Archive for the ‘Bienpensance’ Category

Vert de rage Mon désespoir va croissant en ce déb…

janvier 31, 2006

Vert de rage
Mon désespoir va croissant en ce début d’année 2006. L’islamisation commence à se faire sentir un peu trop à mon goût, surtout quand elle bénéficie de la protection de la bien-pensance occidentale.
Ces derniers jours ont vu l’élection des antisémites abrutis du Hamas (accessoirement classé terroriste par l’UE et les USA) tout de vert vétus (ou voilés) en Palestine grâce à un programme relativement modéré: Islam, Islam, Islam, Islam et massacre des infidèles (principalement les Juifs). Pas de quoi fouetter un chat d’or donc. Il convient selon tous les observateurs « civilisés » de reconduire nos financements à l’Autorité Palestinienne. Au risque de passer pour le dernier des imbéciles naïfs, j’ignorais même qu’on les financait.
Néanmoins, ça se passe en Palestine, dans une région où la raison n’entre pas en compte dans la politique. A priori, ça ne nous concerne pas directement.
En revanche, un peu plus près de nous, au Danemark et en Norvège, un journal satirique a osé caricaturer le prophète Mahomet (Mon Dieu, quel scandâââle!). Tollé des fascistes moyen-âgeux, assaut des bureaux de l’UE à Gaza, protestations des leaders antisémites (pardon nazislamistes). Et que font les dirigeants danois?? hein?? Ils protègent la liberté d’expression, fondement essentiel de nos droits individuels?? Que nenni. Ne rêvons pas! Ils ont présenté leurs excuses… courbé l’échine devant les chiens.
Il faut avouer que la Chiraquie goulagisante avait bien donné le ton fin 2005: les identitaires de Solidarité des Français ont pris depuis plusieurs années l’habitude de distribuer de la soupe au porc aux sans-abris dans de nombreuses villes (en particulier Nice et Paris). Même si le message sous-jacent est aussi clair que peu reluisant, on ne peut les blâmer: ils n’obligent personne, n’interdisent rien à personne, n’ont pas volé leurs concitoyens pour leurs actions. Ca n’a pas empêché nos pouvoirs publiques soutenus par les ordures de SOS Racisme et du MRAP d’interdire ces distributions..

Dhimmitude quand tu nous tiens.

(La soupe au porc a commencé à faire du bruit dès début décembre 2005.. Le Hamas a remporté les élections palestiennes le 25 janvier avec 35% des voix..)

Ignacio Ramonet, le salopard Journaliste d’origi…

décembre 29, 2005

Ignacio Ramonet, le salopard

Journaliste d’origine espagnole, docteur en sémiologie (la science des signes) Ignacio Ramonet dirige le Monde Diplomatique depuis 1991 dont on connaît les idées nauséabondes. Il prend constamment la défense de la veuve et de l’orphelin tiers-mondistes menacés par le cruel diable néo (ou ultra c’est selon) libéral américain, sans se gêner pour écrire des grossièretés évidentes. On notera par exemple dans un article d’octobre 2001 (L’adversaire) « L’attitude des dirigeants et des médias occidentaux, leur surenchère proaméricaine ne doivent pas nous masquer la cruelle réalité. » , ou en mai 1999 (Le gâchis ) pour expliquer les positions de l’OTAN « la Serbie, outre son ultranationalisme criminel, refuse d’adopter le modèle néolibéral qu’exige la mondialisation. », ou encore (in Violences mâles, 2004) que la première cause de mortalité chez les femmes de 16 à 44 ans en Europe était la violence conjugale (mensonge éhonté) sans oublier son obsession à mettre sur le dos des occidentaux chaque attentat de la nébuleuse islamique et à défendre les intégristes mahométans. Les envolées propagandistes de l’individu constituent son fond de commerce et je ne pourrais toutes les citer, on trouvera facilement plus choquants. De même, je ne reprendrais pas tous les sophismes du personnage.
Ramonet publie en 1997 dans les colonnes de l’Immonde Diplodocus un article intitulé « Désarmer les marchés » où l’on apprend entre autres que « La mondialisation financière a d’ailleurs créé son propre Etat. », que l’OMC, le FMI, l’OCDE et la Banque mondiale sont à la solde du capital, que « La taxation des revenus financiers est une exigence démocratique minimale » ou encore que « La liberté totale de circulation des capitaux déstabilise la démocratie ». Décidément, je dois avouer ma stupidité, je n’entend rien à ces propos. La conclusion donne néanmoins lieu à la naissance d’une association bien connue, ATTAC, aujourd’hui principal relais de la bienpensanse collectif-solidarité-citoyen-prechi-precha. Eh oui, pour Ramonet et sa clique, tout le danger vient de la globalisation (« « La mondialisation libérale est une ordure » dixit Ignario), que ce soit la crise argentine ou les dégâts sur l’environnement. Le discours très démagogique (sous couvert d’éducation populaire) de l’association convient parfaitement aux «Intelligents» peu soucieux d’honnêteté intellectuelle.
La presse a soulevé il y’a quelques temps un épineux problème pour le sieur Ramonet : ses liens privilégies avec Fidel Castro, le boucher cubain. Habitué de l’île, il n’a de cesse de vanter le régime au cours de ses articles en rejetant peu habilement la faute sur le dos de….. Washington. La tactique fonctionne néanmoins assez misérablement sur ce coup, le régime cubain a trop exilé, torturé, tué pour pouvoir encore cacher les cadavres sous le tapis du blocus (alors qu’il s’agit, rappelons-le d‘un embargo). En 2002, on voit Ignario à la Foire Internationale du Livre de la Havane dans un lieu qui servit quelques années auparavant de prison (le Morro, aujourd’hui le théâtre Karl Marx). Assis à côté du fasciste local, il déblatère pendant quatre longues heures sur le « Délicieux despotisme » (à propos des Etats-Unis, évidemment) devant cinq milles moutons préalablement contrôlés à trois reprises. Castro demande que l’on imprime dix milles puis quatre-vingt-dix milles exemplaire de « Propagandes silencieuses », le navet de Ramonet. Et vlan, par ici la monnaie ! Quelques mois plus tard le dictateur accordait à Rapasnet une interview de plus de sept heures « Moi Fidel Castro – Conversations avec Ignacio Ramonet » où le bouffon altermondialiste cire les pompes du Leader maximo. Le DVD de la rencontre tourné par Axel Ramonet (le linge sale en famille, n’est-ce pas ?) coûte la bagatelle de 30 euros…alors qu’il n’a presque rien coûté à réaliser et que ses protagonistes se battent contre le « léviathan marché ». Et revlan, par ici la monnaie !
Le parangon de vertu solidariste s’estime cependant être un modèle puisqu’il fonde en 2003 l’Observatoire des Médias dans le but de dénoncer la main-mise des capitalistes sur la presse.. cet observatoire a formulé trois propositions : la modification de la loi sur la propriété des médias par des entreprises bénéficiant de commandes publiques, la création d’une taxe sur la publicité pour le pluralisme (l’idée fixe de Ramonet visiblement), le remplacement du financement publicitaire du secteur audiovisuel public par d’autres ressources (ben tiens… une taxe je suppose ??). Il faut bien garder à l’esprit que jamais cet observatoire ne remettra en doute les médias au service des Etats, et encore moins des « démocraties socialistes ». En bref, une nouvelle arme de propagande dirigée par un professionnel de la désinformation.

