Archive for the ‘Orwell’ Category

Amazon et surréalisme syndical

novembre 25, 2007

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Xavier Garambois
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Du socialisme, du sang et des armes (variations sur l’avenir du libéralisme)

août 13, 2007

Je vis les vacances les plus ternes, les plus dénuées d’interêt de mon existence. Ne pouvait me permettre de partir, je me retrouve cloîtré devant mon PC, la connection wi-fi paradoxalement seul fil me reliant à la vie extérieure. Je souffre, mais certainement pas de la solitude, je n’ai aucun goût pour la Cité post-moderne, grouillant de petits bourgeois et de godelureaux dépravés, sicaires populaires de la modestie dans la honte et du jouir. Tout ceci dans une atmosphère de station estivale pour pourceaux d’Epicure. Abject. Non, je rêve tout simplement de grands espaces, à perte de vue, sans quiconque pour souiller la féérie de l’harmonie, de la grandeur et de la séreinité. A la manière d’une toile de Friedrich.
Presque deux mois donc pour acquérir une certitude: On ne sauvera pas le libéralisme en France, ni même la France et nous ne devons plus perdre notre temps pour y parvenir. Après cinquante ans de la Gueuse n°5 (du Coco Chanel, certainement) et d’un Etat gangréné par le socialo-marxisme jusqu’à s’en faire le porte-parole dans les salles de classe et les universités, la chienlit soviétique parvient à ses fins: la mort de l’esprit de liberté. Oh, bien entendu, la stratégie mise en place délibérement par le PCF et la CGT avec la bénédiction de De Gaulle à la sortie de la Seconde Guerre Mondiale semble vaine désormais que l’URSS s’est officiellement effondrée (afin de mieux renaître sous le patronage du tchékiste Poutine). Loin de moi l’idée de vous effrayer outre-mesure mais prenons le temps d’observer en détail la situation qui se présente à nos pupilles innocentes: un Etat tentaculaire, pieuvre mafieuse aux ramifications insoupçonnées, corrompu et autoritaire, des syndicats et activistes qui ont abandonné la lutte des classes pour la « justice sociale »-motif parait-il suffisant pour pousser des agriculteurs écolos au suicide et paralyser un pays quoiqu’un peu vague, je doute que quiconque ne souhaite tant savoir ce qu’il recouvre-, des médias détenus par des trusts et regurgitant la même bienpensance et une classe politique univoque: l’on se doit d’aider les pauvres, faire des sacrifices, redonner du prestige à l’Etat, combiner le social et l’efficacité, développer durablement, le tout dans une ambiance festive, dynamique profondément ancré dans les valeurs républicaines. Naturellement, la gauche ne nous avait pas habitué à autre chose depuis la Révolution mais la dépravation de la droite… Cela ne porte pas de nom. Je n’ose à ce point de mon exposé évoquer la politique étrangère. Mon interêt pour la politique connait deux raisons, le goût pour l’éthique, la méthaphysique et plus encore la crainte des dictatures. Le syndrôme Munich 1938 fait donc figure à mes yeux de prélude à l’horreur des charniers. Néo-conservateur il y’a encore quelques années et ayant grandi sous Mitterand puis Jospin, je ne doutais pas à 17 ans de la responsabilité historique de la gauche, anti-américaine, soutien inconditionnel des bourreaux khmers, des mollahs iraniens et j’espèrais une sortie par la droite du tunnel munichois. J’ignorais tout de la pensée libérale, des turpitudes de la droite gouvernementale et de ce qu’il adviendrait du second quinquennat de Chirac. Sans doute aurais-je pu finir sarkozyste, me rendant aux dîners de l’UMP pour glorifier, genoux à terre, les icônes du Saint Patron et rendre grâce à de pseudos-valeurs pour entrepreneur crasseux ou étudiant en école de commerce: l’ordre, l’autorité, la nation, la république (encore)… J’aurais pu saluer une vente de missiles Milan à un tyran libyen ou je ne sais quelle mesure liberticide prise par ce gouvernement de criminels en puissance. Mais je ne crois plus en la légitimité de l’Etat, je ne crois plus au politique, je ne crois plus en l’altruisme et au sacrifice comme vertus suprêmes, je ne crois avant tout plus au compromis. Plus maintenant. La logique n’en accepte aucun et la liberté encore moins. Oeuvrent dans mon sens les tristes expériences des Lib-dems anglais, du Parti Libéral suisse dont les dirigeants vont jusqu’à ignorer l’existence des libertariens, du Mouvement Réformateur belge « dans le voisinage du PS » dixit Louis Michel ou du projet mort-né d’Alternative Libérale, gonflé au violet flashy, dont l’on ne peut pardonner la main tendue aux sociaux-démocrates jusqu’à rejoindre Bayrou. Aucun ne peut se prévaloir d’une victoire de nos idées ou de la liberté, ni même de la moindre faille dans la matrice socialiste. Tout ceci malgré les mises en garde insistantes des libéraux historiques et libertariens. Comprenons-nous: les libéraux ne pourront jamais remporter quelque bataille politique que ce soit pour une raison évidente: le libéralisme est une philosophie anti-politique. Un libéral ne peut accepter aucun poste, aucune magistrature, aucun cabinet, aucun siège sans se compromettre ni se renier. Et accessoirement diviser, rabaisser la communauté libérale aux yeux de l’opinion publique. L’on ne peut entraver indéfiniment la socialisation inéxorable d’un Etat: l’Humanité sacrifie toujours davantage au Moloch. Par obstination, mysticisme, calcul politique ou stupidité crasse.
Reste à établir une stratégie claire, sans concession ni corruption, sans déni de la réalité. Puisque nous ne pouvons sauver la France, précipitons sa chute. S’abstenir devient dès lors inutile, nous devons voter socialiste, pousser ces ordures à bout, les forcer dans leurs retranchements aussi loin que nous le pourrons. Ceci lors des élections, des sondages d’opinion. Il s’agit de leur accorder notre confiance pour pourrir ce pays délibérement. Fabius ou Mélenchon y parviendront aisément en quelques années, pour peu qu’ils s’adjoignent le parangon du mauvais goût Lang et l’ idiot Montebourg. Enfin, même sans eux, au point où nous en sommes… Quelques années durant lesquelles nous ne relâcherons aucune effort d’activisme, de médiatisation, de publicité, d’agitation, de subversion, sur internet comme ailleurs. En parallèle et discrètement, il convient de se préparer pour la suite des évèments: acquérir des armes, pléthore d’armes, déménager près des frontières et particulièrement près des zones montagneuses. La guerrilla (ainsi ce sera clair pour chacun) s’y avéra indubitablement plus aisée à mener: davantage de caches naturelles, des frontières pour se protéger, des réseaux de contre-bande à organiser (je pense notamment aux armes en vente quasi-libre chez nos amis suisses, et au nombre conséquent de libertariens helvétiques prêts à nous rejoindre)… Montani semper liberi comme le veut la devise du Montana. Naturellement, l’on ne peut rêver d’une reconquista complète. Nous nous contenterons de déclarer indépendants les territoires contrôlés par nos milices. Pas de négociation. Une Révolution à l’Américaine. Des hommes libres contre les Red Coats, des miliciens aux idéaux les plus nobles contre une vermine bestiale. Je ne puis garantir la parfaite réussite d’un tel plan, je le concède volontiers et je ne prétendrais pas que vous n’avez que vos chaînes à perdre. Mais je n’en conçois pas d’autres à l’heure actuelle et les caciques tièdes peuvent bien me hurler leurs anathèmes ou leurs poncifs éculés, nonobstant leur modération et leur respect du processus démocratique, leur avenir est d’ores et déjà condamné. Je ne tiens pas à ce que le mien le soit.

