Archive for juin 2006

Il y’a deux types d’égocentriques:

juin 25, 2006

moi et les autres.

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Flux RSS et non mergitur (hélas).

juin 23, 2006


Je viens de me rendre compte que reseaulib.org placait ma chronique précédente (au sujet de l’avortement) en deuxième page au moment de sa publication en le datant de jeudi. Et pour cause: je l’avais enregistrée en mode brouillon ce jour-là…

Il me reste beaucoup à apprendre.

De l’avortement volontaire.

juin 22, 2006

Il est de bon aloi aujourd’hui de considérer l’avortement comme un droit acquis (de haute lutte grâce au combat des forces progressistes contre la réaction bourgeoise patriarcale), que l’on ne peut remettre en cause sans attenter à la liberté des femmes. On ne parle même plus d’ailleurs de liberté d’avorter, la liberté ayant mauvaise presse en France, mais de « droit à l’avortement ». Qu’est-ce qu’un « droit à quelque chose » sinon un faux droit consistant à imposer à d’autres individus la garantie de ce droit, ce qui se traduit ici par l’obligation faites à la société de payer les frais médicaux, baffouant le droit de propriété? A l’instar de ce qu’écrit Henri Lepage, il s’agit là d’ « une philosophie subjectiviste du droit, où chacun a en quelque sorte droit à tout ce qu’il désire pour autant qu’il réussit à en convaincre ceux qui maîtrisent l’agenda politique. Apparemment, on a droit à ce qu’on veut, et ce qu’on veut a droit d’être reconnu comme un droit universel de l’homme. ». On ne peut être plus clair : le droit « créance » à l’avortement doit être combattu sans ambiguïté par les partisans de la liberté.
Je souhaiterais m’aventurer maintenant plus en avant en abordant –suicidaire que je suis- la liberté d’avorter, sujet hautement polémique, y compris au sein même de la communauté libérale, transcendant les diverses familles. Il apparaît comme fallacieux de reprocher un libéral sa position au motif d’une hérésie philosophique, à rebours de ce qu’imaginent bon nombre de nos détracteurs : douter du libéralisme de Grunert ou de Rothbard n’a aucun sens. Ce qui distingue le libéral se retrouve dans les arguments employés et non dans la conclusion finale, ainsi que nous le verrons par la suite.
Caractérisons rapidement l’objet de mon raisonnement : l’Interruption Volontaire de Grossesse, consistant à provoquer l’expulsion de l’embryon ou fœtus humain. Aux alentours de 200 000 femmes y’ont recours chaque année en France(source : Institut National d’Etudes Démographiques), soit une conception sur 5, chiffre stable depuis 1975, année de la dépénalisation entérinée par Simone Veil. Encore une fois, notre social-démocratie crachotante a cédé à l’appel du capharnaüm relativiste dans l’élaboration de la législation : hésitation sur le statut aux yeux du code pénal, durée de validité pendant l’aménorrhée changeant selon la volonté du législateur sans aucune justification rationnelle digne de ce nom. Contre ce droit positif insensé, il s’agit dorénavant de déterminer une (je ne prétendrais pas qu’elle soit unique) position logique, cartésienne. A titre préventif (est-ce vraiment nécessaire ? ), je rappelle que l’embryon doté d’un génome humain complet (46 chromosomes en 23 paires) ne saurait être comparé à un spermatozoïde ou un ovule, tous deux haploïdes (un seul exemplaire des 23 types de chromosome).


Alors que l’argumentation utilitariste domine l’opinion publique, force est de constater son impertinence du moment que l’on pense l’être humain à naître comme un individu doté de droits -point sur lequel je reviendrai -. Si effectivement on ne peut nier qu’un enfant ou une grossesse non désirés s’avèrent trop souvent une gêne, cela ne donne aucune légitimité à l’exécution brutale du fœtus, de la même manière que l’entrave à mon ambition professionnelle que constitue un collègue brillant ne me donne aucun droit sur sa vie. Sous cet angle, les remarques inquiètes sur le sort de l’enfant à naître ou sur sa conception parfois violente sont rapidement écartées : d’un côté, le fœtus n’a aucune responsabilité dans le viol de sa mère, de l’autre, le choix entre la mort assurée et une vie potentiellement malcommode n’appartient à personne sinon à l’intéressé. Sachez mesdames, mesdemoiselles et messieurs les bien-pensants qu’une enfance malheureuse ou un handicap n ’amène pas inexorablement à une vie miséreuse. Moult exemples illustrent cette vérité oubliée dont Samuel Moore Walton, lequel n’aurait pas compris qu’on veuille l’empêcher, en 1918, de fonder Wal-mart dans les années 60 malgré une jeunesse difficile.

Je soulignais, à juste titre, que mes objections au point de vue utilitariste s’appuyaient sur un fœtus ou un embryon vu tel « un individu doté de droits », id est un être humain. Reste le plus difficile : déterminer la place de l’Homme en devenir, à savoir à l’intérieur ou en dehors du cercle de l’être humain. Ceux qui le placent en dehors arguent habituellement du fait que l’embryon ou le fœtus sont dépourvus de conscience, de par la non-finition des système nerveux et cérébraux au cours des premiers mois de grossesse. Outre qu’établir une limite, une date d’apparition s’avère hasardeux, que l’on ignore à quel type de conscience ( sensation ? spontanée ? éveil de l’organisme ? conscience de soi ? intellectuelle ? phénoménale ? morale ?) on fait référence, une analogie possible avec un individu plongé dans un coma (sans même prendre la mort cérébrale) démontre, à mon sens, la caducité de cette thèse. Plus rares, certains soutiennent que la dépendance à la matrice maternelle, l’incapacité d’action dépouilleraient le fœtus de son statut d’être humain. Je procéderai ici aussi par analogie : il convient de distinguer le gui de son hôte –parfois un autre gui- et notre individu dans le coma reste bien humain. J’ai adopté pour ma part le point de vue que je qualifierais d’ « évolutivo-phénotypologique» de Marc Grunert. Posons que l’enfant est un être humain, il en est de même pour le bébé et par là du nouveau-né. A la frontière entre le nouveau-né et le foetus (la naissance), il y a pour ainsi dire un changement de lieu et de rapport entre la mère et enfant, sans influence sur la nature même du sujet, entre le fœtus et l’embryon un changement de nom. Affirmant avec Ashley Montagu que « The basic fact is simple: life begins not at birth, but at conception. », je n’en reste pas moins modeste sur ma faculté à convaincre qui que ce soit, ou à être convaincu par quiconque.

