une certitude: On ne sauvera pas le libéralisme en France, ni même la France et nous ne devons plus perdre notre temps pour y parvenir. Après cinquante ans de la Gueuse n°5 (du Coco Chanel, certainement) et d’un Etat gangréné par le socialo-marxisme jusqu’à s’en faire le porte-parole dans les salles de classe et les universités, la chienlit soviétique parvient à ses fins: la mort de l’esprit de liberté. Oh, bien entendu, la stratégie mise en place délibérement par le PCF et la CGT avec la bénédiction de De Gaulle à la sortie de la Seconde Guerre Mondiale semble vaine désormais que l’URSS s’est officiellement effondrée (afin de mieux renaître sous le patronage du tchékiste Poutine). Loin de moi l’idée de vous effrayer outre-mesure mais prenons le temps d’observer en détail la situation qui se présente à nos pupilles innocentes: un Etat tentaculaire, pieuvre mafieuse aux ramifications insoupçonnées, corrompu et autoritaire, des syndicats et activistes qui ont abandonné la lutte des classes pour la « justice sociale »-motif parait-il suffisant pour pousser des agriculteurs écolos au suicide et paralyser un pays quoiqu’un peu vague, je doute que quiconque ne souhaite tant savoir ce qu’il recouvre-, des médias détenus par des trusts et regurgitant la même bienpensance et une classe politique univoque: l’on se doit d’aider les pauvres, faire des sacrifices, redonner du prestige à l’Etat, combiner le social et l’efficacité, développer durablement, le tout dans une ambiance festive, dynamique profondément ancré dans les valeurs républicaines. Naturellement, la gauche ne nous avait pas habitué à autre chose depuis la Révolution mais la dépravation de la droite… Cela ne porte pas de nom. Je n’ose à ce point de mon exposé évoquer la politique étrangère. Mon interêt pour la politique connait deux raisons, le goût pour l’éthique, la méthaphysique et plus encore la crainte des dictatures. Le syndrôme Munich 1938 fait donc figure à mes yeux de prélude à l’horreur des charniers. Néo-conservateur il y’a encore quelques années et ayant grandi sous Mitterand puis Jospin, je ne doutais pas à 17 ans de la responsabilité historique de la gauche, anti-américaine, soutien inconditionnel des bourreaux khmers, des mollahs iraniens et j’espèrais une sortie par la droite du tunnel munichois. J’ignorais tout de la pensée libérale, des turpitudes de la droite gouvernementale et de ce qu’il adviendrait du second quinquennat de Chirac. Sans doute aurais-je pu finir sarkozyste, me rendant aux dîners de l’UMP pour glorifier, genoux à terre, les icônes du Saint Patron et rendre grâce à de pseudos-valeurs pour entrepreneur crasseux ou étudiant en école de commerce: l’ordre, l’autorité, la nation, la république (encore)… J’aurais pu saluer une vente de missiles Milan à un tyran libyen ou je ne sais quelle mesure liberticide prise par ce gouvernement de criminels en puissance. Mais je ne crois plus en la légitimité de l’Etat, je ne crois plus au politique, je ne crois plus en l’altruisme et au sacrifice comme vertus suprêmes, je ne crois avant tout plus au compromis. Plus maintenant. La logique n’en accepte aucun et la liberté encore moins. Oeuvrent dans mon sens les tristes expériences des Lib-dems anglais, du Parti Libéral suisse dont les dirigeants vont jusqu’à ignorer l’existence des libertariens, du Mouvement Réformateur belge « dans le voisinage du PS » dixit Louis Michel ou du projet mort-né d’Alternative Libérale, gonflé au violet flashy, dont l’on ne peut pardonner la main tendue aux sociaux-démocrates jusqu’à rejoindre Bayrou. Aucun ne peut se prévaloir d’une victoire de nos idées ou de la liberté, ni même de la moindre faille dans la matrice socialiste. Tout ceci malgré les mises en garde insistantes des libéraux historiques et libertariens. Comprenons-nous: les libéraux ne pourront jamais remporter quelque bataille politique que ce soit pour une raison évidente: le libéralisme est une philosophie anti-politique. Un libéral ne peut accepter aucun poste, aucune magistrature, aucun cabinet, aucun siège sans se compromettre ni se renier. Et accessoirement diviser, rabaisser la communauté libérale aux yeux de l’opinion publique. L’on ne peut entraver indéfiniment la socialisation inéxorable d’un Etat: l’Humanité sacrifie toujours davantage au Moloch. Par obstination, mysticisme, calcul politique ou stupidité crasse.
Reste à établir une stratégie claire, sans concession ni corruption, sans déni de la réalité. Puisque nous ne pouvons sauver la France, précipitons sa chute. S’abstenir devient dès lors inutile, nous devons voter socialiste, pousser ces ordures à bout, les forcer dans leurs retranchements aussi loin que nous le pourrons. Ceci lors des élections, des sondages d’opinion. Il s’agit de leur accorder notre confiance pour pourrir ce pays délibérement. Fabius ou Mélenchon y parviendront aisément en quelques années, pour peu qu’ils s’adjoignent le parangon du mauvais goût Lang et l’ idiot Montebourg. Enfin, même sans eux, au point où nous en sommes… Quelques années durant lesquelles nous ne relâcherons aucune effort d’activisme, de médiatisation, de publicité, d’agitation, de subversion, sur internet comme ailleurs. En parallèle et discrètement, il convient de se préparer pour la suite des évèments: acquérir des armes, pléthore d’armes, déménager près des frontières et particulièrement près des zones montagneuses. La guerrilla (ainsi ce sera clair pour chacun) s’y avéra indubitablement plus aisée à mener: davantage de caches naturelles, des frontières pour se protéger, des réseaux de contre-bande à organiser (je pense notamment aux armes en vente quasi-libre chez nos amis suisses, et au nombre conséquent de libertariens helvétiques prêts à nous rejoindre)… Montani semper liberi comme le veut la devise du Montana. Naturellement, l’on ne peut rêver d’une reconquista complète. Nous nous contenterons de déclarer indépendants les territoires contrôlés par nos milices. Pas de négociation. Une Révolution à l’Américaine. Des hommes libres contre les Red Coats, des miliciens aux idéaux les plus nobles contre une vermine bestiale. Je ne puis garantir la parfaite réussite d’un tel plan, je le concède volontiers et je ne prétendrais pas que vous n’avez que vos chaînes à perdre. Mais je n’en conçois pas d’autres à l’heure actuelle et les caciques tièdes peuvent bien me hurler leurs anathèmes ou leurs poncifs éculés, nonobstant leur modération et leur respect du processus démocratique, leur avenir est d’ores et déjà condamné. Je ne tiens pas à ce que le mien le soit.