Make Mine Freedom!

mai 3, 2007

Pour une Shoah festive et citoyenne

mars 19, 2007

Attention: cette note se veut écrite au second degré. Merci d’adresser vos courriers indignés à dieudonne@nsdap.org

Monsieur le Président,
Mesdames, mesdemoiselles et messieurs les députés,
Mesdames, mesdemoiselles et messieurs les représentants des communautés musulmane, gay, beur, transexuelle, unijambiste et caissière en grande surface,

Lorsque je pris la décision d’intervenir devant vous en ce mois de Brumaire, nombreux parmis mes amis me pressèrent de renoncer, craignant que j’eusse à subir votre sanction par ce présent discours. Je tiens à les rassurer: peu importe. Si le cas se présente le gouvernement dissoudra l’Assemblée et le projet sera adopté par décret, au nom du Peuple (la paix soit sur le Peuple) et pour son bien. Je reprends.
Nul n’ignore depuis la réforme de l’Education Nationale entreprise il y’a de cela une dizaine d’année que les fondements de la France résident dans le socialisme: Egalité, Solidarité, Etat. Telle est la devise de notre République, telle est le cri du Peuple français. Hélas, il pèse sur nous mille dangers, les grèves -à la barbe de l’interdiction que nous avons édictée!- des syndicats félons, le marché noir, la montée en puissance d’une dissidence active à mater dans le sang, à écraser comme l’on écrase un moustique jaune contre un mur et les manoeuvres louches des impérialistes américains à quelques encablures de nos côtes.
Cependant, oui, j’ai confiance dans nos chances de broyer le réactionnariat capitaliste. Pourquoi? L’ensemble de ces phénomènes, de ces menaces ne sont le fait que d’un seul et unique péril auquel la République Populaire Bovéénne se voit confrontée, comme s’y virent confrontée la République Française, l’Etat Français ou nos monarchies: le sionisme, cette engeance biblique, cette méta-idéologie d’Eretz Israel la maudite. Quel est le fond profane du sionisme ? Le besoin pratique, la cupidité. Quel est le culte profane du sioniste ? Le trafic. Quel est son Dieu ? L’argent. Les sionistes se caractèrisent dès lors par des formes déterminées de délit : escroquerie, fausseté, calomnie et, surtout, usure. Il ne s’agit pas d’un simple courant d’idée mais d’une race à éradiquer. On ne guérit pas du sionisme, on le devient par sa mère et on le transmet à ses enfants, par les gènes spécifiques qui expliquent les traits communs physiques que cette canaille partage, tous autant significatifs de son état de déliquescence: le nez excessivement allongé, les cheveux bruns bouclés ou roux, un teint hâlé ou livide, le dos courbé par sa fortune. On pourrait gloser des heures sur le sioniste, sur les réseaux qu’il entretient à travers le monde, aux USA et en Israel, sur ces pseudo-intellectuels sionistes Rand, Finkielkraut, Friedman, et leurs séides complotant contre nous. Pas une décade ou sans-culottides ne passent sans que les exploits de cette vermine ne fasse les grands titres de la presse. « Refus sioniste de la nationalisation des entreprises! », « Un terroriste sioniste abat le directeur du Comité de Salut Public! », « Le sionisme international finance la fronde des blogs! ». Hélas, je ne puis m’adonner des heures à une telle revue. Votre temps est précieux et le mien aussi, comme est précieux le temps d’un de ces glorieux jihadistes palestiniens sur le champs de bataille à Gaza ou Jerusalem. Je lance devant vous et devant le Peuple (la paix soit sur lui), le visage contemplant humblement l’urne où reposent les cendres de José Bové, cet appel: éradiquons le sionisme!
Et je n’entends pas par là « prohibons la méta-idéologie propre au sioniste » mais « éradiquons les sionistes » en marchant main dans la main avec nos frères des Républiques Islamiques d’Iran, d’Irak, de Lybie pour un monde enfin à visage humain. Car la République Populaire Bovéenne ne peut souffrir de ces bacilles tuberculeux, de ces anticorps, nous livrerons le même combat que Pasteur et Koch: l’annihilation absolu de la pègre sioniste.Nous n’avons aucune velléité de jouer les antisionistes sentimentaux, prudes, candides, commettant un attentat ici et un pogrom là. Oui, Sion, écoute! Nos cœurs sont dorénavant remplis d’une détermination inexorable d’attaquer le mal à sa base et de l’extirper de sa racine à ses branches. Pour atteindre notre but, tous les moyens seront justifiés, même une alliance avec le diable. Car notre survie même l’exige, nous demeurerons résolus à achever l’extermination méthodique, industrielle mais toujours festive de la racaille sioniste. République Populaire Bovéenne, ne tremble plus et redresse fièrement la tête! Ne crains plus ton échec, nul sioniste ne pourra désormais entraver ton ascension vers l’Eden prolétarien et les lendemains qui chantent!

Pour la République, pour le Peuple, pour le Socialisme!

Canal+: OGM pour Organisme Grossièrement Manipulateur.

février 13, 2007

La cyber-horde bêlante, beuglante s’émeut, s’embrase depuis quelques temps sur le sort réservé à un fameux reportage « censuré » par les khmers hertziens Canal+ (en novlang d’intoxiqué: « diffusé le 15 novembre 2005« ), au sujet d’un Organisme Génétiquement Modifié mis sur le marché malgré sa toxicité révélée au péril de leur vie par les « courageux » plumitifs.
Je ne saurais que vous inviter à visionner ce reportage ici [bientôt sur ftp], non seulement pour constater que les méthodes Canal+ ne changent pas (on se souvient, la larme à l’oeil, de la fameuse interview de Bush coupée [bientôt sur FTP])

Peu sujet à l’idôlatrerie du petit écran, votre serviteur s’est ainsi intéressé à l’un des protaganistes oublié de l’affaire du « Monsanto 863 », le toxicologue Gérard Pascal, lequel a accepté de nous faire part de ces deux documents:

L’historique du dossier du maïs MON 863 : vision de l’intérieur de la CGB* par l’un des acteurs au cœur de la question
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*Commission du génie biomoléculaire
1)- Le 27 mai 2003, la CGB a examiné le dossier déposé auprès des autorités allemandes d’un maïs MON 863 de Monsanto et a donné le 27 juin un avis dans lequel elle estimait impossible de se prononcer sans disposer du rapport complet de l’étude de toxicité à 90 jours chez le rat, dont elle n’avait reçu qu’un court résumé ;
2)- Ces données ont été fournies par la commission et le 28 octobre 2003, la CGB les a discutées sur la base de mon rapport d’analyse qui mettait en évidence un certain nombre de différences significatives entre le lot d’animaux « lignée parentale » non transgénique et le lot MON 863. J’ai en particulier insisté sur une hypotrophie rénale et un nombre plus important d’anomalies histologiques au niveau du rein dans le lot MON 863. Sans conclure à un risque quelconque, la CGB a demandé des explications.
3)- Après une rencontre avec des représentants de Monsanto, dont leur toxicologue américain, pour être certains d’être bien compris dans nos questions, Monsanto nous a fourni des explications sans données nouvelles, qui ne nous ont pas convaincus, ce que nous leur avons fait savoir dans un avis daté du 25 juin 2004 qui confirmait notre position d’octobre 2003, en même temps que des suggestions sur les compléments dont nous souhaitions disposer,.
4)- Répondant à nos suggestions, Monsanto nous a donc ensuite communiqué une expertise indépendante, réalisée par des anatomo-pathologistes de renom, dont l’un est le spécialiste mondial de la pathologie du rein du rat de laboratoire. Cette expertise faisait ressortir que les anomalies observées sur le rein des rats du lot MON 863 étaient de même nature que celles observées dans le lot témoin, même si elles étaient un peu plus nombreuses, mais pas statistiquement significativement, et qu’elles étaient identiques à celles observées traditionnellement chez le rat de laboratoire. Cette expertise a été « contre-expertisée » par un expert Français, le Pr. A. Parodi, ancien directeur de l’ENV d’Alfort : mêmes conclusions. Dans sa séance du 14 septembre 2004, la CGB s’est donc déclarée satisfaite pour ce qui concernait les aspects anatomo-pathologiques au niveau du rein, mais a souligné qu’elle n’avait toujours pas reçu de réponse satisfaisante pour ce qui concernait le poids des reins.
5)- De nouveaux éléments ont été fournis par Monsanto : les résultats de deux études à 90 jours chez le rat, réalisées avec deux hybrides (MON 863 X NK 603 et MON 863 X MON 810 X NK 603) renfermant l’événement de transformation MON 863. Dans ces études dont le protocole était rigoureusement identique à celui de l’étude pratiquée avec le MON 863, aucune différence entre lots témoins et lots transgéniques n’a été observée. Le poids des reins de tous les animaux se trouvaient dans la fourchette de poids des petits reins des animaux du lot MON 863 de l’essai précédent. Nous avons donc conclu finalement au manque de signification biologique et toxicologique des effets observés lors des séances de la CGB des 9 et 23 novembre 2004.

CONCLUSION :
Il me semble difficile d’accuser la CGB de légèreté dans l’examen de ce dossier puisque nous avons mis plus d’un an, avec des évaluations successives de plus en plus focalisées, avant d’arriver à une conclusion analogue à celle d’autre comités d’experts comme ceux de l’AFSSA et de l’EFSA, qui, à mon sens, s’étaient prononcés un peu rapidement. Mais je ne prétendrai pas à l’objectivité, ayant été en première ligne dans cette affaire.

Paris le 16 mars 2006

Gérard PASCAL

Analyse critique des articles de V.E . Prescott et al.(1), de l’équipe de M.Malatesta (2) et de l’équipe de Traavik (3)

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1) – Article de Prescott et al., “Transgenic expression of bean α-amylase inhibitor in peas results in altered structure and immunogenicity”(1) :