Face à ce doute sur la nature d’être humain de l’enfant prénatal, il convient de se ramener au problème initial : peut-on le prendre pour « un individu doté de droits» ? François-René Rideau (Faré) admet son essence humaine tout en lui refusant des droits, dissociant ainsi l’être biologique de la personne juridique, en totale contradiction avec le jusnaturalisme qui accorde à chaque être biologique des droits « naturels et inaliénables». Je ne ferais pas l’affront à ce libéral brillant de démontrer que l’on pourrait justifier n’importe quel meurtre avec une telle dichotomie.Pour ma part, je me garde de cet écueil saillant pour pourvoir au fœtus comme à l’embryon les mêmes droits naturels qu’à l’enfant garantissant sa non-agression : il devient propriétaire « au repos » de son corps tandis que ses parents possèdent un droit de « propriété fiduciaire » sur lui (à charge pour eux d’agir dans l’intérêt de l’enfant) jusqu’à ce qu’il soit responsable (en cas de désaccord entre les deux parties, un tribunal trancherait- mais je m’éloigne de mon sujet).

Murray Rothbard, suivi par de nombreux libertariens, se passe de ces considérations délicates jugeant que l’embryon parasite sa mère dont il viole le droit de possession du corps. J’avoue partager cette analyse lucide. Rothbard en déduit à priori logiquement un droit de « légitime défense » face à cette agression. Je crains que cette conclusion manque de sagacité : l’enfant n’a pas choisi d’agresser et, disons-le clairement, on le lui a imposé. Ne portant pas la responsabilité de l’état de sa mère, il ne peut en être puni : « L’enfant a des Droits a priori parce qu’il est un être humain, et que lui, […]n’a rien fait qui justifie qu’on le force à y renoncer, en tout ou partie – c’est là la pertinence du fait qu’il n’a rien choisi » écrit très justement François Guillaumat.

EDIT Il est à noter que les violations de droit auxquelles nous faisons référence ici ne sont pas non plus de la même nature: l’une est éphèmère, l’autre conduit à une impasse éternelle.

Cette confrontation des droits maternels et de ceux de l’enfants tournent donc selon ce raisonnement au bénéfice de l’enfant. De quelle manière satisfaire les deux parties ? La plupart des libéraux pro-life ont foi en l’éviction, théorie basée sur l’existence d’utérus artificiel défendue entre autres par Christian Michel « J’avais quelques amis à dîner l’autre soir, et la conversation portant sur ce même sujet, j’émis l’avis que l’utérus artificiel serait le moyen de résoudre le problème. L’embryon y serait transféré aussitôt que détecté s’il violait la propriété de la femme sur son ventre. Ni meurtre pour ceux qui le jugent ainsi ; ni transgression, inconfort ou danger pour ceux qui mettent en avant les droits de la femme ; et incidemment, les droits du père, dont on ne parle pas dans la question de l’avortement, sont respectés aussi. ».

Mes espoirs reportés de cette manière sur le progrès technique pour apporter satisfaction à chacun,je persiste donc à soutenir la criminalité de l’avortement enfanticide contre les vents et marées plébéienne ou pseudo-intellectualiste.

Pensées du jour

juin 20, 2006

Je fêtais dimanche la première année de mon blog: année riche de plus de 90 articles et 2000 visiteurs, dont des sommités comme Harald, Lafronde, zek1917…. Je remercie donc tous ceux qui m’ont soutenu.

Phraséologie marxiste typique:
Je suis bourgeois.
Pourquoi? Evidemment parcque le libéralisme est une idéologie bourgeoise.
Pourquoi considérer le libéralisme comme une idéologie bourgeoise? Car tous ceux qui y’adhèrent appartiennent à la bourgeoisie.
Comment cela? he bien, il faut appartenir à la bourgeoisie pour être libéral.
Je vous laisse continuer.

Si l’on vous explique que le libéralisme voit l’Homme comme une marchandise, rétorquez qu’il s’agit là de l’évidence même et qu’il n’ya nul besoin d’être libéral pour en arriver à cette conclusion. Qu’est-ce qu’une marchandise sinon une proprieté potentiellement soumise au commerce? Rien. Or, le corps de chaque individu lui appartient en propre – par nature, en quelques sorte-. De là découle la liberté de chacun de faire ce qu’il souhaite de son corps: pratiquer un sport, se nourrir, se droguer, se suicider, se louer, se vendre… Alors, oui, à rebours de ce qu’affirme la bien-pensance, l’Homme est bien une marchandise.

De plus en plus, j’ai l’impression que nous vivons exactement le processus décrit par Hayek: une victoire nette de la social-démocratie et une descente aux enfers du totalitarisme. L’ascenseur n’est pas encore arrivé en bas mais je me demande si on va encore pouvoir s’arrêter.

une vidéo sympathique ici: Introduction à la philosophie de la liberté

une action spectaculaire des opposants iraniens à Paris

juin 15, 2006


Trouvé chez Iran Resist (hat tip: Couhoulinn)

Hier soir, deux iraniens ont descendu en rappel le long de la Façade de l’Arc de Triomphe, à Paris, Place de l’Etoile pour déployer une banderole de revendications communes à l’ensemble des opposants iraniens : Européens ! empêchez la Chine et la Russie de se poser en arbitre dans les négociations qui doivent empêcher le régime des mollahs d’ acquérir la puissance nucléaire militaire !