Tout le monde, il est libéral, mon frère. A ente…

décembre 23, 2005

Tout le monde, il est libéral, mon frère.

A entendre certains que j’ouïs bien malgré moi, la planète toute entière serait peuplée par des libéraux, dirigée par des libéraux, animée par des libéraux, pensée par des libéraux. Ces dernières années ont même vu l’ajout de deux magnifiques préfixes, ultra et néo pour désigner la main pas si invisible que ça qui gouverne l’humanité (ceci n’est pas une allusion à la main-mise des capitalistes sur l’organe du PCF, je ne suis pas cruel à ce point).

Cette obsession se lit de prime abord dans les propos des ennemis du libéralisme, lesquels ont trouvé là un bien impuissant foulard bleu à agiter à la face des veaux populaires. Toute personne censée étant tombée par hasard sur un article de la bienpensance gauchisante aura remarqué la place d’honneur que nous réserve la presse, et particulièrement Libération, L’Huma, le Monde et encore plus le Monde Diplomatique. On découvrira là que Bush le néoconservateur , Sarkozy le néo-opportuniste [j’avais écris gaulliste mais ce terme explicite mieux mon point of view] (Titre d’un article de l’Humanité du 27 mai 2005 « Sarkozy ultra-libéral sans complexe »), Blair le travailliste, Merkel la Chrétienne-Démocrate (Libération du 17 septembre 2005 : « Libérale, elle ne veut pas[..] »)appartiennent tous à la grande famille des libéraux. Les médias reprennent ici en chœur les mensonges de leurs maîtres à penser politiques. Quoique, je m’avance peut-être, on ne sait réellement qui engendre l’autre de l’ «intelligent » auto-proclamé ou la soit-disant vox populi représentée par des bouffons étatisto-collectivistes. Ces derniers usent et abusent des termes sus-cités, comme en témoignent les dernières campagnes menées. On se rappelle encore de l’embrasement du référendum du TCE. Les affiches de la LCR scandaient « Socialisme oui, Constitution libérale, non », celles du PCF « L’Europe libérale, c’est non ! » et les débats se contentaient de déterminer si oui ou non la constitution était libérale.. tout en ignorant ce qu’est le libéralisme.. Chapeau ! Les universités ont vu récemment des campagnes très anti-libérales notamment de la part de Sud Etudiants. Dès qu’on parle de réforme de l’Etat, le bon diable ultralibéral ressort de sa boîte.. ça épouvante, les cheveux se dressent sur la tête, et ça marche à merveille. L’extrème-gauche trostkysto-stalinienne fait même des émules puisque la gauche classique, l’extrême-droite et la droite extrême voire même la droite parlementaire fustigent la philosophie du Droit et de la Liberté que l’on accuse de tous les maux du siècle. Nos détracteurs arrivent aujourd’hui à faire passer pour libéral tout ce qui repousse : la Chine, le FN, le MEDEF, le travail des enfants, l’esclavage…sans difficulté ni scrupules d’ailleurs car seul le but ultime compte, la vérité n’a pas plus de place que la logique.