Le titre de l’article lui-même apporte une explication des résultats observés. L’expression du gène du facteur inhibiteur de l’α-amylase (aAI) du haricot, hôte naturel, dans le pois, conduit à la synthèse d’une protéine dont la structure est modifiée en raison de modifications post-traductionnelles, en particulier pour ce qui concerne la glycosylation.
La nouvelle protéine a chez la souris, un effet immunogène (elle induit une réponse anticorps IgG) et adjuvant (elle augmente la réponse immunitaire aux autres protéines), mais elle ne conduit pas à la synthèse d’IgE qui démontrerait clairement la capacité de cette protéine à induire des allergies (hypersensibilité immédiate). Des réponses du même type ont été enregistrées avec par exemple des protéines Cry, sans qu’on ait pu conclure à l’existence d’un risque allergène (j’ai des références).
En définitive, il convenait de s’assurer que si le dossier d’un tel OGM, le pois porteur du gène de l’aAI, arrivait devant une commission comme la CGB, les questions soulevées par l’article australien auraient été discutées. La réponse est oui, à n’en pas douter :
– La différence de structure entre la protéine exprimée dans le haricot et celle exprimée dans le pois aurait été détectée, en particulier les différences de glycosylation puisque, des informations sur ce point sont maintenant systématiquement demandées;
– Un risque potentiel d’allergénicité aurait été détecté lors de l’exercice de comparaison de séquences avec celles des protéines toxiques et allergènes connues, systématiquement demandée par la CGB. Ceci a d’ailleurs été le cas avec l’aAI du pois transgénique (fait par une équipe suédoise). Cette aAI présente une analogie modérée avec une agglutine d’arachide considérée comme allergène. De plus, des aAI de céréales sont connues comme allergènes.
Plusieurs signaux d’alarme se seraient donc allumés en mettant en œuvre l’approche de la CGB, qui est celle de nombreux comités scientifiques (AFSSA, EFSA, principes et lignes directrices de la FAO/OMS …). Ces alarmes auraient conduit soit à un rejet du dossier, soit à des demandes d’études plus complètes pour mieux approcher le niveau du risque allergène chez l’homme de cette aAI du pois transgénique, selon l’approche recommandée par l’EFSA ou la FAO/OMS.
L’intérêt du modèle animal utilisé par l’équipe australienne ainsi que celui d’autres modèles cellulaires, est cependant l’objet d’une évaluation d’un groupe de travail de l’EFSA sur l’évaluation de l’allergénicité des OGM.

2) – Articles de l’équipe de M. Malatesta (2) :

Je n’ai pas de compétences particulières pour juger de la qualité de la méthodologie employée pour les cinq études dont les résultats sont publiés dans des revues de biologie cellulaire, d’anatomie ou d’histochimie qui semblent disposer de comité de lecture (pas certain pour European Journal of Histochemistry).
Première publication (J. Anat. 2002) : 12 souris femelles dans chaque lot sont nourries avec un régime standard pour animaux de laboratoire renfermant 14% de soja témoin ou transgénique tolérant au glyphosate. Les animaux sont sacrifiés lorsqu’ils sont âgés respectivement de 1, 2, 5, ou 8 mois soit 3 animaux par point et par lot. Il n’y a pas de différence structurale des cellules acineuses pancréatiques chez les animaux ayant consommé l’OGM, mais une diminution de la quantité de zymogène après un mois, qui disparaît ensuite. Les variations semblent aléatoires en fonction du temps. Il y a aussi une diminution de l’α-amylase dans les tissus du pancréas mais pas de variation de l’α-amylase sérique. Pas d’hypothèse explicative.
Deuxième publication (Cell Structure and Function, 2002) : des souris femelles gravides reçoivent les mêmes régimes que dans l’essai précédent. La suite n’est pas claire. Soit 12 petits de chaque lot continuent au même régime que leurs mères et 12 changent de régime, pour chaque lot de mères, ce qui donnerait au total 24 jeunes souris dans chaque groupe, ou c’est seulement 12 petits dans chaque lot qui continuent sur le même régime que la mère (ce qui semble le plus vraisemblable). Les animaux sont sacrifiés à l’âge de 1, 2, 5 et 8 mois, ce qui correspond à 3 ou 6 souris par lot et par point selon le protocole. La consommation de l’OGM conduit à des modifications d’aspect des noyaux hépatocytaires interprétées comme l’indice d’un métabolisme accru. Il n’y a cependant pas de modifications des protéines hépatiques majeures, pas plus que des organites cytoplasmiques. Pas d’hypothèses explicatives.
Troisième publication (European Journal of Histochemistry, 2003) : deux lots de souris gravides consommant toujours les mêmes régimes ont donné naissance à des petits ; 12 femelles dans chaque groupe ont continué à recevoir le régime de leur mère. Elles ont été sacrifiées à l’âge de 1, 2, 5, ou 8 mois. Ici il est clair qu’il y avait donc 3 souris par groupe et par point. La consommation de l’OGM conduit à des modifications fines de structure du noyau des cellules acineuses pancréatiques qui impliqueraient en particulier une baisse du trafic moléculaire entre noyau et cytoplasme. Ces résultats seraient en accord avec ceux précédemment publiés. Pas d’hypothèse explicative.
Quatrième publication (European Journal of Histochemistry, 2004) : même protocole que le précédent sauf qu’il n’y a pas de sacrifice à 1 mois et que les petits mis en expérience sont des mâles. La consommation de l’OGM conduit au niveau des testicules, à des modifications (par exemple, augmentation des granules de périchromatine) transitoires (à 2 et 5 mois mais plus à 8) dans les cellules de Sertoli et les cellules germinales. Cette fois, il est suggéré que ces effets pourraient être dus à des résidus de glyphosate sur le soja trangénique qui, puisque tolérant, a été traité au champ ( ?!).
Dernière publication (European Journal of Histochemistry, 2005) : protocole identique sauf que ce sont seulement 12 jeunes souris qui sont conservées, soit 6 par groupe, témoin ou transgénique, nourries jusqu’à l’âge de 3 mois avec le régime de leur mère et dont on échange le régime ensuite pendant 1 mois, pour juger de la réversibilité des différences observées au niveau du noyau des hépatocytes. Les résultats montrent que les différences déjà observées sont réversibles, mais aussi qu’elles sont rapidement (1 mois) inductibles. Cette fois, à l’hypothèse de la responsabilité de résidus de glyphosate sur le soja OGM, s’ajoute celle d’une modification des teneurs en phytooestrogènes.
Une critique majeure, valable pour tous les articles, doit être faite : la nature des sojas témoin et transgénique n’est absolument pas précisée. Pour le soja transgénique, la seule précision apportée est une référence à un article de Padgette et al. de 1995, décrivant le développement d’une lignée de soja tolérant au glyphosate et le principe utilisé ; mais quelle est la lignée utilisée ici dans les expérimentations ? A-t-elle vraiment été traitée au glyphosate, à quelle dose, quels sont les résidus de glyphosate et de ses métabolites ? Quels sont les niveaux de présence des phytooestrogènes, desquels ?
Quelle est la lignée témoin, quelle composition ? Si on fait des hypothèses sur les explications des résultats enregistrés alors que l’on peut les vérifier puisqu’on dispose des sojas témoin et transgénique, pourquoi ne pas le faire ?
Le travail est peut être bien fait mais ininterprétable : il n’aurait jamais été publié dans des revues de toxicologie et/ou de nutrition. La première chose à faire est de caractériser le matériel avec lequel on travaille ! Les références sont de plus orientées (par exemple références multiples à Pustzai et à Schubbert et al., des citations comme « some authors have investigated the potential passage of a part of the modified genome through the gut », sans que les critiques , publiées, de ces articles ne soient évoquées).
Je ne commenterai pas le nombre d’animaux par groupe et par âge au sacrifice !