Ces courageux alpinistes d’un genre nouveau s’étaient entraînés pendant 14 jours pour arriver comme touristes sur le toit du célèbre monument parisien, casser la barrière métallique anti-suicide, y accrocher leurs cordages et de descendre jusqu’à la première corniche pour y élire domicile.

Ils ont alors par téléphone portable annoncé le succès de l’opération à leurs amis au sol qui ont aussitôt pris la peine d’alerter l’AFP. Vers 22H30, la police française a interpellé une manifestante qui soutenait, à terre, ses camarades voltigeurs. Leurs exigences : Parler aux ambassadeurs Russe ou Chinois ou encore, avoir une conférence de presse pour délivrer leur message au monde libre.

Leur détermination a payé au bout de 24 heures et la préfecture de police de Paris a autorisé la conférence de presse. Les alpinistes d’un jour ont abandonné leur nid d’aigle bâti par un autre homme mu par une volonté titanesque dont l’emblème était un aigle.

A la Conférence de Presse, ils ont dit : Les Iraniens méritent mieux que ce régime impopulaire et sanguinaire… Les opposants sont pour un changement radical, mais ne veulent pas utiliser le terrorisme aveugle et assassin… Nous demandons l’aide de l’Europe pour mettre fin au triple chantage exercé par l’axe Téhéran-Moscou-Pékin.

L’action est l’oeuvre du parti Derafsh (é) Kaviani : le drapeau légendaire et original de l’Iran serait le Derafsh (é) Kaviani, ce mouvement utilise ce symbole (le Derafsh) refusant même d’utiliser le vrai drapeau patriotique iranien utilisé depuis le XIXe siècle.

Il s’agit d’un mouvement activiste anti-islamique qui a déjà fait parler de lui avec un détournement d’avion d’un genre inédit : les 50 membres du Tondar [1] qui voyageaient en groupe à bord d’un vol Lufthansa avaient, à l’arrivée à Munich, refusé de descendre de l’avion en signe de protestation contre la complaisance de l’Union-Européenne vis-à-vis du régime de Téhéran.

Une autre action spectaculaire à leur actif pour faire parler d’eux et pour dénoncer la politique pro-mollahs de l’UE s’est déroulée à Bruxelles : un cortège géant de mariés avait trompé la vigilance des policiers et envahi le parterre du siège de l’U.E… Donc toujours des actions très médiatisées mais très pacifistes aussi !

En 2005, leur objectif était de protester contre la complaisance de la Troïka dans les négociations avec les mollahs menteurs. Depuis, on sait tous qu’ils avaient raison de le faire car les mollahs se moquaient bien de trouver une solution pacifique au problème nucléaire et cherchaient à gagner du temps.

Et cette fois le but était de protester contre l’ingérence russe et chinoise dans le dossier nucléaire iranien et aussi contre le parti pris de l’U.E. pour l’Iran et son absence de réaction énergique face à un péril certain (que nous dénonçons régulièrement). Voici les images de ces alpinistes qui ont vaincu un sommet non répertorié et nous saluons leur courage et leurs revendications politiques qui sont globalement les nôtres.

Voici donc, les images de ces alpinistes d’un genre nouveau. Dans cette histoire, IRAN-RESIST ne condamne que l’usage du Derafsh et l’absence délibérée du véritable drapeau iranien qui fédère tous les patriotes iraniens et qui est le témoignage de notre unité face au régime des mollahs : le drapeau iranien frappé du Lion et du Soleil, symboles de l’Iran véritable.

Plus de photos ici: ici

On ne peut qu’applaudir!

lécé D k0ms

juin 12, 2006

Vous allez m’aider à peaufiner mon enquête autant « sociologique » que personnelle à propo des visiteurs de ce blog. A partir des statistiques fournies par direc-stats, je peux avoir le nombre de visites et d’où elles viennent (surprenant souvent, je ne vous le cache pas) mais je souhaiterais davantage:

Pourquoi avoir cliqué sur un lien qui mène à mon blog? simple curiosité? habitude que vous avez prise? venez-vous souvent?
Quelles sont les personnes qui accèdent directement?

Et pour ceux qui proviennent d’un moteur de recherche -Google, Free-, puis-je savoir ce qui vous passe par la tête pour cliquer sur mon blog alors que vous recherchez « construire un heliport », « amis libre gratuit femme sourd web », « faire le patisserie européen « , « élection miss pau »,  » vue aerienne de ma maison »,  » blog elodie sur msn marseille »,  » manger college jeanne d’albret pau »?

Je vous remercie de votre coopération.

EDIT: je devrais arrêter de bloger tard.

Impôts, Famille, Patrie : le programme de Ségol-haine Royal ?