Néanmoins, ces clowns grotesques n’atteignent pas les sommets de la confusion que l’on observe à l’étranger. Le cas le plus connu se trouve aux USA où les liberals sont en réalité des gauchistes bien-pensants, que l’on pourrait comparer avec le NPS, des communistes modérés, des «progressistes» qui ont pris cette étiquette fort étrange au cours des années 50 en vue d’échapper au McCarthysme. En France, ceci n’a toujours pas été assimilé, ce qui entraîne le lieu commun « Les USA sont beaucoup plus à droite que la France, j’en veux pour preuve que les libéraux y sont considérés comme des gauchistes ». Piège grossier dans lequel on tombe tant. Les libéraux états-uniens ont, quant à eux, repris le terme «libertarian» (on retrouve cette appellation dans les contrées francophones, libertarien désignant, en quelques sortes, un libéral radical). Un autre galvaudage, nettement moins fameux, s’est déroulé en Angleterre au début du XXeme siècle : le liberal party au pouvoir était devenu tellement étatiste que l’on y’a vu des gens comme Keynes, à mille lieues de la pensée libérale.

[Je n’exempterai pas de mes critiques la communauté libérale, si désespérée qu’elle se raccroche souvent à des bouées. Il suffit qu’une personnalité critique le système, aborde le sujet des Droits de l’Homme pour apercevoir un embrasement «Et si Machin Chose était libéral ?» avant de revenir rapidement au triste monde réel.]

Or, qu’est-ce que le libéralisme ? Je l’ai écrit plus haut, il s’agit d’une philosophie du Droit et de la Liberté prônant la primauté de l’individu. Je résumerai les grands principes en quelques notions : la liberté, la propriété privée, la responsabilité, l’isonomie (l’égalité en Droit), le principe de non-agression (prendre «agression» au sens large), en bref un héritage de la pensée humaniste.

Cher monsieur Besancenot, Si je prend mon Parker…

décembre 20, 2005

Cher monsieur Besancenot,

Si je prend mon Parker favori aujourd’hui dans ma cellule de la Santé, c’est que j’ose espérer que vous vous pencherez sur ma lettre, ou tout du moins, qu’on s’y penchera pour vous.
Comme vous le savez sans doute, je fais partie du groupe des cinq cents prisonniers politiques issus de l’association libérale Liberté Chérie, groupe dont vous aviez demandé l’internement et le suivi psychiatrique. Depuis trois ans déjà, je me vois infligé quotidiennement des séances de propagande par vos zélés médecins. Quelques thèmes abordés : le devoir de solidarité, l’intérêt général comme religion, la propriété bourgeoise, le héros Trotsky, la peste libérale… j’en passe et des meilleures. Ces heures de travail « collectif, solidaire et citoyen » ne m’ont rien apporté si ce n’est un renforcement de mes convictions. Sur mon lit (peu confortable au demeurant), je continue de réciter Rothbard (en particulier ce passage «A long terme, c’est nous qui l’emporterons… La botte cessera un jour de marteler le visage de l’homme, et l’esprit de liberté brûle avec tant de force dans sa poitrine qu’aucun lavage de cerveau, aucun totalitarisme ne peuvent l’étouffer. »), puis je pense à Hayek, Revel, Tocqueville et rêve d’épouser le sosie de la sculpturale Ayn Rand à l’heure où d’après la télévision d’Etat, des cours de marxisme sont dispensés dès l’école primaire.
Vous pourriez constater de vos yeux propres l’échec des méthodes staliniennes (ah non, je sais ô combien vous haïssez ce mot) si vous n’étiez pas trop occupé par votre « Révolution prolétarienne ».
En conséquence, je vous saurais gré de commuer ma peine en un châtiment plus dur : l’exil aux Etats-Unis d’Amérique. Vous n’avez de cesse de conspuer ce pays, sans aucun doute à juste titre. Il me semble donc que m’envoyer dans cet enfer ultra-libéral m’éclairera plus sur les joies du système solidaire tant vanté. En sus, mon départ permettra d’économiser le travail des fonctionnaires du Service de la Répression. Ainsi, vous concilierez un succès certain (au su des médias prolétariens, il me paraît impossible d’apprécier l’infâme contrée de la présidente Rice) et une efficacité accrue de votre administration. Il vous appartient cependant de juger, je ne veux jouer ici que le rôle du conseiller avisé.
En priant pour recevoir une réponse favorable à ma requête,

Simon Aubert

Le SMIC, hé, dinguo! J’ai lu récemment sous je ne…

décembre 10, 2005

Le SMIC, hé, dinguo!

J’ai lu récemment sous je ne sais plus quel plume des propos d’une superbe remarquable. Une augmentation du SMIC pour atteindre 1500 euros suffirait à améliorer le sort de la nation. Le raisonnement digne d’un Albert Jacquard est le suivant : cette mesure ferait monter les salaires (je suis encore) , ce qui conduirait inéxorablement à une consommation accrue donc à des profits en progression pour les entreprises (puisqu’on vous le dit !!!) et par là même à une baisse du chômage.
Je dirais alors : ne nous arrêtons pas en si bon chemin. De quoi pourrions-nous avoir peur ? du succès ? Fichtre et diantre, je ne suis pas du bois dont on fait les social-traîtres. Nous avons la solution, appliquons-la.
Ce que je vous propose aujourd’hui, chères et chers camarades, c’est un pas de géant de géant pour l’humanité toute entière : le SMIC à 10 000 euros. Oui, vous avez bien lu : dix mille euros.Ca ne vous fait pas rêver un salaire d’énarque pour tous ? Cette véritable révolution fera de demain le jour du bonheur prolétarien ultime et le modèle français sera reconnu à sa juste valeur de solidarité démocratique. Que diable ! Nos ancêtres m’apparaissent bien sots de n’y avoir pas songé avant. On la tient, la solution miracle ! Que l’on organise une grande fête pour commémorer un tel avènement ! Festoyez, buvez, fumez, sniffez !! Alléluia, Alléluia !!

le calembour du titre est peut-être de trop, je sais..