3) – Article de l’équipe de Traavik (3):

Il s’agit de la démonstration de la capacité du promoteur 35S du virus de la mosaïque du chou-fleur (d’utilisation quasi universelle dans les plantes GM) de s’exprimer dans des cellules de mammifères et de conduire à l’expression de gènes dans ces cellules. Le modèle est celui de cellules Caco-2, cellules cancéreuses colique d’origine humaine, dans lesquelles le promoteur 35S a été capable de conduire à l’expression des gènes rapporteurs gjp et luc introduits simultanément.
Bien que soulignant le caractère artificiel du modèle (ce que je ne manque jamais de faire, car les Caco-2 sont des cellules cancéreuses), les auteurs évoquent le risque qu’il pourrait alors y avoir si ce promoteur pouvait traverser intact la barrière intestinale de l’homme et s’incorporer dans ses cellules intestinales et alors interférer avec l’expression de gènes. Ils prennent cependant soin de préciser que l’on n’a jamais mis en évidence la captation du promoteur 35S intact dans les cellules de quelque espèce que ce soit. Au cours de l’article, il est fait référence plusieurs fois à un article (4) de mes collègues de l’INRA, M. Tapfer et L.M. Houdebine, laissant entendre qu’ils ont les mêmes préoccupations qu’eux. Me doutant bien que ça n’était pas le cas, j’ai analysé leur article puis interrogé L.M. Houdebine. Voici sa réponse « Je connais l’article des norvégiens. Il ne contient rien de plus que ce que nous avons publié. Les conclusions des norvégiens sont erronées et ils nous font dire le contraire de ce que nous avons dit ». M. Tepfer vient d’ailleurs d’écrire à l’éditeur à ce sujet.