juin 12, 2006

Mercredi 31 Mai se tenait un spectacle pour le moins intéressant : une députée, présidente de région, présidentiable socialiste se laissait aller à des déclarations surprenantes dans la ville de Bondy, jadis haut lieu du brigandage, aujourd’hui territoire privilégié de la racaille-violence .
Jugez-en plutôt ce que propose mademoiselle Ségolène Royal, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, pour lutter contre la délinquance : une « mise sous tutelle des allocations familiales » accompagnée d’ »encadrement à dimension militaire » des jeunes délinquants. Boudiou! Les cris de vierge violée des éléphants péhestiques ou les sarcasmes des paléo-marxistes n’arriveront pas à faire reculer Ségol-haine. Malgré les accusations de sarkozysation du débat, la compagne de François Hollande persiste et signe deux jours plus tard. Et chacun de commenter, comme il se doit, cette soi-disant révolution dans un programme de gauche, des communistes à Carl Lang en passant par Sarkozy, le MRAP et il faut s’émouvoir de ne pas lire un communiqué de l’Amicale des Anciens Chasseurs Charentais dans le canard local. Reconnaissons-le : Royal a eu l’intelligence, sinon ses conseillers, de s’exprimer sur un sujet qui tient au cœur des Français. Est-ce un bon choix pour autant ? Elle risque fort de perdre les voix des bobos caviaristes sans conquérir l’électorat propre à Sarkozy, culturellement « à droite ». Pari risqué à plus d’un titre donc et je ne me prononcerais pas sur ses chances.
Mais Ségolène Royal en tant que femme politique se doit de nous amuser. Le Parisien nous apprend sur son site internet que le deuxième fils du couple Hollande-Royal, Julien, 19 ans, a été interpellé par la police à 3 heures du matin dans la nuit de vendredi à samedi [2-3juin 2006], suite à des bris de luminaires et dégradation de panneaux de signalisation. Malheureusement, le ridicule ne tue plus.
Il n’en reste pas moins que le tintamarre de notre chienlit politique a de quoi étonner plus d’une personne dotée de bon sens. Punir un délinquant n’a rien de choquant, c’est un gage de bonne santé de réagir avec véhémence contre le simili Jihad de la 6T. En revanche, personne ne semble s’émouvoir des autres propositions de la miss Royal, laquelle est en train de rédiger son programme -enfin, de le faire confectionner par les internautes du site http://www.desirsdavenir.org/, vaste (Einstein serait d’avis de considérer que la longueur que l’on donne à un texte est relative à l’ennui qu’il procure) brouillon imbitable-. A l’heure où l’on s’attend à un Damien Dizuit chanter sur les barricades estudiantines « 20 % pour la peur, 20 % pour la haine, 20% pour l’horreur, 20% pour Ségol-Haine « , de quels yeux voir le spécimen d’énarque femelle en question ?
La miss se réclame fréquemment de Tony Blair et soutient activement Michèle Bachelet, figures d’un socialisme soit disant désarchaïquisé. Derrière cet apparent courage ne se cache en réalité que la sociale-démocratie conservatrice, ennemie sournoise de nos libertés. Si l’on peut prendre le parti d’en rire quand on entend de la bouche royale que « Le CDI, c’est le droit – fondamental pour tout être humain – à la sécurité d’un salaire et à la dignité d’un métier. « , mes zygomatiques demeurent au repos le plus morne à la lecture de ce qui suit : opposition au mariage homo, syndicat obligatoire, opposition à la légalisation de la prostitution ( pas de chance, François) et service civique obligatoire. Gageons que la nouvelle kochluche, forte de cette négation de la souveraineté des individus sur leurs corps, rétablisse sous peu l’esclavage statolâtre en bonne et due forme. Là se trouve la finalité du socialisme: sous des prétextes sociaux, planistes écrirait Hayek, asservir l’individu.

Pensées du jour

juin 10, 2006

Si l’on peut considérer que le « peuple » existe, il serait fallacieux d’imaginer même que ce peuple possède une volonté propre, car constitué de plusieurs individus, sans homogénéité ou égalité parfaite, si l’on excepte les sociétés totalitaires poussées au paroxysme ou les utopies.

Bâtir une philosophie sur la coercition en la nommant « populaire », tel est le rôle de ce que nous appelons les élites intellectuelles de ce pays.

Combien de fois ai-je entendu, lu, que si le communisme avait connu cet échec cuisant, qu’on ne pouvait l’appliquer, c’est qu’il suppose l’Homme bon! En réalité, rien n’est plus faux: la doctrine marxiste considère l’individu comme une bête, un vulgaire automate, quantité corvéable autant que maléable à mercie. Or, l’esprit de liberté intrasèque à l’être humain conduit celui-ci à la révolte, à l’insurrection contre le pouvoir autoritaire. De là découle l’impossibilité pratique d’un communisme durable.

Quelques citations particulièrement pertinentes:

« Ainsi, comme nous l’indique la raison, tous les hommes sont nés naturellement égaux, c’est-à-dire dotés d’un Droit égal sur leur personne, et aussi d’un Droit égal à leur conservation […] et comme chaque homme possède un Droit de propriété sur sa propre personne, le travail de son corps et l’oeuvre de ses mains lui appartiennent en propre et personne n’y a Droit que lui-même ; il s’ensuit donc que lorsqu’il tire n’importe quel objet de l’état où la nature l’avait mis, il y mêle son travail et joint quelque chose qui lui appartient ; ainsi, il en fait sa propriété… Aussi, puisque chaque homme a un Droit naturel sur sa propre personne (il en est propriétaire) et sur ses propres actions et travail, ce que nous appelons la propriété, il s’ensuit sans aucun doute que personne ne dispose d’aucun Droit sur la personne ni la propriété d’autrui. Et si chacun possède un Droit sur sa personne et sa propriété, il a aussi le Droit de les défendre […] et donc le Droit de punir toute offense infligée à sa personne et sa propriété. » Le Révérend Elisha Williams (1744)

« Même si les choses étaient ainsi faites que l’économie étatisée, planifiée par un centre, eût l’avantage sur la libre économie de marché, je serais opposé à l’économie planifiée ; pour la raison qu’elle amplifie le pouvoir de l’Etat jusqu’à en faire une tyrannie » (Karl Popper)

Discussion avec un ami en Chine.

juin 10, 2006


J’ai un nombre relativement important de contacts sur MSN Messenger, avec qui je converse abondamment. L’un d’entre eux se trouve en République Populaire de Chine.

Je l’interrogeai sur la situation dans ce pays ô combien paradisiaque:
« Je ne peux pas te parler politique, le gérant du cyber-café a relevé mon numéro de passeport et je suis surveillé.
-Une question tout à fait égocentrique: tu peux accéder à mon blog?
Je lui donne l’adresse.
-Non, il est bloqué. »

No comment.