Quand Chirac veut faire plaisir à l’Afrique, c’est…

décembre 6, 2005

Quand Chirac veut faire plaisir à l’Afrique, c’est au détrimentde la France et du libéralisme.

Il y’a fort à parier que notre cher Président (béni mille fois soit son nom) monsieur Jacques Chirac n’a pas du subir des séances de marabout pour s’afficher « contre certaines évolutions trop libérales » à Bamako lors de sa visite au Mali chez son grand ami Amani Toumani Touré.
Notre cher Président (béni mille fois soit son nom) a continué en expliquant que ces évolutions « risquent de nous conduire à une satisfaction donnée aux pays riches et aux pays émergents, en matière commerciale et notamment agricole, au détriment des pays les plus pauvres ». C’est bien connu, les libéraux prônent un protectionnisme exacerbé visant à empêcher les pays pauvres de se développer. Prenons un exemple : grâce à la PAC (financée en grande partie par la perfide Albion), le producteur européen se voit garantir que sa production sucrière sera achetée 630 euros la tonne. Les surproductions sont vendues par l’UE entre 130 et 250 euros la tonne, ce qui a pour conséquence de casser les prix. Les tarifs douaniers élevés pénalisent aussi les producteurs du tiers-monde et rendent la concurrence déloyale. Le libéralisme a bon dos, lui qui propose une réforme (voire, pourquoi pas, la suppression) de la PAC et le libre-échangisme.
Donc, que suggère notre cher Président (béni mille fois soit son nom) ? Rien de moins que doubler l’aide publique au développement pour atteindre 150 milliards de dollars. Ah, une idée formidable. Avec 2000 milliards d’euros de dettes, l’Etat français va encore financer les Dictateurs Africains Réunis à l’instar du désormais fameux Mswatti III, roi du Swaziland qui s’est offert outre une Maybach 62 , une dizaine de BMW et autant de palais -destinés à ses nombreuses épouses -alors que 38% de ses sujets sont séropositifs. Heureusement El Chi a vite rassuré le contribuable français : « Nous ne le ferons pas à partir des budgets des Etats seulement et par conséquence nous avons beaucoup insisté sur l’importance capitale à mettre en place des financements innovants qui permettent de rassembler cette somme, grâce à une taxation, sous une forme ou sous une autre, internationale. C’est vital ». Ah ça va mieux. Une nouvelle taxe, (comme « financement innovant » on a connu mieux) comme si cela ne suffisait pas au goulag français. Ah, je m’égare. Notre cher Président (béni mille fois soit son nom) ne se limite pas à la France. A idée « solidaire », ambition internationale, cela va de soit. Le monde entier va nous remercier pour notre générosité.
Récapitulons donc la positions française sur le problème africain : la PAC qui se fait au détriment des paysans du Tiers-monde et des contribuables occidentaux, des tarifs douaniers élevés truquant la concurrence, une aide inadéquate financée par une énième taxe…. Vous y croyez ? Pas moi. L’ Histoire et la simple logique économique montrent que ce n’est pas l’intervention de l’Etat (voire de plusieurs) qui résout les problèmes de pauvreté. Bien au contraire, celui-ci est un frein à l’enrichissement des plus démunis.
Quelles alternatives peut-elle être envisagées ? Le libre-échangisme va de soit, ce n’est pas en fermant nos frontières que l’on va participer au développement du Tiers-Monde. Rajoutez à cela, la démocratie libérale (qui permet outre de s’éloigner du totalitarisme une stabilité économique, vecteur essentiel des investissements étrangers) et vous obtiendrez la solution libérale : éthique (respect des droits fondamentaux), efficace et humanitariste.

Chirac veut installer la capote à 20 centimes dans…

décembre 1, 2005

Chirac veut installer la capote à 20 centimes dans les lycées.
(Article volontairement vulgaire, j’en suis désolé. J’ai préféré le second degré à une plume plus acide aujourd’hui.)
La seul info que j’ai retenu aujourd’hui : El Chi, dans sa grande mansuétude pour la cause des séropositifs (soit 100 000 électeurs en France) a choisi de mettre en place des distributeurs de préservatifs à l’intérieur même des lycées.
Voici donc comment en tant que jeune trouduc je me dois de voir cette mesure forcément « super-cool-top-de-la-balle» :
Le prix est tout petit comme mon… euh non pardon, je m’emporte. Chérac a décrété que le prix serait de 20 centimes d’euros. Alors de deux choses l’une : soit ils seront d’une qualité à rendre plus agréable un boyau de bœuf noué, soit le contribuable devra sortir son argent. Mais vu que je suis jeune, je m’en brosse le popotin avec le pinceau de l’indifférence : ce n’est pas mon argent, n’est-ce pas ?
Le fait que ce soit dans les lycées ça tue aussi mon pote ! Au lieu d’aller à la pharmacie (c’est super relou, je risque de me faire reconnaître zyva), on peut aller acheter ses capotes discrètement devant tous ses potes. Avec ça, j’assure un max, quoi ! C’est autrement plus fashion que de bouffer un Mars ou une chocolatine à la récré.
En parlant de ces vilaines calories immondes que le gouvernement a préventivement chassé de nos si juvéniles cours, on va pouvoir les brûler avec le truc en caoutchouc, sa mère. Ca va tournanter sec dans les chiottes. La petite Lola qui m’excite avec ses bottes en cuir.. elle va passer à la casserole. Ah,quel fier service vous me rendez là, monsieur Chichi !
Les arguments en faveur de cette mesure (qui rime avec bout tout dur, yo, je fais des supers rimes de sa race moi) ne s’arrêtent pas là. Je passerais volontiers sur la fabrication des bombes à eau qui gagnera en facilité pour aborder un point plus sexy : l’image des étudiants. Oui, parfaitement !! Dorénavant nous serons des libertins, tout simplement.. et plus des branleurs. Une grande victoire estudiantine, donc.