Références :
(1) – Prescott V.E., Campbell P.M., Moore J.M. et al., (2005), Transgenic expression of bean α-amylase inhibitor in peas results in altered structure and immunogenicity, J. Agric. Food Chem., 53, 9023-9030;
(2) – Malatesta M., Caporaloni C., Rossi L. et al., (2002), Ultrastructural analysis of pancreatic acinar cells from mice fed on genetically modified soybean, J. Anat., 201, 409-415;
– Malatesta M., Caporaloni C., Gavaudan S. et al., (2002), Ultrastructural morphometrical and immunocytochemical analysis of hepatocyte nuclei from mice fed on genetically modified soybean, Cell Structure and function, 27, 173-180;
– Malatesta M., Biggiogera M., Manuali E. et al., (2003), Fine ultrastructural analysis of pancreatic acinar cell nuclei from mice fed on genetically modified soybean, European Journal of Histochemistry, 47, 385-388;
– Vecchio L., Cisterna B., Malatesta M. et al., (2004), Ultrastructural analysis of testes from mice fed on genetically modified soybean, European Journal of Histochemistry, 48, 449-454;
– Malatesta M., Baldelli B., Battistelli S. Et al., (2005), Reversibility of hepatocyte nuclear modifications in mice fed on genetically modified soybean, European Journal of Histochemistry, 49, 237-241.
(3) – Myhre M.R:, Fenton K.A. Eggert J., Nielsen K.M., Traavik T., The 35S CaMV plant virus promoter is active in human enterocyte-like cells, (2006), Eur. Food Res. Technol., 222, 185-193.
(4) – Tepfer M., Gaubert S., Leroux-Coyau M., Prince S., Houdebine L.M., (2004), Transient expression in mammalian cells of transgenes transcribed from the Cauliflower mosaic virus 35S promoter, Environ. Biosafety Res., 3, 91-97.

Le 27 février 2006

Gérard PASCAL

Orwellienne Ségolène Royal

décembre 18, 2006


« Le libéralisme, c’est le désordre » (Ségolène Royal, 17 décembre 2006, France 5)

chez dailymotion: ici

I had a nightmare . Hein, qu’y a-t-il?? Ah j’y su…

septembre 19, 2005

I had a nightmare .