Sortez vos pétoires!

août 3, 2007


Nathalie Ménigon, sorcière rouge et terroriste à ses heures au sein d’Action Directe est désormais libre. La Gueuse reconnait les siens, qu’elle crève et ses séides avec. Ou plutôt qu’on abatte la Gueuse comme la bolchévique. Hop. Je rembourse les balles pour la seconde, promis.

N’a pas voté et nique la République.

avril 22, 2007

Adresse aux Français amis des lois et de la paix.

« Jusqu’à quand, ô malheureux Français, vous plairez-vous dans le trouble et dans les divisions ? Assez et trop longtemps des factieux, des scélérats, ont mis l’intérêt de leur ambition à la place de l’intérêt général ; pourquoi, victimes de leur fureur, vous anéantir vous-mêmes, pour établir le désir de leur tyrannie sur les ruines de la France ?

« Les factions éclatent de toutes parts, la Montagne triomphe par le crime et l’oppression, quelques monstres abreuvés de notre sang conduisent ces détestables complots […] Nous travaillons à notre propre perte avec plus de zèle et d’énergie que l’on n’en mit jamais à conquérir la liberté ! Ô Français, encore un peu de temps, et il ne restera de vous que le souvenir de votre existence !»


Marie-Anne-Charlotte de Corday d’Armont
dite Charlotte Corday


Edit 21h32:

So long, Mister Friedman!

novembre 18, 2006


La communauté libérale a appris avec une émotion certaine le décès de l’économiste Milton Friedman le 16 novembre 2006, à l’âge de 94 ans.