Allez, je file m’inscrire aux Jeunes Populaires ! EVIVE CAREHC !

Bernard Cassen, le salopard On le voit partout, o…

septembre 25, 2005

Bernard Cassen, le salopard
On le voit partout, on l’entend tous les jours. Des tribunes du Monde Diplomatique qu’il dirige aux Forums Sociaux Européens en passant par les réunions d’ATTAC dont il est l’un des fondateurs, vous ne pouvez pas le manquer. Une telle omniprésence a quelque chose de gênant quant on sait qui est Bernard Cassen. Certaines mauvaises langues pourraient même se demander comment ce surhomme arrive à assurer ses cours à l’Institut d’Etudes Européennes de l’Université Paris VIII (hein, quoi, ATTAC serait infiltré dans les facs ?). J’ai vainement tenté de me documenter sur les horaires de cours. Impossible. J’espère que les élèves n’ont pas trop à le supporter.
Foncièrement antilibéral (peur qu’on lui vole son pouvoir, que les gens réfléchissent par eux-mêmes, sans doute), il n’hésite pas à utiliser tous les moyens fumistes, le mensonge éhonté ne le dérange pas outre-mesure. Lors du débat sur la Constitution Européenne, il a souligné un passage provenant de la Déclaration des Droits de l’Homme (article17) « La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité. » . La seconde partie de la phrase trop collectiviste a été oubliée pour le « bien commun »..Terrible ! Comment ? Mais voyons, quel ultra-libéralisme odieux ! Toujours dans ce débat, il crie au complot patronal, qui tire les marrons du feu ou déclare « la Constitution, c’est la fin de l’IVG, du divorce, de la laïcité » Natürlich.. Ce n’est là qu’un exemple de la méthode Cassen. Vous en voulez un deuxième ? Lorsque Tariq Ramadan, invité régulier du Forum Social Europén a fustige « des intellectuels juifs français, jusqu’alors considérés comme des penseurs universitaires » qui « ont commencé à développer des analyses orientées par un souci communautaire, en tant que juifs ou nationalistes, en tant que défenseurs d’Israël », la gauche française s’est divisée en anti-Ramadan (j’apprécie les gens honnêtes même de gauche) ou pro-Ramadan (oui, le combat anti-sioniste, blablabla). Bernard Cassen, en homme à qui on ne la fait pas, « soupçonne une opération pour détourner l’attention du vrai sujet : l’antilibéralisme ». Gonflé, quand même.
Le complot impérialiste, il y croit dur comme fer. A un point tel qu’il refuse de parler anglais. L’ouverture des alters me frappera toujours. Car, à moins d’apprendre les 6703 langues du monde, je ne vois pas comment communiquer avec un étranger.
Pourtant, s’il y’a complot, on est en droit de s’interroger qui en est l’instigateur. Cassen obtient régulièrement des subventions conséquentes pour ses FSE de la mairie de Paris, du département, de la région.. bref tout y passe. Après tout, ce n’est que l’argent du contribuable occidental forcément riche et pourri.
En revanche, Cassen adore les non-Occidentaux, en particulier deux amis à lui : Fidel Castro et Hugo Chavez. Le Point a eu le courage de rappeler ce que bon nombre de libéraux savaient depuis un bon moment dans son numéro du 18 Aout 2005. Notre Sous-Commandant Cassen ne manque pas d’éloge vis-à-vis de ses deux grands leaders de la Révolution humanistes respectueux des libertés. J’avais réalisé un article il y’a quelques temps sur Hugo Chavez montrant que ce personnage n’est pas des plus recommandables. Cassen qui visblement n’a jamais entendu le nom d’Ulises Bernal Pérez voit le bolivariste d’un œil plus que favorable : «C’est un homme exceptionnel. Un grand dirigeant ». Quelle enthousiasme. La confiance règne entre les deux hommes à un point tel que Chavez lui réclame souvent des conseils (à propos d’un licenciement dans une compagnie pétrolière d’Etat) « Il avait viré 17 000 traîtres (sur 42 000 salariés). Il m’a demandé ce que j’en pensais. Je lui ai dit en rigolant “Vires-en plus”. » Quant à Castro, le léchage d’arrière-train reste de mise à travers notamment de petites phrases comme« Fidel est très populaire à Cuba. S’il y avait une élection, il serait élu à 80 % ». Une réelle amitié lie les deux hommes depuis des années. Cassen se fout pas mal des crimes de Castro, du totalitarisme. Il a toujours soutenu Fidel, le soutient et le soutiendra encore longtemps dans son vomi verbal aussi bien que dans ses actions. Il tape sur les opposants, glorifie les « progrès sociaux », relativise les problèmes des Droits de l’Homme. J’espère qu’il est inutile de rappeler ici les exactions du régime castriste. Le triste sire de l’immondice n’arrête pas là ses complicités. Dans ses articles, sa condescendance envers les régimes totalitaires rendrait jaloux de dégout de la liberté un rédacteur du Rodong Shinmun.
Par ailleurs, ce dégoût de la liberté s’exprime parfaitement dans sa gestion tyrannique d’ ATTAC dont il n’est plus que le président d’honneur après une polémique qui failli mettre fin à l’organisation.