Hein, qu’y a-t-il?? Ah j’y suis, le réveil qui sonne. Je l’arrête, la gueule dans le cirage. Couché trop tard hier soir, tout ça pour ce foutu blog. Enfin, tant que des gens laissent des commentaires, je me sentirais obligé de continuer pour ne pas les décevoir. Mon dernier article traitait des libertés fondamentales. Tiens, je me demande si certains couches tard habitués du blog l’ont déjà commenté. J’allume mon PC, je démarre le renard en feu mozilla. Barre de navigation, voilà. La page se charge…Aïe, un message d’erreur 404, page introuvable. Je téléphone au siège parisien de mon hébergeur. Personne ne décroche, ils doivent être en congés. Il y’a des jours comme ça. Après tout ce n’est pas la première fois, ça ne dure pas longtemps. Tant que je surfe, je vais jeter un coup d’œil au site de Liberté Chérie et à liberaux.org. Erreur 404 encore ! Oula, ça craint les pannes de serveurs de bon matin. J’y retournerais cet aprèm, j’ai le temps aujourd’hui. Pour me calmer, je vais m’acheter des croissants. Je m’habille, je sors. Queue monstrueuse devant la boulangerie. Après dix minutes à poireauter debout, on nous crie qu’il n y’a plus rien, que tout est parti. En sortant, je m’aperçois qu’ils ont changé le nom : « Au pain populaire ». Visiblement, il est bien populaire, leur pain, pour avoir été dévalisé à dix heures. En tout cas qu’ils ne se plaignent pas que les gens aillent dans les supermarchés, ce que je suis en train de faire. Arrivé au Champion, je me rend compte qu’il est fermé. Soit j’ai beaucoup trop dormi et je me suis réveillé un dimanche ( 80 heures de sommeil d’une traite !), soit il se trame quelque chose d’inhabituel. Mon réveil ayant sonné, ma montre indiquant Thursday, j’opterais à priori pour la seconde solution. Un type famélique s’approche de moi pour me demander l’heure.
« Onze heures moins le quart. Dites-moi, vous savez pourquoi le Champion n’est pas ouvert ?
-Ils l’ont fermé ce matin. Mais vous avez un centre de ravitaillement à 200 mètres en direction du Grand Rond. Bonne journée !
-A vous aussi. »
Centre de ravitaillement ? quid ? On serait en guerre ? J’ai trop faim et je suis trop curieux pour abandonner ici. Ah, ça a l’air d’être le truc là-bas à la place du Marché Plus vers lequel tout le monde se dirige. Parvenu à la devanture je suis stupéfait : le marteau et la faucille croisés avaient remplacé le Plus ! Je tente de me débrouiller en jouant du coude pour atteindre le rayon des viennoiseries. Les croissants avaient l’air aussi immondes que rassis. Idem pour les pains au chocolat. Que faire ?? il est onze heures vingt, j’ai plutôt intérêt à me passer d’un petit déjeuner et préparer le repas de midi. Une pizza, ça ira. Hop rayon surgelés. Ah bon, il n’y a plus de rayons surgelés. Un autocollant m’apprend que je dois me rendre au rayon pâtisserie, juste à côté de celui des viennoiseries. Hell ! Ca commence à m’énerver sérieusement. Au moment de payer ma pizza que je n’ai pu choisir, le caissier (très loin physiquement de la jolie demoiselle qui occupait cette place encore la veille) me réclame ma carte d’identité et mon livret de famille. Ils ne devraient pas embaucher des ex-fonctionnaires, me dis-je. Un jour, un client pourrait le prendre mal et ça tournera au vinaigre. Ne prenant pas en compte le délire de l’alcoolique ( gros rouge qui tache), je ne sors de mon portefeuille qu’un billet de dix euros.
« Zetes sourd ou quoi ? Votre carte d’identité et votre livret de famille !
-Pour une pizza ? Faut arrêter le pinard, mon gros !
-Oh et puis merde ! J’appelle la police ! P’tit con ! »