Compléments d’information:

sur le site d’Amnesty International

Blocage

Les autorités procèdent régulièrement au blocage de sites d’information, notamment de sites implantés à l’étranger, en particulier ceux qui répandent les opinions de dissidents ou de groupes interdits. Ces blocages sont intermittents, mais semblent plus fréquents à certaines époques jugées particulièrement sensibles du point de vue de la sécurité nationale: anniversaire de la répression du mouvement en faveur de la démocratie de 1989, réunion annuelle de l’Assemblée populaire nationale ou visites de chefs d’État étrangers. Il est impossible d’accéder, depuis la Chine, à un grand nombre de sites web réputés contenir des informations politiquement sensibles, notamment ceux d’organisations de défense des droits humains et de groupes interdits, ainsi que les sites d’information étrangers. En Chine, l’internaute moyen sait que certains sites lui sont inaccessibles, certaines recherches impossibles et certains contenus interdits. Fin août 2002, l’accès depuis la Chine à Google, l’un des moteurs de recherche les plus connus, a été bloqué pendant plusieurs semaines. Il en aurait été de même pour Altavista. Des messages de protestation contre ces mesures ont été enregistrés sur les pages de nombreux serveurs BBS dans tout le pays.

Filtrage

A la mi-septembre 2002, les autorités chinoises ont mis en place de nouveaux systèmes de filtrage basés sur des mots clés, quel que soit le site ou le contexte. D’après les informations recueillies, des logiciels de filtrage auraient été installés sur les quatre principaux réseaux d’accès public en Chine. Certains mots ou chaînes de mots sont ainsi prohibés dans le contenu des sites web, du courrier électronique, des sites d’information étrangers et des moteurs de recherche. Les internautes qui tentent d’accéder à des informations contenant certains mots clés tels que “droits humains”, “Taiwan”, “Tiananmen”, “Fa Lun Gong” et “Tibet” sont bloqués dans leur recherche, les navigateurs indiquant qu’il est “impossible d’ouvrir cette page”.

* Le site intitulé Nouveau forum culturel (www.xinwenming.net), premier site créé en Chine par des vétérans de la lutte en faveur de la démocratie, a été fermé le 3 août 2000 après quatre mois d’activité par des responsables de la sécurité de l’État sous prétexte qu’il contenait des informations “réactionnaires”. Ce site s’était donné comme principale mission de préconiser l’adoption d’une attitude conciliatrice et ouverte au sein de la classe politique chinoise, dans le but de parvenir à un régime plus démocratique dans le pays. Le forum était géré par un groupe de dissidents de la province du Shandong. S’exprimant à la suite de la fermeture du site, son responsable, Xin Wenming, a dénoncé la suppression par l’État de la liberté d’expression sur Internet et demandé que soit abolies les mesures de répression à l’encontre des sites contenant des critiques d’ordre politique.

Les “cyberdissidents” chinois ont aujourd’hui recours à diverses méthodes afin d’éluder la censure exercée par les autorités – notamment, les serveurs mandataires(22) implantés hors de Chine – et de contourner les pare-feux(23) et les systèmes de blocage des sites.

Fermeture des cybercafés

Après l’incendie, en juin 2000, du cybercafé Lanjisu à Pékin, où 25 personnes avaient trouvé la mort, le ministère de la Sécurité publique a décrété la fermeture des 2 400 cybercafés de la capitale, pour raisons de sécurité. D’autres métropoles telles que Shanghai et Tianjin ont fait l’objet de mesures analogues. Depuis, les autorités ont annoncé une nouvelle réglementation concernant ces établissements, institué des contrôles officiels et décrété l’obligation, pour les cybercafés, de se doter de logiciels de filtrage. Amnesty International, tout en reconnaissant l’importance de règles d’hygiène et de sécurité pour tous les lieux publics, y compris les cybercafés, s’inquiète du fait que cet incendie a peut-être servi de prétexte pour imposer de nouvelles restrictions sur la liberté d’expression en Chine. D’après une récente déclaration du ministère de la Culture(24), la Chine compte 200000 cybercafés, mais seuls environ 110000 d’entre eux ont été officiellement immatriculés. Tous les propriétaires de cybercafés ont dû, cette année, se faire immatriculer une nouvelle fois auprès de différentes autorités, afin d’obtenir la licence requise et éviter ainsi la fermeture de l’établissement ou la condamnation à de lourdes amendes. Quelques semaines après l’incendie du cybercafé de Pékin, les autorités ont décrété l’obligation pour ces établissements d’installer rapidement un logiciel de filtrage renforcé et d’enregistrer l’identité de tous les internautes ayant fréquenté l’établissement au cours des 90 derniers jours. Ce type de logiciel permet de bloquer l’accès à 500000 sites web étrangers, notamment ceux des quotidiens étrangers, ceux du mouvement Fa Lun Gong, les sites qui défendent la démocratie et les droits humains et d’autres considérés comme “réactionnaires” ou “politiquement sensibles”. Les personnes qui essayent d’accéder à ces sites interdits sont automatiquement signalées au Bureau de la sécurité publique. D’après certaines informations, dans plusieurs villes telles que Xian et Chongqing, des unités spécialisées de la police sont en mesure de détecter les activités des internautes à leur insu et de les surveiller en ligne à l’aide de moyens techniques divers.

Et sur celui de Reporters Sans Frontière

Avec 61 internautes incarcérés au 1er mai 2004, la Chine est la plus grande prison du monde pour les cyberdissidents. C’est également le pays où les technologies d’interception des communications électroniques et de censure du Réseau sont les plus développées. Les autorités ont en outre récemment décidé de resserrer leur étau sur la Toile, revenant ainsi sur les maigres acquis glanés par les internautes ces dernières années.