C’est ce genre de personne qui pille l’argent des contribuables pour leur propagande personnelle, qui enseigne à nos étudiants sous couvert « d’éducation populaire », qui possède la confiance des ministères ( lettre d’ATTAC n° 45, ne vous étonnez plus de nos ratés)et qui contrôle les grands mouvements « sociaux ». Des individus comme Cassen mettent non seulement notre liberté en danger mais, encore plus grave, ils protègent des tyrans pour le puéril objectif de combattre l’anti-impérialisme américain néo-libéral (zut j’ai oublié juif et franc-maçon dans la liste).

Il serait temps de voir clair, Cassen est un salopard.

Chirac surtaxe les billets d’avion. El Chi a déc…

septembre 15, 2005

Chirac surtaxe les billets d’avion.

El Chi a décidé de ne plus se satisfaire d’imposer ses propres concitoyens. Il a donc proposé à 145 chefs d’état l’instauration d’une taxe internationale sur les billets d’avion dans le but louable de combattre la pauvreté (priorité à la lutte contre le Sida, le paludisme et la tuberculose). Seuls 6 pays auraient accepté en plus de la France selon Thierry Breton, ministre de l’économie : l’Algérie, le Chili, le Brésil, l’Espagne, le Royaume-Uni et l’Allemagne auxquels on peut rajouter une vingtaine de pays qui préfèrent que cette taxe soit prélevée de manière volontaire. Berlin comme Madrid ont démenti leur accord, le porte-parole du ministère allemand des finances précisant qu’ « Il n’y a pas de décision allemande sur une taxe sur les billets d’avion ». Le prix des billets se verraient augmentés de cinq euros pour la classe économique et vingt-cinq (oui vingt-cinq !) euros pour les classes première et affaires avec pour objectif de rapporter dix milliards d’euros par an. C’est ce projet que Dominique De Villepin a présenté aujourd’hui à l’ONU (où il remplaçait un vieillard sénile). Déjà inscrit dans les textes officiels et appliqué en 2006, il semble qu’il devient de plus en plus réel malgré l’hostilité déclaré des Etats-Unis.

On savait notre Président (si cher au sens premier du terme) peu acquis aux idées libérales et adepte de l’alter mondialisme. Les conséquences seront aussi lourdes pour le consommateur que pour les compagnies aériennes. Les premiers qui devaient déjà subir les aléas du cours du pétrole sur leurs billets verront des prix grimpés facilement de 15,20, 25%. Prenons l’exemple du Toulouse-Barcelone sur Air France : 56€ aujourd’hui l’aller-retour en classe affaire. 66 demain. Ce vol fiscal n’a visiblement pas l’air de choquer tant que ça nos concitoyens… lesquels bien embrigadés par des piliers gauchistes et de bistrot ne se lasseront pas de pester contre les compagnies aériennes qui se « font des [noisettes] en or sur le dos des gens ». En réalité, les compagnies auront perdu une grande partie de leurs clients. 20% de différence ça chiffre à la longue. Remarquez, c’est un bon moyen pour obliger les « usagés » (en France on l’écrit ainsi dorénavant) à prendre les trains de l’Etat….
Une chose reste sûre, nos riches énarques voyageant avec l’argent du contribuable ne seront pas gênés dans leurs excursions aux Antilles ou au siège de l’ONU pour défendre une vision citoyenne de monde.
On peut déjà s’inquiéter de la gestion de l’agent récolté, qui après avoir arrosé les technocrates du monde entier, finira sans aucun doute dans les poches d’un dictateur-banane quelconque (par exemple allons au hasard Mswatti III, roi du Swaziland qui s’offre outre une Maybach 62 , une dizaine de BMW et autant de palais -destinés à ses nombreuses épouses-alors que 38% de ses sujets sont séropositifs). L’ONU que je critiquais déjà il y’a peu pour son manque d’égard aux droits de l’Homme constitue le panier percé mondial… Le rapport Volcker nous en apprit de bonnes sur le programme « pétrole contre nourriture », éclaboussant sur son passage toute l’institution tant aimée par les despotes. Quand les dix milliards d’euros récoltés arriveront aux miséreux, il n’en restera pas grand chose. Au fait, cette taxe, elle s’applique aussi aux pays africains.. dont les habitants devront encore se contenter des taxis-brousse, faute de pouvoir se payer une place dans les oiseaux de fers.
Cela dit puisque nous sommes partis dans l’enrichissement des pauvres par l’obligatoire répartition étatique (iste) , imaginons une solution qui ne pèserais pas sur le porte-monnaie des africains : taxons les discours démagoillogiques des dirigeants de ce monde et supprimons leurs salaires. En partant sur une base de1000 euros par minute de soupe populiste à leurs frais, l’Afrique serait couverte d’un préservatif en moins de temps qu’il n’en faut pour contracter le Sida. Imposons durement les brushings et les séjours au Val de Grâce !