Superstar de l’Ecole de Chicago et co-fondateur de la Société du Mont Pélerin, il s’opposa avec véhémence aux sophismes keynesiens, alors éminement populaires, au travers de sa théorie monétariste visant à réduire l’inflation. « Capitalisme et liberté » (1962) devint rapidement un ouvrage de référence. « Rien n’est moins important que la monnaie… quand elle est bien gérée. » aimait-il à dire.

En récompense de ses brillants travaux sur la monnaie, ce libertarien reçut en 1976 le Prix d’Economie de la Banque de Suède.

Si l’on ne peut omettre la controverse sordide liée aux Chicago Boys de Pinochet, il n’en demeure pas moins que nous perdons ici un libertarien des plus appréciés, des plus pertinents qui soient

So long, Mister Friedman!

De l’avortement volontaire.

juin 22, 2006

Il est de bon aloi aujourd’hui de considérer l’avortement comme un droit acquis (de haute lutte grâce au combat des forces progressistes contre la réaction bourgeoise patriarcale), que l’on ne peut remettre en cause sans attenter à la liberté des femmes. On ne parle même plus d’ailleurs de liberté d’avorter, la liberté ayant mauvaise presse en France, mais de « droit à l’avortement ». Qu’est-ce qu’un « droit à quelque chose » sinon un faux droit consistant à imposer à d’autres individus la garantie de ce droit, ce qui se traduit ici par l’obligation faites à la société de payer les frais médicaux, baffouant le droit de propriété? A l’instar de ce qu’écrit Henri Lepage, il s’agit là d’ « une philosophie subjectiviste du droit, où chacun a en quelque sorte droit à tout ce qu’il désire pour autant qu’il réussit à en convaincre ceux qui maîtrisent l’agenda politique. Apparemment, on a droit à ce qu’on veut, et ce qu’on veut a droit d’être reconnu comme un droit universel de l’homme. ». On ne peut être plus clair : le droit « créance » à l’avortement doit être combattu sans ambiguïté par les partisans de la liberté.
Je souhaiterais m’aventurer maintenant plus en avant en abordant –suicidaire que je suis- la liberté d’avorter, sujet hautement polémique, y compris au sein même de la communauté libérale, transcendant les diverses familles. Il apparaît comme fallacieux de reprocher un libéral sa position au motif d’une hérésie philosophique, à rebours de ce qu’imaginent bon nombre de nos détracteurs : douter du libéralisme de Grunert ou de Rothbard n’a aucun sens. Ce qui distingue le libéral se retrouve dans les arguments employés et non dans la conclusion finale, ainsi que nous le verrons par la suite.
Caractérisons rapidement l’objet de mon raisonnement : l’Interruption Volontaire de Grossesse, consistant à provoquer l’expulsion de l’embryon ou fœtus humain. Aux alentours de 200 000 femmes y’ont recours chaque année en France(source : Institut National d’Etudes Démographiques), soit une conception sur 5, chiffre stable depuis 1975, année de la dépénalisation entérinée par Simone Veil. Encore une fois, notre social-démocratie crachotante a cédé à l’appel du capharnaüm relativiste dans l’élaboration de la législation : hésitation sur le statut aux yeux du code pénal, durée de validité pendant l’aménorrhée changeant selon la volonté du législateur sans aucune justification rationnelle digne de ce nom. Contre ce droit positif insensé, il s’agit dorénavant de déterminer une (je ne prétendrais pas qu’elle soit unique) position logique, cartésienne. A titre préventif (est-ce vraiment nécessaire ? ), je rappelle que l’embryon doté d’un génome humain complet (46 chromosomes en 23 paires) ne saurait être comparé à un spermatozoïde ou un ovule, tous deux haploïdes (un seul exemplaire des 23 types de chromosome).


Alors que l’argumentation utilitariste domine l’opinion publique, force est de constater son impertinence du moment que l’on pense l’être humain à naître comme un individu doté de droits -point sur lequel je reviendrai -. Si effectivement on ne peut nier qu’un enfant ou une grossesse non désirés s’avèrent trop souvent une gêne, cela ne donne aucune légitimité à l’exécution brutale du fœtus, de la même manière que l’entrave à mon ambition professionnelle que constitue un collègue brillant ne me donne aucun droit sur sa vie. Sous cet angle, les remarques inquiètes sur le sort de l’enfant à naître ou sur sa conception parfois violente sont rapidement écartées : d’un côté, le fœtus n’a aucune responsabilité dans le viol de sa mère, de l’autre, le choix entre la mort assurée et une vie potentiellement malcommode n’appartient à personne sinon à l’intéressé. Sachez mesdames, mesdemoiselles et messieurs les bien-pensants qu’une enfance malheureuse ou un handicap n ’amène pas inexorablement à une vie miséreuse. Moult exemples illustrent cette vérité oubliée dont Samuel Moore Walton, lequel n’aurait pas compris qu’on veuille l’empêcher, en 1918, de fonder Wal-mart dans les années 60 malgré une jeunesse difficile.