Les autorités chinoises utilisent un savant dosage de propagande, de désinformation et de répression pour étouffer la liberté d’expression sur le Net. Si les prémices de l’Internet avaient pu faire rêver à l’émergence d’un média sans contrôle, qui aiderait à la libéralisation du pays, force est de constater que ces espoirs sont aujourd’hui déçus. L’exemple chinois a brisé un certain nombre d’idées reçues : Internet peut devenir un média de propagande sans commune mesure ; Internet peut être totalement contrôlé par le pouvoir si celui-ci s’en donne les moyens ; Internet ne peut à lui seul soutenir de manière significative l’émergence de la démocratie. À ce titre, le travail de sape effectué par le gouvernement chinois à l’encontre de la dissidence en ligne sert de modèle aux dictatures de la planète. A Cuba ou en Corée du Nord, c’est en limitant l’essor du Réseau que les autorités sont parvenues à juguler la dissidence en ligne. Le gouvernement chinois a malheureusement prouvé qu’il était possible de développer le Net tout en l’aseptisant.
Bon nombre d’internautes chinois sont extrêmement inventifs et disposent de connaissances techniques leurs permettant de déjouer la censure de Pékin. Mais le renforcement des mesures de filtrage, depuis début 2004, a rendu beaucoup plus difficile l’accès à une information indépendante. La mobilisation des dissidents en exil est quant à elle de plus en plus active et efficace. Ils participent à l’élaboration d’outils pour déjouer les firewalls chinois et tentent de faire pression sur les gouvernements des pays où ils résident. Pourtant, entre l’hypocrisie des Etats occidentaux, avides de s’associer à la puissance économique croissante de la Chine, et les moyens financiers importants mis en œuvre par les autorités du pays pour traquer la dissidence, la tâche de ces défenseurs de la liberté d’expression s’annonce difficile.
Avec près de 80 millions d’utilisateurs, la Chine est désormais le deuxième pays du monde en nombre d’internautes. Certes, ce chiffre peut sembler faible au regard de la population totale du pays, mais il a doublé en dix-huit mois. A ce rythme, le pays sera dans quelques années l’acteur dominant du monde de l’Internet.

Le Net chinois en pleine croissance
Il existe aujourd’hui près de 600 000 sites publiés dans le pays et approuvés par les autorités, soit une augmentation de 60 % par rapport à 2002. La Net économie chinoise est elle aussi florissante. Sina.com, le plus grand portail du pays, a annoncé un chiffre d’affaires de plus de 30 millions d’euros au quatrième trimestre 2003, soit une hausse de 197 % par rapport à la même période en 2002. Alors que les entreprises occidentales du secteur sortent à peine de la crise, la Chine fait figure d’Eldorado et attise les convoitises. Pour préserver sa place sur ce marché, Yahoo ! a ainsi accepté de censurer lui-même la version chinoise de son moteur de recherche et de contrôler ses forums de discussion. Résultat, si l’on tape  » Taïwan independance  » (indépendance de Taïwan) sur ce moteur de recherche, on n’obtient aucun résultat. Si l’on tente de poster un message sur le sujet sur un forum de discussion, il n’apparaît jamais en ligne. Le géant américain est aujourd’hui prêt à tout pour conquérir le pays et se lance dans le rachat d’entreprises chinoises, comme le moteur de recherche 3721.com, payé 120 millions de dollars. Face à de tels enjeux financiers, les droits de l’homme et la liberté d’expression sont écartés d’un revers de main.

Pékin montre patte blanche
Pékin réprime, mais donne aussi des gages de bonne volonté à la communauté internationale. La Constitution chinoise a intégré, en mars 2004, le  » respect et la garantie des droits de l’homme « . Le même mois, les autorités ont publié un livre blanc pour défendre leur politique dans le domaine. Ces bonnes intentions sont assorties de quelques actions concrètes et médiatisées. Liu Di, une étudiante emprisonnée pendant un an sans procès pour des textes publiés sur Internet, a notamment été libérée fin novembre 2003. Très connue en Chine et à l’étranger, elle était devenue l’emblème de l’arbitraire de la justice chinoise. De même, la plupart des cyberdissidents, qui attendaient depuis des années d’être jugés, l’ont été en 2003. Ils ont certes été condamnés à des peines de prison pour le simple exercice de leur liberté d’expression. Mais les procès de ces dissidents révèlent une volonté de légaliser leur situation, ce qui peut être considéré comme un point positif.

Le Net, outil de propagande
Les autorités chinoises se servent efficacement du Réseau comme d’un vecteur de propagande. Les organes d’Etat sont désormais extrêmement puissants sur la Toile. http://www.xinhuanet.com, le site de l’agence de presse officielle, et la version en ligne du quotidien China Daily, http://www.chinadaily.com.cn, qui diffusent une information entièrement contrôlée par le Parti communiste, totalisent des millions de visites par jour.
En décembre 2003, le ministre des Affaires étrangères, Li Zhaoxing, a été le premier officiel à accepter de participer à un  » chat « , c’est-à-dire dialoguer en direct avec les internautes. Si ce type de pratique est encore peu développé, il démontre toutefois une volonté des hommes politiques de tirer parti au mieux des possibilités nouvelles offertes par ce média.
Le gouvernement utilise également le Net pour mettre en avant sa position sur certains sujets sensibles. Il a notamment créé de très nombreux sites d’information sur le Tibet, comme http://www.tibetinfo.com.cn ou http://www.tibetology.com.cn, qui lui servent de relais pour légitimer son contrôle sur la région. Les versions anglaises de ces sites mettent l’accent sur les conditions de vie au Tibet, insistant sur le respect des droits de l’homme par le pouvoir central. Ces publications sont destinées à modeler l’opinion publique chinoise, mais elles visent également à calmer les critiques venues de l’étranger.
Si le régime censure largement les forums de discussion, il sait aussi les utiliser à son profit. Ces espaces de discussion sont par exemple manipulés pour renforcer le sentiment nationaliste dans les périodes de crise. Les autorités laissent se développer des propos extrêmement violents, notamment à l’encontre du Japon et des Etats-Unis, canalisant ainsi les mécontentements vers des cibles extérieures.
Enfin, les autorités médiatisent leur répression à l’encontre des cyberdissidents et leur capacité à surveiller la Toile. L’arsenal technologique chinois est certes performant et la cyberpolice pléthorique. Néanmoins, un contrôle absolu des communications électroniques reste impossible. La solution la plus efficace pour museler la liberté d’expression reste de pousser les internautes à l’autocensure, en faisant croire à l’omniscience du Régime. 61 personnes incarcérées pour s’être exprimées sur Internet, c’est en définitive assez peu au regard du nombre de prisonniers politiques et de conscience du pays. Mais, amplement médiatisées, ces arrestations sont suffisantes pour faire peur et faire taire.