Pour finir sur une note sérieuse, il serait temps de comprendre que les problèmes du Tiers-Monde ne lui sont pas indépendants. Plutôt que de créer un nouvel impôt dont le fruit né de l’exploitation humaine serait gaspillé à l’avance, pourquoi ne pas plutôt favoriser le développement de ses pays en baissant les charges qui pèsent sur les pauvres, en faisant venir des entreprises ou des capitaux ?

Peut-on haïr Chavez ? La semaine dernière la décla…

août 31, 2005

Peut-on haïr Chavez ?
La semaine dernière la déclaration de l’évangéliste Pat Robertson a provoqué un véritable tollé. Celui-ci a en effet déclaré à propos d’Hugo Chavez « Take him down » , ce qui a laissé penser aux médias que celui-ci appelait à tuer le dirigeant vénézuélien. L’homme de dieu a démenti « Is it right to call for assassination? No, and I apologize for that statement. I spoke in frustration that we should accommodate the man who thinks the U.S. is out to kill him ». Ca n’a pas empêché l’opinion internationale de s’émouvoir : on en voudrait à la peau du gentil président tant aimé par son peuple !. En réalité, Pat Robertson a juste exprimé son point de vue et non celui de la Maison Blanche qui s’est empressé de condamner ses propos « Ce n’est pas la politique du gouvernement des Etats-Unis. Nous ne partageons pas ses opinions » a déclaré Sean McCormack, le porte-parole du Département d’Etat. Chavez a même annoncé que son gouvernement allait engager des poursuites contre Pat Robertson.
Une question se pose néanmoins : qui est Hugo Chavez Frias ?? L’ami des pauvres répondent en cœur les « hommes de la norme ». J’ai préféré aller plus loin dans le raisonnement, n’ayant pas une sympathie extrême pour les présidents qui exercent en uniforme. Il s’agit donc d’un militaire de carrière fanatique de Bolivar qui crée en 1983 le Mouvement Révolutionnaire Bolivarien 200, très « socialiste » et populiste. En 1992, il tente deux coups d’Etat qui échouent et finit en prison jusqu’en 1994. Il est élu en 1998 à la tête du Mouvement pour la Cinquième République avec 56% des voix en orientant sa campagne sur le thème « je suis le fléau de l’oligarchie et le héros des pauvres » (on voit déjà le coté populiste du personnage). Il décida alors de mettre en place une nouvelle constitution que les 131 députés, la plupart sans expérience politique, eurent à peine trois mois pour rédiger. Maintenant, il gouverne la « République Bolivarienne du Venezuela » (rions un coup), le sénat est dissous …. Si le oui à la constitution ravit 71,4 % des voix, il faut bien se rendre compte que seul 55% de la population s‘est déplacée aux urnes. Amusons-nous un peu à lire la constitution bolivarienne du Venezuela (traduite par le cercle bolivarien de Paris) :

Article 1. La République Bolivarienne du Venezuela est irrévocablement libre et indépendante et fonde son patrimoine moral et ses valeurs de liberté, d’égalité, de justice et de paix internationale, dans la doctrine de Simon Bolivar, le libérateur.
Constituent les droits inaliénables de la Nation l’indépendance, la liberté, la souveraineté, l’immunité, l’intégrité territoriale et l’autodétermination nationale.

Article 69. La République Bolivarienne du Venezuela reconnaît et garantit le droit d’asile et de refuge. Est interdite l’extradition de vénézuéliens et vénézuéliennes.

Je souligne cet article car Chavez avait l’intention d’aller jusqu’à demander l’extradition de Robertson.

Article 87. Toute personne a droit au travail et le devoir de travailler. [….]

Ça vous rappelle personne ??

Article 90. La journée de travail diurne n’excédera pas huit heures ni la semaine de quarante heures. Dans les cas où la loi le permet, le travail de nuit, n’excédera pas six heures journalières, ni les trente cinq heures dans la semaine. Aucun patron ne pourra obliger les travailleurs ou travailleuses, à faire des heures supplémentaires. On tendra progressivement vers la diminution de la journée de travail dans l’intérêt social et de l’environnement qui le détermine et on prendra ce qui est convenable pour une meilleure utilisation du temps libre en faveur du développement physique, spirituel et culturel des travailleurs et travailleuses.

Article 101. L’État garantit l’émission, la réception et la circulation de l’information. Les mass médias ont le devoir de contribuer à la diffusion des valeurs de la tradition populaire et l’œuvre des artistes, écrivains, compositeurs, cinéastes, scientifiques et autres créateurs culturels du pays, hommes ou femmes. Les moyens télévisuels doivent incorporer des sous-titres et une traduction en langage des signes vénézuéliens, pour les personnes ayant des problèmes auditifs. La loi établira les termes et les moyens de ces obligations.
Article 108. Les moyens de communication sociale, publics, privés, doivent contribuer à la formation citoyenne. L’État garantira le service public de radio, télévision et réseau de bibliothèques et d’informatique, afin de permettre l’accès universel à l’information. Les centres éducatifs doivent incorporer les connaissances et l’application des nouvelles technologies, de leurs innovations, selon les dispositions qu’établit la loi.