Je soulignais, à juste titre, que mes objections au point de vue utilitariste s’appuyaient sur un fœtus ou un embryon vu tel « un individu doté de droits », id est un être humain. Reste le plus difficile : déterminer la place de l’Homme en devenir, à savoir à l’intérieur ou en dehors du cercle de l’être humain. Ceux qui le placent en dehors arguent habituellement du fait que l’embryon ou le fœtus sont dépourvus de conscience, de par la non-finition des système nerveux et cérébraux au cours des premiers mois de grossesse. Outre qu’établir une limite, une date d’apparition s’avère hasardeux, que l’on ignore à quel type de conscience ( sensation ? spontanée ? éveil de l’organisme ? conscience de soi ? intellectuelle ? phénoménale ? morale ?) on fait référence, une analogie possible avec un individu plongé dans un coma (sans même prendre la mort cérébrale) démontre, à mon sens, la caducité de cette thèse. Plus rares, certains soutiennent que la dépendance à la matrice maternelle, l’incapacité d’action dépouilleraient le fœtus de son statut d’être humain. Je procéderai ici aussi par analogie : il convient de distinguer le gui de son hôte –parfois un autre gui- et notre individu dans le coma reste bien humain. J’ai adopté pour ma part le point de vue que je qualifierais d’ « évolutivo-phénotypologique» de Marc Grunert. Posons que l’enfant est un être humain, il en est de même pour le bébé et par là du nouveau-né. A la frontière entre le nouveau-né et le foetus (la naissance), il y a pour ainsi dire un changement de lieu et de rapport entre la mère et enfant, sans influence sur la nature même du sujet, entre le fœtus et l’embryon un changement de nom. Affirmant avec Ashley Montagu que « The basic fact is simple: life begins not at birth, but at conception. », je n’en reste pas moins modeste sur ma faculté à convaincre qui que ce soit, ou à être convaincu par quiconque.

Face à ce doute sur la nature d’être humain de l’enfant prénatal, il convient de se ramener au problème initial : peut-on le prendre pour « un individu doté de droits» ? François-René Rideau (Faré) admet son essence humaine tout en lui refusant des droits, dissociant ainsi l’être biologique de la personne juridique, en totale contradiction avec le jusnaturalisme qui accorde à chaque être biologique des droits « naturels et inaliénables». Je ne ferais pas l’affront à ce libéral brillant de démontrer que l’on pourrait justifier n’importe quel meurtre avec une telle dichotomie.Pour ma part, je me garde de cet écueil saillant pour pourvoir au fœtus comme à l’embryon les mêmes droits naturels qu’à l’enfant garantissant sa non-agression : il devient propriétaire « au repos » de son corps tandis que ses parents possèdent un droit de « propriété fiduciaire » sur lui (à charge pour eux d’agir dans l’intérêt de l’enfant) jusqu’à ce qu’il soit responsable (en cas de désaccord entre les deux parties, un tribunal trancherait- mais je m’éloigne de mon sujet).

Murray Rothbard, suivi par de nombreux libertariens, se passe de ces considérations délicates jugeant que l’embryon parasite sa mère dont il viole le droit de possession du corps. J’avoue partager cette analyse lucide. Rothbard en déduit à priori logiquement un droit de « légitime défense » face à cette agression. Je crains que cette conclusion manque de sagacité : l’enfant n’a pas choisi d’agresser et, disons-le clairement, on le lui a imposé. Ne portant pas la responsabilité de l’état de sa mère, il ne peut en être puni : « L’enfant a des Droits a priori parce qu’il est un être humain, et que lui, […]n’a rien fait qui justifie qu’on le force à y renoncer, en tout ou partie – c’est là la pertinence du fait qu’il n’a rien choisi » écrit très justement François Guillaumat.