Internet, média du mécontentement
Les forums de discussion sont largement utilisés par les internautes chinois pour débattre de sujets de société. C’est là que les scandales éclatent et que les contestations se cristallisent.  » L’affaire de la BMW  » en est un exemple frappant. En octobre 2003, une paysanne a été tuée par un chauffard roulant en BMW. Lors se son procès, la conductrice n’a écopé que d’une amende très légère. Ce jugement a provoqué une immense vague de mécontentement. Des centaines de milliers de messages ont été postés en ligne pour dénoncer le système judiciaire du pays, au point de faire peur au gouvernement qui a pris une série de mesures pour empêcher ce genre de mouvement protestataire d’émerger sur la Toile.

Un retour en arrière pour la liberté d’expression
En février 2004, le pouvoir a émis des directives visant à interdire les sujets sensibles sur les forums de discussion des grands portails chinois (sohu.com, sina.com, etc.). La plupart des espaces de discussion politisés ont ainsi été fermés et les modérateurs (ban zhu) ont redoublé d’ardeur pour censurer les débats. Quelques semaines plus tard, les autorités ont décidé de rendre inaccessibles la plupart des blogs, ces minisites personnels qui permettaient à des dizaines de milliers de Chinois de publier leurs commentaires sur l’actualité.
Enfin, Pékin a accéléré son programme de fermeture des petits cybercafés. Parce que difficilement contrôlables, ces derniers vont désormais passer sous la tutelle de quelques grandes chaînes de magasins étroitement liées à l’Etat et contraintes d’installer des systèmes de surveillance standardisés. En Chine, parler politique sur Internet relève aujourd’hui de la gageure.

La censure chinoise, comment ça marche ?
L’architecture du Réseau chinois a été conçue dès l’origine pour permettre le contrôle de l’information. Il n’existe que cinq backbones, c’est-à-dire cinq points par lesquels passe l’ensemble du trafic. Quel que soit le fournisseur d’accès utilisé par l’internaute, ses e-mails et les documents qu’il télécharge transitent nécessairement par ces nœuds de connexion.
La Chine a ensuite acquis des technologies et du matériel de pointe auprès d’entreprises américaines. Cisco Systems a ainsi vendu plusieurs milliers de routeurs, à plus de 16 000 euros pièce, pour constituer l’infrastructure de surveillance du régime. Ce matériel a été paramétré avec l’aide des ingénieurs Cisco. Il permet de lire les informations transmises sur le Réseau et de repérer des mots clés  » subversifs « . La police a les moyens de savoir qui consulte des sites prohibés ou envoie des courriers électroniques  » dangereux « .
Les autorités ont mis en place un filtrage efficace de la Toile. Le spectre de la censure est extrêmement large, allant de sites d’information à des publications sur les minorités ethniques, en passant par la pornographie, le mouvement spirituel Falungong ou les droits de l’homme. Selon une étude menée par le Berkman Center for Internet & Society, la Chine bloque plusieurs centaines de milliers de sites. Certains sont bloqués par leur adresse IP, d’autres par leur nom de domaine, mais des méthodes plus subtiles sont également apparues. Pékin pratique maintenant le détournement de DNS (DNS highjacking), une méthode qui permet, lorsqu’un internaute cherche à consulter un site interdit, de le rediriger vers un autre site, ou vers une adresse invalide. Ce type de censure est difficile à déceler par l’utilisateur, qui croit erronée l’adresse tapée. Les autorités parviennent également à censurer directement les moteurs de recherche. Pour Yahoo !, la tâche est aisée puisque celui-ci a accepté de se plier à la demande du gouvernement. Cependant, d’après Benjamin Edelman, spécialiste des techniques de filtrage du Web, le moteur de recherche Google est lui aussi contrôlé, contre son gré, par le pouvoir. Le blocage pur et simple de cet outil, tenté en 2002, s’est avéré difficile tant il est essentiel au fonctionnement du Net. La Chine a donc réussi à bloquer ses résultats de recherche, excluant les thèmes controversés. A présent, une recherche Google sur le terme Falungong entraîne soit un blocage temporaire de la connexion de l’internaute, soit ne donne aucun résultat.
Certains utilisateurs du Net chinois parviennent à contourner cette censure, en utilisant par exemple des relais proxies, c’est-à-dire en se connectant au Réseau au travers de serveurs basés à l’étranger. Des systèmes ont ensuite été mis en place par des activistes hors de Chine, pour aider les internautes à contourner les filtres du régime. Les plus actifs dans ce domaine sont le laboratoire de recherche Citizenlab, de l’université de Toronto (Canada), et Dynamic Internet Technology, une entreprise dirigée par Bill Xia, un Chinois émigré au Etats-Unis. Les Etats-Unis ont en outre créé un Bureau de la liberté sur Internet (Office of Internet Freedom), chargé de créer et diffuser des technologies permettant de contourner la censure du Net dans les pays répressifs.