Contrôle des médias, je vais en reparler pour vous montrer que ce ne sont pas des vains mots.

Article 130. Les Vénézuéliens et vénézuéliennes ont le devoir de faire honneur et de défendre la patrie, ses symboles, ses valeurs culturelles, défendre et protéger la souveraineté, la nationalité, l’intégrité territoriale l’autodétermination et les intérêts de la Nation.

Contrôle de la pensée

Article227. Pour être élu Président ou Présidente de la République, il faut être Vénézuélien (ne) de naissance, ne pas posséder une autre nationalité être âgé(e) de trente ans, être laïc(que) et ne pas avoir été condamné à une peine devenue ferme et définitive et remplir les autres conditions établies par la présente Constitution.

Tiens, ça tombe bien c’est exactement le cas de Chavez, et en plus c’est même précisé « ne pas avoir été condamné à une peine devenue ferme et définitive ».

Article 278. Le Conseil Moral Républicain favorisera toutes les activités pédagogiques orientées vers la connaissance et l’Etude de cette Constitution, l’amour de la patrie, les vertus civiques et démocratiques, et les valeurs transcendantes de la République et l’application et le respect des droits de l’homme.

Gnagnagna

Article 309. L’artisanat et les industries populaires de la Nation, jouissent de la protection particulière de l’Etat, dans le but de préserver son authenticité, et obtenir des facilités de crédit pour promouvoir sa production et sa commercialisation.

Poujade n’est pas mort au Venezuela.

Je pense que le côté populiste est bien visible dans ces articles et c’est en effet ce qui ressort de la présidence de Chavez. Sa stratégie : avoir le soutien « populaire » pour faire taire l’opposition. Les mesures sociales nombreuses n’arrivent cependant pas à cacher la vérité sur le traitement qu’il ressort à ces opposants. D’une certaine manière on peut ainsi constater de visu un des dangers de la démocratie : la mise en danger des droits de la minorité par la volonté de la majorité. Les anti-chavistes sont stigmatisés, montrés du doigt, dénoncés à tout bout de champs comme étant les ennemis du peuple à la solde des impérialistes yankees « pires qu’Hitler » ( il n’a visiblement aucune connaissance de ce que fut le führer..). On assiste à une véritable polarisation de l’opinion publique allant de plus en plus belle. En 2001, des troubles sociaux importants éclatent liant dans la colère patronat et syndicats. L’année d’après, ce sont trois généraux qui demandent la démission puis le fameux coup d’Etat de Carmona.
La censure bat maintenant son plein au Venezuela ainsi que l’atteste le rapport de l’ONG Reporters Sans Frontières pour 2004. Elle place la république bolivarienne 90eme au classement mondial de la liberté de la presse sur 166, soit entre la Sierra Leone et l’Angola, loin derrière ses collègues sud-américains (à l’exception de Cuba, avant-dernier et de la Colombie 134eme). Les violences proviennent autant des sbires du gouvernement que des militants pro-chavistes eux-mêmes. Pour l’année 2004 :5 journalistes interpellés, 57 journalistes agressés, 13 médias attaqués, des lois de plus en plus sévères…. Joli bilan pour celui qui prônait quelques mois avant une « absolue liberté d’expression ».
Chavez a aussi ses amis à l’étranger. Le premier d’entre eux s’appelle Fidel Castro, dictateur depuis 40 ans à Cuba (oui le même pays classé avant dernier pour la liberté de la presse, les grands esprits se rencontrent).De nombreux échanges ont eu lieu entre les deux pays dont celui assez cocasse du pétrole vénézuélien contre 10 000 médecins cubains corvéables à merci (non on ne leur a même pas demandé s’ils étaient d’accord, et certains ont tenté de profiter de la situation pour fuir la prison cubaine avant d’être arrêtés comme Ulises Bernal Pérez). Castro a trouvé là un bon moyen de rentabiliser ses esclaves. Encore mieux, le leader maximo va pouvoir traquer à sa guise les 30 000 dissidents cubains grâce à la « Ley sobre Asistencia Jurídica en Materia Penal » du 22 décembre 2004. Dans la liste des amis de Chavez on retrouve aussi les terroristes des FARC, de l’ELN ou du Hezbollah qui trouvent refuge au Venezuela (l’Alto Apure pour les FARC et l ‘Ile Margarita pour le Hezbollah). Des journalistes ont même surpris Rodriguez Chacin, aujourd’hui ministre de l’Intérieur en train de fournir des munitions aux FARC et celui-ci n’a pas contesté, expliquant même que c’étaient des munitions dont le Venezuela n’avait plus l’utilité. Quand je vous dis que Chavez a le cœur sur la main…..
Comme on ne peut instaurer une dictature sans armée, celle-ci voit sa place grandir et pas seulement dans la vie sociale ( qui pourrait faire penser à une militarisation du travail dangereuse d’ailleurs) : une grande part des anciens putschistes contrôlent maintenant les grands postes de l’administration.

Pour conclure mon petit exposé (j’espère pas trop long), je voudrais souligner le poids de la pensée prémachée qui tente encore de nous imposer l’image d’un Chavez généreux, démocrate, soucieux des droits de l’Homme…. En réalité, Chavez appartient à la série déjà longue des dictateurs d’Amérique du Sud qui n’hésitent pas à museler l’opposition pour asseoir leur pouvoir totalitaire.

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