EDIT Il est à noter que les violations de droit auxquelles nous faisons référence ici ne sont pas non plus de la même nature: l’une est éphèmère, l’autre conduit à une impasse éternelle.

Cette confrontation des droits maternels et de ceux de l’enfants tournent donc selon ce raisonnement au bénéfice de l’enfant. De quelle manière satisfaire les deux parties ? La plupart des libéraux pro-life ont foi en l’éviction, théorie basée sur l’existence d’utérus artificiel défendue entre autres par Christian Michel « J’avais quelques amis à dîner l’autre soir, et la conversation portant sur ce même sujet, j’émis l’avis que l’utérus artificiel serait le moyen de résoudre le problème. L’embryon y serait transféré aussitôt que détecté s’il violait la propriété de la femme sur son ventre. Ni meurtre pour ceux qui le jugent ainsi ; ni transgression, inconfort ou danger pour ceux qui mettent en avant les droits de la femme ; et incidemment, les droits du père, dont on ne parle pas dans la question de l’avortement, sont respectés aussi. ».

Mes espoirs reportés de cette manière sur le progrès technique pour apporter satisfaction à chacun,je persiste donc à soutenir la criminalité de l’avortement enfanticide contre les vents et marées plébéienne ou pseudo-intellectualiste.

Les Très Egocentriques Citations et Aphorismes de l’Auteur

septembre 17, 2005

.Leur « morale » implique votre sacrifice: vous ne possédez plus qu’en vue de pourvoir leurs entreprises de spoliation, vous devez renoncer à vos valeurs mêmes si elles ne rencontrent pas celles de la pègre. Devient bon… quoi, au juste? Ce que les autres considèrent comme hautement moral. Selon quel critère? Les leurs, ceux de la canaille statolâtre, ceux des gardiens de stalags ou des esclaves volontaires adeptes de Moloch-Baal. Pourquoi? Car vous avez l’outrecuidance de « vivre en société », que vous « profitez du système ». Et inutile alors de geindre que vous payez déjà les biens de consommation ou les services pour en profiter, cela ne revêt aucune importance à leurs yeux: ils vous signifieront que vous ne déboursez pas suffisamment pour expier ( oui, ceux-la même qui dénoncaient les prix excessifs en régime capitaliste) et que pour finir, vous devez vous soumettre à leur volonté. Votre servitude est leur fin.

.Ainsi, car le droit de posséder et porter les armes, loin de rendre les truands plus puissants, relève du droit d’auto-défense, garant efficace de l’ensemble de nos libertés face aux atteintes faites à notre personne ou à notre propriété et ce, que les malfrats soient d’essence individuelle ou institutionnelle, en dépourvoir quiconque s’avère la pire des incitations au crime à son encontre, un risque effroyable que l’on fait courir au nom d’une sacro-sainte et soi-disant « sécurité publique » sans aucune légitimité réelle.

. Le pouvoir au peuple, hurlez-vous? Le pouvoir à personne. Votre peuple n’est qu’un amas de veaux prêts à égorger le moindre Zarathoustra qui osera se dresser contre leur médiocrité et le socialisme rampant. Rien de plus vulgaire que cette masse et
ses idoles monstrueuses, les Moloch-Baal à qui l’on sacrifie les libre-penseurs

.Nous, les insoumis, ne sommes nullement opposés au sexe entre individus consentants mais nous refusons de nous faire sodomiser par des fonctionnaires à la verge ensanglantée, quand bien même certains y trouveraient un certain plaisir.

Le libéralisme se veut une déontologie, une éthique nécéssaire à l’Homme de la même manière que pour un tableau de maître, il est indispensable de disposer d’un cadre et d’une vitre afin que l’oeuvre ne s’abîme pas et continue à briller.

.Gardez-vous bien d’imaginer que le socialisme vous permettra d’obtenir un toit, il n’offrit jamais que quatre murs, sans même une porte pour s’enfuir.