Deux minutes plus tard, une patrouille de flics m’entourait. Sur les uniformes, une étoile rouge avait remplacé le drapeau français. Bien que je n’adore pas ce dernier, ce fut un choc.
« Qu’est-ce qu’il y’a ici ?
-Ce p’tit con veut pas filer ses papiers et fout le bordel.
-C’est vrai ?
J’opinai du sous-chef. Ils dégainèrent pour me mettre en joue le temps de me passer les menottes. Mon seul crime : refuser de céder à l’autorité d’un caissier porté sur la boisson. C’était du moins ce que j’imaginais. Ils me fourguèrent dans leur panier à salade, comme un chien mené à la fourrière. D’ailleurs, je n’ai compris pourquoi on me fichait là alors que la gendarmerie était à deux pas. En passant devant, je vis qu’elle aussi était fermée. On me conduisit donc jusqu’au Commissariat Principal à travers Toulouse. La ville rose avait apparemment viré au rouge.. rouge sang. Les boutiques hier si vivantes ayant gardé leur rideau de fer baissé, les badauds circulaient l’air hagard, les yeux baissés. Le bâtiment de police rebaptisé pour l’occasion « Centre municipal de la milice populaire » avait perdu de son cachet (ce qui n’est pas tâche aisée), en particulier à cause des gardes néo-soviétiques, des drapeaux rouges.. L’ambiance qui régnait à l’entrée m’a fait penser aux films de guerre, type Stalingrad. Des centaines de personnes y’étaient emmenées et je dus rejoindre le troupeau humain. Les chiens (ces formes ne pouvaient être des hommes, je ne peux le croire, surtout je ne veux pas y croire) qui nous gardaient donnaient des coups de crosses, frappaient, fort. Une femme enceinte tomba devant moi. Alors que je me précipitai pour l’aider, un de ces salopards me stoppa net :« Tu bouges pas ! Ta gueule ». Je suis incapable de laisser un drame se dérouler devant mes yeux sans régir, c’est plus fort que moi. Je fonçai sur la pauvre femme pour la relever. Un coup de feu partit, mon bras gauche saignait, une douleur vive puis deux types qui me prennent, flingue pointé sur ma tempe. Ils me menèrent ainsi à un bureau, où siégeaient trois types. Ils ne se présentèrent pas mais je compris qui ils étaient. « Olivier, files-moi les papiers… merci, camarade. Alors, nous disons donc Simon Aubert, 20 ans,..étudiant. On va chercher ça dans les dossier, il me semble avoir aperçu ce nom dans la liste noire ». Il tapa quelque chose sur son clavier, visiblement il trouva mon dossier qu’il imprima. Quinze pages, pas une de moins. Que pouvaient-ils bien y mettre ? « Vous êtes militant à Liberté Chérie, une association libérale interdite, vous avez écrit des articles contre le pouvoir, .. Vous êtes un ennemi du pouvoir populaire ! un petit bourgeois à la solde des esclavagistes impérialistes ! Croyez-moi, vous ne vous en tirerez pas comme ça ! Le tribunal populaire tranchera votre sort demain. Inutile de prévenir votre avocat, il est en prison. Vous allez l’y rejoindre toute de suite. Olivier, Alain, emmenez-le » Et ils m’emmenèrent à travers les dédales des geôles puantes du sous-sol. Ma cellule se trouvait au fond, à gauche, là où la lumière ne passait plus. La lourde porte s’ouvrit, on me poussa à l’intérieur et je m’ effondrai par terre. Quelques minutes plus tard, mes yeux s’étaient habitués à l’obscurité ambiante, je pouvais même distinguer des formes de plus en plus humaines. C’est là que je reconnus mes amis libéraux, des membres du comité Liberté Chérie mais aussi des bloggers anarcaps toulousains. On se salua, on s’étreint, on se raconta nos histoires …. Puis, le silence se fut. Le procès avait lieu demain, il fallait être en forme. Je choisis ma paillasse, compta les moutons qui avaient voté rouge aux dernières élections, le sommeil se fit comme un avant-goût de mort

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