La Chine, plus grande prison du monde pour les cyberdissidents
La Chine a arrêté deux cyberdissidents entre mai 2003 et mai 2004. Quatre autres ont été libérés au cours de la même période.
Au 1er mai 2004, 61 personnes sont néanmoins toujours emprisonnées pour avoir publié sur Internet des textes jugés subversifs. 17 de ces internautes ont été condamnés, depuis mai 2003, à des peines allant jusqu’à 14 ans de prison. Les tribunaux ont continué de se livrer à des parodies de procès, bafouant sans vergogne les droits de la défense. Les voix d’intellectuels chinois, comme Liu Xiaobo, se sont élevées contre l’iniquité de la justice. Ce dernier a notamment critiqué l’utilisation abusive de l’article 105 du code pénal, qui prévoit des peines de prison pour  » subversion  » à l’encontre des cyberdissidents qui se sont déclarés en faveur de la démocratie.

Des nouvelles du front.

juin 8, 2006

Quelques coupures de presses et autres infos ramassées ici et là:

mardi 6 juin 2006, 15h25
Condamnée pour avoir refusé de vendre une maison à des musulmans

PARIS (AP) – La cour d´appel de Paris a condamné mardi une habitante de Montfermeil (Seine-Saint-Denis) à un mois de prison avec sursis pour avoir refusé de vendre son pavillon à un couple de religion musulmane. Elle a en revanche confirmé la relaxe de l´ancien maire de la commune, Pierre Bernard.

Ce dernier était poursuivi par SOS-Racisme pour avoir incité la vieille dame à ne pas vendre sa maison à des musulmans. M. Bernard avait déjà été relaxé par le tribunal correctionnel de Bobigny et le parquet n´avait pas fait appel. L´arrêt parisien concerne donc uniquement les intérêts civils.

Les propos de la propriétaire, une vieille dame, avaient été enregistrés par SOS-Racisme au cours d´une conversation téléphonique. Elle avait notamment déclaré aux candidats à l´achat: « j´ai peur de l´islam » ou encore « je n´avais pas vu que vous étiez arabes ».

Elle a été condamnée pour « discrimination dans l´offre ou la fourniture d´un bien ou d´un service en raison de l´origine, de l´éthnie ou de la nationalité ».

SOS-Racisme s´est félicité de cet arrêt qui reconnaît une nouvelle fois l´enregistrement de conversations téléphoniques comme élément de preuve. AP

(l’expansion)A la faveur de son assemblée générale annuelle, le numéro un mondial des cosmétiques a décidé de coopter le futur ex-PDG de Renault, qui doit quitter ses fonctions vendredi prochain, 29 avril. Louis Schweitzer, 62 ans, est donc appelé pour siéger en tant qu’administrateur durant quatre ans. Il sera rejoint par un autre nouveau, Werner Bauer, 54 ans, numéro deux du géant suisse Nestlé.

PARIS (AP) – SOS-Racisme a subi un sérieux revers jeudi devant le tribunal correctionnel de Paris qui a relaxé les sociétés Adecco et Laboratoires Garnier (groupe L’Oréal), ainsi que trois anciens cadres, qui étaient poursuivis par l’association pour avoir pratiqué la discrimination raciale lors du recrutement de démonstratrices en 2000.

A titre informatif, la HALDE est présidée justement par… Louis Schweitzer. Comme c’est étrange..

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La version internationale du moteur de recherche Google.com est n´est plus accessible depuis quelques jours dans la plupart des provinces chinoises. Une situation dénoncée par Reporters sans frontières (RSF), qui rapporte que la version chinoise censurée, Google.cn, reste elle accessible.

Mardi 6 juin, Sergey Brin, le cofondateur de Google, avait déjà expliqué qu´il avait dû déroger à ses principes et faire des compromis avec le gouvernement chinois afin de lancer Google.cn en janvier dernier. Concrètement, ce site ne doit permettre aucune recherche d´informations politiques sensibles, à commencer par les événements de la place Tiananmen de juin 1989.

RSF déplore le blocage de Google.com et le compromis des dirigeants américains de Google. Cette société «vient définitivement de rejoindre le club des entreprises occidentales qui se plient à la censure du Net en Chine», a déclaré l´organisation. «Il est déplorable que les utilisateurs chinois soient obligés de mener une véritable guerre technologique contre la censure afin d´accéder aux contenus interdits par les autorités».

Il existe en effet des outils permettant d´accéder à Google.com depuis la Chine. Mais ces logiciels, développés aux États-Unis, sont eux mêmes bloqués les uns après les autres, indique RSF.

Trouvé sur ZDnet
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Google France n’indexe plus le site de la fameuse radio RMC. (Hat tip I Like Your Style )
Les Grandes Gueules deviendraient-elles gênantes?
essayez avec ces quelques recherches google
RMC Info
RMC
RMC podcast
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Voici ce que nous apprenait Le Parisien, en pleine période Ségolène la guerrière:

Le fils de Royal et de Hollande au commissariat

JULIEN, 19 ans, le deuxième enfant de Ségolène Royal et de François Hollande, a été interpellé par la police vers 3 heures, dans la nuit de vendredi à samedi. Les policiers de la BAC ont appréhendé avec lui trois jeunes, à hauteur du 4, rue Molitor dans le XVI e arrondissement de Paris. Les policiers avaient été appelés pour des bris de luminaires et dégradation de panneaux de signalisation.

Les contrôles d’alcoolémie se sont révélés positifs pour deux des jeunes. Ceux-ci ont été placés en cellule de dégrisement dans le cadre de la garde à vue. « Mon fils était négatif et a été entendu comme simple témoin », nous indique Segolène Royal. Julien, étudiant, a quitté le commissariat vers 4 heures. « Ce sont des trucs de gamins, mais c’est pour lui une expérience de la vie », a conclu sa mère

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Nos dirigeants nous prendraient-ils pour des cons?

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