.Si l’on vous explique que le libéralisme voit l’Homme comme une marchandise, rétorquez qu’il s’agit là de l’évidence même et qu’il n’ya nul besoin d’être libéral pour en arriver à cette conclusion. Qu’est-ce qu’une marchandise sinon une proprieté potentiellement soumise au commerce? Rien. Or, le corps de chaque individu lui appartient en propre – par nature, en quelques sorte-. De là découle la liberté de chacun de faire ce qu’il souhaite de son corps: pratiquer un sport, se nourrir, se droguer, se suicider, se louer, se vendre… Alors, oui, à rebours de ce qu’affirme la bien-pensance, l’Homme est bien une marchandise.

.Le révolutionnaire veut changer la donne, le contre-révolutionnaire, le jeu, dixit Nicolàs Gomez Dàvila. Ce à quoi l’on pourrait rajouter que le libéral refuse le principe même d’un jeu abject dont il n’a jamais accepté les règles et où l’on peut perdre et la liberté, et la vie.

.Le progressisme, gangrénant à l’instar des « sciences sociales » la psychologie, vous a appris à considérer toute velléité hors du « bienpensant ultrasocial » grégaire telle une pathologie, voire telle l’étendard du ralliement au « réactionnariat » capitaliste, l’anté-progressisme par définition, celui qui préexistait et qui subsiste, tant bien que mal, pour le détruire.

.Si l’on peut considérer que le « peuple » existe, il serait fallacieux d’imaginer même que ce peuple possède une volonté propre, car constitué de plusieurs individus, sans homogénéité ou égalité parfaite, si l’on excepte les sociétés totalitaires poussées au paroxysme ou les utopies.

.Bâtir une philosophie imbitable de la coercition générale en la présentant comme « populaire »-un terme censé conférer une légitimité fantasmée à ladite coercition-, tel est le rôle revendiqué par les élites intellectuelles de ce pays, dont le renouveau laisse à désirer.

.Combien de fois ai-je entendu, lu, que si le communisme avait connu cet échec cuisant, qu’on ne pouvait l’appliquer, c’est qu’il suppose l’Homme bon! En réalité, rien n’est plus faux: la doctrine marxiste considère l’individu comme une bête, un vulgaire automate, quantité corvéable autant que maléable à mercie. Or, l’esprit de liberté intrasèque à l’être humain conduit celui-ci à la révolte, à l’insurrection contre le pouvoir autoritaire. De là découle l’impossibilité pratique d’un communisme durable.

.La grande fiction de notre temps consiste à croire que le commerce, l’échange et le respect de la proprieté d’autrui constituent des facteurs deshumanisant alors même qu’ils sont spécifiquement humains et inconnus des autres formes de vie. En revanche, l’animal ne connait que la violence, les violations de ses libertés, le vol, toutes choses que l’on retrouve essentiellement pratiqués par les Etats, et autres criminels anti-libéraux. Imagine-t-on un chien jouer en bourse? Un veau entrepreneur? Des fourmis individualistes? Qui d’autre qu’un homme échange sans violence et librement, simplement guidé par la raison??

.Me sacrifier? Plutôt crever!

.Or, qu’est-ce que le libéralisme ? Je l’ai écrit plus haut, il s’agit d’une philosophie du Droit et de la Liberté prônant la primauté de l’individu et de ses droits. Je résumerai les grands principes en quelques notions : la liberté, la propriété privée, la responsabilité, l’isonomie (l’égalité en Droit), le principe de non-agression (prendre «agression» au sens large), en bref un héritage de la pensée humaniste.

.Le communisme promet des lendemains qui chantent, oui, mais bien davantage des requiems que l’Ode à la Joie.

.Lorsque l’une de ces exécrables loques, vermine bolchevik ou canaille anarchiste, arborant fièrement un maillot Che Guevara vous crache au visage qu’il « n’est pas si favorable que cela à la violence gratuite », entendez par là non la voix du pacifisme mais de la violence payante: vous subissez et vous devez fournir à votre maître de quoi vous asservir.

.Comprenons-nous: les libéraux ne pourront jamais remporter quelque bataille politique que ce soit pour une raison évidente: le libéralisme est une philosophie anti-politique. Un libéral ne peut accepter aucun poste, aucune magistrature, aucun cabinet, aucun siège sans se compromettre ni se renier. Et accessoirement diviser, rabaisser la communauté libérale aux yeux de l’opinion publique.

.Dans « grève », il y’a rêve. Et dans « crève, salope rouge », aussi.

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